21.11.2008

Ettajdid créé la surprise politique en se déclarant prêt à parrainer la candidature de Nejib Chebbi

 

Après des hésitations, Ahmed Brahim a créé une grande surprise politique en affirmant qu’Ettajdid est prêt à  parrainer la candidature de Nejib Chebbi.

1752944366.png«  L'hypothèse d'un recours de Néjib Chebbi au parrainage des députés n'a aucune portée pratique. S'il demandait à nos députés de parrainer sa candidature, il ne fait aucun doute qu'ils la lui accorderaient, mais ils ne 109993388.jpgsont malheureusement que trois, ce qui est loin du nombre exigé par la loi constitutionnelle (30 députés) » a souligné Ahmed Ibrahim, le Premier Secrétaire du Mouvement Ettajdid (Anciennement appelé le Parti Communiste Tunisien)

En 2004, Nejib Chebbi avait soutenu qu’il avait écrit aux députés d’Ettajdid pour demander leur parrainage mais ces derniers ont soutenu qu’ils n’ont pas reçu sa lettre. Pour les présidentielles de 2009, la déclaration du Premier Secrétaire d’Ettajdid est assez claire : « S'il demandait à nos députés de parrainer sa candidature, il ne fait aucun doute qu'ils la lui accorderaient ».

 

 

Le courant politique ne passe pas entre les deux Hommes ?

 

La déclaration proposition d’Ahmed Ibrahim constitue une vraie surprise à voir l’état des relations entre les deux hommes. Le courant ne pas entre Nejib Chebbi et Ahmed Ibrahim et une grande froideur marque leurs relations.

2009838385.jpg1140798872.jpg« Ils sont différents mais ils peuvent faire un bout de chemin ensemble si les proches des uns et des autres cherchaient l’apaisement en mettant les questions d’égo à coté. Cela aura un effet positif sur le PDP et Ettajdid » confie un proche d’un des deux candidats qui a requis l’anonymat. Et « Maya Jribi, Secrétaire générale du PDP peut jouer un rôler important à ce sujet ».


 

Faut-il interpréter la proposition d’Ahmed Brahim comme une main tendue à Nejib Chebbi et Maya Jribi tourner la page du passé et construire de nouvelles relations politiques ou cet acte est-il dénué de tout sens politique ?

 

Une chose est sûre : Si les 3 députés d’Ettajdid parrainaient la candidature de Nejib Chebbi (Mais faut-il encore que ce dernier en fasse la demande) Ahmed Ibrahim aurait pris une décision politique assez courageuse qui constituerait un précédent en Tunisie. Et qui suscitera des réactions de part et d’autres, y compris du pouvoir.

 

 

La candidature aux Presidentielles de Mustapha Ben Jaafar

276867075.jpgAu lendemain de l’annonce de la « possible » candidature de Mustapha Ben Jaafar aux présidentielles de 2009  (qui a surpris même son proche entourage, dit-on), plus d’un politique tunisien est resté « incrédule ». L’annonce de cette « possible » candidature a été faite pourtant d’une façon solennelle devant 80 présents par M.Hedi Jileni (porte parole du FDLT en France). Parmi les présents, Ahmed Ibrahim, Premier secrétaire général d’Ettajdid qui a été surpris par cette annonce.Si le porte parole n’engage pas politiquement  son parti, qui l’engagerait alors ?

Un proche du Forum démocratique s’explique (il a souhaité resté anonyme) : «  Dans l’entourage de Mustapha Ben Jaafar, une vraie bagarre oppose les uns et528564471.JPG les autres. Les premiers veulent que Mustapha Ben Jaafar se présente aux présidentielles de 2009, les seconds l’ y découragent».

Et que pense Mustapha Ben jaafar ?

«  Il y pense mais préfère réfléchir encore par peur de perdre une partie de ses partisans. Ce qui explique sa position très ambigüe »

Le Premier Secrétaire d'Ettajdid réagit

M.Ahmed Brahim Premier Secrétaire d'Ettajdid ( Parti reconnu par le pouvoir) que j'ai eu "la chance" de rencontrer à Paris n'est pas d'accord sur la couverture que j'ai faite de sa réunion . Il m'a écrit et je publie ses deux réactions.

Mise au point:

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1752944366.2.pngCher ami,
Je viens de prendre connaissance de la couverture de la réunion de mardi soir publiée sur votre blog. Je salue votre enthousiasme et l'effort que vous faites pour une information vivante et libre de toute entrave. Ce n'est pas à moi de vous rappeler que si le commentaire est et doit rester libre l'information doit être fidèle aux faits qu'elle est censée rapporter. Sans vouloir discuter vos impressions ni certains de vos commentaires intempestifs, j'aimerais attirer votre attention sur les passages suivants de votre reportage avec, en italiques, les précisions que je juge nécessaires.
En vous souhaitant bon courage.
Amicalement
Ahmed Brahim


I) Extraits de votre blog

 

 

« Si Ahmed, maintenant que vous pouvez vous présenter grâce à l’amendement exceptionnel de la Constitution, pourquoi vos députés ne soutiennent pas le droit de Nejib Chebbi d’être candidat ? ».

Ahmed Ibrahim n’a pas eu le temps de me répondre. La réunion a commencé.

Au milieu de son discours : Je pose la même question en demandant une réponse concrète.

Réponse d’Ahmed Ibrahim :

« Nejib Chebbi peut toujours écrire aux députés d’Ettajdid pour les inviter à soutenir sa candidature (comme il l’a fait dans le passé. Ces derniers étant « libres » de le soutenir ou de lui refuser ce soutien »

Moralité de l’histoire : Ettajdid refuse de soutenir le droit de Nejib Chebbi à se présenter aux présidentielles. Ses députés peuvent pourtant parrainer sa candidature.
Du coup, tout le discours d’Ettajdid sur la démocratie et les libertés pose un problème de cohérence et de crédibilité.
[...]

Son discours a connu deux temps : une première partie où il était réellement sincère politiquement parlant, s’est attardé sur des questions utiles et a endossé les habits d’un rassembleur. Et une seconde partie où il a fait carrément dans la langue de bois et dans le défaitisme en reprenant à son compte la logique du pouvoir à propos des candidatures légales et illégales (allusion à la candidature de Nejib Chebbi).

II)Précisions


Vous avez effectivement posé la question pendant le débat mais vous ne semblez pas m'avoir écouté (ou entendu?) car la réponse que vous m'attribuez n'a rien à voir avec ce que j'ai dit, à savoir:


* Que notre mouvement a soutenu et soutient le droit de tous, notamment les personnalités des partis légaux, à se porter candidats. Nous nous sommes opposés au texte de l'amendement de l'article 40 de la constitution et nos députés ont été quasiment les seuls à voter contre.


* Que dès l'annonce de la volonté de Néjib Chebbi de présenter sa candidature, notre journal, Attariq Al Jadid, a soutenu son droit de le faire. Dans un article signé par un membre du secrétariat (Hatem Chaabouni) il a même été écrit qu'on encourageait une telle initiative;


* L'hypothèse d'un recours de Néjib Chebbi au parrainage des députés n'a aucune portée pratique. S'il demandait à nos députés de parrainer sa candidature, il ne fait aucun doute qu'ils la lui accorderaient, mais ils ne sont malheureusement que trois, ce qui est loin du nombre exigé par la loi constitutionnelle (30 députés)


* sur ce que vous appelez «défaitisme» et reprise de la «logique du pouvoir», je vous rappelle simplement (car vous ne semblez pas m'avoir écouté avec assez d'attention) que j'ai simplement parlé de la nécessaire distinction entre ce qui est souhaitable (au nom du principe de respect sans exclusive de la liberté de candidature) et ce qui sera effectivement possible aux termes de la loi. Une grande partie de mon intervention a été pécisément consacrée à la nécessaire action unie de tous les démocrates pour faire concorder le «possible» avec le «souhaitable»!

Votre conclusion hâtive et contraire aux faits sur notre prétendu «manque de cohérence et de crédibilité» est donc pour le moins basée sur un «mal entendu» (au sens littéral du terme) qui vous a amené à m'attribuer (sans doute sans le vouloir) des positions contraires aux miennes et à celles de mon parti!.

Protégeons les élections contre la censure préalable !*

Ahmed Brahim



A moins d’un an des élections présidentielles et législatives, on continue, dans les sphères du pouvoir, à faire la sourde oreille aux revendications des partis d’opposition pour une ouverture substantielle des moyens d’information sur la diversité des sensibilités et des opinions et pour la levée des restrictions sur l’activité politique normale.
Tout se passe comme si les partisans de l’autoritarisme le plus sourcilleux et de l’hégémonisme sans partage du parti et de la pensée uniques avaient cédé à la tentation trop facile d’essayer de faire des consultations électorales de 2009 un terne remake des précédentes, c’est-à-dire une sorte de plébiscite unanimiste sous les dehors d’un pluralisme de façade et d’un simulacre de compétition.

Loin de moi de vouloir faire à quiconque un quelconque procès d’intention !
Mais que doit-on comprendre quand on voit cette campagne électorale unilatérale entamée depuis plus d’une année, qui mobilise tous les moyens de l’Etat, monopolise tous les médias officiels et confisque tous les espaces publics pour un seul candidat et un seul parti, alors que pas une minute à la radio ou à la télévision, pas un empan sur les murs de nos villes, pas une colonne dans nos journaux nationaux n’est concédée aux autres candidats et aux autres partis, à l’exception des rares apparitions permises à ceux qui acceptent leur satellisation ?

Quel message veulent-ils transmettre à l’opinion, ces propagandistes zélés qui répètent à qui mieux mieux et à coups de superlatifs le slogan du « choix unique » et qui semblent être entrés en compétition entre eux pour accroître jour après jour dans leurs communes et leurs quartiers respectifs, la densité de certaines affiches au kilomètre carré ?

Ceux qui poussent dans le sens du verrouillage intégral ont-ils réfléchi aux conséquences désastreuse que leurs emportements peuvent avoir sur la crédibilité du discours pour ainsi dire fondateur du régime qu’ils prétendent défendre ?

Le bilan du gouvernement est-il à ce point fragile que l’entrée dans la compétition électorale de candidats dont les troupes « ne rempliraient même pas un train » - comme je l’ai entendu répéter dans certains milieux officieux – risquerait de menacer la stabilité du régime ou même d’entamer le caractère plus que confortable de la majorité dont il dispose ?

Si son bilan économique et social est ce qu’il est, le pouvoir n’a-t-il pas tout à gagner à se donner les moyens de se prévaloir d’une avancée significative sur la voie de la démocratisation ?

Une réforme du système électoral permettant simplement d’assurer la vérité du vote et de faire des résultats de la consultation un reflet fidèle de la configuration des forces politiques est-elle un prix trop fort pour asseoir la stabilité du pays sur des bases démocratiques ?

Une ouverture des moyens d’information de masse à tous les candidats et à tous les partis pour qu’ils puissent, sans attendre les quelques jours de la campagne officielle, faire connaître leurs positions et leurs projets est-elle vraiment si « risquée » pour justifier tant de frilosité ?

On a beau envisager la question sous toutes les coutures, la cohérence interne de la démarche adoptée jusqu’ici demeure incompréhensible ou, du moins, inconséquente.
Ainsi, par exemple, on a de la peine à saisir la logique qui sous-tend la composition du Conseil Supérieur de la Communication et la conception de sa mission.

a) Si la présence de représentants des partis est nécessaire, comme nous le pensons, pourquoi en avoir explicitement limité le nombre à 5, alors qu’il y a dans le pays 9 partis reconnus ? Si le critère de la représentation au parlement est juste, ce qui est contestable, pourquoi le mouvement Ettajdid se trouve-t-il être le seul parti parlementaire exclu du Conseil ? Tout cela s’apparente davantage au monolithisme qu’à la diversité, condition minimale de pluralisme ! Tout cela tient plus de la volonté de s’assurer du suivisme et de la partialité de Conseil que de la volonté de lui garantir autonomie et neutralité.
b) Si le rôle de ce Conseil est de veiller à l’extension des espaces de l’expression plurielle et à leur répartition équitable entre les divers partis et les diverses sensibilités, on ne comprend pas pourquoi la première mission que l’on veut lui confier est celle « d’évaluer les enregistrements (des candidats à la radio et à la télévision) et de s’assurer de l’absence de toute transgression des textes de lois en vigueur » et de décider unilatéralement de supprimer les passages que son président jugera « contraires à l’esprit de la loi ». Celui-ci, ou son représentant, a même la latitude de décider immédiatement « de s’opposer à la diffusion de l’enregistrement » dans sa totalité au cas où le candidat n’accepterait pas ce genre de censure !.

C’est là un bien mauvais départ pour un organe qui vient tout juste de tenir sa première réunion. La mesure annoncée revient, en effet, à dévoyer de sa véritable mission un CSC dont le S contenu dans le sigle devrait être lu comme correspondant à « Supérieur » (ce qui suppose de la hauteur par rapport aux différentes sensibilités) et non pas comme corespondant à « Surveillance » de la communication de sensibilités bien déterminées, celles de l’opposition ! Plus grave encore, l’exercice de cette fonction contre nature en période électorale risque de faire de notre pays le seul pays du monde, à ma connaissance, où la censure a priori soit légalement imposée aux interventions des candidats.

Il est vrai que la pratique de ce genre de censure a déjà fait des victimes par le passé. Elle avait frappé le manifeste de notre candidat aux présidentielles de 2004 qui fut autoritairement bloqué dans les imprimeries, ainsi que les interventions à la télévision de cinq de nos têtes de listes aux législatives que la direction de la RTT reçut l’ordre de ne pas diffuser. Mais ce qui s’était fait à l’époque « en catimini » risque d’être accompli désormais en toute légalité, conformément à ce que le président du CSC jugera non conforme à « l’esprit de la loi ». Il va sans dire qu’une telle légalisation ne donne à cette forme de censure aucune légitimité, bien au contraire, car elle est tout à fait anticonstitutionnelle.

D’autre part cette mesure, si elle était maintenue, constituerait un précédent grave, car elle pourrait conduire, en vertu de ce souci de conformité avec ce fameux « esprit de la loi », à rétablir la censure préalable sur les journaux (en nommant par exemple un Monsieur Censure auprès des comités de rédaction des journaux indépendants, doté du pouvoir discrétionnaire de supprimer tel ou tel article ou même la totalité de l’édition !)

Notre souhait est qu’on soumette ce genre de mesure à une réflexion sérieuse qui tienne compte de ses conséquences désastreuses sur la vie politique et sur la crédibilité du processus électoral. Notre pays ne peut supporter une aggravation du verrouillage. Ce qu’il attend, ce que son élite et sa jeunesse attendent, c’est davantage d’ouverture, c’est un changement radical de mentalité qui rompe avec les tentations du parti unique et les illusions d’un pluralisme de décor devenu tout à fait contre-productif. Notre peuple veut un changement de conception et de méthode qui envisage de façon radicalement nouvelle les prochaines élections, en rompant avec l’hégémonisme et la frilosité autoritaire, pour ouvrir enfin les horizons d’un véritable tournant démocratique qui n’a été que trop longtemps différé !
Ahmed Brahim
* Article paru dans Attariq Al Jadid n° 102 (partie en langue française)daté du samedi 16 novembre 2009

 

 

VIE POLITIQUE/SOCIETE CIVILE

Ahmed Brahim, Premier Secrétaire d'Ettajdid : « Les signaux qu'attend l'opinion de 2009 : La promulgation d'une loi d'amnistie générale ; la liberté d'expression et les garanties de transparence de ces élections ».ICI

20.11.2008

Et vous ? Que pensez-vous d’Ahmed Ibrahim ?

 

 

 

Ahmed Ibrahim : Secrétaire général et candidat d’Ettajdid aux présidentielles

 

 

A l’initiative de l’Association des Tunisiens en France (ATF), duComité pour le Respect des Libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT), de la Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives  (FTCR), une rencontre-débat :   

1 - "l opposition démocratique en Tunisie face aux échéances électorales en Tunisie".