08 janvier 2009

Tunisie, Moi? oui Moi, Moi, j'ai inventé l'eau chaude

879689114.jpgTunisie,caricature: Khemais Chammari rassure Nejib Chebbi.Cliquez ICI

 

 

1027146112.jpegTunisie,Caricature: Que font les internautes tunisiens sur facebook? Cliquez ICI

 

 

 

 

 

 

436508635.PNGJEUDI 8  JANVIER 2009    

 

 

 

 

 

Moi, Moi, Moi

 

C’est devenu un phénomène politique en Tunisie. Il s’agit de ces CVs approximatifs, souvent exagérés qui évoquent le parcours de politiques tunisiens qu’ils soient au pouvoir ou dans l’opposition.

 

 

Borhene Bsaies, Mezri Haddad, Moncef Marzouki

 

 

 

 

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La page facebook de Borhane Bsaies (Ne soyez pas de mauvaise foi en pensant que c'est Borhene Bsaies qui  entretient cette page facebook!), dans laquelle on lit : « Il est (comprendre Borhene Bsaies) le « fruit du mixage entre différentes écoles de pensées et d'idéologies », « Très clairvoyant », « très intellectuel », « très sarcastique », « très dogmatique », « très intellectuel », « très tranchant », "Son langage si proche de nous, si loin de la langue des bois, si sarcastique, si tranchant, si intellectuel...".

 

 

Mezri Haddad

 

 

La page wikipédia du philosophe tunisien « Mezri Haddad » (ICI)(), dans laquelle on lit : « Respecté (comprendre Mezri Haddad) par toutes les mouvances de l'opposition, Mezri Haddad devient une pièce maitresse de l'échiquier politique tunisien. À chaque article dans Libération, il déclenche une crise diplomatique entre la France et la Tunisie. Un ancien ministre dit de lui qu'il était le véritable cerveau de l'opposition tunisienne en exil comme à l'intérieur du pays ».

 

Ne soyez pas de mauvaise foi en pensant que c'est  M. Mezri Haddad qui a rédigé cette page wikipédia!

 

 

 Moncef Marzouki

 

 

 

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Le Cv de Moncef Marzouki qui s’étend sur 21 pages, rédigé par Moncef Marzouki qui s’exprime à la troisième personne (ICI) Dans ce CV on lit : « M. MARZOUKI  (rassurez-vous! il s'agit du même Moncef Marzouki, car il n'y a qu'un seul, unique, exceptionnel, rare, Moncef Marzouki) incarna en Tunisie un choix plus périlleux : Remplir la dangereuse vacuité idéologique des années 70 et lutter contre l’instrumentalisation et la perversion officielles des idées démocratiques par un travail permanent d’écriture et de fondation d’une véritable culture des droits de l’Homme ».

 

 

Autre passage du CV  Moncef Marzouki:

 

 

« Il (comprendre Moncef Marzouki) a développé dans son livre "l’Homme sacré" l’idée que l’Etat moderne peut tirer sa force des moyens de puissance habituels, de l’histoire, du sol, de la population, etc.. mais sa légitimité ne peut plus être fondée que par et sur la nouvelle loi édictée par le « législateur universel ».

 

Les théoriciens des idées politiques ne savaient pas que l'Etat pourrait tirer sa légitimité du législateur universel! ils l'ont appris sûrement en lisant le livre de M. Moncef Marzouki.

 

Quand on lit les CVs des hommes politiques, on est rassuré sur le trou de la couche d’ozone, la misère dans le monde parmi tant d’autres fléaux.Ils y trouveront des solutions.

 

 

L’inévitable Sihem Bensedrine et KalimaTunisie

 

 

 

 

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Ce qui m’a poussé à la rédaction de cette note d’humour, c’est le communiqué que j’ai lu sur le site de l’IFEX (ICI). Dans ce dernier, on lit :

 

« Parallèlement, les autorités tunisiennes poursuivent leur campagne de dénigrement, de diffamation et de calomnie contre la journaliste Sihem Bensedrine, directrice du magazine électronique "Kalima" dans la presse tunisienne de caniveau ou au moyen d'insertions payantes dans la presse étrangère. ».

 

 

Ce qui est tragicomique dans ce Communiqué, c’est que la rédactrice n’est autre que Sihem Bensedrine qui signe le communiqué en sa qualité de « Secrétaire Générale de l’OLPEC ».

 

 

 

 

 

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Porte parole du CNLT, Rédactrice en Chef de Kalima et Secrétaire Générale de l’OLPEC, Sihem Bensedrine est devenue une « Tunisie à elle seule ».

 

 

La rédactrice en Chef de KalimaTunisie, Sihem Bensedrine compte nombre d’amis dans la dissidence dont le porte parole du CNLT –Sihem BenSedrine- et le secrétaire General de l’OLPEC, Sihem Bensedrine. Il y a un conflit d’intérêt évident ! Mais c’est la Tunisie.

 

 

Les CVs de Sihem Bensedrine publiés sur le web (   Ne soyez pas de mauvaise foi en pensant que c'est Sihem bensedrine qui a rédigé ses propres CVs!)  sont aussi plein d’exagération et d’approximations. Exemple ce CVs très modeste sur ce lien ICI ou sur ce lien (ICI) : où on lit :

 

 

 

« Une grande partie de l’œuvre de Sihem Bensedrine consiste dans l’établissement de réseaux entre différentes organisations des droits de l’homme dans le monde arabe » (Ne soyez pas de mauvaise foi en pensant que c'est Sihem bensedrine qui a rédigé ce paragraphe!).

 

 

Et dire que plusieurs opposants tunisiens (qui se reconnaitront)  accusent Sihem Bensedrine de les saboter auprès des ONG internationales ! Et l’accusent injustement –tel ce pauvre Sahbi Smara- de gagner des subventions sur le dos des victimes tunisiennes. Le même lien, précise que le "Le Prix danois de la paix attribué à Sihem Bensedrine, s’élève à à 50 000 couronnes danoises". Soit selon le convertisseur de Google : "6.711,12 EUR (sur milles et sept cents et onze euros).

 

 

 

Sihem Bensedrine n’est pas à une contradiction prés. Exemple parmi des dizaines d’autres. Dans sa lettre ouverte écrite de la prison de la Manouba (quand elle a été emprisonnée durant 7 semaines), elle écrit sur ce lien (ICI) :

« Contrairement à ce qui se murmure, je n'aime pas la prison et j'ai hâte d'en sortir en dépit des galons qu'elle semblerait procurer. Si je l'ai affrontée, c'est parce que pour moi l'exil est la pire des sanctions et je salue au passage ceux et celles qui en ont le courage ».

 

 

Après avoir passé 7 ans en Allemagne grâce à des subventions d’ONG allemandes, elle déclarait dans son article « Sihem Bensedrine, une opposante farouche » sur ce lien (ICI) :

 

 

"Sihem Bensedrine affirme aimer l’Allemagne. Tant que le pouvoir restera aux mains de Ben Ali, elle aimerait rester ici. La Tunisienne semble apprécier les Allemands et leur style de vie".

 

 

L'exil n'est plus la pire des sanctions? Sihem Bensedrine aurait dû préciser en rédigeant sa lettre de la prison de Manouba : « Si je l'ai affrontée (la prison), c'est parce que pour moi l'exil est la pire des sanctionssauf en Allemagne ».

 

 

Anecdote Bensedrienne

 

Dernière anecdote Sihem Bensedrienne. Le dernier Communiqué de la FIDH (paru à tunisnews du 6 janvier 2009. On y lit :

 

 

 

 

« Selon les informations reçues, le 11 décembre 2008, United Press International a publié dans une dépêche des accusations portées par un ancien journaliste de Kalima qui aurait subi des pressions pour rallier une entreprise de déstabilisation de Kalima et du CNLT qui serait orchestrée et financée par l’Agence tunisienne de communication extérieure (ATCE). Ce journaliste accuse notamment Mme Bensedrine “d’extorsion et de spéculation sur les droits de l’Homme”, de percevoir des sommes d’argent qui dépassent le demi-million d’euros de diverses parties étrangères et de mener un “groupe d’opportunistes qui infectent le paysage des droits de l’Homme en Tunisie”. Ces accusations ont ensuite été relayées dans divers journaux tunisiens (Quotidien, Al Chourouq, Al Hadeth, Likollennas, Assarih, Al Mulahedh, etc.), arabes (Al Charq au Liban, La Gazette du Maroc, Rose El Youssef en Egypte, etc.) et européens (TDG blog en Suisse, Middle East Online à Londres, Africa live en Allemagne, etc.) ainsi que par des chaînes de télévision libanaises. ».

 

 

 

Campagne de dénigrement contre Sihem Bensedrine ?

 

Il semble que des journaux tunisiens dits de « caniveaux » ont provoqué Bensedrine (comme ils ont l’habitude de provoquer plein d’autres dissidents. Et les sites anonymes sur le web provoquent des Hommes au pouvoir parfois avec le même vocabulaire. Ces pratiques sont regrettables). Mais prenons uniquement l’exemple de :

 

« Ces accusations ont ensuite été relayées dans divers journaux tunisiens (Quotidien, Al Chourouq, Al Hadeth, Likollennas, (..) et européens (TDG blog en Suisse) ».

 

Il suffit de faire une recherche sur google pour comprendre que TDG en Suisse, est un blog d’un africain basé en suisse (comme c’est précisé sur ce lien. Cliquez sur (A propos). Le même blog n’a fait que publier la dépêche qu’ont publié des dizaines de sites dont TunisiaWatch (de Mokthar Yahyaoui qui l’a traduite de l’anglais au français). Ni plus ni moins. Le même blogueur africain avait même publié Un article assez critique sur le pouvoir tunisien (sur ce lien. ICI: ). Comme quoi, ce blogueur africain n’a rien à faire dans ces « histoires » de « campagnes de dénigrements ».Voilà en quoi consiste ces "divers journaux européens (TDG blog en Suisse) ». En un mot: des conneries.

 

divers journaux européens (TDG blog en Suisse) sont dans les faits, le seul blog de ce blogueur africain suisse qui n'a fait que relayer la dépêche publiée par TunisiaWatch sachant qu'il a publié des mois avant un article ainsi que des commentaires assez critique sur les Droits de l'Homme en Tunisie ICI

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La FIDH de Souhyr Belhassen ferait bien de vérifier ce qu’elle diffuse dans l’avenir dans un souci de transparence et de « crédibilité ».Sinon, ça va devenir du n'importe quoi!

 

 

Mezri Haddad, Borhene Bsaies, Moncef Marzouki, Sihem Bensedrine, les risques de l’exposition médiatique

 

 

 

 

Mezri Haddad, Borhene Bsaies, Moncef Marzouki, Sihem Bensedrine* et des dizaines d’autres Tunisiens et de Tunisiennes ne sont pas de mauvaises personnes. Oui, il y a des exagérations, des approximations, mais ces personnes chacun à sa façon a pris des risques, a essayé de faire des choses pour le pays. Ils n’ont pas inventé l’exagération ou l’approximation. En Tunisie, nous avons vécu sous Bourguiba sous le régime du parti unique et sous le culte de la personnalité. Il est tout à fait humain et légitime aujourd’hui, qu’il y a cette liberté relative sur le web, que chacun tire la couverture vers lui en discourant sur ses « exploits » mais pas au point de nier les « autres ».

 

 

Il y a cette manie bourguibienne d’écrire l’histoire de la Tunisie, à la première personne. C’est pourquoi, il faut encourager tout esprit « critique » tout en reconnaissant les mérites de chacun. Car en politique, il est légitime, voir humain de chercher à avoir une certaine « reconnaissance ». Mais il ne faut pas, à force de vouloir tirer la couverture vers soi,  tomber dans la négation de l’autre (qu’il soit au pouvoir ou dans l’opposition). Car Nous avons tous besoin des uns des autres pour construire une Tunisie « plurielle ».

Et car l’Histoire enseigne, comme disait Napoléon, que le vrai leader…c’est celui qui a besoin des autres.

 

Seul, il ne pourra rien faire.

 

 

Sauf inventer l'eau chaude?

 

 

 

*Il y a deux Sihem Bensedrine. Une première, intelligente, opposante efficace qui a pris des risques dans son parcours politico-médiatique et qui mérite du respect pour l’avoir fait, une femme humble et accessible. Et une deuxième Sihem Bensedrine, insupportable avec ceux qui la critiquent, n’hésitant pas parfois à recourir à un langage limite…, redoutable opposante sûrement mais qui ne peut être qualifiée de « démocrate », victime du culte de la personnalité et de cette manie bourgibienne du « moi ». Elle  croit qu’elle a inventé la dissidence ou qu’elle est le centre du monde au point d’oublier de préciser la date à laquelle elle a démissionné du RSP (rebaptisé le PDP, le parti démocratique progressiste) parmi tant d'autres choses entre 1975 et 1990....

 

** Je rassure  certains lecteurs qui ne connaissent pas l'humour! Je ne compte pas faire une campagne de "dénigrement" contre Borhene Bsaies, Moncef Marzouki,Sihem Bensedrine et Mezri Haddad. Chacune de ces personnes a des qualités à respecter

 

 

 

 

 

Le culte de la personne: Une maladie Bourguibienne?

Habib Bourguiba par Habib Bourguiba

 

 

Lire aussi:

11 décembre 2008

Manifestation et Contre/manifestation pour M.Sadok Chourou

 

 

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Les bloc-Notes de Sami Ben Abdallah 

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Le livre rare "Cristal" de Gilbart Naccache. Cliquez ICI

 

 

 

  Le livre rare: "Lettre ouverte à Habib Bourguiba" de Mohamed Mzali. Cliquez ICI 

 

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M.Sadok Chourou

A l’appel de voix libre et Solidarité tunisienne (deux ONG très proches d’En Nahdha) un rassemblement s’est tenu le jeudi 11 décembre 2008 à la sortie du Metro Saint François Xavier (Métro - ligne 13) de 18h30 à 19h30. Moi j’y étais. Un petit compte rendu.

 

A part l’association arabe des Droits de l’Homme (présidée par Heitem Manaa) aucune autre ONG ne s’est jointe à l’appel. Les explications sont multiples :

 

La demande faite à la préfecture a été faite au nom de voix libre et solidarité tunisienne. Plusieurs évoquent le risque de récupération politique d’En Nahdha.

 

Il est connu que certains organisateurs fonctionnent selon la logique «  récupérer l’action ou la casser ». Comme, ils n’ont pas pu récupérer l’action…

 

Troisième explication surréaliste : les uns et les autres ne croient plus en ce genre d’action.

 

Quatrième explication surréaliste : comme à l’opposition, tous se prennent pour des chefs ! c’est manquer à leur supposée  chefferie qu’ils assistent à de tels rassemblements.

 

Cinquième explication surréaliste : il n’y avait ni de journalistes ni de cameras étrangers. C’est que  la fibre militante chez les uns ne se manifestent que quand il y a des journalistes étrangers.

 

Nombre de présents : au plus 40 personnes. Le président du Bureau politique d’En Nahdha (Amer Laridth) était présent.


Heitem Manaa (un monument vivant) est intervenu pour annoncer que vers le 19 décembre 2008, une réunion importante portant sur les Droits de l’Homme aura lieu à Paris en espérant que les uns et les autres y seront presents.


4  personnes sont intervenues pour rappeler les conditions d’arrestation  de M. Sadok Chourou.


Quelques affiches de M.Sadok Chourou et quelques drapeaux tunisiens étaient visibles. Les présents ont chanté vers la fin du rassemblement l’hymne national.


Absence bizarre de la plupart des dissidents tunisiens. Ni la FTCR, ni le CRLDHT, ni l’ATF, ni le PDP (Iyed Dahmeni), le POCT (Adel Thabet), le FDLT (Hedi Jilani) ni leurs membres( Kemal Jendoubi, Mohyeddine Cherbib, Tarek Belhiba, Lakdhar Ellala…etc) n’ont jugé utiles d’être présents. A rappeler que les Nahdaouis se sont faits remarqués aussi par leur absence de rassemblement ou de rencontre débats organisés par ces derniers.


Absence remarquée de M.Moncef Marzouki qui d’habitude participe à la majorité des rassemblements.


30 minutes de slogans plutôt respectueux scandés par les partisans d’En Nahdha. Mais les choses ont dégénéré un peu vers la fin en réponse à des slogans  tenus par les partisans du RCD qui  organisaient une contre Manifestation à  20 mètres.

 

Le point de vue de la police


Un imposant service d’ordre français était présent. Presque une dizaine de policiers en civil et 3 camions de CRS.


Question au responsable de la police : « Monsieur ! ça vous fait quoi de voir une manifestation et une contre manifestation ? ».  Habilement, le responsable de la police évite d’ y répondre : «  Je ne peux pas vous donner mon point de vue. Je suis un fonctionnaire. Sinon pour le reste, c’est la France, c’est la démocratie ! ». Et d’jaouter « chacun est libre de dire ce qu’il veut. Nous n’intervenons pas ou presque. Chacun est Libre, c'est la France ».

Je ne pouvais pas partir sans tenter une provocation.

 "Monsieur, il vous est arrivé quand même d’interdire un rassemblement  à l’initiative de RSF il y a quelques mois ». Le responsable sourit.


La contre manifestation du RCD


J’étais au rassemblement quand j’ai vu M.Noureddine Chefii (je l’ai croisé deux fois : une premier lors du débat avec Ahmed Ibrahim, secrétaire général d’Ettajdid et lors de la rencontre débat avec Béatrice Hibou. M.Chef’i  adore, parait-il, les débats et  apporter la contradiction. C’est surement ce qui explique sa présence. Bref, je le vois à la sortie du Métro ! Je l’interpelle : « Ce n’est pas possible ! Ne me dites pas que vous êtes venu pour poser des questions  à Solidarité tunisienne et à voix libre ? ».


Sourire puis précision : «  je vais à la Manif ». C’est que de l’autre coté, le RCD organisait une contre manifestation (le boulevard et la police séparaient les deux groupes).

 

Contre Manifestation du RCD. Comment se passent les choses de l’autre coté ?


J’y vais. Je retrouve de nouveau M.Chef’i. Nombre des  présents  35 selon moi  (50 selon M.Chef’i). «  Mais la majorité de ceux-là sont des fonctionnaires au RCD, à Botzaris, aux consulats et à l’ambassade !le RCD n’arrive plus à mobiliser ? ». M.Chefi’i n’est pas d’accord avec ce  constat. Selon lui, les 50 présents qu’il a compté « seraient » des travailleurs, des étudiants  et des Tunisiens ordinaires, il n’y aurait aucun fonctionnaire de l’ambassade présent.


Sur les présents, 5 jeunes au plus ! M.Chef’i n’est pas d’accord. A l’en croire, la majorité des présents est composée de jeunes.


Quoique dise M.Chef’i, les rassemblements organisés par le RCD (tout comme ceux de l’opposition) ne réunissent pas plus de 50 présents (100 dans les meilleurs des cas). Le RCD fait appel souvent à des fonctionnaires à l’ambassade ou aux consulats quand il n’est pas secouru par quelques vieux immigrés (qui ne savent pas souvent ce qui est écrit dans les affiches qu’ils tiennent).


Question à un présent pris au hasard qui n’a pas souhaité se présenter : «  Monsieur, je vous vois au rassemblement du RCD. Pourquoi vous êtes là ?  Les gens d’en face ont-ils le droit de manifester ? ». Silence radio puis le Monsieur s’explique : «  je ne peux pas répondre à aucune de vos questions. Tout ce que je peux vous dire, c’est que je suis pour M.Ben Ali ».

 

Je n'ai pas parlé de M.Ben Ali... pourtant!


Plus politique, M.Chefi’i reprend la discussion : « ce n’est pas bien tout cela pour l’image de la Tunisie. Si ces personnes aimaient leur pays, ils n’auraient pas manifesté et étalé notre linge devant des étrangers. Ces gens doivent se montrer plus reconnaissants au président de la république qui a gracié tous  les prisonniers».

 

Justement, j’ai posé la question à un participant au rassemblement pour la libération de M. Sadok Chourou et il répond : « tu sais autant que moi, que toutes les tendances politiques qu’elles soient de gauches ou islamistes n’ont pas le droit de manifester en Tunisie! Si on nous laisser manifester, on l’aurait pas fait en France ! ».

 

Les dérapage des slogans


Les dernières 20 minutes. Aussi bien du coté du rassemblement pour Sadok Chourou que du coté du rassemblement du RCD, des  dérapages verbaux ont eu lieu (des accusations d’être des indic, des traitres, des terroristes des deux cotés et d’autres slogans). On s’interroge  sur cette pauvreté et ce vide qui marque le vocabulaire politique des auteurs des dérapages d’un coté comme de l’autre !


Les deux rassemblements ont pris fin vers 19h30. Chacun a pu rentrer dans le calme sans incidents.

 

Un mot pour M.Sadok Chourou

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Je fais partie d’une génération qui vous découvre. J’ai écouté votre interview avec la chaine de TV Al Hiwar où vous revenez en partie sur vos conditions d’arrestation et d’emprisonnement. Elles sont terribles. Dans la même interview, vous  tenez un discours politique très dangereux car il confond à 100% religion et politique.


Monsieur, j’espère que vous serez libéré et que vous ne soyez pas condamné à nouveau. Car vous êtes aussi un Tunisien, et tout comme les autres Tunisiens qui réfléchissent différemment de vous, vous avez les mêmes droits et les mêmes devoirs. C’est pourquoi, j’étais aujourd’hui au rassemblement organisé pour appeler à votre libération.

 

Car vous aussi vous êtes un Tunisien...


En espérant vous voir libre avec votre famille.

 

 

05 décembre 2008

Mezri Hadded? Mezri Haddad pourrait-il tenir tête à Béatrice Hibou ?

658520563.jpg Vendredi 5  décembre 2008

 

 

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L’ACAT-France (l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT) du cinquième arrondissement parisien a organisé le jeudi 4 décembre 2008 (de 19h30à 21h), une rencontre débat avec Béatrice Hibou, universitaire, chercheur au CNRS, auteur de « Tunisie, la force de l’obéissance »). Un Petit compte rendu.

 

 

Nombre des présents : environ 40. Des présents tunisiens : 5 personnes au plus.

La Rencontre- Débat a commencé vers 19h40 pour se terminer à 21h. Béatrice Hibou a fait un petit résumé de son livre « Tunisie : la Force de l’obéissance » en 45 minutes puis durant 30 minutes, c’était le tour des questions. La majorité des présents a estimé que le temps était assez court pour ce genre de débat.

 

Question au responsable de l’ACAT-France à la fin de la réunion : « pourquoi la salle est trop petite ? Pourquoi vous n’avez pas fait assez de publicité ? ». Réponse : « l’annonce de la réunion est parue sur des sites tunisiens et il nous était difficile de trouver une salle plus grande ». L’absence de la majorité des dissidents tunisiens à ce genre de rencontre- débats demeure problématique !

  

Comment est  Béatrice Hibou ?

 

Assez jeune, assez sympathique et humble. Elle paraît trop cultivée et trop sérieuse mais est assez susceptible ou réservée. A la fin de la réunion, elle a eu la gentillesse de m’expliquer ce que j’ai perçu comme étant de la susceptibilité de sa part. Il semble que durant certaines réunions, elle a eu à faire avec des contradicteurs qui étaient présents pour foutre la merde plutôt que de discuter de son livre. D’où cette susceptibilité.

 

 

 

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Béatrice Hibou a tenu un discours «strictement universitaire » (a aucun moment, elle n’a donné l’impression qu’elle prenait position pour untel contre untel. Elle s’est exprimée comme étant une «universitaire »). En évoquant la Tunisie, elle a usé de formulations  respectueuses (« le Président » Ben Ali) mais sans concessions sur le fond de ses analyses. En réponse à certaines questions, elle a relativisé la portée de certains jugements. Elle a déclaré que depuis 2 ans, elle ne s’est pas rendue en Tunisie. Son livre est «interdit en Tunisie ».Dans son exposé, elle a retenu 3 points : celui de la caisse 26-26, celui des entrepreneurs et celui de la position des bailleurs de fonds étrangers. Ces 3 points parmi tant d’autres sont longuement exposés dans son livre (ainsi que d’autres, tels le rapport de la police avec la population, le pourquoi du culte de la personnalité, les techniques de contrôle de la société, la notion d’Etat de Droit et d’institution,…etc)

 

 

Un Kouchner sans ministère

 

 

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Le philosophe, le journaliste, l’ancien opposant, le penseur (à vous de choisir) Mezri Haddad était présent. En se présentant avant de poser sa question, il a déclaré «je suis un Kouchner sans ministère » (allusion au Ministre des affaires étrangères, le socialiste  Bernard Kouchner qui a rejoint Nicolas Sarkozy). Il a reproché à Béatrice Hibou en souriant le fait de ne pas avoir cité son livre dans ses références bibliographiques. Un reproche qui a arraché un sourire de la très sérieuse Béatrice Hibou.

 

 Deux interventions remarquées de Mezri Haddad. Dans la première, il a  défendu la caisse 26-26 évoquant l’argument de «fiscalité répatrice ». Ce à quoi, Béatrice Hibou a répondu, qu’elle comprenait cet argument mais qu’elle trouvait qu’il valait mieux renforcer la fiscalité classique au lieu d’inventer une nouvelle qu’est 26-26. Et en reconnaissant (en réponse à la question de Mezri Haddad) que les techniques de contrôle de la société sont universels et n’ont pas été inventées par le pouvoir tunisien. Dans la seconde, il a souligné que Béatrice Hibou a refusé d’employer le terme « Etat policier » (se contentant de la formulation « Etat de la police ».

 

 

 

 

 

Mezri Hadded

  

 Béatrice Hibou revient dans un chapitre de son livre sur ce débat : régime autoritaire ou policier) et a refusé de cautionner l’argument selon lequel « la corruption serait un pilier du pouvoir » .Les présents ont suivi le débat entre Béatrice Hibou et Mezri Haddad avec intérêt. A plusieurs reprises, Mezri Haddad et Béatrice Hibou ont cité des références scientifiques (inaccessibles à la majorité des présents, il faut reconnaître). A la fin de la réunion, Mezri Haddad a pris l’initiative d’aller saluer Béatrice Hibou. Des traditions à instituer dans nos rencontres-débats. Une question au passage : Pourquoi ne pas organiser des rencontres-débats entre des intellectuels «réputés être » ou « qui sont » proches du régime et des intellectuels de l’opposition. Y a qu’a  penser à des personnes comme Larbi Chouikha, Saloua Charfi, Sana Benachour, Hichem Jait parmi tant d’autres. Cela nous changera du vide qu’on vit?

 

Une intervenue a évoqué une  histoire surréaliste ou «presque » : la fille de son amie, mariée à un Tunisien (de Bizerte)  lui aurait rapporté que la Tunisie vit un retour massif de l’islamisme. Le mari étant devenu un barbu, l’intervenante s’est inquiétée pour la vie de sa fille qui de surcroît est fille d’une « protestante » (allez savoir pourquoi l’intervenante s’est crue obligée de préciser que la personne est « protestante »). Béatrice Hibou a répondu gentiment que ce cas personnel la dépassait précisant que le retour du religieux en Tunisie n’est pas forcément l’expression d’une contestation politique.

 

 

 

 

L’après réunion :

 

Résurrection de Mezri Haddad ?

 

 En privé, Mezri Haddad ne correspond pas à cette impression qu’on a de lui quand on le voit s’exprimer (voir par exemple ses participations à France24 dans des débats avec Souhyr Belhassen ou Sihem Bensedrine.  Mezri Haddad-Sihem BensedinePartie 1 sur dailymotion) (Partie 2 sur dailymotion). En effet, dans ces émissions, il paraît un peu imbu de lui-même, vieillot, coincé (il s’exprime comme un conférencier, il cite trop de références bibliographiques, il utilise un français trop soutenu. Ce style peut correspondre à une conférence mais pas à des débats). En privé, Mezri Haddad est plutôt humble et assez sympathique. Il a accepté plusieurs critiques avec esprit sportif.

Il a évité habilement d’expliquer le pourquoi de son absence de la scène politico-médiatique tunisienne ou française, annonçant au passage qu’il   reviendra à l’écriture politique. Par ailleurs, il a souligné  qu’il s y mettra sur facebook et qu’il pense lancer un blog. Résurrection politico-médiatique ou annonces sans lendemains ? l’avenir le dira

 

 

 

 

 

Lors de la rencontre débat avec Ahmed Ibrahim, il y avait une personne qui a apporté la contradiction à Ahmed Ibrahim. Les présents l’avaient accusé d’être un « pro-régime » et se sont interrogés sur le fait de le laisser ou non parler ( une majorité était pour, une minorité était contre et a exprimé son hostilité. Finalement, il a pu poser des questions et Ahmed Ibrahim lui a répondu ). Cette personne était présente à la rencontre débat d’hier. Il s’agit de Monsieur Noureddine Chefi’i qui se présente comme étant un journaliste (correspondant d’Achourouk en France).

 

M.Chefi’i a posé des questions contradictoires à Béatrice Hibou en reconnaissant au passage qu’il n’a pas lu son livre mais qu’il s’exprimait en fonction du résumé fait lors de la rencontre- débat. Béatrice Hibou a retenu certains points évoqués dans l’intervention de M. Chefi’i.  Tout s’est fait dans le respect. M.Chefi’i  a regretté le fait que les organisateurs de la réunion avec Radia Nasraoui (qui s’est tenue le mercredi) lui « auraient » interdit d’accéder à la salle sous prétexte qu’il est pro-régime). « Je suis un journaliste, je suis libre de poser les questions que je veux ! je suis libre aussi d’avoir les convictions politiques que je veux ». C’est sa version des faits.

 

Il est vrai que lors de certaines rencontres-débats, il y a des «casseurs » qui viennent pour pourrir le débat, poser des questions hors sujet (et faire perdre le maximum de temps ainsi).

 

Mais, aussi bien lors de la rencontre-débat avec Ahmed Ibrahim (Secrétaire général d’Ettajdid) ainsi qu’avec Béatrice Hibou, ce n’était pas le cas de M. Noureddine Chefi’i. La question qui se pose (si la version de M.Chefi’i est véridique) : du moment que la personne pose des questions dans le respect, pourquoi lui interdire l’accès ? Pourquoi refuse-t-on la contradiction ? Après tout, c’est aux organisateurs d’accorder un temps de parole équilibré à tous les présents. Et c’est quoi ces arguments trop cons tenus par certains organisateurs (comme quoi, certains présents sont là pour espionner les présents…etc ! Admettons que cela soit vrai ! qu’est ce qui se dit d’extraordinaire dans ces rencontres débats ? A ma connaissance, pas de secrets  ou  de complots ! Alors du moment que les personnes s’expriment dans le respect et que le temps d’intervention est réparti équitablement entre toutes les sensibilités politiques, il faut laisser tout le monde y accéder et cesser de « se la jouer »).

 

 Une autre question à poser aussi : le RCD (parti au pouvoir)  autorise-t-il des personnes en dehors du parti au pouvoir à assister à ses rencontres- débats et les laissent-elles poser des questions librement ?

 

Mais avant d’en arriver là, une question à poser : le RCD organise-t-il des rencontres « débats ».Déjà !

 

 

 

 

 

20 novembre 2008

Et vous ? Que pensez-vous d’Ahmed Ibrahim ?

 

 

 

Ahmed Ibrahim : Secrétaire général et candidat d’Ettajdid aux présidentielles

 

 

A l’initiative de l’Association des Tunisiens en France (ATF), duComité pour le Respect des Libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT), de la Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives  (FTCR), une rencontre-débat :   

1 - "l opposition démocratique en Tunisie face aux échéances électorales en Tunisie". 

2 - La situation économique et sociale du pays (La répression du mouvement social du Bassin Minier de Gafsa ), a eu lieu avec  avec le Premier Secrétaire du mouvement ETTAJDID, M. Ahmed Brahim, le 18 novembre 2008 à 19h00, à la salle Saint Bruno,

9, rue saint Bruno 75018 Paris (à coté de l’église   Saint - Bernard),

M° Lachapelle, Gare du Nord et Barbès

 

 

Petit compte rendu :

 

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13 novembre 2008

Maya Jribi au fond des yeux: A CONTRE COURANT

Blog de Sami Ben Abdallah www.samibenabdallah.com

 

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En 2 ou 3 ans, il m’est arrivé plusieurs fois d’avoir la chance de discuter de vive voix avec Maya Jribi, la secrétaire générale du PDP (parti démocratique progressiste, reconnu par le pouvoir, au PDP, comme dans plusieurs partis politiques tunisiens, le Secrétaire Général est le président du parti). Ce qui me choque toujours, c’est le décalage entre l’image réelle de Maya : une femme assez sincère, très communicative et qui veut changer des choses au PDP et l’image qu’elle dégage : trop langue de bois, une femme d’appareil qui se limite à gérer son parti sans vouloir le changer.

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Son élection à la tête du PDP

Il y a deux ans, Nejib Chebbi avait annoncé son intention de ne plus se présenter au poste de secrétaire général.

 

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30 octobre 2008

Les statistiques du site* de la Présidence de la République: Candidats aux présidentielles, Combien de fois reçus par le Président Ben Ali au palais de Carthage et leurs déclarations

Bog de Sami Ben Abdallah www.samibenabdallah.com

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*Sur le site de la présidence (http://www.carthage.tn) choisir le français comme langue, puis mettre  le mot recherché dans la case « rechercher » tout simplement !

Partie 1 : Ahmed Nejib Chebbi, Khémaïs Chammari son presque directeur de campagne et  Moncef Marzouki

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Le Président Zine El Abidine Ben Ali reçoit le président de la Ligue tunisienne de défense des droits de l'Homme (LTDH) 07 février 1990

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23 octobre 2008

Chokri Hamrouni sans langue de bois

Blog de Sami Ben Abdallah www.samibenabdallah.com

 

1376595909.JPGEst-il « un  membre fondateur » du CPR (Congrès Pour la République, non  reconnu par le pouvoir présidé par M. Moncef Marzouki) ? ou  « le Co-fondateur »  du CPR ? Pourquoi a-t-il décidé de démissionner du CPR ? Quel rôle jouait-il dans ce parti ? Pourquoi a-t-il «changé » de discours politique ? Est-ce le constat d’un échec d’une stratégie politique  fondée sur « le discours » ? Ou s’agit-il, d’une décision motivée par  d’autres considérations ? Pourquoi Chokri Hamrouni est-il parti de la Tunisie au début des années 90 et pourquoi est-il revenu récemment ? Quel regard porte-t-il sur ces 17 ans d’auto- exil ? a-t-il commis des fautes politiques ?  Le «discours incendiaire » est-il un critère pour être un bon opposant ? Le discours modéré est-il l’apanage des «mauvais opposants » ? c’est quoi  être un opposant ? C’est quoi la politique ?

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16 octobre 2008

La Marseillaise, la France et la Tunisie

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Avant hier, je suis rentré du stade de France en colère. Qu’on perde 3 à 1, là n’est pas le problème. Mais l’équipe nationale a passé tout le match …à défendre. La Marseillaise a été sifflée. Entres supporters tunisiens de l’équipe nationale, nous étions plusieurs à respecter l’hymne français sauf une minorité qui l’a sifflé. Pourquoi ? ça suffit pas tout ce qu’on lit dans la presse occidentale à propos  des libertés et des droits de l’homme en Tunisie, pour qu’on soit désormais pointé du doigt pour ne pas avoir respecter l’hymne français. Vraiment y en a marre !

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09 octobre 2008

Les Présidentielles de 2009, Ahmed Nejib Chebbi,César, Brutus et…les fantômes de la Tunisie

Blog de Sami Ben Abdallah www.samibenabdallah.com

 

 

 

Pour les présidentielles de 2009, Ahmed Nejib Chebbi ira-t-il jusqu’au «bout » ou jusqu’au «boue ? ». Ahmed Nejib Chebbi est-il vraiment un «présidentiable » ? Peut-il constituer une alternative «crédible » au président Ben Ali ? Que pense le président de son adversaire ? Quel est le programme de Nejib Chebbi ? Politiquement, Nejib Chebbi c’est quoi ? Que valent ses soutiens politiques ? Les oppositions ? Ennahdha ?

On pourrait se poser des milliers de questions mais à quoi bon ? La politique c’est le concret et les faits sont têtus. Petit rappel du mode de réussite de quelques présidentiables qui ont marqué l’Histoire.

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02 octobre 2008

Que devient le CPR ? Que devient Moncef Marzouki ?

1917453329.jpgMoncef Marzouki: Impasse politique? Cliquez ICI pour lire la suite

 

 

 



342985530.jpgDes retraits,  des désertions et des démissions marquent le parti de Moncef Marzouki.. Créé au départ avec plus d’une trentaine de «membres fondateurs », le Congrès pour la République (CPR-non reconnu par le pouvoir) se retrouve aujourd’hui avec cinq membres au plus. Le CPR illustre cette tendance de la «notabilisation » que nous avons en Tunisie. Il y a des journaux avec des Directeurs, des Rédacteurs en Chef, mais sans journalistes. Au CPR, il y a un président, des vice-présidents, des secrétaires généraux, mais personne ne connaît de militants. Mais plus que cette tendance à la notabilisation, la crise du  CPR aujourd’hui,  illustre un échec d’un discours politique. Moncef Marzouki a aujourd’hui 63 ans. Incontestablement la pression qu’il vit est terrible mais l’autocritique parait  inévitable sauf s’il continue à son habitude sa fuite en avant.

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