08 décembre 2008
L’Assassinat de Farhat Hached par « la main rouge »
Lundi 9 Décembre 2008
L’Assassinat de Farhat Hached par « la main rouge »,
«machine à tuer» des services secrets

En 1952, le leader tunisien Farhat Hached a été lâchement assassiné par l’organisation terroriste française, la main rouge. Comment fonctionnait cette organisation ? Qui en étaient les donneurs d’ordres ? Combien il y a de « main rouge » ? Le très intéressant livre , « Histoire secrète de la V ème République » paru en France évoque cette organisation. Ci-dessous le chapitre consacré à cette organisation ainsi que des indications bibliographiques. Ce document a été retranscris par SBA qui recommande pour ceux qui le peuvent d’acheter le livre. Le document a été retranscris de façon que la mise en forme soit exactement celle du livre en version papier.
La main rouge «machine à tuer» des services secrets
La main rouge «machine à tuer» des services secrets » in « Histoire secrète de la V ème République », sous la direction de Roger Faligot et Jean Guisnel avec Rémi Kauffer,Renaud Lecadre,François Malye, Martine Orange, François Zamponi. Editions la decouverte,paris,2006,2007 (752 pages).
Pour en savoir plus
Alain CAMPIOTTI, « La mort du procureur Dubois », L'Hebdo, Lausanne, 23 mai 1985.
Roger FALIGOT, Markus, agent allemand, Temps actuels, Paris, 1984.
Roger FALIGOT et Pascal ROP, La Piscine, Seuil, Paris, 1985.
Pierre GENÈVE, La Main rouge, Nord-Sud, Paris, 1960.
Alain GUÉRIN, Le Général gris, Julliard, Paris, 1968.
Pascal KROP, Les Secrets de l'espionnage français, J.-C. Lattès, Paris, 1993.
Constantin MELNIK, La Mort était leur mission, Plon, Paris, 1996.
pages 50-51-53-54-55.
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C'est l'épilogue judiciaire d'un scandale qui a éclaté un an plus tôt : Ulrich a été recruté – ainsi que son supérieur, le procureur René Dubois, qui s'est donné la mort le 24 mars 1957 – par le responsable du SDECE (Service de documentation extérieure et de contre-espionnage) à Berne, le colonel Marcel Mercier. Officiellement «attaché commercial » à l'ambassade de France, « Petit Mercier » est un ancien résistant, déporté à Dachau, puis membre du contre-espionnage en poste en Suisse depuis 1952. Grâce aux agents qu'il a recrutés, l'espion français a pu livrer les éléments nécessaires pour organiser des opérations « homo », comme on appelle à la « Piscine » les assassinats de partisans de la cause algérienne en Europe. Des assassinats revendiqués par une mystérieuse organisation, « La Main rouge ».
C'est l'épilogue judiciaire d'un scandale qui a éclaté un an plus tôt : Ulrich a été recruté – ainsi que son supérieur, le procureur René Dubois, qui s'est donné la mort le 24 mars 1957 – par le responsable du SDECE (Service de documentation extérieure et de contre-espionnage) à Berne, le colonel Marcel Mercier. Officiellement «attaché commercial » à l'ambassade de France, « Petit Mercier » est un ancien résistant, déporté à Dachau, puis membre du contre-espionnage en poste en Suisse depuis 1952. Grâce aux agents qu'il a recrutés, l'espion français a pu livrer les éléments nécessaires pour organiser des opérations « homo », comme on appelle à la « Piscine » les assassinats de partisans de la cause algérienne en Europe. Des assassinats revendiqués par une mystérieuse organisation, « La Main rouge ».
Mercier a été « grillé » de façon inattendue. Serge Michel, agent du FLN, proche du président du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) de Ferhat Abbas, a livré un scoop saignant à la presse helvétique : l'homme du SDECE a recruté des fonctionnaires locaux pour espionner les Algériens, en parfaite violation de la sacro-sainte neutralité suisse. On imàgine le scandale... Mais, plus étonnant encore, cette révélation puise sa source à l'ambassade de France. En effet, un groupe de diplomates y désapprouve l'action de l'homme « qui hurle dans sa cabane au fond du jardin et qui organise des attentats », ainsi que l'on décrit l'étrange attaché commercial.
Parmi ces humanistes, figure une femme au destin singulier : Élisabeth de Miribel, la petite-fille du maréchal Patrick de Mac-Mahon et Française libre de la première heure à Londres. Elle a même dactylographié l'appel du 18 Juin pour ce général rebelle dont elle était la secrétaire ! Après la Libération, cette gaulliste mystique a « renoncé au monde » en entrant au Carmel. Puis elle a renoncé au Carmel en entrant en diplomatie. Mais elle n'a pas fait vœu d'aveuglement : elle déteste Mercier, elle déteste la sale guerre qu'il
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mène en secret. Aussi s'est-elle arrangée pour le faire expulser de Suisse en faisant filtrer l'information sur son compte. Élisabeth n'a pas eu d'état d'âme : s'il avait été au pouvoir, de Gaulle n'aurait pas toléré de telles actions criminelles, pense-t-elle avant le 13 mai 1958. Ce en quoi elle se trompe du tout au tout...
Sarbacane empoisonnée et intox
Le colonel Robert Roussillat, chef du Service 8 (ou service Action) du SDECE, va en effet redoubler d'activité dans les mois qui suivent. Bien avant le retour de De Gaulle, c'est lui qui avait organisé ces assassinats ponctuels imputés à la Main rouge, une organisation fantomatique que la presse croit menée par des partisans ultras de l'Algérie française. En effet, par le passé, des colons du Maroc et de Tunisie avaient procédé sous ce nom à des meurtres de nationalistes maghrébins, en signant leurs crimes d'une main de fatma ensanglantée et vengeresse. D'où l'amalgame.
Dès l'automne 1956, le gouvernement socialiste de Guy Mollet a donné le feu vert aux meurtres de la Main rouge, en même temps qu'à l'offensive ratée de Suez pour renverser Nasser, fidèle supporter de l'indépendance algérienne. Le coup d'envoi a été donné le 28 septembre 1956, quand une machine infernale a explosé dans les bureaux du trafiquant d'armes Otto Schlütter, fournisseur du FLN algérien à Hambourg, tuant son adjoint. En juin 1957, la mère de Schlütter est pulvérisée à son tour dans la voiture que le SDECE a piégée.
Suivent des opérations « arma » du SDECE, c'est-à-dire l'interception ou le sabotage de navires transporteurs d'armes, principalement à partir de Tanger où officie un as du contre-espionnage, le capitaine Boureau Mitrecey. Pour poser des mines sous la ligne de flottaison des cargos, les nageurs de combat sont mis à cont ribution. Le SDECE déploie de gros moyens: des chasseurs de mine, des avions Hurel-Dubois de l'escadrille spéciale GAM-56 et même un petit sous-marin pour pister des cargos en haute mer, tels ceux du trafiquant allemand Georg Puchert, particulièrement visés. À l'issue de la guerre d'Algérie, le capitaine de vaisseau René-Charles Taro, pilote de ces missions spéciales, se vantera d'avoir coulé quatorze yachts, cargos, caboteurs et envoyé par le fond 2 000 tonnes d'armes destinées au FLN.
Deuxième phase : des assassinats ciblés – toujours attribués à la Main rouge – se produisent en Suisse, après que le colonel Mercier a été « grillé ». Le 9 septembre 1957, Georges Geiser, fabricant de détonateurs, est poignardé à Genève. Dix jours plus tard, « Guillaume », un tueur du service Action, passe de vie à trépas Marcel Leopold dans la même ville, au moyen
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d'une fléchette empoisonnée propulsée par sarbacane. Ce meurtre d'un collègue de Puchert frappe les imaginations et la police suisse ne décolère pas contre les services français, dont elle détectera ensuite le rôle dans d'autres assassinats. En 1960, la secrétaire de Mercier et ses deux successeurs au SDECE de Berne, Eugène Genot et Robert Cardi, seront à leur tour expulsés de la Confédération helvétique.
Afin de détourner les soupçons, la Piscine a songé à manipuler l'opinion publique. Dans ce domaine aussi, surgit une filière suisse : après son expulsion, le colonel Mercier recrute par l'entremise d'un officier de ses amis nommé Jacques Latour, un personnage hors du commun : Kurt-Émile Schweizer, écrivain-journaliste, ancien du Parti communiste suisse, tout comme son ami l'acteur Michel Simon, avec qui il partage une passion pour la littérature érotique. Sous le nom de plume de « Pierre Genève », ce jeune Suisse a publié des romans d'espionnage dont certains héros ressemblent comme un frère au père Yves-Marc Dubois [C. p. 33], le dominicain du SDECE à l'ONU qu'il a souvent rencontré... Accepterait-il de publier un grand document pour gonfler la légende d'une société secrète de tueurs d'extrême droite ?
Utilisant comme éléments de diversion un ami corse lié à la DST, Christian Du Rieux, et la figure emblématique du colonel Mercier, Pierre Genève concocte un récit à sa façon : l'interview factice des chefs de l'organisation terroriste qui donne son nom au livre, La Main rouge. Pour crédibiliser l'ouvrage et brouiller les pistes, Du Rieux a préalablement rencontré des journalistes étrangers et revendiqué les meurtres au nom de la Main rouge - avant que le livre explosif ne paraisse en 1960 aux Éditions Nord-Sud, une entreprise dirigée par Latour, et en fait une « berlue » financée par le SDECE.
Entre-temps, la vraie Main rouge a intensifié ses attentats, notamment en République fédérale d'Allemagne, où - coïncidence ! - le colonel Mercier s'est installé, d'abord à Munich, près du QG du service secret fédéral, le BND (Bundesnachrichtendienst), puis à la mission militaire française de Berlin dirigée par le général Amédée Gèze. Au contact du BND, le « Petit Mercier » se trouve dans une situation singulière : non seulement l'ancien déporté doit traiter avec l'ex-chef du renseignement militaire nazi sur le front russe, le général Reinhard Gehlen, mais encore les rapports de la Piscine confirment que le BND joue double jeu en Afrique du Nord. Par exemple, Richard Christmann (alias « Markus »), chef de poste du BND à Tunis, un autre ancien des services nazis, aide le FLN à s'approvisionner en matériel optique et médical et recrute même l'influent docteur Seghir Nekkache, futur ministre de la Santé de l'Algérie indépendante. À l'inverse, les Allemands veulent bien aider les Français à se débarrasser de certains membres du FLN, quand ils sont jugés procommunistes.
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C'est ainsi que, le 5 novembre 1958, Mohammed Aït-Ahcène est grièvement blessé au volant de sa. Peugeot 203, au centre de Bonn. C'est le BND qui a fourni au SDECE les informations, recueillies par « Herr Christmann » à Tunis, concernant la discrète installation du délégué du GPRA en Allemagne (dans les locaux de l'ambassade de Tunisie). Ensuite le service Action a préparé un traquenard dans la Koblenzerstrasse, où se trouve l'ambassade tunisienne, balayant la voiture d'Aït-Ahcène de plusieurs rafales de pistolet-mitrailleur. C'est un miracle si sa secrétaire Fadélia Sahavoni, assise à la «place du mort », sort indemne de l'attentat. La presse allemande, Der Spiegel en tête, dénonce la Main rouge et laisse entendre que le SDECE s'en sert comme paravent. C'est à partir de cette époque qu'en France, quelques journaux, comme L'Humanité et L'Express, enquêtent sur la réalité de la Main rouge et mettent en cause le colonel Mercier.
Or ce type d'assassinats devient de plus en plus fréquent. Membres et sympathisants du FLN, « porteurs de valises » français et belges pour ce dernier, en RFA, en Italie, en Belgique, en Suisse, en Hollande, ils sont des centaines à tomber sous les coups de l'organisation.
MOI Foccart, Melnik and Co
Si le doute a subsisté pendant des décennies sur l'engagement du SDECE dans cette vaste opération, on en connaît aujourd'hui presque tous les rouages. En interne, l'organisation était dirigée par le général Grossie et son chef « Action », le colonel Roussillat. Autour de ce dernier, ses adjoints, Zahm et Lehmann, instruisaient les agents au centre de Cercottes (Loiret) et choisissaient ceux qui seraient affectés aux coups de main, regroupés dans la « cellule B3 ». On comptait parmi eux de nombreux anciens de la Résistance et de la France libre.
Par exemple, le colonel Jacques Zahm, chef adjoint du 11ème bataillon de choc (dit lle Choc), chargé de l'information et de l'instruction à Cercottes, au pedigree impressionnant. Ancien du Bureau central de renseignements et d'action (BCRA), il a été déporté à Auschwitz en 1944, et s'est évadé début 1945. Légionnaire en Indochine, il a été blessé au printemps 1952, capturé, torturé, laissé pour mort par le Vietminh, une balle dans la nuque, avant de s'évader une fois encore... C'est Zahm qui a fait venir à Cercottes le » sorcier aztèque », le spécialiste des explosifs qu'est le capitaine Jeannou Lacaze, futur chef d'état-major des armées sous François Mitterrand. D'autres jeunes éléments - que l'on retrouvera plus tard dans les affaires de la V ème République - font alors leurs premières armes dans ce service Action : le futur préfet Jean-Charles Marchiani, ou Jacques Dewatre, futur patron de la Piscine (1993-1999).
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Les opérations « Main rouge » nécessitent aussi des armes spéciales, telle la fameuse sarbacane dotée d'une fléchette empoisonnée, de même que des pistolets-stylos mis au point par un orfèvre, l'ingénieur polytechnicien Henri Deruelle, déjà inventeur du pistolet-mitrailleur MAT 49, ou encore certains poisons concoctés sous la tutelle du capitaine Lacaze.
Pour une opération ponctuelle planifiée par le B3, ce sont des dizaines d'opérateurs qui assurent la reconnaissance, le renseignement, la logistique, la location des «appartements conspiratifs », le transport des agents... Ils sont puisés dans le service Action, qui bénéficie d'un formidable vivier dans cette armée des ombres que constituent le 11 ème Choc et la réserve du service Action. Ces derniers, les réservistes, sont souvent des anciens résistants retournés à la vie civile qui réalisent des périodes d'entraînement à Cercottes et acceptent d'effectuer une mission sous couvert de leur profession bien réelle. Parmi eux figure Jacques Foccart, le conseiller de De Gaulle pour les affaires occultes – et, en retour, le principal utilisateur politique du service Action….
En haut de la pyramide, deux autres hommes côtoient « La Foque » (surnom de Foccart) : Constantin Melnik, le coordinateur du renseignement auprès du Premier ministre Michel Debré, et Pierre Messmer, ministre des Armées. C'est ce triumvirat qui désigne les cibles des hommes que la Main rouge doit abattre sur la base des renseignements du SDECE, de la DST et d'autres services connexes.
La situation devient toutefois délicate lors qu'ils décident d'éliminer dès militants belges partisans de l'indépendance algérienne. C'est ainsi que le professeur Georges Laperches est tué le 25 mars 1960 par un paquet piégé comportant, plaisanterie macabre, une bombe dissimulée dans un exemplaire évidé d'un ouvrage interdit en France, La Pacification, publié en Suisse par l'éditeur Nils Andersson. Le même jour, un autre universitaire belge, Pierre Le Grève, échappe à la mort en recevant un paquet identique.
Alors même que le SDECE n'est pas supposé opérer sur le sol français, les commanditaires de la Main rouge n'avaient pas hésité à décider l'exécution de membres du collectif des avocats du FLN à Paris : le 21 mai 1959, Me Amokrane Ould Aoudia, du barreau de Paris, était retrouvé rue Saint-Marc, abattu de deux balles de 9 mm, tandis que deux de ses collègues échappaient à un attentat. Quant à Monsieur Jacques Vergès, l'avocat qui a inventé la « défense de rupture » dans ses plaidoiries en faveur des militants du FLN, le général Grossin a bloqué une opération « homo » contre lui au motif que c'était un Français et, de surcroît, un ancien de la France libre (ce qui laisse supposer que, dans son esprit, les Algériens n'étaient pas français). De même, Grossin et Roussillat s'opposeront à l'assassinat du colonel Antoine Argoud, membre de l'OAS (Organisation de l'armée secrète), kidnappé en Allemagne quelque temps plus tard.
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Grossin est né, comme lui, à Oran et, bien que respectueux de la politique gaullienne, le SDECE n'en aide pas moins certains soldats perdus de l'Algérie française à s'abriter à l'étranger...
Au fil des ans, seul survivant de cette époque (avec Pierre Messmer, qui, lui, restera toujours silencieux), Constantin Melnik révélera des détails sur l'action des services français. Il évoquera certains états d'âme en haut lieu, par exemple après que le SDECE a tué, au cours d'une opération ratée, le 5 juillet 1959 à Rome, un garçonnet de dix ans, le petit Rolando, qui avait eu le malheur de jouer au ballon à côté d'une Peugeot 203 piégée par la Main rouge pour tuer le représentant du FLN, Taïeb Boularouf.
Dans un de ses plus récents récits, consacré à la Main rouge, Melnik revendique ce bilan : « Au cours de la seule année 1960, cent trente-cinq personnes ont été envoyées ad patres pendant des opérations "homo" du service Action du SDECE, six bateaux coulés et deux avions détruits. » Et il donne la mesure de la mission qui a été allouée aux services spéciaux : « Pour faire face à la guerre d'Algérie, la France gaullienne a disposé, quelle que soit la valeur morale de sa politique, d'une des plus puissantes machines à tuer du monde contemporain. »
À ceci près que la « machine à tuer » ne s'est pas limitée à l'Algérie. L'expérience du SDECE acquise dans la lutte contre le FLN va servir dans les opérations secrètes lors de la décolonisation de l'Afrique noire. Le 15 octobre 1960, le dirigeant de l'Union des populations du Cameroun (UPC), Félix Moumié, sera empoisonné par un réserviste du service Action. Un meurtre de plus à Genève. Un an plus tôt, le leader camerounais avait été interviewé dans le quotidien londonien The Daily Mail. Peu après, Geoffrey Wakeford, le journaliste auteur de l'entretien, avait reçu un coup de fil angoissant : « Here is the Red Hand, Moumié will die ! » (Ici la Main rouge, Moumié va mourir !).
Roget Falligot : reporter et romancier, est l’auteur de trente livres sur l’histoire contemporaine, dont La Piscine (1985), DST, police secrète (avec Pascal Krop, Flammarion,1999), l’Hermine rouge de Shanghai (2005) et Les Seigneurs de la paix (2006).

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