10 décembre 2008

Ben Ali est-il sur-critiqué ? "Ben Ali par Mohamed Driss"

 

 

658520563.jpgMercredi 10 décembre 2008

Les bloc-Notes de Sami Ben Abdallah 

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  La presse occidentale rapporte parfois des  critiques discutables dirigées  au président de la république. Le web tunisien  n’échappe pas à ce constat.  De l’autre coté, la presse tunisienne est  pleine à craquer d’éloges au président de la république. Pourtant, au lendemain de son ascension au pouvoir, ce dernier avait appelé les journalistes à être plus critiques. «  ne me parlez pas de ce qui est bien dans le pays, je le connais. J’ai besoin de savoir ce qui ne marche pas » a-t-il dit lors d’une visite inopinée répondant à la foule qui scandait «  vive Ben Ali » par « vive la Tunisie ».

 En Tunisie, nous avons cette manie de « tout personnaliser » (les éloges comme les critiques). Il ne s’agit pas du débat « critique constructive ou critique destructive » car ce dernier  est un faux débat (une critique c’est une critique. point)  mais le vrai débat, c’est celui   d’éviter la « personnalisation » et d’éviter  d’évoquer la vie privée des gens. De ce point de vue, au lieu de critiquer ou de faire l’éloge de la personne d’untel ou untel, plutôt se limiter à la « politique » que conduit telle personne ou au « bilan » de telle personne.

A propos du président de la république, la question demeure posée : « est-il sur critiqué ? » (trop critiqué)

 Ci-joint deux extraits à lire:

 

 

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Pages  51,52.53. Extrait de "chroniques tunisiennes", Salvatore Lombardo les éditions transbordeurs, octobre 2007.

  

  

  

 Et Mohamed Driss, protagoniste clé d’une nouvelle donne culturelle avérée. Il me[ Salvatore Lombardo] parle de Ben Ali comme d’un prince de la renaissance désireux de s’entourer  d’artistes et de les aider. Avec lui on passe de la tradition à la modernité le temps d’une balade initiatique dans les rues du vieux Tunis. (..)

 

 

 

                                                Mohamed Driss              Salvatore Lombardo 

 « C’est incroyable Salvatore. Cet homme est unique. Il est en contact direct et généreux avec la plupart des créateurs tunisiens. Il est littéralement passionné par la culture et il est convaincu que les artistes constituent l’avant-garde d’une société. Avec lui les problèmes n’existent pas dés lors qu’il s’agit d’avancer. une rencontre suffit pour trouver solution et soutien. Récemment un responsable politique lui a fait remarquer qu’il était surprenant que la Tunisie se lance dans l’édification d’une immense cité de la culture- un Beaubourg maghrébin – alors que le pays avait un besoin urgent de

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nouveaux barrages. Réponse de Ben Ali : « la cité des arts et de la culture sera le plus formidable des barrages contre l’intégrisme ». plus qu’une réponse, c’est pour moi une déclaration de guerre à la bêtise, à l’ignorance, à la vulgarité, à l’exclusion. tous les créateurs tunisiens sont en phase avec le discours du président. La culture est un instrument de reconquête républicaine. Il n’y a pas de démocratie sans développement. Et pas de développement sans culture. ».

 

 

384687979.jpgMohamed Driss  par Wikipédia : Mohamed Driss écrivain, acteur et metteur en scène tunisien de théâtre. Il est depuis 1988 le directeur du Théâtre national tunisien.Il débute sa carrière en 1961[1] et se trouve tour à tour comédien, d'abord amateur puis professionnel, étudiant à Tunis et Paris, réalisateur et metteur en scène[1]. De 1969 à 1972, il est acteur et assistant à la mise en scène du Théâtre de la Tempête dirigé par Jean-Marie Serreau[2]. Il raconte :« À cette époque, j'ai commencé à jouer des rôles secondaires dans le théâtre tunisien, mais la situation du théâtre et mes confrontations continues avec les responsables n'étaient pas encourageantes. Un jour, en pleine dépression, j'ai eu Serreau au téléphone et me plaignais de mon état. Il m'a dit : il est temps de vous lancer dans le théâtre comme un professionnel. Venez joindre ma compagnie théâtrale[2]. ».Il reste en exil volontaire en France jusqu'en 1985[3] avant de rentrer en Tunisie en 1988 pour devenir directeur du Théâtre national tunisien[1] après avoir écrit ses Ismaïl Pacha (1986) et Salut l'instit[3]. Il prend des mesures visant à renouveler le théâtre tunisien et s'engage dans de nombreux spectacles et projets théâtraux[1]. Mais Driss est aussi intéressé par d'autres formes artistiques et c'est ainsi qu'en 2003, il fonde l'École nationale des arts du cirque de Tunis[1]. Il déclare alors :« Le centre est un projet et une décision présidentielle qui sert à mettre en évidence le rôle que peut jouer l'art du cirque dans la culture arabe. Dans ce centre, on trouve le théâtre, la musique, la danse, les arts plastiques et le cirque artistique[2]. »

En 2005, il fonde le Centre national des arts du cirque et des arts visuels et préside la douzième session des Journées théâtrales de Carthage (JTC)[2]. Il rend également un hommage à l'historien Ibn Khaldoun par l'écriture d'un opéra[2].

 

 

 

 

 

En 1988,des manifestations éclatent dans le sud du pays :

"A bas la démocratie" 

  

Extrait de :"La Succession de Bourguiba". Ici.

 

Le 7 novembre, un communiqué du PSD annonce que, conformément à l’article 17 du règlement intérieur, et en raison de l’empêchement absolu du président, le secrétaire général du parti en devenait président. Dans un premier temps, le nouveau président a tenu à faire la part des choses en distinguant nettement sa charge de chef de l’état de celle de chef du parti et en évitant tout amalgame pouvant résulter de ce dédoublement fonctionnel. Un débat s’était même instauré pour savoir si le président devait lâcher le PSD, et le laisser mourir de sa belle mort, en s’appuyant sur une majorité présidentielle constituée de toutes les forces qui ont appuyé le changement, ou s’il devait récupérer le parti et bénéficier de sa large infrastructure et de sa profonde pénétration dans les rouages de l’Etat et de l’administration.

 

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C’est la deuxième hypothèse soutenue par le nouveau premier ministre Hédi Baccouche*, un vieux routier du PSD, qui finira par prévaloir non sans quelque hésitation du président. Durant toute la semaine suivant le changement, le PSD fera au lieux de gouvernorats des manifestations imposantes d’adhésion au changement. Malgré ces signes d’allégeance, le Président resta tout de même prudent. A l’occasion d’élections législatives partielles organisées le 24 janvier 1988, des manifestations éclatent dans le sud du pays aux cris de « Vive Bourguiba . A bas la démocratie ». Très vraisemblablement, ces slogans ont été soufflés à la foule par quelques destouriens, toujours attachés au parti-Etat, craignant de voir la nouvelle orientation prise par l président déranger leur position d’influence et réduire leur pouvoir à néant. 

 

* Hedi  Baccouche:

Hédi Baccouche né le 15 janvier 1930 à Hammam Sousse, est un homme politique et ancien premier ministre tunisien. Actuellement, membre du Sénat tunisien.

 

 

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Tunisie: La déclaration du 7 Novembre 1987.Cliquez ICI

 

 

 

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