28 avril 2009
Torture en Tunisie: La chute de l'ancien Ministre de l'Intérieur
Des tortionnaires de la police politique tunisienne auraient utilisé contre les Opposants de Gauche sous Habib Bourguiba les mêmes méthodes que les américains avaient utilisées contre les Irakiens.
Deux récents ouvrages viennent de révéler des pages sombres de la tunisie sous Habib Bourguiba. La torture se pratiquait même au bureau du Ministre de l'intérieur et en sa présence avait révélé Gilbert Naccache, un ancien prisonnier d'opinion et un des leaders de Perspectives le Mouvement de l'Extrême gauche tunisienne accusant nommément ainsi l'ancien Ministre de l'Intérieur Tahar Belkhoja.
Ces deux ouvrages sont en vente libre en Tunisie (Librairies à l'avenue Bourguiba par exemple) et en France. Il suffit de les acheter et de les lire.
Et

Ce dernier s'était défendu sur les pages de deux récents des accusations d'avoir cautionné la pratique de la torture du temps où il était Le ministre de l'Intérieur et le protégé de Wassila Ben Ammar (l'épouse de Habib Bourguiba). Dans un premier temps, Tahar Belkhoja avait nié avoir été au courant que des opposants étaient torturés dans les locaux du Ministère de l'Intérieur. Puis dans un deuxième temps, l'ancien Ministre de l'intérieur est presque passé aux aveux en reconnaissant que ces pratiques dégradantes étaient le fait de commissaires qui ont collaboré avec les français contre les résistants tunisiens avant l'indépendance de la Tunisie avant d'intégrer le Ministère de l'intérieur plus tard. Ils auraient utilisé contre les opposants tunisiens les mêmes méthodes qu'ils utilisaient contre les résistants Tunisiens. Tahar Belkhoja a chargé ces commissaires. Selon le Ministre, " plusieurs hauts responsables de la sécurité étaient corrompus" citant l'exemple "Salah Ettoumi chargé de la criminalité, était toujours accompagné de deux gardes du corps ivre mort la plupart du temps, Il avait un pouvoir absolu sur tous les services de la sécurité". L'ancien ministre de l'Intérieur n'aurait pas dit toute la vérité. Gilbert Naccache a expliqué dans son récent ouvrage ( Qu’as-tu fait de ta jeunesse ? En vente en Tunisie et en France) à la page 167-168, que « La soudaine mutation en démocrate n'est probablement pas le fait du hasard: en tant que Ministre de l'Intérieur, il devait avoir des renseignements sur l'état d'esprit des Tunisiens, et avait anticipé une évolution du régime qu'il jugeait inévitable".
Pis encore. Avant de se découvrir une facette de démocrate, deux anciens prisonniers d'opinions et leaders de Perspectives ont apporté leur témoignages datant de 2008 sur le passé du Ministre de l'intérieur. Selon feu Noureddine Ben Khedr (ancien prisonnier d'opinion), l'ancien Ministre de l'Intérieur organisait des réunions avec les tortionnaires. Quant à Mohadad salah Fliss, il relate des faits terribles sur la pratique de la torture. En somme: certains tortionnaires de la police politique tunisienne auraient utilisé les mêmes méthodes que les américains avaient utilisées contre les Irakiens.
Torture et Corruption et impunité
Les récentes révélations de Gilbert Naccache et d'autres anciens prisonniers d'opinion posent des questions sur le volet juridique de ces témoignages. Les Lois tunisiennes permettent-elles la poursuite de personnes impliquées dans la torture? Par ailleurs, à la problématique de l'impunité s'ajoute celle de la corruption. Plusieurs anciens Ministres (qui se reconnaitront) auneraient des résidences secondaires en Europe tout particulièrement à Paris . D’ou la question, comment peut-on s'acheter un appartement dans les quartiers luxueux parisiens (quand on sait que le prix de l’appartement avoisinerait le million d’euro) avec le salaire d’un Ministère?
Revenons à Tahar Belkhoja, la question demeure posée: aujourd’hui que des anciens prisonniers politiques ont révélé son passé répressif, aura-il le courage politique de dire ainsi toute la vérité suer la pratique de la torture en Tunisie?
Une autre question demeure posée aux Tunisiens et aux Tunisiennes quels qu’ils soient (politiques, tunisiens et tunisiennes ordinaires, au pouvoir, aux oppositions…etc)
La torture pourquoi ne pas en parler et trouver des solutions ?
Comment peut-on s'acheter un appartement dans les quartiers luxueux parisiens (quand on sait que le prix de l’appartement avoisinerait le million d’euro) avec le salaire d’un Ministre?
La torture pourquoi ne pas en parler et trouver des solutions ?

"des tortionnaires de la police politique ont menacé
les prisonniers de "violer" leurs mères devant eux"

« Le drame de la répression en Tunisie, c’est que tout le monde devient amnésique. Aujourd’hui, tous disent : « on ne savait pas ! ». C’est le comble du cynisme ! Je suis persuadé que, tôt ou tard, ce dossier s’ouvrira. Ce qu’il révélera sera terrible pour ceux qui croient aujourd’hui avoir échappé à la justice humaine. » . Noureddine Ben Kheder- ancien dirigeant de la gauche tunisienne, ancien prisonnier d'opinion (1936-2005)
Cliquez sur la photo pour agrandir et lire
Pages 126 de " Le rôle politique et Culturel de perspectives"

Témoignage de Mohamed Salah Fliss
Cliquez sur la photo pour agrandir et lire
Pages 99 et suivantes de " Le rôle politique et Culturel de perspectives"

Cliquez sur la photo pour agrandir et lire

Cliquez sur la photo pour agrandir et lire

Cliquez sur la photo pour agrandir et lire

16:55 Publié dans Des documents à télécharger, La répression de l’opposition en Tunisie, La Tunisie sous le Président Habib Bourguiba, Les procès politiques sous le Président Bourguiba, L’Histoire de la police politique en Tunisie, Tunisie, la torture sous le Président Bourguiba, Tunisie, les idéaux de l’indépendance trahis, Tunisie, procès politiques contre l’extrême gauche, Un livre à lire, Une page méconnue de l'Histoire de la Tunisie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : torture tunisie

Tunisie : Fatma Riahi ( Fatma Arabica) Blogueur tunisienne a été arrêté. Actuellement, elle est en prison… Le combat pour la Liberté d’expression en Tunisie continue…
Avecla famille Larbi Hachim à Tunis. Mohamed Larbi Hachem paix à son âme était unesorte de père adoptif pour moi après la mort de mon père. 
France: seul face à 3 gendarmes à 2h du matin,Après 10 minutes de discussions, les gendarmes se décident d'établir un procès au poste.
Des tortionnaires de la police politique tunisienne auraient utilisé contre les Opposants de Gauche sous Habib Bourguibales mêmes méthodes que les américains avaient utilisées contre les Irakiens.
Le projet du Coup d’Etat islamiste du 8 novembre 1987






Les commentaires sont fermés.