06 avril 2009

Une communication de Mezri Haddad

 

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C'est sous la forme de fichier vidéo que j'ai adressé à Tunisnews les deux fables philosophiques que celui-ci a publié il y a deux jours.

Je suppose que Tunisnews n'est pas équipé de l'outil informatique adéquat pour les publier tel que je les ai envoyé, c'est-à-dire avec l'image et le son.
Et c'est a priori pour cette même raison que Tunisnews s'est contenté de publier uniquement la transcription du texte en charcutant d'ailleurs la seconde fable.

J'informe ceux qui les ont lu dans Tunisnews que, à l'exception du texte en caractère rouge que j'ai signé, ainsi que des titres "La vie n'est qu'un songe" et "Le pardon est plus fort que la haine", je ne suis pas l'auteur de ces fables, encore moins de la conception graphique et sonore de la version originale.

Les ayant déniché, je voulais tout simplement les faire partager avec ceux de mes compatriotes qui sont encore sensibles à l'amour du beau, du vrai, du juste.

Merci à Sami Ben Abdallah de publier ces deux fables.

30 mars 2009

Lettre d'amour à Raouf Ben Yaghlane

 

Salut cher Sami Ben Abdallah

Tu sais, je te dois une découverte et un nouveau coup de foudre, à toi et à ton blog . c'est Raouf ben Yaghlane, avant je l'aimais pas du tout et je trouvais qu'il usait trop du ridicule et "ettbahlil" sur scène comme moyen de faire rire. je n'ai jamais fait attention à son discours et ses messages. Maintenant que je le découvre , et à voir son parcours, ses interventions et son travail, Je suis sous le charme. Il m'épate avec sa sincérité qui se ressent même dans son regard, sa générosité, son implication, sa culture et son courage.
Si je te dis je te le dois, parce que c à partir de ton blog et d 'une vidéo que t'as posté que j'ai cherché à savoir plus sur cet Artiste et sur son art.
Un vrai coup de foudre pour ce grand Homme, son œuvre .Un artiste , un vrai.

Un blog, ça sert à ça aussi.  Alors Merci

 

Je te donne le « droit de le publier » sur ta page ou celle de Raouf Ben Yaghlane

N

 

18 mars 2009

Ahmed Manai "corrige" la journaliste Noura Borsali et l'Historien Mohamed Dhifallah

 Sid Ahmed Manai est actuellement en phase de convalescence après avoir subi avec succès une opération sur le cœur à Paris. Prompt Rétablissement Sid Ahmed. Il a souhaité réagir suite à la reprise de l'article de Noura Borsali qui citait l'historien.

Sa réaction:

 

251035863.JPGDécidément les tunisiens ont un problème avec l'histoire, leur propre histoire et c'est encore plus grave quand c'est le fait d'un historien. Dois-je remarquer à l'historien Mohamed Dhifallah, que vous citez, que Hassen Ben Abdelaziz et Hassen el Ouertani( plutôt el Ouerdani) ne font qu'une seule et même personne?
Avec mes salutations
Ahmed Manai (fin)

 http://rsistancedespeuples.blogspot.com/

http://www.tunisitri.net/

 

 

Le passage en question
"Ces comités, selon Mohamed Dhifallah, existaient également dans tout le pays et étaient animés également par Amor Chéchia dont le centre était situé à Sidi Ben Aïssa, à Béni Khalled, et aussi par Zarg-el-ayoun,
Hassen Ben Abdelaziz, Hassen el Ouertani …Ces comités disposaient de voitures sur lesquelles était inscrit le nom de tel caïd. Ils opéraient en plein jour, devant tout le monde. Dans ces centres, on torturait et des yousséfistes ont disparu. Ceux qui ont quitté ce lieu, indemnes, sont peu nombreux"

L'intégralité de l'article:

 

La lourde responsabilité historique du PSD-Parti Socialiste Destourien dans la répression des Tunisiens. Cliquez ICI

 

Autre précision, Hassan Ben Abdelaziz serait l'un des assassins de Salah Ben Youssef (Selon l'ouvrage « L'assassinat de Salah Ben Youssef de Omar Khlifi)

Lire: Comment ils ont assassiné Salah Ben Youssef?.Cliquez ICI

09 mars 2009

M.Noureddine Chafai écrit à Moncef Marzouki

Noureddine Chafai:

Je l'ai connu lors de la conférence organisée par l'ACAT Paris 75005 Paris pour présenter l'ouvrage de la chercheuse Française Béatrice Hibou. Il est venu vers moi pour me saluer et faire connaissance. Et je me suis rappelé de lui: Il était venu aussi lors du meeting- débat avec Ahmed Ibrahim (Premier Secrétaire général d'Ettajdid-Parti opposition reconnu par le pouvoir).Durant ce débat, il s'était présenté comme étant un contradicteur de l'opposition et un  militant du RCD.

A la réunion, il m'a expliqué qu'il voulait participer  à l'institution d'un débat démocratique entre Tunisiens quelles que soient leurs tendances politiques. Mais ceux de l'opposition lui refusent souvent le droit de participer à leurs réunions pourtant publiques et d'apporter sa part de contradiction.

L'ayant vu durant les débats avec Béatrice Hibou et Ahmed Ibrahim, il m'a paru (durant ces deux fois) correct avec les uns et des autres. Hier, j'ai reçu de M Noureddine Chafai ce mail que je publie (il va de soi que le contenu engage uniquement M.Chafai.):

 

 Une précision que j'ajoute: M. Noureddine Chafai que j'ai connu le temps de ces deux débats est un excellent "arabophone". Le français- même s'il s y exprime plus que correctement, n'est pas sa tasse de thé- En parcourant cet article signé officiellement par M. Chafai, je constate un très bon niveau de rédaction en français......

 

 

Merci de me publier cet article concernant l'attitude de Marzouki envers ma simple personne, ainsi que son arrogance à chaque fois ou il est invité quelque part.

Il n'a pas manqué de m'attaquer encore une fois le 05 mars 2009, comme indiqué dans l'article ci après.

A savoir que j'ai  envoyé cet article à tunisnews le dimanche 08 mars 2009, il ne l'ont pas publié le lundi10. Peut être allaient-ils le publier plus tard? C'est à espérer.

 

 

A propos de  Moncef Marzouki

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Moncef Marzouki

 

Je connais Moncef Marzouki pour être allergique à tous ceux qui pensent autrement que lui.  Certaines personnes m’ont dit que ce personnage est allergique même à sa patrie, chose que je n’ai jamais répétée puisque je souhaitais arriver moi-même à ce constat à travers ce qu’il dit et ce qu’il écrit.

 

Un premier incident l’a opposé à ma simple personne lors d’un débat contradictoire, organisé par le comité arabe des droits de l’homme. Marzouki s’est emporté, me mitraillant d’insultes et de propos diffamatoires. Il a fallu toute la diplomatie du Dr Mannaa pour le calmer, en lui demandant vainement de s’excuser auprès de moi.

 

Ce monsieur est non seulement allergique aux autres et à sa patrie, mais il doit avoir un grave problème pathologique cérébral.

 

Habitué à participer aux débats organisés en France et qui touchent ma patrie la Tunisie, j’ai assisté à sciences po à Paris à un débat sur la lutte contre la corruption au Maghreb, organisé par les étudiants de cette prestigieuse faculté le 05 mars 2009.

 

Si les deux invités marocains ont excellé dans leur approche, traitant ce grave sujet d’une façon scientifique, s’appuyant sur des chiffres (que l’on soit d’accord avec eux ou pas, ceci est un autre débat, je respecte leurs opinions), nous ont donné matière à débattre. Marzouki après avoir démenti les quelques chiffres favorables à la Tunisie, s’est acharné, dans un discours fallacieux et diffamatoires, contre le Président Ben Ali et au delà contre la Tunisie dont il ne lui trouve rien de positif !

 

Les quelques jeunes assis à mes côtés, ont ouvert grand les yeux, avant d’échanger quelques rires moqueurs et, lassés, quittent l’amphithéâtre.

 

Pas un petit mot positif, pas une remarque vérifiable, que des allégations incontrôlables, faisant fi d’un pays qui se bat quotidiennement pour créer la richesse au profit du seul capital que possède la Tunisie : l’homme !

 

 Et comme à son habitude, il a mitraillé l’auditoire par: «  il y a ici des rapporteurs du gouvernement tunisien ».

 

 Les jeunes étudiants venus s’enrichir, ont été appauvris de deux heures de leur précieux temps, volées par marzouki.

 

Au terme de la conférence, j’ai donné raison à tous ceux qui m’ont averti que l’homme n’est plus dans son état normal. Je n’ai pu que répéter le fameux dicton.

« Si tu n’a aucun scrupule, fais ce que bon te semble» « In Lam tastahi, fa’faâl ma chieta ».

 

N’est ce pas « les marazigues » la tribu dont il est issu, sont descendus dans les rues de la ville de Kebilli pour clamer leur rejet de ce personnage, et désapprouver totalement son comportement pour le moins honteux pour la tribu !

 

Marzouki, qui n’est plus invité par les chaines de télévision, s’est vu interdire les visas d’entrée à plusieurs pays arabes dont récemment le Liban, la Mauritanie, l’Algérie ou la Syrie, a poussé l’insolence jusqu’à dire que la Tunisie a exercé des pressions sur ses pays pour qu’il soit interdit d’entrée, oubliant que ces pays sont souverains et décident en toute souveraineté d’accepter ou refuser l’entrée de leur territoire à quiconque.

 

Je ne commente pas son enthousiasme de voir le président Albachir injustement condamné par le tribunal international, ni ses appels théâtraux de solidarité avec le peuple palestinien, lors de l’agression israélienne contre Gaza, alors que les vrais médecins et spécialistes arabes et autres se bousculaient au passage de Rafah pour apporter leur aide aux victimes. Il a préféré rester dans les salons feutrés et confortables à Paris. Il est vrai qu’à Gaza, il n’ya pas de projecteurs ni télévisions et qu’il ne peut pas dire du mal de la Tunisie, les gazzaouis l’auraient expulsé, ces derniers savent et apprécient l’aide constante de la Tunisie à leur cause. 

 

Noureddine Chafai

 

 

04 mars 2009

Je suis tombé(e) sur ton blog,je ne suis pas resté(e) plus qu'une minute mais...

C'est un courrier de lecteurs assez sympathique. Quoique anonyme et signé par des initiales, j'ai décidé cette fois-ci de faire une exception à la règle et de publier ce courrier de lecteur ou de lectrice.

Une exception. oui, car il m'arrive souvent de recevoir des mails d'encouragements et je m'excuse auprès de leurs auteurs de ne pas les avoir publié. Cependant, il m'est même arrivé de publier des textes d'insultes qui m'étaient adressés car je lis ces textes avec l'oeil du Communicant (je travaille accessoirement dans le Consulting en Communication et en Com sur le Web (référencement..etc).

C'étaient ces insultes:

Sami Ben Abdallah ?

 

« Voilà ce que ce con à publié sur TUNISNEWS de ce 20 janvier, une autre crotte creuse et idiote, vraiment tunisnews publie n'importe quoi »

 

« En plus d'être un idiot inutile, ce menteur, est un ignorant »

 

« ce minable scribouillard »

« ce crétin de Sami Ben Abdallah»

« débiles mentaux. »

« la débilité de cette langue de putes de Sami Ben Abdallah»

 ..............

...etc.

 

Sachant que certains de ces auteurs (qui écrivent avec des pseudos! se disent "islamistes" ou se réclament de la mouvance de "Moncef Marzouki"). Voir le message d'origine. Cliquez ICI

Par ailleurs, vivant en France j'observe la societé française et je l'analyse. Jacques Chirac a toujours refusé de porter plainte contre ceux qui le critiquaient parfois violemment. Avec Sarko, il y a eu 3 exceptions: le limogeage du réd en Chef de Paris Match pour avoir diffusé une photo personnelle de sa premiere femme, les pressions excercées contre une maison d'Edition qui s'apprétait à publier un livre sur Cécilia et le limogeage de PPDA de TF1 pour avoir posé une question à Sarko en ces termes: " Vous vous êtes comporté comme un garçon exité?". Il est vrai que c'était une faute de gout de PPDA car on ne s'adresse pas au Président de la République en ces termes.

En tunisie, nous sommes encore assez loin de cette conception de faire les choses (Allez critiquer le pouvoir! certains vous accuseront d'être un traitre. allez critiquer les oppositions, certains vous accuseront d'être un flic! Allez critiquer les islamistes, ils vous accuseront d'être un athé. allez critiquer la gauche, elle vous accusera d'être un islamiste. Et si vous vous taisez! Ils viendront tous vous dire: faut s'exprimer librement! Il faut avoir un esprit critique. Il faut critiquer!) mais, il n'y a pas de fatalité: Nous pouvons y arriver à la seule condition: voir la réalité en face. Oui certaines formulations adressées au pouvoir politique sont insupportables. Oui, la societé dans sa majorité est imperméable à la critique. Non, on n'a pas à choisir entre un excés de censure et un excés de liberté. Il faut avoir le courage de trouver le juste milieu. C'est cette conception en laquelle je crois qui explioque que j'ai publié des insultes qui m'étaient adressées sans broncher quand d'autres pour moins que ça, ont crié aux campagnement de dénigrement.

Bref, le courrier de lecteurs.

Salut Sami,

Je suis tombé(e) sur ton blog, il y a quelques semaines. Au tout départ je ne suis pas resté(e) plus qu'une minute, parce que, et je vais te le dire très franchement, je ne l'ai pas trouvé très ergonomique. Il n'est pas très lisible. On a la sensation qu'il y a de l'information un peu partout et des liens dans tous les sens.

J y suis revenu(e) une deuxième car en faisant des recherches je suis tombé(e) dessus, et il semblait être pertinent par rapport à ce que je cherchais. Je me suis efforcé(e) de lire la news, puis je suis resté (e) le parcourir, et là même si j'ai eu un peu de mal au début, je suis tombé (e) littéralement sous le charme.

Je dois dire déjà que le récit que tu fais, de la malheureuse disparition de ton père est très émouvant et bouleversant.

Mais surtout, j'ai l'impression que pour la première, je lis un Tunisien sur le net, s'intéressant sur la politique, et qui n'est ni pro-pouvoir avec le style lourd, langue de bois, démagogue qui va avec, et ni anti-pouvoir, avec le style virulent, populiste qui ne fait que dénoncer sans apporter des idées et propositions.

Pour la première fois, je lis un Tunisien qui s'intéresse au fond des choses, qui a fait des travaux de recherche, qui analyses les écrits et paroles des uns et des autres.

Bref il faut bien le dire: j'ai été épaté(e). Je n'en avais pas vu jusqu'ici. Même si je suis quelque peu passionné(e) par la politique, je suis tout autant consterné(e) par le niveau des gens qui font la propagande du régime, que celui de l'opposition (qu'elle soit la réelle ou celle avec le gouvernement).

J'ai vu également, qu'on avait aussi des conceptions et des idées communes (laïcité: religion doit rester dans la sphère du privé, obligation de liberté de la presse, laisser le droit et la liberté aux islamistes de parler comme le FN parle en France il ne faut pas les surestimer et les condamner par la loi quand ils dérivent, etc...).

Enfin voilà ...je voulais simplement t'encourager dans ta mise à jour régulière de ton blog, les livres rares que tu nous mets à disposition sont autant de précieuses informations, pour notamment les plus jeunes d'entre nous qui n'avons pas beaucoup connu la période Bourguiba. Ce que j'ai pu lire, a complètement changé ma vision de cette période.

J.B.N

09 décembre 2008

Mezri Hadded ou Mezri Haddad?: Réponse à Sami Ben Abdallah

658520563.jpgMardi 9 décembre 2008

Les bloc-Notes de Sami Ben Abdallah 

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Yes we can! Comment la France s’est débarrassé de la torture et comment elle contrôle sa « police politique ».Cliquez ICI

 

  Le livre rare: "Lettre ouverte à Habib Bourguiba" de Mohamed Mzali. Cliquez ICI

 

654067478.jpgL’Assassinat de Farhat Hached par « la main rouge »,«machine à tuer» des services secrets français.Cliquez ICI 

 

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 Tunisie Caricatures.Cliquez ICI

 

 

 

Après M. Ahmed Manai  et M. Ahmed Ibrahim (Premier secrétaire d’Ettajdid, parti légal), c’est M. Mezri Haddad qui réagit  suite à un compte rendu publié par le blog samibenabdallah.com

 

 

Mezri Hadded: Réponse à  Sami Ben Abdallah

 

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Mezri Haddad

 

Je viens de lire le compte rendu que M.Sami Ben Abdallah a fait de la conférence-débat que l’ACAT a organisé autour du livre de madame Béatrice Hibou, consacré à la Tunisie. Il a de façon fidèle et synthétique relaté les propos de la sociologue ainsi qu’une partie de l’échange entre celle-ci et l’auditoire.

 

Je voudrai néanmoins revenir sur quelques points anecdotiques qui pourraient prêter à confusion politique et susciter chez certains amis ou ennemis des efforts exégétiques bien inutiles. M.Ben Abdallah écrit que « Le philosophe, le journaliste, l’ancien opposant, le penseur (à vous de choisir), Mezri Haddad, était présent. En se présentant avant de poser sa question, il a déclaré je suis un Kouchner sans ministère ». Il écrit aussi à propos de la discussion privée que j’ai eu avec lui : «Il a évité habilement d’expliquer le pourquoi de son absence de la scène politico-médiatique tunisienne ou française, annonçant au passage qu’il reviendra à l’écriture politique… ».

 

« Philosophe » et « penseur » sont des attributs qui me suffisent très amplement. Ce sont des qualités intrinsèques que je ne dois à personne. J’ai gagné ces titres après 17 années de dur labeur, passées sur les bancs de la Sorbonne à étudier la philosophie, la sociologie, le droit, l’histoire et les sciences politiques. Je sais que cela indispose mes détracteurs, particulièrement ceux qui n’ont pas été capable de décrocher le moindre diplôme universitaire. Ils peuvent s’y mettre –mieux vaut tard que jamais- plutôt que de courir derrière des « diplômes » en matière de droit de l’homme et de démocratie.

 

 

619632637.jpgAvant le début de la conférence, et en aparté, j’ai discuté avec Béatrice Hibou. « Je suis un tel, auteur notamment de Carthage ne sera pas détruite. Je suis venu vous écouter après avoir lu votre essai que j’ai trouvé à la fois discutable et intéressant. Je regrette seulement que vous n’ayez pas lu le mien, ce qui aurait pu vous faire éviter la reproduction de certains lieux communs dont on connaît l’essence… ». Votre nom me dit quelque chose, m’a-t-elle répondu et d’ajouter : « Vous savez que mon livre n’est pas en vente en Tunisie… ».

 

 

 

Dix minutes avant la conférence, une personne française qui a entendu cette discussion m’interpelle sur un ton faussement gentil : « Je vois qui vous êtes, c’est vous qui étiez de gauche et qui défendez maintenant Ben Ali ? ». « Vous avez partiellement raison monsieur :  primo ce n’est pas maintenant que je défends le président Ben Ali mais depuis déjà dix ans. Secundo je n’ai jamais été entièrement de gauche, mais simplement un libre penseur engagé dans le débat politique tuniso-tunisien ». Par humour et analogie, j’ai ajouté à cette personne vraisemblablement progressiste que « c’est Bernard Kouchner qui était de gauche et qui est maintenant ministre sous la présidence de Sarkozy. Je suis en quelque sorte un Kouchner sans ministère ! ».

 

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Par cette allusion à Kouchner, j’ai voulu signifier que la culpabilisation et la moralisation ne m’impressionne guère ; que dans mes  choix politiques, je n’ai pas de leçon à recevoir de qui que ce soit. Comme nul n’est parfait, j’avoue mon péché majeur : je n’ai jamais accepté et je n’accepterai jamais le discours paternaliste, condescendant et culpabilisateur de certains observateurs étrangers qui voient la paille dans les yeux d’autrui et pas la poutre dans leurs propres yeux, pour paraphraser les Evangiles. Ce n’est pas du tout, je tiens à le préciser, le cas de madame Hibou, dont le livre autant que la conférence -hormis quelques stéréotypes regrettables puisés dans l’image que certains ont donné de la Tunisie et non point de la réalité profonde de notre pays-  dénotent un esprit résolument scientifique, souvent objectif et parfaitement respectueux du peuple tunisien et de son élite politique. Ce n’est pas le moment de donner mon opinion sur un livre dont je recommande la lecture.

 

 

 

 

Pour le confondre, on avait jadis posé la question à Jean-Paul Sartre –icône de la gauche française – qui a mordicus défendu l’URSS même après les révélations du Goulag par Soljenitsyne. Qu’a-t-il répondu ? « Oui, j’ai défendu le communisme soviétique ; oui, je suis maintenant critique de ce système. L’affaire est close ». Toute proportion gardée –car, je ne suis pas Sartre et la Tunisie est radicalement aux antipodes de l’URSS- je pourrais user de la même casuistique sartrienne pour faire taire les donneurs de leçons et autres directeurs de conscience. Non, je préfère convaincre ceux qui s’opposent ou ceux qui doutent par des arguments percutants qu’aucun protagoniste de bonne foi n’est en mesure de contester.

 

« l’Histoire  donné raison à Ben Ali sur bien des questions brûlantes » Mezri Haddad

 

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 Démarche pédagogique, politique et philosophique déjà entreprise dans mon livre Carthage ne sera pas détruite. Avant que j’aille moi-même dans le sens de l’histoire, celle-ci a donné raison à Ben Ali sur bien des questions brûlantes : la menace globale du terrorisme, le dosage graduel du processus démocratique, la nécessité impérieuse du développement économique, l’obligation morale de protéger les pauvres des effets pervers de la mondialisation capitaliste…Le terrorisme qui frappe partout dans le monde et la crise économique et financière dont on comptera bientôt les victimes par dizaines de millions, ne sont-ils pas autant de faits qui confirment a posteriori la sagesse et l’adresse des choix stratégiques de nos gouvernants ?

 

 

Je reviens maintenant à mon allusion à Kouchner. Lorsque j’ai pris la parole à l’ouverture du débat, j’ai dit : « Par égard aux auditeurs ici présents, je voudrai répéter ce que j’ai dit tout à l’heure : je suis clairement avec le président Ben Ali, en quelque sorte un Kouchner sans ministère ». En d’autres termes, je n’ai aucun scrupule, aucune gêne, aucun complexe, aucun problème, aucune culpabilité à être après avoir été : un penseur fermement engagé dans la défense des acquis de mon pays et la préservation de sa souveraineté absolue.

 

L’affaire est close comme dirait le pape de l’existentialisme et du gauchisme (Sartre) qui, soit dit en passant, continuait à faire jouer ses pièces de théâtres à Paris sous l’occupation allemande, alors que Malraux était aux côtés de De Gaulle à Londres !

 

547280558.jpgCe n’est pas là une critique que j’adresse à l’ensemble de la gauche française ou tunisienne d’ailleurs, parmi lesquelles je compte bien des amis et dont je respecte les valeurs, mais simplement aux minorités caviardisées et opportunistes au sein des deux gauches. Dernier exemple en date, celui du commando humanitaire avec à sa tête Marie-Georges Buffet. Plutôt que de mettre de l’ordre dans son parti dont l’implosion est bien entamé et qui risque de tomber à -1%, celle-ci préfère s’occuper de l’état des droits de l’homme en Tunisie.

 

Je profite de cette occasion pour dire le plaisir que j’ai eu à faire la connaissance de M.Ben Abdallah dont je connaissais déjà la plume audacieuse et caustique. J’ai beaucoup apprécié sa vivacité d’esprit, son intelligence et sa franchise dans les propos qu’il m’a tenu. Même si je n’écris plus avec la même prodigalité qu’autrefois, que je ne possède pas de blog, que je ne suis pas inscrit sur facebook, que je ne participe pas aux échanges entre internautes…, je n’ai jamais abandonné l’écriture politique. C’est qu’il y a un temps à tout. Un temps à l’instant, un temps à l’histoire ; un temps à l’action, un temps à la réflexion ; un temps à l’expression, un temps à la méditation ; un temps à la production, un temps au bilan…Quant à ma « Résurrection politico-médiatique ou annonces sans lendemain », c’est en effet l’avenir qui le dira. Verra qui vivra !

 

Aïd Mabrouk à tous.

 

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Mezri Haddad

Contacter Mezri Haddad: mez.haddad@wanadoo.fr

 

 

 

 

Source: Le site de la présidence de la République tunisienne. Cliquez ICI

 

 

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Le Président Zine El Abidine Ben Ali reçoit l'écrivain tunisien Mezri Haddad  

26 septembre 2002

 

Le Président Zine El Abidine Ben Ali a reçu M. Mezri Haddad, écrivain tunisien résidant à l'étranger, qui a offert au Chef de l'Etat son dernier livre sur la Tunisie.

21 novembre 2008

Le Premier Secrétaire d'Ettajdid réagit

M.Ahmed Brahim Premier Secrétaire d'Ettajdid ( Parti reconnu par le pouvoir) que j'ai eu "la chance" de rencontrer à Paris n'est pas d'accord sur la couverture que j'ai faite de sa réunion . Il m'a écrit et je publie ses deux réactions.

Mise au point:

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1752944366.2.pngCher ami,
Je viens de prendre connaissance de la couverture de la réunion de mardi soir publiée sur votre blog. Je salue votre enthousiasme et l'effort que vous faites pour une information vivante et libre de toute entrave. Ce n'est pas à moi de vous rappeler que si le commentaire est et doit rester libre l'information doit être fidèle aux faits qu'elle est censée rapporter. Sans vouloir discuter vos impressions ni certains de vos commentaires intempestifs, j'aimerais attirer votre attention sur les passages suivants de votre reportage avec, en italiques, les précisions que je juge nécessaires.
En vous souhaitant bon courage.
Amicalement
Ahmed Brahim


I) Extraits de votre blog

 

 

« Si Ahmed, maintenant que vous pouvez vous présenter grâce à l’amendement exceptionnel de la Constitution, pourquoi vos députés ne soutiennent pas le droit de Nejib Chebbi d’être candidat ? ».

Ahmed Ibrahim n’a pas eu le temps de me répondre. La réunion a commencé.

Au milieu de son discours : Je pose la même question en demandant une réponse concrète.

Réponse d’Ahmed Ibrahim :

« Nejib Chebbi peut toujours écrire aux députés d’Ettajdid pour les inviter à soutenir sa candidature (comme il l’a fait dans le passé. Ces derniers étant « libres » de le soutenir ou de lui refuser ce soutien »

Moralité de l’histoire : Ettajdid refuse de soutenir le droit de Nejib Chebbi à se présenter aux présidentielles. Ses députés peuvent pourtant parrainer sa candidature.
Du coup, tout le discours d’Ettajdid sur la démocratie et les libertés pose un problème de cohérence et de crédibilité.
[...]

Son discours a connu deux temps : une première partie où il était réellement sincère politiquement parlant, s’est attardé sur des questions utiles et a endossé les habits d’un rassembleur. Et une seconde partie où il a fait carrément dans la langue de bois et dans le défaitisme en reprenant à son compte la logique du pouvoir à propos des candidatures légales et illégales (allusion à la candidature de Nejib Chebbi).

II)Précisions


Vous avez effectivement posé la question pendant le débat mais vous ne semblez pas m'avoir écouté (ou entendu?) car la réponse que vous m'attribuez n'a rien à voir avec ce que j'ai dit, à savoir:


* Que notre mouvement a soutenu et soutient le droit de tous, notamment les personnalités des partis légaux, à se porter candidats. Nous nous sommes opposés au texte de l'amendement de l'article 40 de la constitution et nos députés ont été quasiment les seuls à voter contre.


* Que dès l'annonce de la volonté de Néjib Chebbi de présenter sa candidature, notre journal, Attariq Al Jadid, a soutenu son droit de le faire. Dans un article signé par un membre du secrétariat (Hatem Chaabouni) il a même été écrit qu'on encourageait une telle initiative;


* L'hypothèse d'un recours de Néjib Chebbi au parrainage des députés n'a aucune portée pratique. S'il demandait à nos députés de parrainer sa candidature, il ne fait aucun doute qu'ils la lui accorderaient, mais ils ne sont malheureusement que trois, ce qui est loin du nombre exigé par la loi constitutionnelle (30 députés)


* sur ce que vous appelez «défaitisme» et reprise de la «logique du pouvoir», je vous rappelle simplement (car vous ne semblez pas m'avoir écouté avec assez d'attention) que j'ai simplement parlé de la nécessaire distinction entre ce qui est souhaitable (au nom du principe de respect sans exclusive de la liberté de candidature) et ce qui sera effectivement possible aux termes de la loi. Une grande partie de mon intervention a été pécisément consacrée à la nécessaire action unie de tous les démocrates pour faire concorder le «possible» avec le «souhaitable»!

Votre conclusion hâtive et contraire aux faits sur notre prétendu «manque de cohérence et de crédibilité» est donc pour le moins basée sur un «mal entendu» (au sens littéral du terme) qui vous a amené à m'attribuer (sans doute sans le vouloir) des positions contraires aux miennes et à celles de mon parti!.

 

Protégeons les élections contre la censure préalable !*

Ahmed Brahim



A moins d’un an des élections présidentielles et législatives, on continue, dans les sphères du pouvoir, à faire la sourde oreille aux revendications des partis d’opposition pour une ouverture substantielle des moyens d’information sur la diversité des sensibilités et des opinions et pour la levée des restrictions sur l’activité politique normale.
Tout se passe comme si les partisans de l’autoritarisme le plus sourcilleux et de l’hégémonisme sans partage du parti et de la pensée uniques avaient cédé à la tentation trop facile d’essayer de faire des consultations électorales de 2009 un terne remake des précédentes, c’est-à-dire une sorte de plébiscite unanimiste sous les dehors d’un pluralisme de façade et d’un simulacre de compétition.

Loin de moi de vouloir faire à quiconque un quelconque procès d’intention !
Mais que doit-on comprendre quand on voit cette campagne électorale unilatérale entamée depuis plus d’une année, qui mobilise tous les moyens de l’Etat, monopolise tous les médias officiels et confisque tous les espaces publics pour un seul candidat et un seul parti, alors que pas une minute à la radio ou à la télévision, pas un empan sur les murs de nos villes, pas une colonne dans nos journaux nationaux n’est concédée aux autres candidats et aux autres partis, à l’exception des rares apparitions permises à ceux qui acceptent leur satellisation ?

Quel message veulent-ils transmettre à l’opinion, ces propagandistes zélés qui répètent à qui mieux mieux et à coups de superlatifs le slogan du « choix unique » et qui semblent être entrés en compétition entre eux pour accroître jour après jour dans leurs communes et leurs quartiers respectifs, la densité de certaines affiches au kilomètre carré ?

Ceux qui poussent dans le sens du verrouillage intégral ont-ils réfléchi aux conséquences désastreuse que leurs emportements peuvent avoir sur la crédibilité du discours pour ainsi dire fondateur du régime qu’ils prétendent défendre ?

Le bilan du gouvernement est-il à ce point fragile que l’entrée dans la compétition électorale de candidats dont les troupes « ne rempliraient même pas un train » - comme je l’ai entendu répéter dans certains milieux officieux – risquerait de menacer la stabilité du régime ou même d’entamer le caractère plus que confortable de la majorité dont il dispose ?

Si son bilan économique et social est ce qu’il est, le pouvoir n’a-t-il pas tout à gagner à se donner les moyens de se prévaloir d’une avancée significative sur la voie de la démocratisation ?

Une réforme du système électoral permettant simplement d’assurer la vérité du vote et de faire des résultats de la consultation un reflet fidèle de la configuration des forces politiques est-elle un prix trop fort pour asseoir la stabilité du pays sur des bases démocratiques ?

Une ouverture des moyens d’information de masse à tous les candidats et à tous les partis pour qu’ils puissent, sans attendre les quelques jours de la campagne officielle, faire connaître leurs positions et leurs projets est-elle vraiment si « risquée » pour justifier tant de frilosité ?

On a beau envisager la question sous toutes les coutures, la cohérence interne de la démarche adoptée jusqu’ici demeure incompréhensible ou, du moins, inconséquente.
Ainsi, par exemple, on a de la peine à saisir la logique qui sous-tend la composition du Conseil Supérieur de la Communication et la conception de sa mission.

a) Si la présence de représentants des partis est nécessaire, comme nous le pensons, pourquoi en avoir explicitement limité le nombre à 5, alors qu’il y a dans le pays 9 partis reconnus ? Si le critère de la représentation au parlement est juste, ce qui est contestable, pourquoi le mouvement Ettajdid se trouve-t-il être le seul parti parlementaire exclu du Conseil ? Tout cela s’apparente davantage au monolithisme qu’à la diversité, condition minimale de pluralisme ! Tout cela tient plus de la volonté de s’assurer du suivisme et de la partialité de Conseil que de la volonté de lui garantir autonomie et neutralité.
b) Si le rôle de ce Conseil est de veiller à l’extension des espaces de l’expression plurielle et à leur répartition équitable entre les divers partis et les diverses sensibilités, on ne comprend pas pourquoi la première mission que l’on veut lui confier est celle « d’évaluer les enregistrements (des candidats à la radio et à la télévision) et de s’assurer de l’absence de toute transgression des textes de lois en vigueur » et de décider unilatéralement de supprimer les passages que son président jugera « contraires à l’esprit de la loi ». Celui-ci, ou son représentant, a même la latitude de décider immédiatement « de s’opposer à la diffusion de l’enregistrement » dans sa totalité au cas où le candidat n’accepterait pas ce genre de censure !.

C’est là un bien mauvais départ pour un organe qui vient tout juste de tenir sa première réunion. La mesure annoncée revient, en effet, à dévoyer de sa véritable mission un CSC dont le S contenu dans le sigle devrait être lu comme correspondant à « Supérieur » (ce qui suppose de la hauteur par rapport aux différentes sensibilités) et non pas comme corespondant à « Surveillance » de la communication de sensibilités bien déterminées, celles de l’opposition ! Plus grave encore, l’exercice de cette fonction contre nature en période électorale risque de faire de notre pays le seul pays du monde, à ma connaissance, où la censure a priori soit légalement imposée aux interventions des candidats.

Il est vrai que la pratique de ce genre de censure a déjà fait des victimes par le passé. Elle avait frappé le manifeste de notre candidat aux présidentielles de 2004 qui fut autoritairement bloqué dans les imprimeries, ainsi que les interventions à la télévision de cinq de nos têtes de listes aux législatives que la direction de la RTT reçut l’ordre de ne pas diffuser. Mais ce qui s’était fait à l’époque « en catimini » risque d’être accompli désormais en toute légalité, conformément à ce que le président du CSC jugera non conforme à « l’esprit de la loi ». Il va sans dire qu’une telle légalisation ne donne à cette forme de censure aucune légitimité, bien au contraire, car elle est tout à fait anticonstitutionnelle.

D’autre part cette mesure, si elle était maintenue, constituerait un précédent grave, car elle pourrait conduire, en vertu de ce souci de conformité avec ce fameux « esprit de la loi », à rétablir la censure préalable sur les journaux (en nommant par exemple un Monsieur Censure auprès des comités de rédaction des journaux indépendants, doté du pouvoir discrétionnaire de supprimer tel ou tel article ou même la totalité de l’édition !)

Notre souhait est qu’on soumette ce genre de mesure à une réflexion sérieuse qui tienne compte de ses conséquences désastreuses sur la vie politique et sur la crédibilité du processus électoral. Notre pays ne peut supporter une aggravation du verrouillage. Ce qu’il attend, ce que son élite et sa jeunesse attendent, c’est davantage d’ouverture, c’est un changement radical de mentalité qui rompe avec les tentations du parti unique et les illusions d’un pluralisme de décor devenu tout à fait contre-productif. Notre peuple veut un changement de conception et de méthode qui envisage de façon radicalement nouvelle les prochaines élections, en rompant avec l’hégémonisme et la frilosité autoritaire, pour ouvrir enfin les horizons d’un véritable tournant démocratique qui n’a été que trop longtemps différé !
Ahmed Brahim
* Article paru dans Attariq Al Jadid n° 102 (partie en langue française)daté du samedi 16 novembre 2009

 

 

 

VIE POLITIQUE/SOCIETE CIVILE

Ahmed Brahim, Premier Secrétaire d'Ettajdid : « Les signaux qu'attend l'opinion de 2009 : La promulgation d'une loi d'amnistie générale ; la liberté d'expression et les garanties de transparence de ces élections ».ICI

13 novembre 2008

Appel au Président de la République

 

167849475.jpg178527472.jpgMonsieur le président,

 

Un ancien prisonnier islamiste (Abdellatif Bouhjila) observe une grève de la faim depuis le 2 octobre pour réclamer des soins et un passeport. Son état est devenu assez alarmant et votre intervention est  nécessaire.

30 septembre 2008

Ahmed Manai répond à ses détracteurs et lance de graves accusations à l’encontre d’Ennahdha et de M.Rached Ghannouchi

Blog de Sami Ben Abdallah www.samibenabdallah.com

 

Après 17 ans à l’étranger. Ahmed Manai a décidé de renoncer à son statut de réfugié politique et de rentrer en Tunisie.
Avant de rentrer,  il répond à ses détracteurs et lance des accusations  assez graves à l’encontre du Mouvement Islamiste Ennahdha et son Chef, M. Rached Ghannouchi.
Il s’agit  de faits, qui 18 ans après, suscitent  encore des polémiques. En 1990, une vraie répression s’abat sur les dissidents tunisiens. Le Pouvoir s’était défendu en soulignant qu’il réagissait  par réflexe de survie face à une seconde tentative organisée par Ennahdha. Et ce dernier dénonce une machination arguant de son innocence.
Il y a eu une première tentative de Coup d’Etat islamite en Tunisie  prévue pour le 8 Novembre 1987 (Le groupe sécuritaire (1), Lire les explications des leaders d’Ennahdha dans l’islamisme au Maghreb de François Burgat). Cette tentative a été avortée suite au changement du 7 novembre 1987. Mais la seconde vraie/fausse tentative du groupe sécuritaire (2) qui serait composé dans sa majorité par les mêmes éléments  du groupe sécuritaire (1) est restée mystérieuse. Y-a-t-il eu une tentative d’abattre l’avion du Président Ben Ali par un missile Stinger ? (comme l’a soutenu le pouvoir ?) ou une autre tentative ? ou s’agit-il d’une fabrication des « services tunisiens » pour verrouiller l’espace des libertés ? A supposer qu'il y ait eu une tentative de prendre le pouvoir par la force,  cela justifie-t-il la répression qui n’a épargné personne ?
Rappel des faits  par Sami Ben Abdallah
Dans sa réaction, Ahmed Manai apporte quelques éléments de réponse.

 

"Au bout de moins de trois mois, j’avais réuni suffisamment d’indices, juste des indices, et quelques bribes de confidence, sur le véritable projet d’Ennahda pour me décider à quitter ce Comité et à transmettre à Rached Ghannouchi « qu’il aurait dû me prévenir de son intention de renverser le régime pour me décider en connaissance de cause ». C’était au mois d’août 1991. En bon musulman, Habib Mokni qui sait par cœur la Sourate Al-Asr, ne manquera pas de signaler ce détail dans ses mémoires puisqu’il était l’un des membres de ce Comité et mon messager !" Ahmed Manai

 

"Pour revenir à ces minables, dont certains, y compris une femme membre de leur Majless Choura, m’ont inondé d’injures au téléphone, très courageusement sous couvert d’anonymat bien sûr, pourquoi  m’en veulent-ils tant ? Pour avoir déclaré sur Al Jazzera, le 12 juin 2008, qu’Ennahda a fait deux piètres tentatives de coup d’Etat ?" Ahmed Manai

"j’ai obtenu mon passeport le samedi 20 septembre 2008".Ahmed Manai

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18 septembre 2008

Tunisie, Retour des exilés: Peux-tu écrire sur ma tombe :« Cet homme est mort, mais il a aimé profondément défendre son pays, la Tunisie... ! »

Blog de Sami Ben Abdallah www.samibenabdallah.com



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Article 11 de la Constitution tunisienne:
"Aucun citoyen ne peut être banni du territoire national ni empêché d'y retourner".


Il s'agit d'un mail  que j’ai reçu…il se passe de tout commentaire.J’espère que toutes les bonnes volontés au pouvoir, dans la société tunisienne (journalistes, avocats…etc),dans les oppositions, des Tunisiens et Tunisiennes  s’unissent pour mettre fin au calvaire des exilés tunisiens.

 

Sami Ben Abdallah

* Merci à M.Abdo Maalaoui qui a accepté que son mail soit publié

 

Peux-tu écrire sur ma tombe :

« Cet homme est mort, mais il a aimé profondément défendre son pays, la Tunisie... ! »


« Je suis convaincu que de rester tant d'années, privé de ce qu'on est ... je peux te garantir que ce n'est pas facile surtout quant on avance dans l'âge... Quand j'étais jeune, j'ai passé 10 ans en exil (76 -86) (..) mais ça était plus facile, mais maintenant, c'est extrêmement difficile moralement. Je suis canadien et je suis parmi les privilégiés, j'ai un bon boulot, une bonne famille, des bons amis, je fais ce que je veux, je n'ai jamais eu un problème au Canada. En 37 ans, je n'ai jamais été arrêté par un policier.

Humblement, la Tunisie me manque beaucoup, ma famille en Tunisie me manque terriblement, et je ne sais pas quoi faire ....?.
J'ai accepté le décès de ma chère et tendre mère mais j'ai la difficulté d'accepter de devenir un orphelin du pays que j'aime et que je défend par amour depuis l'âge de 17 ans (l'âge de mon départ du pays).(..) À ce que sache, la Tunisie m'appartient aussi, que je l'aime ou je la déteste, c'est mon affaire, c'est ma patrie, elle fait partie de ce que je suis !

Rien ne vaut ce sacrifice (..) d'être privé de ceux qu'on aime surtout quand on sait qu'on a encore un vieux père âgé de 82 ans seul et des membres de ma famille que je ne connais pas, surtout les jeunes qui ont grandi ! J'ai déjà perdu ma mère, il y a presque deux ans sans être capable de lui dire à vive voix que je l'aimais !

(..)

Je trouve que c'est injuste que des gens de notre âge qui ont étudié à l'étranger et qui sont retournés au pays.  (…)

Le monde est l'envers, une bonne partie de ses personnes a milité avec nous contre les diverses dictatures, le racisme et les injustices et voilà aujourd'hui pour garder les petits « faux » privilèges de voitures de fonction, de primes de 16ème mois, du petit pouvoir  qu'on lui a donné … etc.


Maintenant, il y a des frères (de gauche ou de droite ou du centre ou du haut et du bas) qui capitalisent sur notre malheur, je peux te confirmer qu'ils ne gagneront rien et que tous leurs calculs sont faux !

(..)

Ceux qui essayent de marchander avec notre malheur... la vie s'en chargera un jour ... La vieillesse pourrait être un bonheur pour certain, mais aussi elle pourrai devenir un pénible cauchemar pour d'autres...

J'ai vécu une expérience sur le pouvoir :

celle de Hédi Nouri (Ancien Premier Ministre tunisien) qui était malade sur une chaise roulante complètement abandonné par sa famille, il lui restait comme vrai ami son jardinier et Monsieur Nabi, son ex-conseiller !

(..) 

C'est pénible de mourir en exil mais je suis convaincu que c'est beaucoup mieux que d'attendre la mort comme Hedi  Nouira (..)!

(..)

Je t'ai écrit sans calcul,(..)  je suis un simple humain qui déteste l'injustice et le mépris ! Les étiquettes qu'on me collent ne me dérangent plus maintenant, c'est comme une plaque d'immatriculation, ça ne change rien à une voiture ! Depuis qu'on a découvert les tests d'ADN, ne pas avoir un passeport tunisien ne me dérange pas non plus ! Le sang qui coule dans mes veines est et restera toujours et pour toujours tunisien ! Je n'ai pas besoin d'un papier pour confirmer que je suis tunisien, je n'ai pas besoin de la signature du Ministère de l’intérieur ou de l'Extérieur pour me sentir Tunisien ! (..)

Je n'ai plus de place pour la haine ! Je crois vraiment à l'amour entre les hommes ! Je m'accroche à cela ! C'est un défi quotidien pour moi, de continuer de croire que l'Homme tunisien au pouvoir ...(...)

S'il te plaît, si un jour je meurs en exil, je sais que je  serai enterré dans le pays, peux-tu cher frère écrire sur ma tombe : « Cet homme est mort, mais il a aimé profondément défendre son pays... ! »

Fraternellement Abdo !

Abdo MAALAOUI, mba

maalaoui@yahoo.com

Adresse au Canada / Montréal
Tél. : 1 (514) 526-09-38
Fax : 1 (514)526-51-57