03 novembre 2009

La torture en Tunisie

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Précision :

Tous les témoignages (liste non exhaustive) ci-dessous sont extraits d’ouvrages parus en Tunisie et qui sont vendus dans les librairies tunisiennes. Il suffit de les acheter et de les lire. La mise en ligne de ces extraits est faite à titre indicative, l’achat des ouvrages est fortement recommandé.

 

 

 

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http://www.sendspace.com/file/n43yrk


Actualisez ou rafraichissez la page internet si le lien ne s'affiche pas sur sendspace.

 




Des tortionnaires de la police politique tunisienne auraient utilisé contre les Opposants de Gauche sous Habib Bourguiba  les mêmes méthodes que les américains avaient utilisées contre les Irakiens....
Alors que les Tunisiens et les Tunisiennes "applaudissaient" l'Etat "moderne" fondé par Habib Bourguiba...
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Tout savbvoir sur Perspectives, des ouvrages:
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الحقيقة حول الفتنة في الجامعة" هذا الكتاب أصدره الحزب الاشتراكي الدستوري في مارس 1968
حول ما جرى في الجامعة آنذاك من أحداث، وكان الكتاب تمهيدا لمحاكمة تيارات طلابية سياسية على رأسها مجموعة برسبكتيف إلى جانب الشيوعيين والبعثيين
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Brisez le mur du silence..surtout pour ceux et celles de ma génération qui ne savaient pas ce qu'était la Tunisie sous Habib Bourguiba....l'histoire de la Tunisie doit être connue et comprise par tous ceux qui se considèrent Tunisiens et tunisiennes car "Ceux qui ne comprennent as leur histoire sont condamnés à la revivre"...

 

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19 juillet 2009

Ahmed Tlili: Sa lettre ouverte à Habib Bourguiba en 1966

 

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Alors qu’il était en exil en France, feu Ahmed Tlili a adressé une lettre ouverte à Habib Bourguiba  dans laquelle il fait le bilan de la Tunisie  aux lendemains de l’indépendance :

 

Injustices, corruption et répression des oppositions…

http://www.sendspace.com/file/q42r4y

ou Cliquez ICI

 

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09 juillet 2009

Tunisie: Poulet rôti pour les "patriotes" de l'Etat moderne"

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La torture du poulet rôti, appelé aussi, le perroquet, le trapèze et le poulet sur chaise

 



Témoignage d’une victime :

 

 

 

On me conduisit directement dans la salle des tortures. D'entrée de jeu, on passa à la position du PERROQUET, dont j'avais beaucoup entendu parler.


On me fit asseoir sur le sol toujours bandeau aux yeux, on me plia les genoux jusqu'à ce qu'ils touchent ma poitrine, comme on fait dans une posture yoga. A l'aide d'une ficelle, on me lia les mains aux pieds. Et hop ! on me souleva et déposa sur une table à l'aide d'une tringle métallique qu'on avait glissée sous les genoux. On commença à me fouetter la plante des pieds. Des coups secs qui me firent crier. En fait, j'en rajoutais. Car le plus atroce ne vint que quelques minutes plus tard, lorsque je sentis une main ouvrir ma bouche, s'employant à garder mes mâchoires ouvertes, et une autre me verser des jets d'eau à l'intérieur de la bouche. Je sentis deux doigts me boucher les deux fosses nasales, pour couper toute respiration. De l'eau versée dans la bouche que je ne pouvais avaler, du moins en totalité. Et chaque fois que je voulais inhaler de l'air, j'avalais de travers, ce qui m'étranglait. Quelques secondes d'asphyxie suffisaient pour que je commence à éprouver le supplice de la mort. Par intervalles, on marquait une pause au cours de laquelle on cessait de verser de l'eau pour me déboucher le nez. Ça me soulageait. Mais on reprenait juste quelques secondes après, jusqu'a étranglement-asphyxie-supplice de la mort. Une autre pause, puis on remettait ça.


Combien dura l'épreuve ? Aucune idée. En tout cas, jusqu'à que je sentisse mes os craquer à l'intérieur de ma chair.


D'avoir la respiration coupée procurait la sensation d'une mort imminente. Tout aussi atroce, ce sentiment désespérant d'être seul, abandonné par tout le monde, livré à ces rapaces dépourvus de toute humanité. Sans aucun secours : ni famille, ni amis, ni camarades ; personne. Mon mètre 67 et mes 58 kilos se transformèrent entre leurs mains en un bout de chair sans défense. Je n'avais pas levé le doigt (car on vous demandait de lever l'index si jamais vous consentiez à avouer). Non pas parce que je supportais la torture et m'obstinais à ne rien lâcher pour jouer les héros. Mais parce que je ne savais pas exactement quoi leur dire, quoi leur avouer.



On me déposa par terre. Quel soulagement pour mes épaules qui avaient supporté tout le poids de mon corps ! On me délia les pieds et les mains. On me les malaxa, frictionna, tripota pour déboucher les veines et permettre au sang de refluer dedans. Ils me forcèrent à me relever et à marcher sur les pieds, devant eux ; ils m'assenaient des coups sur le dos, et des coups de pied au cul, pour que je coure plus vite. On me fit rejoindre ma place dans le couloir, titubant sur mes pieds, trempé jusqu'aux os.

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Quelques témoignages:

En 1968, Béji Caid Essebsi était le Ministre de l’intérieur, Tahar Belkhoja, le Directeur général de la Sureté, Mohamed Ali Gasri, le directeur de la Direction de la Sureté d’Etat (la brigade de la police politique)… 40 ans après les faits, Tahar Belkhoja, Béji Caid Essebsi , Mohamed Sayah ont publié leurs mémoires…Cependant, personne d’eux n’a eu le courage politique de se rappeler de la torture qu’il cautionnait quand il était au pouvoir.

 

 

 

Cliquez sur Play (Le triangle)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Extrait de « Les sabots en or », un film de Nouri Bouzid.1988 – 35 mm – 104 minutes. Titre original : Sfayah min dhahab. Palmarès : Grand prix du festival de Khouribga 1988, prix d’interprétation masculine JCC 1988, prix d’interprétation masculine au festival de Valences 1988.

Le réalisateur Nouri Bouzid a été sauvagement torturé sous Habib Bourguiba pour avoir fait adhéré à Perspectives (l’extrême Gauche sous Habib Bourguiba)

 

 

 

Feu Mohamed Charfi ( ex Ministre de l'enseignement et de l'éducation nationale en Tunisie de 1989-1994)

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C'était en 1968

pp 108-109. Extrait de « Mon combat pour les Lumières », de Mohamed Charfi, Zellige, France, 2009, préface de Bertrand Delanoë. feu Mohamed Charfi est décédé le 6 juin 2008, paix à son âme)]


Un quart d’heure après, la menace est mise à exécution. On apporte le matériel de ce qu’on a appelé plus tard le « supplice de l’hélicoptère » ou du « poulet grillé » et on m’ordonne de me déshabiller. Je refuse. C’est alors que trois flics se sont mis à me battre, d’abord à coup de poing et de pied, puis deux me tenant collé au mur et l’autre me frappant avec un bâton. J’ai reçu des coups sur l’ensemble du corps, cela me faisait de plus en plus mal, mais je supportais encore. Quand j’ai reçu des coups de bâton sur le visage, cela m’a fait très mal, notamment un mal de tête terrible ; je me sentais sur le point de m’évanouir. Dés lors, je me suis mis à me protéger le visage avec mes mains, mais ces dernières, après avoir reçu des dizaines de coups, me brulaient à un degré insupportable. Quand j’ai réalisé qu’elles étaient ensanglantées, j’ai commencé à envisager de parler, car j’en pouvais plus. Je pense qu’on ne peut trouver en soi suffisamment d’énergie pour résister davantage que lorsqu’on a de véritables secrets à protéger. Or ce n’était pas mon cas, puisqu’on ne me demandait que de confirmer ce qu’ils savaient. Au bout d’un moment qui m’a semblé très long, mais que, honnêtement, je ne peux pas évaluer, j’ai donc dit que j’allais parler.

Dés ce mot, les tortionnaires se sont arrêtés de me battre et sont partis, deux autres policiers qui se voulaient aimables sont venus. J’étais dans un piteux état ; ils m’ont apporté un sceau d’eau pour me laver les mains et le visage, une chaise, des mouchoirs, un verre d’eau et un café. Ils voulaient m’interroger immédiatement. J’ai demandé une heure de répit, elle m’a été accordée. Je l’ai mise à profit pour panser mes blessures, reprendre mes esprits et me rappeler tout ce que les policiers m’avaient déjà dit qu’ils savaient.
Les policiers étaient tellement pressés de savoir ce que j’allais dire qu’ils se sont mis à trois, l’un posant les questions, l’autre transcrivant intégralement mes propos sans mise en forme ni frappe à la machine, tout cela sous la surveillance d’un troisième, le chef des tortionnaires, Hassen Abid. Je me suis évidemment contenté du strict minimum. Je suis certain que je ne leur ai donné aucune information, même de détail, qu’ils ne connaissaient déjà, d’après ce qu’ils m’avaient dit. J’ai eu la chance de n’avoir pas été arrêtés parmi les premiers. La police avait commencé par l’interrogatoire de certains militants de base, qui ont été battus, ont subi « l’hélicoptère » et ont dû souffrir énormément pour chaque fait qu’ils révélaient.



Temoignage de Feu Ahmed Othmani (Ahmed Othmani: figure du mouvement des droits de l’homme, victime de la répression et des procès politiques de l’extrême Gauche en Tunisie ( de 1966 à 1980) Ahmed Othmani fut entre autres président de Réforme Pénale Internationale, décédé le 8 décembre 2004).:

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Cette cour nous jugea en août 1968 pour les chefs d'inculpation suivants :

1°—« Complot contre la sûreté intérieure de l'Etat » ;

2° — « Appartenance à une organisation non autorisée » ;

5° — « Diffusion de fausses nouvelles » ;

4° — « Insultes contre des personnalités du régime et contre les envoyés des Etats-Unis et du Viêt-nam du Sud ».

Je fus condamné par cette cour à douze ans de prison ; et ma femme (qui fut expulsée auparavant) à cinq ans de prison par contumace.

La veille de mon arrestation par la police politique (Direction de la Sûreté du territoire, DST), la police parallèle du parti unique (le Parti socialiste destourien, PSD) m'a enlevé des locaux mêmes de l'Université avec d'autres dirigeants étudiants ; je fus sauvagement battu par eux et ils me jetèrent, évanoui, dans une ruelle sombre de la vieille ville.

Quant à la police politique, la DST, elle me soumit à toute sorte de tortures, physiques et morales. Tout d'abord, on me mit dans une chambre vide, on me dépouilla de mes vêtements et, nu, on m'obligea à me mettre à genoux et à tenir à bout de bras une lourde chaise ; chaque fois que, faiblissant, mes bras se baissaient, on me donnait des coups de cravache sur tout le corps. Ceci dura pendant des heures jusqu'à évanouissement. On me jetait alors de pleins seaux d'eau sur la tête et tout recommençait. Au bout de trois jours et trois nuits de ce traitement sans sommeil et sans nourriture, le rythme de ces évanouissements devenait plus rapide. Alors, on changea de méthodes. On me fit asseoir sur une chaise et on braqua sur mes yeux une forte lampe électrique, m'empêchant par des coups de chercher à me soustraire les yeux à son intensité aveuglante. Et cela, pendant plus de vingt-quatre heures sans interruption. Ce qui finit par provoquer chez moi des crises de nerfs de plus en plus fréquentes ; et je n'arrivais plus à ouvrir les yeux malgré les coups qui pleuvaient de toute part. A la suite de ce traitement, je suis resté plus d'un mois ne pouvant supporter la moindre clarté, et je fus atteint de myopie qui va en s'aggravant.

Puis, on me tortura avec des cigarettes qu'on éteignait sur tout mon corps, surtout les parties sensibles.

Les policiers me posaient constamment des questions sur mes opinions, l'organisation à laquelle j'appartenais, le nom des autres membres de ladite organisation, le matériel d'imprimerie (des ronéos artisanales et des machines à écrire). Cela continua pendant un mois et demi où alternaient les tortures physiques, les insultes et injures, les harcèlements continus, les pressions sur les amis et les parents restés en liberté, la privation de nourriture ou, quand j'ai déclaré une grève de la faim, la nourriture artificielle qu'on introduisait soit par le nez soit par l'anus.

Durant toute l'enquête, seule la police politique opérait, sans la moindre retenue, ni le moindre contrôle de la part des juges. Elle arrêtait les gens par centaines, fouillait, saisissait les biens, torturait nuit et jour. On ne recevait ni l'assistance d'un avocat, ni la visite des parents. On ne pouvait ni écrire ni recevoir de courrier et toute lecture était interdite. L'isolement total. Et aux souffrances physiques s'ajoutaient des souffrances morales plus accablantes encore.
(…)
on me traîna à la salle d'opération. On mit mes vêtements en lambeaux et, nu, on me lia les mains, on passa mes genoux entre mes mains liées et on introduisit une longue barre de fer ronde et lisse entre genoux et bras ; puis on me suspendit entre deux tables, tête en bas. Et les coups de pleuvoir, coups de cravache, de nerfs de bœuf, de gourdins, de tuyaux d'arrosage, sur tout le corps mais le plus gros sur la plante des pieds. De temps en temps, on mouillait les blessures, l'un versant de l'eau goutte à goutte, les autres frappant à tour de rôle, un troisième comptant les coups à haute voix. Une vieille connaissance, une crapule de flic, Hédi Kassem, s'exclamait auprès de ses collègues en disant : « Je lui ai donné cinq cents coups d'affilée et il n'a pas crié une seule fois. »

Une fois évanoui et les plantes des pieds insensibles, on me faisait descendre du perchoir, on me déliait et on m'obligeait à me traîner sur les pieds ; pour cela on m'attrapait le sexe et on me faisait courir en tirant dessus de toutes leurs forces ; puis, une fois debout, on recommençait les mêmes opérations : perchoir, coups, de l'eau goutte à goutte sur les plantes de pieds, sur les blessures saignantes, sur les paupières et sur le nez pour m'empêcher et de respirer et de me concentrer sur la souffrance. Ré-évanouissements, seaux d'eau glacée sur le visage, éther pour me réveiller... Puis le chef d'équipe des tortionnaires qui s'occupaient de moi, Abdeikader Tabka, envoya chercher une petite pince et se mit à arracher des lambeaux de chair saignante, d'entre les doigts de pieds, les ongles des pieds, les bouts tendres des doigts des pieds ; le sang coulait, et il versait sur les blessures de l'éther et de l'alcool à brûler, pour essayer de me faire hurler. Un autre versa de l'alcool sur les poils du pubis et sur les testicules et y mit le feu. Les brûlures mirent des mois à guérir et des traces très nettes en subsistent encore, et pour toute la vie... Huit heures de cet enfer, sans discontinuer. A la fin, il leur fut impossible de me réveiller. Alors ils me traînèrent par les pieds jusqu'à une pièce nue et m'attachèrent par de lourdes chaînes à des anneaux encastrés aux murs. Ils m'y laissèrent deux jours pendant lesquels je refusai de manger ou de leur adresser la parole.

Constamment gardé par quatre policiers qui, en plus, se surveillaient entre eux. Au bout de ces deux jours, une fois légèrement remis, la même équipe de tortionnaires composée de Abdeikader Tabka, Abdesslem Darghouth, un certain Mohsen et trois autres dont j'ai oublié les noms, me mirent une couverture sur la tête pour m'empêcher de voir, et me traînèrent jusqu'à une voiture.

Ils m'emmenèrent jusqu'à une ferme à douze kilomètres de Tunis, une ancienne ferme de colon français complètement isolée, et équipée par la DST pour les séances de torture. Là, on m'arracha les loques qui me restaient sur le corps, on me lia les poignets à une barre de fer, et me voilà de nouveau tout nu, suspendu entre deux tables, la tête en bas. Et de nouveau les coups avec le tuyau d'arrosage qui laisse moins de trace que les autres instruments, le goutte à goutte d'eau puante sur les paupières et le nez, pendant que le Tabka introduisait dans les orifices de mes oreilles des cure-dents et autres morceaux de bois qu'il faisait tourner et gratter, et le sang s'égouttait de mes deux oreilles. Puis, après une pause, on me mit à genoux et on m'introduisit un long tuyau de caoutchouc dans l'anus — sang et évanouissement. Nouvelle séance de perchoir et coups sur les plantes des pieds, cigarettes incandescentes sur les paupières, les lèvres, sur les testicules ; des cloques saignant partout. Ré-évanouissement et nouvelle pause — puis tout recommence. Pour rendre leur sensibilité aux plantes de mes pieds, on me f~ sait descendre dans les caves de la ferme et on m'y traînait avec de l'eau stagnante jusqu'aux genoux, toujours nu, en plein mois de décembre. Les tortionnaires se relayaient à la tâche ; pendant que les uns opéraient, les autres se reposaient, se saoulaient avec du gros rouge, téléphonaient à leurs petites amies, mangeaient et dormaient. A tour de rôle, vers la fin de la nuit, avec le même Tabka on mit par terre une bouteille de verre, un litre et on m'obligea à m'asseoir dessus. Tabka maintenait la bouteille et deux autres pesaient de toutes leurs forces sur mes épaules. Après les premiers déchirements, je m'évanouis et ne repris connaissance que couché, enchaîné dans ma cellule nue, à même le ciment. On dût me laisser me reposer pendant quelques jours, puis on revenait à la charge, avec, toutefois, plus de prudence, car j'étais très mal en point, très affaibli par mes blessures, et par la faim aussi puisque je refusais de rien manger depuis mon arrestation.

On venait me harceler à n'importe quelle heure du Jour et de la nuit, brûlures de cigarettes incandescentes, coups de poing et de cravache, bâtonnets introduits dans les tubes des oreilles, lavages forcés d'estomac... ; et bien sûr insultes, crachats au visage, et pendant que quelqu'un me maintenait la bouche ouverte à l'aide d'un crochet de fer, un autre ouvrait sa braguette en s'esclaffant et urinait dans ma bouche. Je me souviens surtout de Abdesslem Darghouth.

Après près d'un mois de ce régime de torture de leur part, et, de ma part, le refus de leur adresser la parole ni même de crier et encore moins de manger, le ministre de l'Intérieur envoya son chef de cabinet se rendre compte de mon état de santé, et tout de suite il ordonne d'arrêter les tortures, ne voulant pas de cadavre sur les bras.

Ce fut le chef de la DST qui vint me le signifier. Changeant complètement de ton, il me pria d'arrêter ma grève de la faim. Il accepta mes conditions : de ne plus être torturé, et de ne plus voir autour de moi tous ceux qui m'avaient torturé. Le 6 février 1974, on me transféra, encore affaibli, à la prison civile de Tunis, et on me mit dans un isoloir très malsain, le pire des cachots de la prison, toujours seul pendant quatre mois. Privé de visites, de livres, de papier, de stylo ; et on ne me donnait de quoi écrire qu'une fois par semaine, le temps d'écrire une lettre à ma femme.

Et parce que j'avais écrit au procureur pour protester contre les tabassages que des gardiens faisaient subir à un camarade devenu fou par suite des tortures, le surveillant-chef de la prison, Jelloul, et son gardien de service, Ahmed Abdeltif, me tabassèrent puis on me rasa le crâne et on me fit descendre à la cave de la prison, ne portant qu'un pantalon et une veste en loques et pleins de poux, à même la peau. On m'attacha à des chaînes de cinquante centimètres de long et on m'y laissa quatre jours, dans l'obscurité totale, couché à même le ciment, faisant mes besoins par terre juste à côté de moi, les chaînes m'empêchant d'aller plus loin. l'avais droit à deux cents grammes de pain noir et à un litre d'eau par vingt-quatre heures. Au bout de ces quatre jours, une fois dans mon cachot, j'ai écrit au juge d'instruction et au procureur pour porter plainte, mais on ne donna aucune suite à mes plaintes.

 

 



Témoignage de feu Noureddine Ben Khedr

 

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Témoignage de feu Noureddine Ben Khedr (extrait de l'ouvrage (Le rôle politique et culturel de Perspectives et des perspectivistes dans la Tunisie indépendante. Institut Temimi) . Dans ce témoignage, Ben Khedr évoque la torture sous Habib Bourguiba. « Le drame de la répression en Tunisie, c’est que tout le monde devient amnésique. Aujourd’hui, tous disent : « on ne savait pas ! ». C’est le comble du cynisme ! Je suis persuadé que, tôt ou tard, ce dossier s’ouvrira. Ce qu’il révélera sera terrible pour ceux qui croient aujourd’hui avoir échappé à la justice humaine. » . Noureddine Ben Kheder- ancien dirigeant de la gauche tunisienne, ancien prisonnier d'opinion (1936-2005)




Témoignage de Fethi Belhaj Yahiya (Paru dans son ouvrage, voir ci-dessous)

 

 

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Témoignage de  Gilbert Naccache (Paru dans son ouvrage, voir ci-dessous)



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Gilbert Naccache:

Qu'as-tu fait de ta jeunesse ?
Itinéraire d'un opposant au régime de Bourguiba (1954-1979)
Suivi de « Récits de prison »

Paru en : Avril 2009

 

Le dernier ouvrage de Gilbert Naccache (en vente en Tunisie et en France, il suffit de l’acheter et de le lire)

 

 

 

C’était en 1972

 

 

 

 

A  la page 124, on lit :

 

 

« Dans la pièce où, complètement nu, je [Gilbert Naccache] sortais d’une séance de torture : …le tortionnaire posa mon pénis sur une table et y appliqua deux coups de matraque retentissants »

 

 

 

 

A la page 136, on lit :

 

 

« Aicha, la femme de Noureddine, sortie récemment après seize mois de prison, elle avait aussi subi de graves tortures, entre autres au milieu de son séjour en prison »

 

 

 

 

A la page 160, on lit :

 

 

«  Le courage de Aicha Ben Abed, la campagne de Noureddine, qui avait été sauvagement torturée (elle porte encore les traces de brûlures de cigarettes sur ses seins) ». (fin)

 

 

 

 

 

Sources: Cliquez sur les photos pour agrandir

 

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02 juillet 2009

La police en Tunisie: Les flics, les tortionnaires et les autres par Gilbert Naccache

 

 

 

La police en Tunisie:

 

 Les flics, les tortionnaires et les autres

 

 par Gilbert Naccache

 

pp 264-266. Extrait de "

 

 

 

2092658480.JPGGilbert Naccache est né en 1939 à Tunis. Il fait ses études supérieures à Paris à l’Institut national agronomique. De retour en Tunisie, il travaille au ministère de l’Agriculture comme ingénieur agronome. Ses activités politiques au sein du groupe Perspectives lui valent d’être arrêté en mars1968 et lourdement condamné. Il sera libéré en 1979. Il vit actuellement en France. De ses écrits de prison, Cristal a été publié (réédité aux Éditions Chama en 2001), ainsi que Le Ciel est par-dessus les toits. Nouvelles, contes et poèmes, aux Éditions du Cerf (Paris) en 2005.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1096757599.JPGSon dernier ouvrage paru en  Avril 2009 est :

 

 

“Qu’as-tu fait de ta jeunesse ? Qu'as-tu fait de ta jeunesse ? Itinéraire d'un opposant au régime de Bourguiba (1954-1979)  Suivi de « Récits de prison »,488 pages. Cet ouvrage est en vente en Tunisie et en France !Vous pouvez l’acheter via des sites de vente en ligne (Fnac, amazon…etc)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez des ouvrages et des documents sur la Tunisie. Ne pas lire nuit gravement à la santé et vous risquez d'être atteint de la bêtise, de la maladie de l'ignorance et de l'inculture.



Ne Soyez pas/ Ne devenez pas une « racaille » dixit Sarko

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tunisie: Les geôles du ministère de l'Intérieur

 

 

Gilbert Naccache avait décrit dans "Cristal récit de prison" les éditions Salambo (juin 1982, réédite en 2002, en vente en Tunisie)  les tristement célèbres geôles du ministère de l'intérieur tunisien (lire Cristal à partir de la page 296).

 

webmaster_fleches008d.gifCliquez ICI pour lire la suite

 

 

 

 

 

La lourde responsabilité historique du PSD-Parti Socialiste Destourien dans la répression des Tunisiens

 

le PSD rebaptisé RCD en 1988

 

"Depuis 1955, et au moment du conflit Bourguiba-Ben Youssef, ont été mis en place des « comités de vigilance » qui seront légalisés quelques mois après leur constitution de fait par un arrêté du Ministre de l’Intérieur(…). « Un embryon de police politique prend forme avec l’organisation de comités de vigilance destouriens, légalisés sous l’autorité du ministre de l’Intérieur » (J.Bessis).

 

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16 juin 2009

1960-1970:Tunisie, les vrais traitres. L’Ex Directeur de la Sureté dénonce....

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Roger Faligot et Pascal Krop sont surement les 2 meilleurs journalistes spécialistes du renseignement français. La qualité de leurs ouvrages, la véracité des informations, scoops et révélations qu’ils publient prouvent qu’ils sont une sorte de communicants des services français (la DGSE : La Direction générale de la sécurité extérieure) .




Il y a quelques mois, l’ancien Directeur de la Sureté en Tunisie Hssan Babou a évoqué une affaire passée presque inaperçue : celle de l’implication d’un haut fonctionnaire du Ministère de l’Intérieur en Tunisie dans les années 60 dans une grave affaire....




50 ans après les faits, on ne peut que s’interroger : Tous ces hommes affectés dans le temps à la police politique pour torturer les youssefistes, les militants de l’extrême gauche et les Tunisiens ordinaires… n’était- il pas « plus patriotique » d’affecter tous ces agents à surveiller les vrais ennemis de la Tunisie ?




L’ancien Directeur de la Sureté Hssan Babbou précise que Béji Caid Essebsi et M. Khfacha n’ont pas voulu limoger ce responsable.  




Béji Caid Essebssi, qui vient de publier des mémoires (qui s’entendent sur 525 pages où on ne trouve aucune précision sur cette affaire) aura-t-il le « courage politique » de s’expliquer 50 ans après les faits?


Selon les deux spécialistes du Renseignement français, il semble que ce haut responsable au Ministère de l'intérieur était lié au réseau "Magenta". Lire les pages scannées pour comprendre.

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Source: (Cliquez sur la photo pour agrandir)

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Tunisie: Le passeport est-il un droit Constitutionnel?

 

1421765433.JPGDemain? votre passeport sera confisqué. Personne ne vous défendra car vous, vous n'avez défendu personne.

 

 

 

 


Dans la lettre ouverte du leader syndicaliste Ahmed Tlili à Habib Bourguiba, datant de 1966 (déjà) et publiée en 1988, on y lit (pp 15-16):

La lettre a été publiée en arabe et en français (voir couverture de l'ouvrage ci-dessous)

 

La Tunisie en 1966.




[Page 15-Lettre à Habib Bourguiba par Ahmed Tlili en 1966]

Face. à ces dangers, sur quoi repose actuellement le régime ? Les forces vives de . la nation groupées au sein d'organisations populaires authentiques et bien structurées ont été, soit éliminées, soit transformées en simples instruments d'exécution. Une réaction populaire favorable à la défense du système actuel est donc à écarter. Même si on la suscitait et la conduisait à l'occasion pour défendre le régime, elle resterait sans effet parce que les structures démocratiques qui lui donnaient vie, dynamisme, foi et vitalité ont été toutes détruites pour céder la place à de véritables appareils administratifs dont les fonctionnaires nommés se bornent à une routine quotidienne parce que mûs uniquement par le mobile de l'intérêt personnel comme on va le voir un peu plus loin, ils réagiront exactement comme avaient réagi les fonctionnaires du régime colonial devant l'offensive du mouvement national.


Au demeurant, il est clair que le régime, pour se sauvegarder, semble de plus en plus compter sur d'autres moyens.


C'est ainsi que les effectifs de l'armée ont plus que doublé par rapport à ceux du temps du protectorat. La police a plus que triplé pendant que la garde nationale a presque quintuplé en comparaison avec l'ex-gendarmerie française.


A ces effectifs s'ajoute la contribution importante des fonds secrets de la Présidence, des Ministères de l'Intérieur et des Affaires Etrangères et autres sources y compris une partie des crédits de lutte contre le sous-développement utilisés par les Gouverneurs à des fins de renseignements.


Mais cet appareil ainsi que les dépenses qu'il occasionne pèse très lourdement sur le petit pays qu'est le nôtre. Par l'activité qui en découle, il augmente le malaise d'un peuple qui a déjà prouvé sa capacité à se révolter contre un tel système et à le briser. Car, actuellement, tout citoyen, quelque soit son rang dans la société ou ses fonctions politiques, est étroitement surveillé par plusieurs polices qui s'affrontent dans une surenchère qui les oblige à inventer les renseignements. Les surveillances s'exercent de la façon la plus maladroite même dans les



[Page 16-Lettre à Habib Bourguiba par Ahmed Tlili en 1966]

ministères sur les hommes politiques et sur les techniciens, dans les organisations nationales et même dans le Parti. A l'Université où les agents pullulent, on pousse le zèle jusqu'à charger les étudiants innocents, dans la proportion de 1 sur 10, de se surveiller les uns les autres et d'épier les faits et gestes de leurs professeurs, ouvrant ainsi de tristes perspectives pour notre jeunesse montante.


Dans les campagnes, les Gouverneurs omnipotents ont la haute main sur toute l'administration de la région, ils dictent leurs ordres indiscutables aux chefs de service locaux même aux techniciens auxquels ils se substituent en cas de besoin. Certains Gouverneurs se plaisent à entretenir cette guerre des polices et s'ingénient à créer la division parmi les populations en utilisant leurs propres réseaux de renseignements et en s'exerçant ainsi à développer leur habileté politique.


La pratique de ces méthodes policières qui n'ont aucun rapport avec la défense et la sécurité nationales, s'exerce contre les nationaux même à l'étranger et particulièrement en France, en Algérie et en Libye. La plus grande arme dans ce genre d'activité est le passeport auquel s'ajoute l'utilisation exagérée des fonds secrets. Le passeport est un droit constitutionnel dont bénéficie en principe chaque citoyen, il est souvent retiré ou refusé au gré des autorités.

 

 

 

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02 juin 2009

Qu’est ce qui est arrivée à la femme du dernier Bey de Tunisie

 

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Beji Caid Essebsi : à la page 11 de ses mémoires (Habib Bourguiba, Le Bon Grain et L'Ivraie, Béji Caid Essebsi, Sud Editions Tunis , Mars 2009), l’Ex ministre de l’Intérieur écrit : " témoigner, le passé doit servir de leçon pour le présent. Si nous arrivons à dire la vérité sur notre passé, peut-être oserons-nous dire la véritè sur notre présent".



A la page 585 de « Bourguiba, la trace et l’héritage », Béji Caid Essebsi précise à Michel Camau qu’il a fait son entrée au ministère de l’intérieur en juin 1956 pour occuper à partir d’octobre 1956 le poste de « directeur des affaires politiques », (au passage, l’ex ministre de l’intérieur ne mentionnera pas cette interview avec Vincent Geisser et Michel Camau pp 577-601 dans " Bourguiba la trace et l'héritage" ni dans ses mémoires qui s’étendent sur 525 pages ni dans les annexes qui contiennent 21 annexes. Et pour cause en lisant les réponses de Béji Caid Essebsi dans cette interview réalisée en 2002, on se rend compte de la facette répressive de l’ex ministre de l’intérieur qui aime se présenter comme un libéral et un grand démocrate).

En Somme, Béji Caid Essebssi comme Directeur des affaires politiques, le tristement célèbre Driss Guiga comme Directeur de la Sureté (À 80 ans, l'ancien ministre de l'intérieur de Habib Bourguiba coule des jours tranquilles à Hammamet, station balnéaire située à 60 kilomètres de Tunis…) et avec Taib Mhiri – l’homme qui a cautionné la répression du temps où il était au Ministère de l’intérieur … 3 hommes dont deux sont encore vivant mais sur qui il ne faut pas compter pour dire la vérité?….




L’exemple de Béji Caid Essebssi est instructif à ce sujet, ceux qui ont lu ses longues mémoires ont compris que contrairement à ce qu’il a écrit à la page 11, Béji Caid Essebsi – Tout comme Driss Guiga, Tahar Belkhoja, Mohamed Sayah et d’autres « Ministres de Bourguiba » n’est pas décidé à dire « toute la vérité »…



Pourtant les Tunisiens et les Tunisiennes doivent savoir les vérités sur cette génération qui a trahi les idéaux de l’indépendance.

 



Noura Borsali rappelle dans son ouvrage ( Bourguiba à l’épreuve de la démocratie, 1956-1963

». Samed Editions, janvier 2008, prix 9.5 dinars,) pp 113-114 « le sort de la famille du dernier Bey de Tunis....


"Sortant du quatrième étage du Ministère

 

de l’intérieur, la femme du  Bey avait

 

du sang qui sortait de sa bouche et du bas-ventre.

 

 Elle mourra plus tard dans les bras de son mari ,

choquée à jamais"

 

 

 

Qu’est ce qui s’est passé au 4 éme étage du Ministère de l’Intérieur ?

 

 

Qui a volé les bijoux du Bey ?(Les rumeurs ont couru en Tunisie qu’une femme très puissante en Tunisie a eu ses bijoux au lendemain de l’indépendance).

 

 



Béji Caid Essebsi, Driss Guiga de part leurs fonctions pouvaient-ils réellement ne pas savoir ?

 

 


 

 

Le dernier bey de Tunis

 

 

Pp 113-114 « Bourguiba à l’épreuve de la démocratie, 1956-1963 ». Samed Editions, janvier 2008,  prix 9.5 dinars

 

 

 

Dix jours avant la chute de la monarchie et la proclamation de la république, l’armée tunisienne remplace la garde beylicale si bien que le bey ainsi que son entourage ne sont plus libres de leurs mouvements. Le 18 juillet, Slaheddine bey, fils cadet du bey, est arrêté et transféré à la prison civile de Tunis, sous prétexte qu’il avait écrasé un certain gaaloul. Il confiera, en 2001, à Tijani Azzabi, quelques années avant sa mort : « l’indépendance de la Tunisie ne devait en aucune façon se répercuter négativement et menacer le bey et sa famille. Mon père était un grand nationaliste. Lorsqu’on est venu me retirer de ma geôle, au sous-sol, pour m’emmener dans un endroit inconnu, j’ai cru qu’on allait  me tuer, surtout que l’on m’avait présenté à mon père, emprisonné à l’étage supérieur, pour lui dire adieu » . et d’ajouter » quant à ma mère, elle ne s’est plus remise de son arrestation, et surtout de ses trois jours d’enquête au 4 ème étage du ministère de l’intérieur où la direction de la sureté la questionnait en permanence sur le sort des bijoux de la famille. Maltraitèe ou pas, elle est revenue en tout cas avec du sang qui  sortait de sa bouche et du bas-ventre. Des hémorragies o*interne. Elle mourra plus tard dans les bras de mon père, choquée à jamais, et sans jamais nous dire ce qu’elle avait subi pendant son interpellation au ministère de l’intérieur ». docteur ben salem (ex gendre du souverain et ex ministre) a relaté dans son ouvrage « l’antichambre de l’indépendance » l’arrestation de lamine bey. Après l’encerclement et le verrouillage du palais le 23 juillet 1957, le 25 juillet, après la chute de la monarchie et la proclamation de la république par la constituante, une délégation composée du président jallouli  fares, de ali balhaouane et du directeur des services de sécurité  Driss Guiga est venue signifier au souverain  sa déposition et sa mise en résidence surveillée à la 

 

 

 

page 114

 

 Manouba. « dix inspecteurs de police sont venus chez moi pour me signifier que je devais partir en résidence surveillée (…). Il était 19heures, le souverain habillé d’une simple djellaba, accompagnée de sa femme et de sa fille Safia a pris place dans une voiture précédant celle du commissaire de police et deux motards. Derrière, les princes Chedly et M’hammed et Slaheddine, ensuite moi-même encadré de deux inspecteurs ».

Docteur Ben Salem raconte le traitement inhumain qu’il a subi après sa fuite : coups violents portés sur des parties de son corps par un nerfs de bœuf qu’a utilisé Amar Chechia gouverneur de Sousse si bien, écrit-il que « je n’étais plus qu’une bouillie saignante ». tous les biens de la famille beylicale –qui a été enfermée- ont été confisqués. Chadly bey a été condamné à cinq ans de prison et libéré deux ans après. Il confiera, dans un entretien, qu’il accordera en 2003 à Abdeljlil Temimi et à Mokthar bey, qu’il a passé 8 mois seul dans une cellule, avant d’être transféré à Kairouan, et que sa famille a été enfermée à dar Mourad bey à Manouba. Lamine bey mourra le 1 er octobre 1962 dans un appartement exigu au quartier Lafayette.

 

 

 

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Taib Mhiri:

 Premier Ministre de l'intérieur en Tunisie. Il a cautionné la répression des oppositions et selon l'ouvrage "l'assassinat de Salah Ben Youssef", Taib Mhiri aurait supervisé l'assassinat de Salah Ben Youssef de Tunis...

 

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Béji Caid Essebssi,

ancien directeur des affaires politiques au Ministére de l'Intérieur, ancien Directeur général de la Sureté, Ancien Ministre de l'intérieur et des affaires étrangères. L'ex Ministre ne se rappelle plus de rien......

 

 

 

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Driss Guiga

 Ex Ministre de l'intérieur en Tunisie. Quand la femme du Bey a été arrétée, c'est lui qui était le directeur de la Sureté.

19 mai 2009

Tunisie: L'Histoire ne pardonne pas...(le complot de 1962)

 

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La tentative de Coup d’Etat de 1962

 

La Tunisie en 1963 par Azzedine Azzouz (paix à son âme)

 

 

"Après la relève de minuit, j'entendis les portes des cellules s'ouvrir brusquement les unes après les autres. Les cris horribles des prisonniers que l'on frappait à coups de ceinturons parvenaient à mes oreilles. Les fracas de portes que l'on ouvrait et que l'on fermait et les cris

horribles se rapprochèrent de ma cellule ; mais les gardiens ont dépassé la mienne pour perpétrer la torture sur les autres prisonniers"

(…)

"Je fus éveillé par d’atroces cris de douleurs provenant de pièces avoisinantes. Je réalisai promptement que l’interrogatoire nocturne commençait… Je peux décrire ici ce que j’ai entendu ce soir-là : tortures, supplices, cris inhumains, coup de cravache, étouffements à l’eau, brûlures à la cigarettes et à l’électricité, supplice de la bouteille…Je ne pouvais en croire mes oreilles et m’imaginer vivre en plein vingtième siècle, dans une Tunisie moderne et indépendante sous la présidence de Bourguiba. Un policier de stature colossale fit irruption dans la pièce où j’étais, une cravache à la main et tout en sueur à forcer de frapper les détenus"

 

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Azzedine Azzouz- l'Histoire ne pardonne pas-Blog Sami Ben Abdallah.pdf

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18 mai 2009

Tunisie,dans les locaux de la police politique

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Tunisie, Témoignage de Fethi Belhaj Yahia :

Dans les locaux de la police politique

 

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Ces extraits sont mis en ligne à titre indicatif. L’achat de l’ouvrage (en vente en Tunisie) est fortement recommandé.

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La Tunisie en 1975. La répression de la gauche sous Habib Bourguiba.
Témoignage de Fethi Belhaj Yahia: Dans les locaux de la police politique.  Ces extraits sont mis en ligne à titre indicatif. L’achat de l’ouvrage (en vente en Tunisie) est fortement recommandé.

 

 

Ouvrage en arabe de Fathi Belhadj Yahia pp-131-132-133.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et vous ? Pourquoi vous soutenez la torture ?

 

 

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Des tortionnaires de la police politique tunisienne auraient utilisé contre les Opposants de Gauche sous Habib Bourguiba  les mêmes méthodes que les américains avaient utilisées contre les Irakiens.

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Fathi Belhadj Yahia:الحبس كذّاب و الحيّ يروّح

 

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Lisez des ouvrages et des documents sur la Tunisie. Ne pas lire nuit gravement à la santé et vous risquez d'être atteint de la bêtise, de la maladie de l'ignorance et de l'inculture.

Ne Soyez pas/ Ne devenez pas une « racaille » dixit Sarko

Sur ce Blog, il y a des dizaines d'ouvrages et de documents rares à lire, il suffit de chercher...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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