28 septembre 2009
Tunisie, le Bey, Bourguiba, le 7 novembre...des photos rares...
19:08 Publié dans Des documents à télécharger, La maladie de Habib Bourguiba, la vérité interdite, La présidence à vie sous le Président Bourguiba, La Tunisie sous le Président Habib Bourguiba, Le culte de la personnalité sous Bourguiba, Tunisie, ces Ministres qui ne se rappellent plus d, Tunisie: Le changement du 7 Novembre 1987, Un livre à lire, Une page méconnue de l'Histoire de la Tunisie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tunisie habib bourguiba
08 juillet 2009
Tunisie: La "darbouka" pour "les patriotes" de l'Etat "moderne"

Cette torture s'appelle : la technique de la "Darbouka". Il s'agit de gifler la victime plusieurs fois et rapidement. Des tortionnaires la pratiquent avec les deux mains et d'autres la pratiquent en assénant des coups sur la nuque en utilisant la même technique de la Dabrbouka.
Cette technique est utilisée dans la plupart des pays arabes y compris avec des citoyens ordinaires sans activité politique.
Cliquez sur Play (le triangle)
La victime est attachée sur une chaise et laissée dans cette position souvent pour des jours.
1- Ou les tortionnaires l'empêchent de dormir en giflant la victime chaque fois qu'elle s'endorme ou en la piquant la nuque avec une aiguille pour l'empêcher de dormir
2- ou les tortionnaires pratiquent la technique de la Darbouka (voir vidéo sur ma page facebook) qui consiste à gifler la victime plusieurs fois (avec une main ou les 2) ou en lui assénant des coups rapides sur la nuque (le même mouvement qu'on fait sur une Darbouka, ce qui explique l'appellation)
Sous Habib Bourguiba, d'après les témoignages des opposants tunisiens, ces méthodes sont rien devant les tortures que les militants de l'extrême gauche ont subi:
La torture pourquoi ne pas en parler et trouver des solutions ?

"des tortionnaires de la police politique ont menacé
les prisonniers de "violer" leurs mères devant eux"

« Le drame de la répression en Tunisie, c’est que tout le monde devient amnésique. Aujourd’hui, tous disent : « on ne savait pas ! ». C’est le comble du cynisme ! Je suis persuadé que, tôt ou tard, ce dossier s’ouvrira. Ce qu’il révélera sera terrible pour ceux qui croient aujourd’hui avoir échappé à la justice humaine. » . Noureddine Ben Kheder- ancien dirigeant de la gauche tunisienne, ancien prisonnier d'opinion (1936-2005)
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Pages 126 de " Le rôle politique et Culturel de perspectives"

Témoignage de Mohamed Salah Fliss
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Pages 99 et suivantes de " Le rôle politique et Culturel de perspectives"
(Cet ouvrage est en vente libre en Tunisie,il suffit de l'acheter et de le lire)

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La torture en Tunisie :
L’héritage pourri de Habib Bourguiba et de ses partisans
Gilbert Naccache:
Qu'as-tu fait de ta jeunesse ?
Itinéraire d'un opposant au régime de Bourguiba (1954-1979)
Suivi de « Récits de prison »
Paru en : Avril 2009
Le dernier ouvrage de Gilbert Naccache (en vente en Tunisie et en France, il suffit de l’acheter et de le lire)
C’était en 1972
A la page 124, on lit :
« Dans la pièce où, complètement nu, je [Gilbert Naccache] sortais d’une séance de torture : …le tortionnaire posa mon pénis sur une table et y appliqua deux coups de matraque retentissants »
A la page 136, on lit :
« Aicha, la femme de Noureddine, sortie récemment après seize mois de prison, elle avait aussi subi de graves tortures, entre autres au milieu de son séjour en prison »
A la page 160, on lit :
« Le courage de Aicha Ben Abed, la campagne de Noureddine, qui avait été sauvagement torturée (elle porte encore les traces de brûlures de cigarettes sur ses seins) ». (fin)
Durant ce temps, les tunisiens et les Tunisiennes étaient en train « d'applaudir » l'Etat « moderne » (Moderne ? et comment !) bâti par Habib Bourguiba.
En 1975, les déclarations du Ministre de l’Intérieur Tahar Belkhoja :( Extrait de l’article au Monde Diplomatique en Décembre 1975 intitulé : « La Tunisie, vingt ans après » : Régression économique, répression politique : le mythe du libéralisme n’a pas tenu ses promesses et le pays s’enfonce dans la dépendance...: Vous pouvez télécharger l’intégralité de cet article en cliquant ICI) :
Selon le Ministre de l’Intérieur en 1975 :
« Il n’y a pas de torture »,
il s’agit de « campagnes mensongères »
Des « campagnes mensongères »
s’étonnant qu’un journal « sérieux » prête attention à des « ragots », le ministre ne voit dans nos questions que l’« écho de campagnes mensongères ». Lui rappelons-nous qu’une organisation aussi pondérée qu’Amnesty International a porté la Tunisie – comme le Chili – sur la liste des gouvernements tortionnaires, Tahar Belkhodja repousse d’un geste méprisant cette accusation : « Amnesty International ? On sait ce que c’est. Des individus qu’on recrute, ici et là, sur on ne sait quels critères, et qui écrivent n’importe quoi. »
C’est aussi, d’après le ministre, ce que font les avocats – « ces étrangers, qui débarquent en pleine audience sans s’annoncer, portent atteinte à notre indépendance et s’étonnent d’être expulsés » – et les médecins. L’un d’eux, pourtant, a examiné M. Cantal-Dupart, expert de l’UNESCO, torturé dans les locaux de la D.S.T., puis dans des villas spécialisées, Mabrouk-I et Mabrouk-II, à quelques kilomètres de la capitale. Mme Maria Heichert porte encore, elle aussi, des traces de sévices : « Allons donc! s’exclame le ministre. Une fois à l’étranger, ces gens-là racontent ce qu’ils veulent ; ils jouent aux martyrs. »
Tahar Belkhodja, néanmoins, ne nie pas explicitement l’existence des tortures : « Nous n’en avons pas besoin, répond-il. Ceux que nous arrêtons sont généralement d’un haut niveau intellectuel ; nos inspecteurs sont licenciés en droit. Nous avons, dans ce bureau même, de longs débats d’idées. » Est-ce au cours d’une « discussion », dans ce bureau décoré de glaïeuls rouges et d’une tapisserie en soie, que notre ami Khaled s’est, par mégarde, brûlé les pieds à l’acide sulfurique, au point que, trois ans plus tard, il souffre encore en marchant ? « Oubliez ces histoires, nous dit le ministre. Quand on parle de l’intérieur, on pense toujours à la police. Mais la police, c’est presque notre dernier souci ! Le ministère s’occupe des gouvernorats, des délégations, des mairies – bref, de toute l’administration du pays.
A propos de la torture des militants de perspectives, les anciens Ministres de Bourguiba déclarent tous qu’ils ne savaient rien. Tous se sont inventés à l’occasion de la parution de leurs mémoires des CVs de « démocrates » et de « ministres honnêtes et intègres »Et sûrement pour plusieurs d’entre eux qui possèdent des appartements parisiens dans des quartiers luxueux à Paris (au 75008, au 75017 et dans d’autres lieux) Ils ne savent pas non plus comment peut-on avec le salaire ou la retraite d’un ministre en Tunisie, on peut acheter des appartements valant plus d’un million d’euros !
Ainsi, Beji Caid Essebsi (Ex Ministre de l’Intérieur) (Lire Entretien avec Michel Camau et Vincent Geisser en avril 2002 par dans l’ouvrage collectif « Bourguiba : la trace et l’héritage » pp 577-601)En réponse à la question, Ils[ les militants de Perspectives] sont restés quatre mois dans les caves ?, Béji Caid essebsi a répoondu : « Je ne sais pas si vous me croyez, mais je l'apprends maintenant. » et d’ajouter : « Cela dit, je ne sais pas exactement de quoi les perspectivistes se plaignent. ».
Pour Tahar Belkhoja (Ex directeur de la Sureté et ex ministre de l’intérieur) dans l’article du Monde Diplomatique paru en 1975 intitulé : « La Tunisie, vingt ans après » : Régression économique, répression politique : le mythe du libéralisme n’a pas tenu ses promesses et le pays s’enfonce dans la dépendance..., on lit : « Tahar Belkhodja, néanmoins, ne nie pas explicitement l’existence des tortures : « Nous n’en avons pas besoin, répond-il. Ceux que nous arrêtons sont généralement d’un haut niveau intellectuel ; nos inspecteurs sont licenciés en droit. Nous avons, dans ce bureau même, de longs débats d’idées. »
Gilbert Naccache, un des Leaders historiques de la Gauche en Tunisie apportera un démenti aux déclarations de l’Ex Ministre. A la page 167 de son nouvel ouvrage (Gilbert Naccache : Qu’as-tu fait de ta jeunesse ? Itinéraire d’un opposant à Habib Bourguiba. Ouvrage en vente en Tunisie) on lit: « La police, autorisée, pour ne pas dire encouragée par le ministre [ Tahar Belkhodja] torture de plus belle ( Belkhoja ne peut arguer de son ignorance: plusieurs militants, dont Mohamed Salah Fliss en 1975, ont été battus en sa présence et dans son bureau, et surtout, dans une interview de 2001 à la télévision al Jazira, il a reconnu l'existence de torture pendant tout le régime Bourguiba, et a invoqué, pour sa défense, le fait que personne n'était mort sous la torture quand il était ministre). en ce qui concerne, évidemment, les délinquants de droit commun, mais aussi les contestataires ( le témoignage qu'Ahmed ben Othman, torturé en décembre 1973, réussit à faire publier en 1977 dans Les Temps Modernes montre la sauvagerie accrue de ces pratiques) tout comme les gardiens de la prison soupçonnés d'avoir aidé Ben Salah dans sa fuite. J'ai parlé du rôle de Tahar Belkhoja dans la suppression de notre grâce et l'organisation active de toutes les répressions contre les jeunes de la gauche marxisante (il y avait au moins deux procès par an, souvent davantage). Sa première période au ministère de l'intérieur se caractérise donc par l'aspect répressif" (fin de l'extrait)
Le tristement célèbre Mohamed Sayah (Ex directeur du parti au pouvoir, plusieurs fois Ministres et l’homme des milices – une sorte de police parallèle- du parti au Pouvoir (le PSD, Parti Socialiste Destourien, rebaptisé RCD : Rassemblement Constitutionnel Démocratique en 1988) a déclaré en 2002 lors d’une conférence organisée à la Fondation Temimi (Témoignage paru dans l'ouvrage: Le rôle politique et culturel de Perspectives et des Perspectivistes dans la Tunisie indépendante, Publications de la Fondation Temimi, Septembre 2008. Page 127. Ouvrage en vente en Tunisie) « qu’il a entendu parler de la torture » et d’ajouter « je n’ai appris les détails des tortures qu’en 2002 ».

Les mémoires de Mohamed Charfi apporteront un démenti aux déclarations de Mohamed Sayah (des mémoires de Mohamed Charfi « Mon Combat pour les lumieres » Date de parution : février 2009, Editeur : Zellige).
Aux pages 103 et 104, feu Mohamed Charfi écrit : « Le 20 mars 1968, dès le début de la vague de répression, mon ami Ahmed Smaoui m'avertit par téléphone que je ne dois pas quitter la maison, car la police parallèle (milice créée par le parti destourien) est en train de sévir dans la ville et je figure en bonne place sur la liste des militants à arrêter. Le lendemain, c'est lui qui se fait arrêter et torturer d'une manière atroce par cette police. Ces tortures lui laisseront des traces et des séquelles. dont certaines se révéleront trente ans après. Le médecin qui l'a opéré des yeux au milieu des années 1990 a été étonné de la forme de cataracte qu'il avait et qu'on ne trouve habituellement que chez les anciens boxeurs. Le médecin ne s'est Pas trompé : simplement, la partie de boxe qu'Ahmed a subie était unilatérale. Il a reçu des coups innombrables, sans pouvoir en donner aucun. L'informateur d'Ahmed connaissait l'ordre me concernant, mais il ignorait qu'Ahmed était aussi sur la liste.
Parmi les forfaits commis à cette époque et qui figurent en bonne place au tableau d'infamie de cette police, outre la torture infligée à Ahmed Smaoui, citons l'enlèvement du militant communiste Habib Attia, un des premiers universitaires tunisiens, lâchement torturé avant d'être libéré, et l'enlèvement du Chirurgien de grande renommée Zouheir Essafi, parce qu’il était connu pour ses positions libérales publiques. Il avait en outre fait partie du comité Vietnam déjà évoqué, en tant que vice-président. Dés son enlèvement, il a été cagoulé, puis jeté dans une cave où il est resté plusieurs heures avant d’être libéré. C’était un avertissement éloquent adressé à tous les intellectuels tunisien ».(fin)

Feu Noureddine Ben Khedr avant sa mort avait témoigné pour l’Histoire : « En prison, nous avons découvert la Tunisie moyenâgeuse : les caves, la tonte, les uniformes, les besoins faits à même le sol. Il y avait dans les caves des prisonniers quasiment aveugles qui étaient là depuis la répression du coup d’État de 1962. Nous avons aussi été privés pendant des mois des droits les plus élémentaires comme la visite des parents, la lecture et la correspondance ce qui nous a poussé à faire grève sur grève de la faim afin d’imposer aux geôliers le respect. « Le drame de la répression en Tunisie, c’est que tout le monde devient amnésique. Aujourd’hui, tous disent : « on ne savait pas ! ». C’est le comble du cynisme ! Je suis persuadé que, tôt ou tard, ce dossier s’ouvrira. Ce qu’il révélera sera terrible pour ceux qui croient aujourd’hui avoir échappé à la justice humaine. » . Noureddine Ben Kheder- ancien dirigeant de la gauche tunisienne, ancien prisonnier d'opinion (1936-2005) »
Sources:
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Vous pouvez télécharger l’intégralité de l’article du Monde Diplomatique sous format PDF.
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25 mai 2009
Habib Bourguiba à son Premier ministre : Il lui faut des balles ! je vais le tuer! je vais le tuer


Ahmed Ben Salah avec Habib bourguiba
Mohamed Masmoudi [ Ancien Ministre des affaires étrangères. NDLA] se souvient des crises de rage dans lesquelles le chef [ Habib Bourguiba] affaibli se complaisait à la même époque [en 1972] , à la seule évocation du nom de Ben Salah « et il vociférait :
« Je vais le tuer, je vais le tuer ! »*.
Et dans un discours public, il aurait dit :
« Il faut des balles pour Ben Salah !
Il faut des balles** »
(* Source : Ouvrage « Bourguiba : Le pouvoir d’un seul ». auteur Bernard Cohen. Editions Flammarion. Octobre 1986. Page 63)
** Source: Livre d’Entretiens avec Ahmed BEN SALAH. Noura BORSALI. 2008. Prix 12 DT.page 143
3 ouvrages parus récemment en Tunisie et revenant sur les années 1960-1975 en Tunisie révèlent des pages de plus en plus sombres sur les pratiques du pouvoir sous Habib Bourguiba. En témoigne le cas de M. Ahmed Ben Salah, le presque premier Ministre entre 1960 et 1970. Selon les ouvrages de M ; Abderrahmene Abid et la journaliste Noura Borsali, le pouvoir de Habib Bourguiba aurait cherché à assassiner Ahmed Ben Salah plus d’une fois…et il semble que des hauts responsables au Ministre de l’intérieur ainsi qu’au parti au pouvoir sont compromis dans ces tentatives d’assassinats.
Les faits :
Première tentative d’assassinat.
Source : Livre d’Entretiens avec Ahmed BEN SALAH. Noura BORSALI. 2008. Prix 12 DT.

Date: Avant 1970 probablement en 1968. Outre Habib Bourguiba, Ahmed Ben Salah accuse le Directeur de Sureté de l’époque et le directeur du parti au pouvoir…
Ahmed Ben Salah – vivant en exil- a adressé une lettre ouverte à Habib Bourguiba.
A la page 218, on y lit :
Cette vérité, je la crie aujourd'hui sans ignorer votre puissance répressive et en sachant que vous êtes fort capable de vous venger terriblement sur les otages familiaux que vous gardez par devers vous. Je la crie après m'être fait justice à moi-même et après avoir échappé à la liquidation qu'on me préparait. Je la crie en sachant que votre Ministre de l'Intérieur a monté, dans plusieurs capitales, des réseaux dispendieux aux fins de mon assassinat à l'étranger, ayant à réussir là où il avait échoué du temps où il était Directeur de la Sûreté Nationale.
A la page 220, on y lit :
Mais ce fut en 1968 que le grand complot faillit réussir, complot organisé par le Directeur de la Sûreté Nationale qui en avait entamé l'exécution de connivence avec le Directeur du Parti et quelques autres qui leur étaient acquis, comme il vous l'étaient, évidemment.
Le but de ce complot était mon propre assassinat et la tentative du Directeur de la Sûreté Nationale en 1968 reposait sur la conviction de Bourguiba que Ahmed Ben Salah était un autre Salah Ben Youssef. Ce rapprochement, vous l'avez fait explicitement, à plusieurs reprises publiquement comme en privé, après 1969,
A la page 221, on y lit :
révélant ainsi ce dont vos proches collaborateurs, et notamment votre Directeur de la Sûreté Nationale en 1968, s'étaient déjà fait l'écho dès cette année-là, selon le témoignage dûment consigné de certains militants.
Le complot ne devait être découvert que par pur hasard, à la faveur d'un conflit qui s'était fait jour, en 1968, entre le Directeur de la Sûreté et la Commandant de la Garde Nationale. Une confrontation des deux parties avait alors été organisée et j'avais été invité à y assister par M. Ladgham. Mais je venais juste d'entrer dans le lieu de la confrontation que M. Ladgham me convainquit qu'il ne fallait pas que j'y assiste, me déclarant : "votre présence est inutile. Ce serait gênant car vous êtes personnellement visé". Je ne devais donc pas assister à cette réunion, mais je devais, au contraire, assister à la comédie de Carthage où s'était réuni le Bureau Politique devant lequel comparaissait le principal accusé, le Directeur de la Sûreté Nationale. Je dois à la vérité de dire que vous aviez parfaitement joué votre rôle en réduisant le personnage à l'état de "descente de lit".
L'individu et ses comparses devaient être arrêtés par la suite, pour séjourner quelques mois à l'infirmerie de la prison, entouré de tous les égards. Il devait la quitter sans jugement, considérant qu'il "n'avait en réalité commis qu'un léger abus de pouvoir", comme vous l'aviez vous-même déclaré dans un discours télévisé à la fin de l'année 1968. Naturellement, j'étais loin de me douter, à l'époque, qu'il avait été remis en liberté parce qu'il n'avait fait qu'exécuter un plan bourguibien et qu'il ne devait son léger châtiment qu'au seul fait de son échec.
Le comble devait être atteint lorsque vous m'aviez demandé, par le truchement du Directeur du Parti, de les recevoir avec leurs complices pour qu'ils s'excusent de leurs "outrances" et justifient de leurs bonnes intentions. Et y a-t-il de mieux intentionné que celui qui décide de tuer un être humain ? !
Deuxième tentative d’assassinat
Source : Ouvrage en arabe de M. Abderrhmene Abis. Titre : Le procès d’Ahmed Ben Salah. Page 193.
Date: Selon M. Ahmed Ben Salah, la deuxième tentative de l’assassiner aurait eu lieu la veille de son arrestation soit en mars 1970
pp 194-195-196
La troisième tentative d’Assassinat
Source : Ouvrage « Bourguiba : Le pouvoir d’un seul ». Auteur Bernard Cohen. Editions Flammarion. Octobre 1986.
Date: Elle aurait eu lieu alors que M. Ahmed Ben Salah était en prison avant son évasion.
A la page 166, on y lit :
« [Ahmed Ben salah] reste emprisonné jusqu’en 1973, où il s’enfuit de Tunis grâce à des complicités haut placées. Plus tard, il affirmera qu’Allala laouiti devait venir l’abattre dans sa cellule ».
Allala Laouiti était le secrétaire particulier de Habib Bourguiba.(C'est moi qui le précise)
La quatrième tentative aurait eu lieu à l’étranger.
Source : Livre d’Entretiens avec Ahmed BEN SALAH. Noura BORSALI. 2008. Prix 12 DT
Date: en 1974
En 1974. M. Ahmed Ben Salah en parle dans son Livre d’entretiens avec Ahmed Ben Salah »- Noura Borsali. Ahmed ben Salah était en exil en Suisse et le pouvoir de Habib Bourguiba lui aurait envoyé Béchir Zarg Layoun.... Il s’agit de l’homme qui a organisé l’assassinat de Salah ben Youssef en Allemagne plus de dix ans avant.Voir couverture à la fin de la page Facebook

A la page 143 on y lit :
« il [ Habib Bourguiba] exprimait cette rancœur en faisant assassiner Salah Ben Youssef et en lançant un appel au meurtre contre ma personne, comme cela avait été reproduit par le quotidien français « Le Monde » ou Genevois « La Suisse », en déclarant : « il faut des balles et des balles pour Ahmed Ben Salah ».
A la page 159, on y lit :
Question de Noura Borsali :
A la suite de votre évasion et de vos déclarations à l’étranger qui consacraient la rupture définitive avec le régime bourguibien, Bourguiba avait changé de ton à votre égard. Dans une interview au quotidien « Le monde », parlant de vous, il avait dit : « qu’il aille au diable ! mais il était peut être plus en sécurité en prison que dans la nature. D’ailleurs, s’il se cache aujourd’hui, c’est parce qu’il a peur d’être abattu par une de ses anciennes victimes. »
Réponse d’Ahmed Ben Salah :
Il était bien placé pour le savoir. « il lui faut des balles » avait-il encore dit dans un de ses discours. Bourguiba n’avait jamais lâché. Il avait appelé publiquement à ce qu’on tirât des balles sur moi. Je l’ai lu dans « Le monde ». D’autres avaient dit aux gardiens : « il ne sortira de prison que les pieds devants ».
Question De Noura Borsali :
Dans son discours du 1 er aout 1973, Bourguiba offrait le pardon ( « valable jusqu’au 31 décembre 1973 à minuit ») aux opposants à l’étranger ainsi qu’Ahmed Ben Salah et ses amis » avait-il souligné, en vous proposant de rentrer au pays, mais tout en précisant qu’après votre retour éventuel, vous devriez « être régulièrement jugé », et qu’il se réservait par la suite le droit de vous accorder la grâce. Etait-ce une tentative de réconciliation nationale et donc une rectification des options du régime ? ou, comme l’a écrit Michel Camau, « une dernière sommation préludant à une lutte sans merci » ?
Ahmed Ben Salah :
C’était de la trahison qui se préparait. Pour moi, c’était fini. Il ne faut pas oublier que Zarg el ayoun avait été arrêté à Genève, en 1974, avec des armes. Sur une manchette d’un journal suisse, nous avions pu lire : « tentative d’assassinat contre Ben Salah. » il avait dit qu’il était venu comme intermédiaire entre Bourguiba et Ben Salah…avec une arme !
A la page 176, on y lit :
Question de Noura Borsali :
Est-il vrai qu’après votre évasion et durant les premières longues années de votre exil, vous aviez vécu caché et déguisé.
Ahmed Ben Salah :
J’étais pourchassé. Kreisky [ Il s’agit d’un Ministre autrichien ami avec Ahmed Ben Salah. NDLA] recevait tous les jours un rapport sur le mouvement des Tunisiens à Vienne. Des dizaines de faux étudiants tunisiens s’étaient inscrits à l’Université de la ville. Je voulais refaire mes études à l’université de Viennes mais Kreisky me l’avait déconseillé. Je vivais tout à fait normalement, mais j’étais déguisé. Kreisky m’avait envoyé un jour chez une coiffeuse pour changer ma coiffure si bien que j’étais devenu méconnaissable, même pour moi.
Comment les hommes de Habib Bourguiba
ont voulu assassiner Ahmed Tlili
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Comment les hommes de Habib Bourguiba
Ont assassiné Salah Ben Youssef
Sa femme hurle sa détresse et crie :

Ambulance ! ambulance !
Salah Ben Youssef était couvert de sang
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27 mars 2009
La CIA savait pour la maladie de Habib Bourguiba...
وثائق سرية عن تونس تكشف فشل توقعات الاستخبارات الأمريكية عن الرئيس بورقيبة!
** توقعت وفاته عام 1971 فعاش حتي عام 2000
** كان يطلب مسدسا للانتحار وحاول خنق زوجته كي تموت معه!
** تشخيص الأطباء الأمريكيين: اكتئاب حاد مصحوب بجنون الاضطهاد وتصلب في شرايين المخ!
القاهرة- الراية - محمد البحيري: كشفت وزارة الخارجية الامريكية مؤخرا عن وثائق سرية تلقي الضوء علي علاقة الادارة الامريكية في عهد الرئيس ريتشارد نيكسون مع دول شمال افريقيا خلال الفترة 1969 - 1972. وتضمنت الوثائق مجموعة من البرقيات تبين الي أي حد قد يكون الأغراب علي علم بأدق تفاصيل ما يحدث في قصور الحكم!
ويجري الحديث هنا عن الرئيس الحبيب بورقيبة الذي ظل يحكم تونس لمدة اربعة عقود متواصلة، والذي ولد في 3 اغسطس 1903، في حي الطرابلسية بمدينة المنستير الساحلية، من عائلة متواضعة ماديًّا واجتماعيًّا وكان أصغر أشقائه الثمانية، تلقي تعليمه الثانوي في تونس ثم توجه إلي باريس سنة 1924بعد حصوله علي البكالوريا وانخرط في كلية الحقوق والعلوم السياسية حيث حصل علي ليسانس الحقوق عام 1927 وعاد إلي تونس ليعمل بالمحاماة.
زوجتان
تزوج بورقيبة للمرة الاولي من الفرنسية ماتيلدا وكانت تكبره ب12 عاما، حيث كانت تبلغ من العمر عندما تعرفت عليه 36 عاما وهي أرملة احد الضباط الفرنسيين الذين ماتوا في الحرب العالمية الأولي، وبحسب العديد من المصادر عاش معها بورقيبة عندما كان طالبا يدرس في باريس خارج المؤسسة الزوجية، وطلقها بعد 22 عاما من الزواج. وأنجب منها ابنه الوحيد الحبيب بورقيبة الابن.
وتزوج بورقيبة للمرة الثانية رسميا في 12 ابريل عام 1962، من الثائرة التونسية وسيلة بن عمار، التي قادت عددا من عمليات النضال الوطني ضد الاستعمار الفرنسي، حتي ألقي القبض عليها عام 1948 وسجنت. وتعرف عليها بورقيبة في القاهرة حيث عاش في إحدي الشقق ببيت في شارع نوال بالدقي. وقد استولت وسيلة علي قلب وعقل بورقيبة، وأصبح ينظر إليها علي أنها نائب الرئيس الفعلي بسبب قوتها وذكائها، واستمر نفوذها حتي عام 1986 عندما قام بورقيبة بتطليقها، بعد ان اتهمها بتجاوز الحدود والتدخل الفظ في شؤون الدولة.
توقع فاشل!
كان بورقيبة في الثامنة والستين من عمره، عندما حكم خبراء وزارة الخارجية الامريكية في واشنطن بالتنسيق مع المخابرات المركزية الامريكية ان حكمه يقترب من نهايته في ديسمبر 1971. المدهش في حكاية بورقيبة هو مدي الخطورة التي كان عليها وضعه الصحي في تلك الفترة، وليس واضحا ما اذا كان قد تعافي من ذلك الوضع ام انه استمر في الحكم تحت رعاية زوجته ورجاله والمقربين منه. فقد قام طبيبان امريكيان هما الدكتور برينس والدكتور ميجل بفحص الرئيس بورقيبة ثلاث مرات خلال يومين فقط، وهما اليومان الاخيران من عام 1970، وقاما بمشاورات مطولة مع اطباء تونسيين ومع قرينة الرئيس السيدة وسيلة بن عمار. من بين الوثائق المفرج عنها برقية من السفارة الامريكية في تونس الي وزير الخارجية الامريكية ويليام روجرز، ورد بها انه في اليوم التالي سوف ينضم الي فريق الاطباء الذي يفحص الرئيس التونسي طبيب سويسري وطبيب نفسي فرنسي، سبق لهما ان عالجاه في باريس.
وقد شخص الطبيبان الامريكيان حالة الحبيب بورقيبة بأنه يعاني من حالة اكتئاب حاد، مصحوب بجنون الاضطهاد، مع تصلب شرايين في المخ. وكان قد عولج من قبل في باريس من الاكتئاب، ورغم خضوعه لدورتين كاملتين من الفحص الشامل إلا أن الاطباء طالبوا بفحصه مجددا بأجهزة ليست موجودة في تونس، بما يستوجب سفره الي زيوريخ أو لندن. واشار التشخيص المبدئي الي تدهور سريع وضعف متقدم في قواه العقلية، ولكن لا يتوجب إلغاء احتمالات قابلية حالة أبو رقيبة للعلاج، وهو ما ستبينه الفحوصات الاضافية.
بحسب الاطباء، كان بورقيبة يقضي كل وقته في الفراش، مع جرعات كبيرة من الادوية المهدئة، ولكنه لا زال يعاني من الارق وقلة النوم. وهو يعاني من اضطرابات خطيرة في الكلام، قد تكون نابعة جزئيا من الادوية المهدئة أو مرض عضوي في المخ. فهو يبدأ جملة ثم يتوقف في منتصفها، ويظل يبحث عن كلمة أو تعبير ثم ينظر الي زوجته طالبا منها المساعدة. وكان لاصقا بذهنه انه اقترب من نهايته، وان تونس نفسها ستنتهي معه، لان تونس متماهية في عقله مع ذاته هو! فهو يري في نفسه انه مثل تمثال اطلس ذي الاذرع المشرعة التي تمسك بتونس حتي لا تسقط!
هو وتونس!
وتتابع تقارير الاستخبارات الامريكية وصف حالة الرئيس بورقيبة قائلة: انه حساس للغاية، وتسيل الدموع من عينيه باستمرار، ويكثر من استخدام ألفاظ من عينة انا غاضب، عصبي، متعب، ضعيف ، ويصف التونسيين بانهم ابناؤه! وكان يقول ان من يحيطون به اصدقاء وخونة! وكان يطيل من التحدث عن خيانة وزير التخطيط المعزول احمد بن صلاح. وكان ابو رقيبة يكثر من الحديث عن الماضي ويبرئ نفسه من كل الاخطاء ويمتدح نفسه بأنه المسؤول عن كل التطورات الايجابية التي حدثت في تاريخ تونس الحديث. بداية من الغاء الملكية واعلان الجمهورية في 25 يوليو 1957، ليكون بورقيبة هو أول رئيس للجمهورية. وفي عهده تم جلاء آخر جندي فرنسي عن التراب التونسي في 15 اكتوبر 1963، كما تم فرض مجانية التعليم واجباريته وتوحيد القضاء. وفي عام 1965 اصدر بورقيبة قانونا يقضي بتحريم تعدد الزوجات، وقانونا آخر يحرم زواج الرجل من مطلقته التي طلّقها ثلاثا بعد طلاقها من زوج غيره، وثالثا يبيح التبني! ثم ألغي المحاكم الشرعية، وأغلق الديوان الشرعي، ووحد القضاء التونسي وفق القوانين الفرنسية، ودعا إلي تحريم الصوم علي الشعب التونسي، بدعوي أن الصوم يقلل الإنتاج ويعوق تقدم تونس ونهضتها!. وفي 27 ديسمبر 1974 تم تغيير الدستور التونسي لمنحه رئاسة الدولة مدي الحياة. من أجل ذلك كله كان بورقيبة يري في سقوطه سقوطا لتونس كلها!
محاولة انتحار!
ويقول الاطباء الامريكيون في تقريرهم ايضا انه بحسب ما يقوله بورقيبة نفسه، ووفق شهادات زوجته والاطباء التوانسة، يبدو بورقيبة غاضبا ثائرا بعد الظهر. وفي لحظات الازمة كهذه، بحسب السيدة قرينته، كان بورقيبة يطلب مسدسا ليضع نهاية لحياته الأليمة. وكان يشكو من انه عديم الحيلة. وقالت زوجته وسيلة ان الرئيس بورقيبة حاول ان يخنقها بحجة انه يريدها ان تموت معه! وهو ما اثار خوفها من البقاء الي جواره، وكذلك خوفها من إقدامه علي الانتحار، وهو ما يستوجب مراقبة لصيقة عليه.
وكان من الطبيعي انه من واقع هذه البرقيات والتقارير كتبوا في المخابرات الامريكية انذاك ان بورقيبة يقترب من نهايته. كان ذلك كما قلنا في بداية السبعينات! اما المفاجأة فهي ان بورقيبة استمر في حكم تونس حتي عام 1987، حيث تمت الاطاحة به وفرضت عليه الاقامة الجبرية في منزله طوال ثلاث عشرة سنة، حتي مات وهو في السادسة والتسعين من عمره، في 6 ابريل عام 2000، ضاربا بذلك كل تقارير الاطباء وتوقعات المخابرات في عرض الحائط!
(المصدر: صحيفة "الراية" (يومية - قطر)، الصادرة يوم 24 مارس 2008)
Article repris par Tunisnews du 24/03/2008
Lire aussi:
La maladie de Bourguiba:
la grande imposture
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18 mars 2009
La conception de l'opposition chez Habib Bourguiba, Premier Président de la République
Tunisie: De 1955 à 1965, l'opposition Youssefiste a été durement réprimée. De 1965 à 1980, c'était le tour de l'extrême gauche composée essentiellement d'universitaires et d'ouvriers. Bourguiba comme le rappelle Noura Borsali dans son article "Les deux premières manifestations de la Tunisie indépendante.Noura Borsali,20-04-2006- REALITES". Cliquez ICI pour lire la suite) avait fondé son pouvoir sur des "comités de vigilance" qui constituaient le noyau de la police politique tunisienne.
"Ces comités, selon Mohamed Dhifallah, existaient également dans tout le pays et étaient animés également par Amor Chéchia dont le centre était situé à Sidi Ben Aïssa, à Béni Khalled, et aussi par Zarg-el-ayoun, Hassen Ben Abdelaziz, Hassen el Ouertani …Ces comités disposaient de voitures sur lesquelles était inscrit le nom de tel caïd. Ils opéraient en plein jour, devant tout le monde. Dans ces centres, on torturait et des yousséfistes ont disparu. Ceux qui ont quitté ce lieu, indemnes, sont peu nombreux."
A partir de 1965, le pouvoir de Bourguiba réprime la gauche comme le rappelle Aziz Krichen dans son ouvrage « Le syndrôme Bourguiba »- « La mobilisation de la jeunesse tunisienne autour des idéaux de l’extrême-gauche a commencé dans les années soixante et elle a pris très rapidement l’ampleur d’une levée en masse(...)L’intervention policière a été impitoyable, d’une brutalité hors de proportion avec le niveau réel de la menace, et menée comme on assouvit un ressentiment, de façon rancunière, petite et mesquine, avec cette lâcheté de qui s’engage dans un combat inégal où il se sait le plus fort »,
Il s'agissait des mêmes méthodes appliquées contre les youssefistes: procès politiques,n torture dans les prisons et de lourdes condamnations.
En 1973, Habib Bourguiba donnait une conférence à l'IPSI (Institut de presse et des sciences de l'Information) dans laquelle il déclarait:
D'où ces deux questions qui s'imposent:
Les historiens ont l'habitude de présenter Habib Bourguyiba comme un grand "démocrate".
A supposer qu' un démocrate qualifie ses opposants (universitaires et ouvriers qui constituent le mouvement politique et syndicalistes) de "microbes",
s'il n'était pas un "démocrate", il les aurait qualifié de quoi?
D'autres historiens ont l'habitude de présenter Habib Bourguiba de despote "éclairé".
Si un "éclairé" qualifie ses opposants de "microbes", un "non éclairé" les qualifierait comment?
Et une dernière question: Les ministres, les doyens, les étudiants présents à la conférence qui ont longuement applaudi Habib Bourguiba, ils ont applaudi qui et quoi finalement? cette conception politique (si « éclairée », si « démocrate », si « Bourguibiste »!) qui veut que l'opposition" est qualifiée de "microbes"?
09:56 Publié dans Des documents à télécharger, La maladie de Habib Bourguiba, la vérité interdite, La présidence à vie sous le Président Bourguiba, La répression de l’opposition en Tunisie, La Tunisie sous le Président Habib Bourguiba, Le culte de la personnalité sous Bourguiba, Tunisie, procès politiques contre l’extrême gauche, Un livre à lire, Une page méconnue de l'Histoire de la Tunisie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : habib bourguiba, tunisie politique
17 mars 2009
La maladie de Bourguiba: la grande imposture
A sa sortie en France, l’ouvrage « Bourguiba : le pouvoir d’un seul » qui évoque la maladie de Habib Bourguiba était interdit en Tunisie.
L'homme Bourguiba-Paix à son âme- n'est pas en cause. C'est de "l'homme politique" Bourguiba qu'il s'agit...
Le rapport médical établi en 1969 par le célèbre psychiatre parisien Jean Delay, concluait à : "une sénilité incompatible avec l’exercice du pouvoir suprême " dés 1969. Bourguiba était atteint aussi du Parkinson: " Il sera ensuite frappé par la maladie de Parkinson, qui l’oblige à garder une petite bille au creux de la paume droite pour éviter que sa main ne s’engourdisse ".
De 1969 jusqu’à 1987, Habib Bourguiba était le Président de la République en Tunisie alors que ses médecins était formels : " sa sénilité était incompatible avec l’exercice du pouvoir suprême depuis 1969.
Des proches et Ministres de Bourguiba savaient parfaitement toute la vérité sur sa maladie et sur son incapacité d’assurer les charges de Président de la République depuis 1969. Ils l’ont encouragé à s y maintenir pour pouvoir avoir tous ses pouvoirs et se constituer des fortunes inestimables sur le dos des Tunisiens. ..
Dans ses entretiens privés comme dans ses discours publics, les harangues de ce grand tribun [ Bourguiba] n’étaient jamais monotones, il les émaillait de cris, de rires ou de pleurs. Contrôlant ou jouant ses émotions, il pouvait larmoyer à la seconde et glisser sans transition de la colère aux sanglots ». Tahar BELKHOJA, « Les trois décennies Bourguiba » , Editeur Publisud, date de parution : Septembre 1996, page 13
Tahar Belkhoja, proche collaborateur de Bourguiba durant 30 ans et ancien ministre de l’intérieur n’est pas le seul à faire pareil constat des supposés «dons de tribun de Bourguiba ». La majorité des Tunisiens ont pensé la même chose durant des années. Cependant, un tel constat paraît à plusieurs égards «surréaliste ». Un grand tribun est forcément un excellent «acteur » mais dans le cas de Bourguiba, l’histoire « officielle » de la Tunisie, par complaisance, par mépris pour la vérité et par habitude de cultiver les mensonges omet de rappeler une grande partie de la vérité. S’il fut incontestablement un grand tribun et un des brillants hommes politiques qu’avait connut la Tunisie, Bourguiba devait quitter le pouvoir au mieux à la fin des années 50, au pire à la fin des années 60. Car Habib Bourguiba était «malade » ! Les meilleurs spécialistes américains et français ont diagnostiqué chez lui «une sénilité précoce », le Parkinson et la psychose maniaco-dépressive…. incompatibles avec « l’exercice du pouvoir suprême » dés 1969.
Lorsqu’on lit la description clinique de l’affection- «il s’irrite à la moindre contrariété et même sans cause extérieure il peut passer en un instant du rire aux larmes, de l’insouciance au découragement passager, de la générosité à l’agressivité malveillante »- l’état de Bourguiba devient compréhensible…le drame qu’à connut la Tunisie aussi. Quand il "émaillait [ses discours] de cris, de rires ou de pleurs. Contrôlant ou jouant ses émotions, il pouvait larmoyer à la seconde et glisser sans transition de la colère aux sanglots » -comme l’écrit Tahar Belkoja proche collaborateur de Bourguiba et Ministre durant 30 ans, il ne s’agissait pas de « dons de tribun ». Il s’agissait tout simplement des symptômes de la maladie.
D’ailleurs comment ne pas penser à la maladie à voir Bourguiba – lors de ses conférences publiques en 1973 devant les étudiants de l’IPSI (ces futurs journalistes) et en présence des membres du gouvernement , exposer en public – sans aucun respect pour la fonction présidentielle qu’il exerce- les détails de l’assassinat de son rival Salah Ben Youssef. Un assassinat qu’il a cautionné des années avant !
Comment ne pas s’interroger à propos de l’état mental de Bourguiba, en voyant le supposé Président de la République parler en public « du testicule qu’il a en moins, des dessous de sa seconde femme qu’il reniflait en cachette dans sa cellule (avant l’indépendance) les jours de déprime… ».( Aziz Krichen, "le syndrome bourguiba", Cerès productions ,avril 1993, page 34) ; ou en 1985, lorsque "son engouement pour Najet Khantouche (une proche de Mohamed Sayah, ancien Ministre de Bourguiba.Mohamed Sayah avait introduit cette femme chez Bourguiba) défraiera la chronique des salons tunisois. Cadre du parti destourien, mariée à un jeune avocat ambitieux. Son inclination ne lui semble aucunement répréhensible, et il prend un jour à parti le ministre des télécommunications, devant témoins, en s’indignant de n’avoir pu joindre la jeune femme au téléphone alors qu’elle se trouvait en Jamaïque ! "Page 60« Bourguiba, le pouvoir d’un seul », Bernard Cohen
Ou en en janvier 1986, quand il entre dans une grande colère contre son épouse wassila et la menace de divorce. (..) "wassila bourguiba se voit reprocher d’avoir donné une interview à l’hebdomadaire Jeune Afrique quatre ans auparavant, dans laquelle elle défendait le principe d’une alternance démocratique ! le président affirme qu’il n’a pas été au courant, qu’il vient d’apprendre l’existence de cette prise de position publique[4 ans après!]qui, à l’époque, avait pourtant fait grand bruit… "Page 63-64, « Bourguiba, le pouvoir d’un seul » Bernard Cohen.
Il lui arrivait des moments où il perdait complètement sa lucidité et sa mémoire ! Non, ce n’était pas dû au « naufrage de la vieillesse », mais au traitement de la psychose maniaco-dépressive dont il fût atteint depuis 1969. « Bourguiba subit une dizaine de séances d’électrochocs pratiqués sous somnifères ; son psychiatre a décidé de prendre le risque d’induire les troubles de mémoire qu’un tel traitement peut entraîner. Et, de fait, comme s’en rappelle un des rares témoins alors dans le secret, « bourguiba semblait avoir tout oublié quand il se réveillait d’une séance. Il ne savait même plus qui était Boumediene »[ le président algérien] !Page 63-64, « Bourguiba, le pouvoir d’un seul » Bernard Cohen.
Le drame de la Tunisie n’est-il pas cette politique du mensonge que plus d’un cultive ? Les thuriféraires de Bourguiba lui ont fait mal deux fois. La première quand ils n’ont pas exigé son départ dés la fin des années 60 parce qu’il lui était impossible d’assurer les responsabilités qui lui incombaient. Et une deuxième fois, après la mort de Bourguiba quand ils ont vu dans les souffrances de l’homme « des dons de grand tribun ou de comédien » ! c’est Tahar Belkhoda qui se rappelle encore : « Durant tout l’automne 1976, le Président avait été frappé d’une de ses crises de dépression qui l’affectaient périodiquement, depuis cinq ans. Enfermé au palais de Carthage, il ne recevait presque plus personne. J’étais un des rares qu’il faisait appeler chaque après-midi. Et pour moi, qui l’avais connu dans toute la plénitude de ses moyens, il offrait un spectacle poignant. Dans sa chambre à coucher, vêtu simplement d’un slip et d’un tee-shirt blanc, il était assis dans une quasi-obscurité. Il se levait de temps en temps pour tourner autour de sa chaise, sans vraiment écouter. A ces phases de confusion, succédaient des moments de lucidité, où il s’extériorisait sans retenue, parlant de tout avec une étonnante franchise, sans rien éluder ni ménager personne.» page 91« Les trois décennies Bourguiba » ,Editeur Publisud, date de parution : Septembre 1996, Tahar Belkhoja
Tahar Belkhoja ajoute dans un autre passage : « Bourguiba nous reçut aussitôt, Nouira et moi même, et entra d’emblée dans une de ses colères noires que nous redoutions tous. (..)Le Président, balayant sa colère, se mit à pleurer à chaudes larmes.(..) La scène était tragi-comique. Avec son incroyable talent de comédien, Bourguiba jouait le père désespéré par la discorde de ses fils, qu’il veut ramener à la raison » page 97. « Les trois décennies Bourguiba » ,Tahar Belkhoja
En 1988, M. Ben Ali dira à propos de Bourguiba:
QUESTION : Cela dit, on pouvait très bien s'attendre à la fin du règne de Bourguiba et être surpris par votre accession au pouvoir. Pouvez-vous me dire quand vous en avez eu l'idée ?
REPONSE : J'ai eu le sentiment en 1984 que le Président Bourguiba n'était plus en possession de toutes ses facultés. Je le voyais tous les matins. Au cours de nos entretiens, il lui arrivait d'oublier des décisions prises ensemble la veille, de s'étonner lui-même des nominations dont il avait pris l'initiative, de revenir sur des dispositions déjà entrées en application.
Interview accordée par le Président Zine El Abidine Ben Ali à l'hebdomadaire « Le Nouvel Observateur » (Edition du 9-15 septembre 1988)
Non, il ne s’agissait pas du « naufrage de la vieillesse » ! Bourguiba était un des grands hommes politiques tunisiens, mais il a cessé de l’être depuis 1969. Il devait partir au lendemain de l’indépendance et non trente ans plus tard. Car depuis 1969, les médecins étaient unanimes : Bourguiba était malade.
Il était pourtant malade depuis 1969 et les médecins qu’il a consulté étaient formels : « Sa sénilité était incompatible avec l’exercice du pouvoir suprême ».Des proches et Ministres de Bourguiba savaient parfaitement toute la vérité sur sa maladie et sur son incapacité d’assurer les charges de Président de la République depuis 1969. Ils l’ont encouragé à s y maintenir pour pouvoir avoir tous ses pouvoirs et se constituer des fortunes inestimables sur le dos des Tunisiens.
Sami Ben Abdallah
Le rapport médical établi en 1969 concluait à :
“une sénilité incompatible avec
l’exercice du pouvoir suprême” dés 1969.
« Bourguiba, le pouvoir d’un seul », par Bernard COHEN, 246 pages - Format 13,5 x 22 cm - Editions FLAMMARION, Collection Grandes Figures Historiques.
Extrait pp 149-156,retranscrit par Sami Ben Abdallah à cause de la possible censure du livre. Pour ceux qui le peuvent, Sami Ben Abdallah vous recommande d’acheter le livre.
Le célèbre psychiatre parisien Jean Delay raccompagne à la porte un patient barbu, qui s’affuble d’un chapeau melon : il vient d’achever une des nombreuses consultations qui, depuis 1969, visent à circonscrire la psychose maniaco-dépressive dont souffre Habib BOURGUIBA. Car la barbe est postiche, le couvre-chef est un déguisement : le chef de l’Etat tunisien et ses plus proches conseillers (c’est l’un d’eux qui rapporte la présente anecdote)ont décidé que tout serait fait pour dissimuler la maladie du « combattant suprême ». elle n’a pourtant rien d’extraordinaire : cette affection, qui touche environ une personne sur cent, est souvent héréditaire, et la famille BOURGUIBA la connaît depuis longtemps. Accès maniaque, puis dépression mélancolique : le président tunisien s’installe dans ce rythme épuisant, irrégulier, et les médecins vont essayer d’enrayer très vite l’évolution de l’état dépressif à caractère suicidaire.
BOURGUIBA subit une dizaine de séances d’électrochocs pratiqués sous somnifères ; son psychiatre a décidé de prendre le risque d’induire les troubles de mémoire qu’un tel traitement peut entraîner. et, de fait, comme s’en rappelle un des rareté moins alors dans le secret, « BOURGUIBA semblait avoir tout oublié quand il se réveillait d’une séance. Il ne savait même plus qui était Boumediene » ! c’est sans doute pourquoi, quelque temps après, il voudra rassembler tous ses souvenirs dans le corpus des conférences sur « ma vie, mes idées, mon combat ». après ce tir de barrage contre l’engrenage maniaco-dépressif, Bourguiba est traité par antidépresseurs tricycliques, et se voit prescrire un traitement de long cours à base de lithium.
Jean Delay, alors considéré comme l’un des meilleurs psychiatres au monde, le suit avec Pierre Deniker ; il a écrit en compagnie de ce dernier une méthode chimiothérapique en psychiatrie, il est l’auteur d’un essai sur les dérèglements de l’humeur. entre 1946 et 1970, i est le médecin chef de Sainte-Anne.
Lorsqu’on lit la description clinique de l’affection, on ne peut manquer d’en trouver les traces dans la vie politique du chef d’Etat : au début de l’accès maniaque, «il échafaude des projets grandioses, se croit capable de tout entreprendre et de tout réussir. Les objections sont écartées d’un geste, les difficultés et les contraintes sont abolies ». Simultanément, «il s’irrite à la moindre contrariée et même sans cause extérieure il peut passer en un instant du rire aux larmes, de l’insouciance au découragement passager, de la générosité à l’agressivité malveillante «. Réservé et plein de tact, il peut soudain manifester une attitude brutale et injurieuse ; « les images défilent, les souvenirs surgissent en désordre, les mots se pressent en une logorrhée intarissable » ; » des anecdotes, des acquisitions scolaires (tirades ou poèmes écrit par cœur) sont évoqués de façon quasi automatique et récitées pour le plaisir ». la ressemblance avec ce que nous connaissons de BOURGUIBA est frappante, mais voici que le maniaco-dépressif, après s’être « orienté vers des thèmes de grandeur, de mission religieuse ou humanitaire », s’engage dans la phase dépressive : « il a perdu le goût de la vie, son champ de conscience est envahi par une tristesse foncière faite tout à la fois d’ennui, de regrets et de désespoir ». L'avenir » lui paraît inexorablement bouché », il se répète : « il n’y a pas de solution à mon état, on ne peut rien pour moi ». la mort peut lui apparaître comme un « châtiment nécessaire » », il maigrit, il dort mal, il préfère d’ailleurs exprimer son trouble au travers de symptômes somatiques que de se lancer dans une « autopréciation » à laquelle il répugne culturellement. Les spécialistes affirment que la psychose maniaco-depressive est très répandue au Maghreb : avec des successions d’abattement et de fébrilité, elle répond aux fluctuations psychologiques qui fondent le complexe de Jugurtha »… BOURGUIBA s’est battu contre elle en secret.
(..)
Quoi qu’il en soit, la seule mention d’une affection mentale de BOURGUIBA était inconcevable dans la presse tunisienne : si disert à propos de ses différents problèmes de santé physique, il a voulu le silence absolu autour de ce qui se passait dans sa tête. mieux, il a souvent invoqué des troubles cardiaques ou respiratoires pour déguiser la véritable maladie qui le tenait loin de son bureau de travail, voire de son pays. Dans les années 70, son premier ministre Hedi Nouira « inventait » des cures à l’étranger qu’il était censé suivre alors qu’il était en réalité livré à la dépression. Lui-même s’est d’abord révolté devant le diagnostic médical : lorsque les médecins de l’hôpital militaire de Washington parlèrent de « sénilité précoce », il se fâcha et partit consulter en Suisse et en France. Il apprit ainsi, par la bouche des spécialistes de la clinique Bel-Air (près de Genève) du Docteur Ajuria Guera et ceux de l’équipe Delay , qu’il présentait un terrain favorable à ce genre de psychose.
(..)
Le 14 mars 1967, il connaît une première crise cardiaque(il y aura une nouvelle alerte le 27 novembre 1984). Le professeur Lenègre, qu’il consultait souvent à paris, vient à Tunis et se montre rassurant ; mais des spécialistes français se montrent très pessimistes en privé et le jugent déjà condamné. le président américain Johnson met à sa disposition le médecin-général Thomas Mattingly. Deux ans plus tard, en mai 1969, c’est une hépatite virale qui l’immobilise près de deux mois. Il sera ensuite frappé par la maladie de Parkinson, qui l’oblige à garder une petite bille au creux de la paume droite pour éviter que sa main ne s’engourdisse.
(..)
De 1969 à 1980, le président a passé un temps considérable à l’étranger pour raisons de santé : il est à Genève en mars - avril 1972, en juin - juillet 1973, en janvier - février, puis en mai 1974, en juin 1976, d’octobre 1976 à janvier 1977, en décembre 1979, en mai 1980.
(..)
La première grave manifestation de sa psychose maniaco-dépressive a bouleversé son entourage proche ; son épouse, en robe de chambre ( c’était la nuit, au palais de Carthage), s’est précipitée chez Ahmed Mestiri pour le mettre au courant et décider de la conduite à adopter. Jusqu- alors, Habib BOURGUIBA avait cependant cédé à de fréquentes bouffées de colère et de désespoir, accompagnées de larmes. Il pouvait entrer en de tels états « sur commandes ».
(..)
BOURGUIBA a lui-même raconté comment il allait, après ses cours de droit à Paris (alors qu’il était jeune), assister à l’enseignement de professeurs de l’hôpital Sainte-Anne, et notamment de Georges Dumas. Disciple de De Janet et ennemi de la psychanalyse, il s’oppose à l’approche « sexualisante » de l’école de vienne, ce qui répond à la propre sensibilité de BOURGUIBA. Un des malades qu’il présente à ses cours impressionne très fortement le jeune tunisien : « il se prenait pour napoléon … ». se rappellera-t-il plusieurs années après. Or, BOURGUIBA vieillissant aimait à dire quand il faisait allusion à son ectopie testiculaire : « je suis comme Napoléon.. ».
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09 février 2009
Aziz Krichen: Le syndrôme Bourguiba
Extrait
"La mobilisation de la jeunesse tunisienne autour des idéaux de l’extrême-gauche a commencé dans les années soixante et elle a pris très rapidement l’ampleur d’une levée en masse(...)L’intervention policière a été impitoyable, d’une brutalité hors de proportion avec le niveau réel de la menace, et menée comme on assouvit un ressentiment, de façon rancunière, petite et mesquine, avec cette lâcheté de qui s’engage dans un combat inégal où il se sait le plus fort. L’irresponsabilité a répondu à l’irresponsabilité ; l’immaturité des fils à réveillé l’immaturité des pères. Ceux-ci n’ont jamais compris que la révolte de ceux-là n’était qu’un appel et que cet appel leur était adressé. Il leur était demandé une reconnaissance qui aurait permis à la nouvelle génération de s’assurer d’elle-même, mais eux-mêmes n’étaient pas assurés de leur propre être, et leur propre inconsistance leur commandait de supprimer quiconque risquait de la dévoiler" Aziz Krichen
Ceux qui veulent acheter le livre sont priés de le rechercher dans les librairies françaises (même s’il est rare). J’ai le livre en version papier, en cas d’obtention de l’autorisation de M. Aziz Krichen, je pourrai mettre l’ouvrage en ligne.
13:31 Publié dans Des documents à télécharger, La maladie de Habib Bourguiba, la vérité interdite, La présidence à vie sous le Président Bourguiba, La répression de l’opposition en Tunisie, La Tunisie sous le Président Habib Bourguiba, Les procès politiques sous le Président Bourguiba, Tunisie, les idéaux de l’indépendance trahis, Tunisie, procès politiques contre l’extrême gauche, Un livre à lire, Une page méconnue de l'Histoire de la Tunisie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : aziz krichen, tunisie livre rare, perspectives gauche tunisie, politique tunisie, histoire tunisie, habib bourguiba tunisie
09 janvier 2009
L’article qui a provoqué la colère de Tahar Belkhodja l’ancien Ministre de l’Intérieur
Comment la France s’est débarrassée de la Torture ? Cliquez ICI
Général-Jacques-Pâris -de-Bollardière, Cet homme a sauvé l’honneur de la France. Cliquez ICI
La Tunisie, vingt ans après. Le Monde Diplomatique 1975. Tahar Belkhoja
Il s’agit de l’article au Monde Diplomatique en Décembre 1975 intitulé : « La Tunisie, vingt ans après » : Régression économique, répression politique : le mythe du libéralisme n’a pas tenu ses promesses et le pays s’enfonce dans la dépendance...
J’encourage tous ceux qui possèdent des documents rares sur la Tunisie à les mettre en ligne afin que les jeunes générations de Tunisiens et de Tunisiennes découvrent l’Histoire de notre pays. .
Vous pouvez télécharger l’intégralité de l’article du Monde Diplomatique sous format PDF.
Autres livres sur la Tunisie trouvés sur le web et que vous pouvez Télécharger
19:24 Publié dans Des documents à télécharger, La maladie de Habib Bourguiba, la vérité interdite, La présidence à vie sous le Président Bourguiba, La répression de l’opposition en Tunisie, La Tunisie sous le Président Habib Bourguiba, Le culte de la personnalité sous Bourguiba, Les procès politiques sous le Président Bourguiba, L’Histoire de la police politique en Tunisie, Tunisie, archives du Monde Diplomatique, Tunisie, ces Ministres qui ne se rappellent plus d, Tunisie, la torture sous le Président Bourguiba, Tunisie, les idéaux de l’indépendance trahis, Tunisie, les milices du parti au pouvoir, Tunisie, l’assassinat de Salah Ben Youssef, Tunisie, procès politiques contre l’extrême gauche, Tunisie,procès politiques contre les youssefistes, Un livre à lire, Une page méconnue de l'Histoire de la Tunisie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tahar belkhodja, tahar belkhoja, habib bourguiba tunisie, torture tunisie, politique tunisie, blog sami ben abdallah, sami ben abdallah
07 janvier 2009
Lettre ouverte à Habib Bourguiba, Président de la République Tunisienne, par Mohamed Mzali (10)
23:24 Publié dans Des documents à télécharger, La fraude électorale sous le Président Bourguiba, La maladie de Habib Bourguiba, la vérité interdite, La présidence à vie sous le Président Bourguiba, La répression de l’opposition en Tunisie, La Tunisie sous le Président Habib Bourguiba, Le culte de la personnalité sous Bourguiba, Les procès politiques sous le Président Bourguiba, Tunisie, ces Ministres qui ne se rappellent plus d, Tunisie, la torture sous le Président Bourguiba, Tunisie, les émeutes du pain, Tunisie, les idéaux de l’indépendance trahis, Tunisie, les milices du parti au pouvoir, Tunisie, les procès des anciens Premiers ministres, Un livre à lire, Une page méconnue de l'Histoire de la Tunisie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lettre ouverte à habib bourguiba, mohamed mzali, livre rare tunisie, blog tunisie, tunisie blog, sami ben abdallah
31 décembre 2008
Lettre ouverte à Habib Bourguiba (partie 8)
Lettre ouverte à Habib Bourguiba ( partie 1).Cliquez ICI
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Lettre ouverte à Habib Bourguiba (partie 3). Cliquez ICI
Lettre ouverte à Habib Bourguiba (partie 4). Cliquez ICI
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Lettre ouverte à Habib Bourguiba ( partie 6). Cliquez
Lettre ouverte à Habib Bourguiba (partie 7). Cliquez ICI
Lettre ouverte à Habib Bourguiba (partie 8). Lire la suite
12:18 Publié dans Des documents à télécharger, La fraude électorale sous le Président Bourguiba, La maladie de Habib Bourguiba, la vérité interdite, La présidence à vie sous le Président Bourguiba, La répression de l’opposition en Tunisie, La Tunisie sous le Président Habib Bourguiba, Le culte de la personnalité sous Bourguiba, Les procès politiques sous le Président Bourguiba, Tunisie, la torture sous le Président Bourguiba, Tunisie, les émeutes du pain, Tunisie, les idéaux de l’indépendance trahis, Tunisie, les procès des anciens Premiers ministres, Un livre à lire, Une page méconnue de l'Histoire de la Tunisie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mohamed mzali tunisie, habib bourguiba tunisie, lettre ouverte à habib bourguiba, livre rare tunisie, politique tunisie, sami ben abdallah

Tunisie : Fatma Riahi ( Fatma Arabica) Blogueur tunisienne a été arrêté. Actuellement, elle est en prison… Le combat pour la Liberté d’expression en Tunisie continue…
Avecla famille Larbi Hachim à Tunis. Mohamed Larbi Hachem paix à son âme était unesorte de père adoptif pour moi après la mort de mon père. 
France: seul face à 3 gendarmes à 2h du matin,Après 10 minutes de discussions, les gendarmes se décident d'établir un procès au poste.
Des tortionnaires de la police politique tunisienne auraient utilisé contre les Opposants de Gauche sous Habib Bourguibales mêmes méthodes que les américains avaient utilisées contre les Irakiens.
Le projet du Coup d’Etat islamiste du 8 novembre 1987

























