12 novembre 2009

Ben Ali par Feu Mohamed Charfi

872028476.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1136077673.jpgDans « Mon combat pour les Lumières », de Mohamed Charfi, Zellige, France, 2009, préface de Bertrand Delanoë.

 

 

 

( l’ouvrage date de janvier 2008 comme est précisé à la page 286, feu Mohamed Charfi est décédé le 6 juin 2008, paix à son âme)

 

 

 

 

A la page 279, l’ex ministre de l’éducation et ex Président de la Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme dit ce qu’il pense du Président de la République :

 

 

 

 

 

 

 

Ben-ali-zine-tunisie.jpg

 

 

 

On y lit :

 

« Pour ma part, j’ai eu de l’affection pour lui. J’ai admiré son intelligence, son patriotisme et sa force de travail. Avec lui j’ai été toujours franc et loyal, à l’égard de sa personne et aussi par respect pour l’Etat et pour la fonction présidentielle. Même quand, plus tard, je me suis opposé à lui publiquement, je ne l’ai jamais détesté. Pour l’homme, j’ai toujours gardé de bons sentiments.

 

Pour revenir aux événements et à l’ambiance de 1993, je dois dire que l’évolution du système a été telle que nous étions condamnés à nous séparer. » (fin)

 

Mohamed-Charfi-mon-combat-pour-les-lumieres-1.jpg
Cliquez sur la photo pour agrandir

 

 

Mohamed-Charfi-mon-combat-pour-les-lumieres-2.jpg
Cliquez sur la photo pour agrandir
Mohamed-Charfi-mon-combat-pour-les-lumieres-3.jpg
Cliquez sur la photo pour agrandir
Mohamed-Charfi-mon-combat-pour-les-lumieres-4.jpg
Cliquez sur la photo pour agrandir
Mohamed-Charfi-mon-combat-pour-les-lumieres-5.jpg
Ben Ali par l'Editeur Hssan Jgham
Ben Ali le 7 Novembre 1955
Le 7 Novembre 1987

Cliquez sur la photo pour agrandir
Hssan-jgham-mémoires-d'un-Editeur-1.jpg
Cliquez sur la photo pour agrandir
Hssan-jgham-mémoires-d'un-Editeur-2.jpg
Cliquez sur la photo pour agrandir
Hssan-jgham-mémoires-d'un-Editeur-3.jpg
Cliquez sur la photo pour agrandir
Hssan-jgham-mémoires-d'un-Editeur-4.jpg
Cliquez sur la photo pour agrandir
Hssan-jgham-mémoires-d'un-Editeur-5.jpg

03 septembre 2009

Tunisie: ces facebookens Tunisiens

 

 872028476.jpg

 

 

 

 

 

 

sami-ben-abdallah-facebook-tunisie.JPG

  La page publique du Président de la République:

http://www.facebook.com/Ben.Ali.Zine.El.Abidine

ou

Cliquez ICI

 

 

tunisie-Ben-Ali-Facebook-2.jpg

 

 

 

 

 

 

 

tunisie-Ben-Ali-Facebook-3.jpg

02 juillet 2009

Abdallah Amami: Son ouvrage rare sur les islamistes en Tunisie

  872028476.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

Abdallah Amami est l'Ex Directeur de l'ATCE (Agence Tunisienne de Communication extréieure). Son ouvrage paru au début des années 1990 est actuellement introuvable et rare. Pourtant, cet ouvrage méconnu du grand public revient en détails sur le parcours politique d'En Nahdha et de Rached Ghannouchi.
La majorité du contenu de cet ouvrage est crédible d'autant plus que Salah Karkar (Ex Président d'En Nahdha) est revenu dans l'ouvrage de François Burgat " l'Islamisme au Maghreb" sur la tentative de Coup d'Etat organisée par En Nahdha.



Lisez des ouvrages et des documents sur la Tunisie. Ne pas lire nuit gravement à la santé et vous risquez d'être atteint de la bêtise, de la maladie de l'ignorance et de l'inculture.

Ne Soyez pas/ Ne devenez pas une « racaille » dixit Sarko

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

24 juin 2009

Comprendre l’Islam politique en Tunisie

872028476.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On ne peut pas discourir sur l’Islam politique en Tunisie ou l’apparition d’une tendance salafiste sans au moins comprendre le phénomène.

 

 

A cette fin, deux ouvrages de références s’imposent :





L’islamisme au Maghreb de François Burgat (paru en plusieurs Editions)




« Le syndrome autoritaire en Tunisie » (Editions Sc po, auteurs Vincent Geisser et Michel Camau), il s’agit des Chapitres 7. Du MTI à En Nahdha. Des Islamistes pas comme les autres (pp 267-314) et du chapitre 8 : « L’Université : Un champ politique de substitution ? » (pp 315-352). Ces deux ouvrages sont malheureusement « introuvables » en Tunisie.





Les travaux du tunisien Mohamed El Baki Hermassi (plusieurs de ses articles sont introuvables) . Exemple : « la société tunisienne au miroir islamiste », Mohamed El Baki Hermassi, Maghreb-Machreq monde arabe, N° 103, Mars 1984


et


Abdellatif Hermassi, exemple : article « l’islamisme et l’Etat en Tunisie » paru à la revue « l’Homme et la société » N° 114 (Editions l’Harmattan) 1994.





Pour comprendre la logique du pouvoir en Tunisie qui a motivé l’affrontement avec le parti Islamiste, il faut lire l’ouvrage de Sadok Chaabane, téléchargeable sur le site de « l’université virtuelle en Tunisie »


soit ce lien :
http://www.uvt.rnu.tn/livres/data/pdf/pluralisme_ar.pdf

Quelques articles :

 

Le Mouvement de la tendance Islamique se compose selon François Burgat du





En Nahdha,


Au groupuscule appelé « parti de la libération islamique » : Il s’agit de la section tunisienne du parti (international) de libération islamique (PLI).


Au groupuscule appelé : « Le jihad islamique »


A un groupuscule « pro-iranien »,


A la Gauche islamique : « les islamistes progressistes (appelés aussi 15-21)




Sans avoir, au moins, lu ces documents, le débat public sur l’islam politique en Tunisie demeurera l’otage de clichés et de formules à l’emporte pièces qui témoignent de l’ignorance plus qu’autres choses et demeurera prisonnier du discours sécuritaire, d’un discours à relents « islamophobes » ( exprimé par une minorité de la gauche tunisienne qui joue les confusions entre les questions de la modernité, du féminisme et de l’islamophobie) et d’un troisième démagogique et fait de manipulations (exprimé par le parti islamiste En Nahdha. Exemple de démagogie, Rached Ghannouchi rappelle dans ses discours qu’En Nahdha n’a jamais répondu à la violence par la violence. Or, il suffit de lire l’islamisme au Maghreb par exemple pour lire les aveux de Salah Karkar, Président d’En Nahdha en 1987 qui en 4 pages donne des détails sur la tentative de Coup d’Etat qui était prévue pour le 8 Novembre 1987 ou lire l’Entretien de François Burgat avec Najmeddine Hamrouni, ex leader Estudiantin d’En Nahdha, qui reconnait la responsabilité d’En Nahdha dans l’attentat de Beb Souika survenu en 1991 ).

Il est significatif d’ailleurs que ces documents demeurent méconnus du grand public. Mais la majorité silencieuses qui son destin en main n’a pas à être l’otage de ces discours.



Ci-joint une petite présentation de ces groupuscules (Extraite de l’ouvrage « l’islamisme au Maghreb » de François Burgat pp 227 et suivantes) ainsi que deux articles vraiment rares sur l’islam politique en Tunisie. J’invite tous ceux qui ont des documents rares sur la Tunisie à les scanner et à les partager.

En Nahdha:



Lire les ouvrages de François Burgat, vincent Geisser et Michel Camau et celui de Sadok Chaabane pour comprendre la logique des uns et des autres.

 

 

 

 

Le Parti de la Libération Islamique (PLI)





Il s’agit de la section tunisienne du parti (international) de libération islamique (pli).actuellement dirigé par un a’lim [savant religieux] d’origine kurde, Abd Al Qadim Zalloum, le pli a été fondé en 1952 en Jordanie par le cheikh Taqui Eddine Nabhani, juge palestinien, adepte du rétablissement du califat, qui a été son principal théoricien. Comme Yassine et comme Ghannouchi, Nabhani reproche notamment aux réformistes du xix ème siècle d’avoir attenté au dogme pour plier l’islam aux règles de la modernité, au lieu de transformer à l’inverse la société moderne pour la plier aux règles de l’islam.

Sa stratégie prévoit pour le parti, considéré comme l’instrument politique privilégié dans cette conjoncture historique, trois grandes étapes :
- une phase de préparation et d’étude destinée à mettre au point la culture propre au parti.
- Une phase –qui est censée être celle que vit en ce moment le parti- d’interaction avec la société, qui doit peu à peu être gagnée aux principes fondateurs.
- une phase de conquête totale du pouvoir, une fois levées les résistances de la société civile.

Les adeptes tunisiens de ce programme, partiellement recrutés au sein de l’armée, ont fait depuis 1982, date probable de l’implantation du mouvement en Tunisie, l’objet de trois séries de condamnation. La plus récente est intervenue en mars1985, date à laquelle 34 membres de l’antenne tunisienne du parti, dont 19 militaires, ont été condamnés (en appel)à des peines d’emprisonnement (de 2 ans, pour les civils, à 8 ans pour les militaires) pour « appartenance à une association illégale à caractère politique ». le principal accusé était un professeur d’éducation physique du nom de Mohamed Jerbi, supposé avoir adhéré au pli dans les années 70 et être responsable de la section tunisienne. Parti de petits fonctionnaires peu enclins à la réflexion philosophique, le pli a, en Tunisie, la force tranquille de ses certitudes : « nous sommes le seul mouvement islamiste à disposer dés aujourd’hui d’une alternative (badil) complète », proclament les rares militants que la répression a –dans l’attente de la confirmation du jugement en appel- extraits de la clandestinité. « la promotion 1985 , plaisantent-ils avec leur visiteur, va rejoindre la promotion 1983 » (entretien avec l’auteur, Tunis-le bardo, août 1985]

Et, de fait, l’œuvre du juge palestinien Nabhani (notamment l’Etat islamique et la trilogie de l’organisation - sociale, politique et économique - dans l’islam) fourmille de « solutions » techniques aussi détaillées que péremptoires, toutes propres à rassurer le militant inquiet et lui permettre de faire la très séduisante économie de la réflexion. Sur leur programme tunisien, les membres du pli n’ont pas, hormis quelques tracts, signé une seule ligne d’analyse ; les implications concrètes de la mise en œuvre du projet politique se suffisent des analyses du cheikh fondateur, et rien, dans la réalité tunisienne, n’apparaît comme suffisamment spécifique pour en justifier un quelconque aménagement. Dans tous les cas, les militants renvoient donc le contradicteur ou l’adhèrent en phase de formation, aux généralités intangibles du cheikh.

 




Parti de la Libération Islamique
Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux
Le 22 mars 1985



« Il y a parmi les croyants des hommes qui ont été fidèles au pacte qu’ils avaient conclu avec Dieu. Tel d’entre eux atteint le terme de sa vie ; tel autre attend, tandis que leur attitude ne change pas ».[ Sourate XXXIII, « Les factions », Verset 23, Trad. D. Masson.


Le Parti de la Libération est un parti politique. Son principe est l’islam, sa finalité le recommencement de la vie islamique, qui met en application les préceptes de l’islam et porte son appel dans le monde. C’est un parti qui invite tous les hommes à l’islam, à adopter ses conceptions et ses règles. Il s’appuie sur l’interaction avec la Umma pour parvenir à ses fins. Il combat la colonisation sous toutes ses formes et appellations, afin de libérer la Umma de sa domination et d’extirper ses racines culturelles, politiques, économiques et autres du sol des pays islamiques.
Ceux qui travaillent à concrétiser ces idées authentiquement islamiques dans la vie réelle avec sincérité et piété, cherchent ce faisant la satisfaction de dieu le très haut viennent d’être jugés : 48 jeunes gens du Parti de la Libération ont été condamnés à l’emprisonnement le 16 mars 1985, pour l’unique raison qu’ils ont tenté de sauver la Umma islamique des griffes des régimes qui (illisible).
L’Etat islamique, c’est-à-dire l’Etat du califat, tire sa légitimité de ce que dieu a imposé, dans sa loi divine, aux musulmans de la concrétiser afin que la Umma s’abrite sous l’étendard de l’islam et jouisse de la sécurité, de la justice et de la confiance.
O fils de la grande Umma islamique : les gouvernants de Tunisie, qui oppriment dans les prisons la jeunesse islamique, célèbrent ce qu’ils appellent par ailleurs la fête de l’indépendance.
Ce qu’ils fêtent, c’est (en réalité) la concentration des forces de l’impiété et du colonialisme sur le pays. Le colonisateur impie (kafir), lorsqu’il lui apparut clairement qu’il lui était impossible de rester ouvertement sur notre sol, avec son armée et les autres pouvoirs coloniaux, a changé sa manière voyante de faire en retirant ses forces matérielles et en installant à leur place sa culture, ses normes et ses conceptions de la vie. Il a fait des gouvernants, enfants de ce pays, les gardiens de cette culture, de ces normes et de ces conceptions, les gardiens des intérêts du colonialisme dans l’exploitation de ses richesses et de ses biens. Et il a donné à la Umma l’illusion de ces prétendues indépendances, tant en Tunisie que dans les autres pays de l’islam.
Pour cela, le Parti de la libération s’est levé et a pris en charge la mission de sauver la Umma islamique et de la faire sortir des ténèbres et de l’égarement vers la lumière de la voie guidée (droite) et le bonheur de la vie.
O fils de la grande Umma islamique ! levez-vous (..) pour écraser les régimes qui adoptent la culture de l’occident et appliquent ouvertement les règles de l’incroyance. agissez pour faire revenir les terres de l’islam aux règles de l’islam, pour rétablir l’Etat du califat.

« O vous qui croyez ! répondez à Dieu et à son prophète lorsqu’ils vous appellent à ce qui vous fait vivre » ( Sourate VIII, « Le butin », Verset 24, Trad. D. Masson)

Traduit par R. Jacquemont pou François BURGAT)








Le Jihad islamique





La tentation radicale a gagné également un petit groupe, comprenant notamment d’anciens membres du MTI qui s’est fait appeler jihad islamique et auquel la presse tunisienne a commencé à se référer dans le courant de l’année 1986 comme à « la bande de Sfax ». ayant opté pour la radicalisation après l’amnistie de 1984 et la confirmation par le congrès de novembre 1984de l’option légaliste du MTI , les membres du jihad islamique ont opéré quelques attaques ( une poste, un commissariat) de faible envergure. Kilani Ouachachi, lieutenant de l’armée tunisienne, Habib Dhaaoui, prêcheur connu de la région de Sfax, et A. lazreq, vieux militant nationaliste, ex-membre du MTI et collaborateur de la revue Al Maarifa, expatrié en Arabie saoudite et extradé vers la Tunisie, ont été arrêtés dans le courant de l’été 1986, condamnés à mort et exécutés à la fin du mois d’août après que le président Bourguiba eut rejeté leurs demandes de grâce.


Lazreq (plaide aujourd’hui Salah Karkar, successeur de Rached Ghannouchi à la tête du MTI de mars à novembre 1987), c’est notre frère. Mais il n’a pas accepté. Il est sorti. Ni Dhaoui ni Lazreq n’étaient des membres actifs. Ils n’avaient aucune responsabilité et n’étaient membres d’aucunes instance nationale , ni même régionale. Comme partout dans le monde, il y a des gens qui ne se contentent pas d’être la minorité. Ils laissent totalement la majorité, ils sortent. (entretien avec François Burgat)



Ce sont les membres de ce même groupe qui –évoquant la vengeance d’Habib Dhaoui, pendu un an plus tôt presque jour pour jour- ont revendiqué le plus sérieux des débordements violents de toute l’histoire du courant tunisien ; : la pose, le dimanche 2 août 1987, de bombes artisanales dans quatre hôtels de Sousse et Monastir, région natale du président à vie (Bourguiba). Bien qu’explicitement revendiqués, à deux reprises (notamment par une lettre au journal français libération), par le jihad islamique, les attentats qui furent plus de dix blessés, dont l’un dut être amputé d’un pied, servirent à cautionner l’intensification de la répression contre le MTI. Moins d’une dizaine de jours après, au terme d’une enquête de police particulièrement brutale, l’un des membres du groupe, Mehrez Boudagga, a été arrêté. Condamné à mort au grand procès de septembre 1987, il a été exécuté le 8 octobre en même temps que Boulbeba Dekhil, auteur d’un vitriolage sur la personne d’un membre du PSD (Parti Socialiste Destourien, l’ancêtre du RCD, Rassemblement Constitutionnel Démocratique) qui l’avait à plusieurs reprises dénoncé à la police. La plupart des membres du jihad islamique étant encore en liberté, y compris les poseurs de bombes eux-mêmes (Boudagga les avait seulement fabriquées et n’était donc légalement passible que d’une peine d’emprisonnement) le groupe pourrait très vraisemblablement continuer à recruter sur l’aile radicale du MTI.









Quelques individualités du courant central du MTI ont également été mêlées à des actions sans doute commanditées par Téhéran, bien que les preuves formelles fassent encore défaut aujourd’hui. Fouad Ali Salah, arrêté en mars 1987 par la police française et impliqué dans les attentats parisiens de septembre 1986 (il aurait recelé certaines des bombes utilisées à cette occasion), avait gravité dans la mouvance du groupe islamiste, même si les représentants actuels du MTI cherchent à minimiser la portée de cette encombrante filiation en soulignant qu’il « fréquentait des locaux islamistes, mais n’y exerçait aucune forme de responsabilité ». Né à paris le 10 mai 1958, il a passé toute son enfance à Tunis, où il séjourne quelques mois avant de s’installer à paris. C’est vraisemblablement à cette époque qu’il se lie avec l’iranien Vahid Gorgi et le franco- libanais Mohamed Mohajer. Dans le courant de l’année 1983, i décroche une bourse d’étude pour l’université de Qom et repart pour l’Iran, où il suit un cursus de formation religieuse. Mais le séjour iranien tourne court : pour des raisons que véronique brocard , qui a patiemment reconstitué l’itinéraire du jeune militant ( véronique brocard, libération, 17 mars 1988), ne puis expulsé vers (ou extradé à ?) paris ; quelques mois plus tard, en compagnie de l’un de ses amis, Mohamed Aroua, un restaurateur lui aussi d’origine tunisienne, il y est pris en flagrant délit de transport d’explosifs.






 

Les filières iraniennes

 

La gauche islamique ou l’utopie de la (ré) conciliation (15/21)




à l’opposé de ces excroissances radicales, le débat interne au Groupe Islamique a débouché sur la Constitution d’une tendance dite « islamistes progressistes » (al islamiyoun at taqadoumiyoune) après la démission de toute une série de membres du cercle dirigeant et au terme de prés de quatre années de gestation dans le cadre d’une Jemaa distincte de celle du futur mti. La mouvance progressiste ne paraît pas avoir été capable de mobiliser une base militante en mesure de concurrencer sérieusement le mti sur ce terrain. Inspirée notamment par les thèses du philosophe égyptien Hassan Hanafi, elle s’est surtout exprimée depuis 1982 par le biais d’une revue, 15/21, titrée en référence aux calendriers hégérien et grégorien. L’ambition de ses animateurs, dont Hmida Enneifer et Slah Eddine Jourchi sont les plus connus, est de concilier les deux époques : « de se demander explique, Enneifer, comment on peut être musulman aujourd’hui ». membres fondateurs du groupe islamique , Hmida Enneifer et Slah Eddine Jourchi ont été successivement tous deux rédacteurs en chef d’Al Maarifa avant de se separer, à un an d’intervalle, de Rached Ghannouchi et d’Abdelfattah Mourou. Hmida Enneifer, descendant d’une lignée prestigieuse d’Ulema zitouniens dont, sans avoir reçu la formation, il a conservé le penchant elitiste, a, tout autant que son travail d’orientation, apporté au courant la respectabilité et la caution de son nom. Slah Eddine Jourchi, d’extraction plus modeste, s’est imposé par sa seule présence intellectuelle. Tous deux ont joué les intermédiaires avec le noyau dur du mti, où Slah Eddine Jourchi a su conserver longtemps une certaine crédibilité. L’un comme l’autre se sont pourtant heurtés dans des circonstances voisines à l’autoritarisme montant de Rached Ghannouchi et à la relative rigidité de son engagement politique. Abdelfattah Mourou, l’avocat tunisois (plus jeune de huit ans) qui fait fonction de secrétaire général du bureau du mouvement, et « pourrait devenir un Bazargan », comme dit de lui Sklah Eddine Jourchi, c’est-à-dire, « un homme religieux mais tout de même libéral », a su se montrer sensible aux interrogations qui traversent depuis la moitié de la décennie les têtes pensantes du courant. Rached Ghannouchi, même s’il sait offrir à ses visiteurs un abord cordial et, à certains égards,, plus chaleureux que celui d’Abdelfattah Mourou, a la réputation –seulement partiellement justifiée- d’être plus intraitable et plus harfi, c’est-à-dire plus « littéraliste », ou – dans la seule acception étroite que l’on a suggéré pour le terme- plus « intégriste ».

Alors que Hmida Enneifer quitte le courant autant par crainte d’assumer les conséquences de sa radicalisation que par suite de ses divergences idéologiques, le départ de Slah Eddine Jourchi et, progressivement, de plusieurs intellectuels du groupe (dont Abdelaziz Temimi et Kamel Younes, qui fonderont une très éphémère tendance des indépendants ») confirme qu’un malaise s’est instauré dans le courant original et qu’un processus de diversification est en cours. Plusieurs documents attestent de la profondeur du différend qui se noue peu à peu et va donner en 1982 à la tendance des «progressistes » sa spécificité.

Quoique elle-même traversée de courants hétérogènes (dont Zyed Krichen, journaliste à l’hebdomadaire Errai, représenterait l’aile « gauchiste », la plus proche d’Hassan Hanafi) d’où un certain radicalisme n’a pas toujours été absent, la gauche islamique construit sa différence sur le refus, qu’elle va peu à peu théoriser, de se poser en alternatives gouvernementales ; elle préfère concentrer son action sur le renouvellement doctrinal du courant, et s’éloigne ainsi de la scène strictement partisane pour se replier sur la société civile. Cette démarche est précisément celle d’Hassan Hanafi, qui milite pour réconcilier, selon ses propres termes, « la légitimité révolutionnaire de la gauche et celle, historique, du peuple et de l’islam ».

 



Hmida Enneifer
(Entretien avec l’auteur, Tunis-Beni Khiar, julllet 1985)
(Suite)




En 1952, je me suis enflammé pour la révolution. Il y avait en moi, comme chez tout le monde, deux exigences de légitimité tout à fait authentiques : l’islam, l’islam politique et militant, et la révolution. En moi, il y a toujours ce conflit entre deux légitimité : la révolution et la révélation. Le présent et mon histoire. Je ne peux sacrifier l’un à l’autre. et bien, le mouvement de la gauche islamique est peut-être le seul espoir de combler le vide entre ces deux légitimités…, entre les laïques et les fondamentalistes. Au Caire, sur une classe de cent étudiants il y en a cinq qui sont fondamentalistes, peut-être dix. Il y en a cinq qui sont libéraux, nasséristes et marxistes. Maintenant un peu moins, disons trois. Mais les quatre-vingt-cinq autres, ils sont en attente. Ils ne sont pas contents du discours des fondamentalistes, ils ne sont pas contents non plus du discours des laïques, peu importe qu’ils soient socialistes, marxistes, libéraux ou nationalistes…ils sentent que le discours islamiste a un droit de jure, mais pas de facto. Ils ont le sentiment que le courant laïque progressiste a un droit de facto, mais pas de jure. Et moi, c’est là que je voudrais intervenir, c’est là que je voudrais apporter l’identité entre le de jure et le de facto.
Dans ma classe, on trouve le barbu et le marxiste, le socialiste et le nationaliste : ils ne s’excluent pas, ne se calomnient pas, chacun respecte l’autre. de temps en temps, on me qualifie d’opportuniste et l’on me demande dans quel camp je suis. Je réponds que ça n’est pas une question de camp[..]. on ne sait pas assez ce que c’est la synthèse.., la gloire des synthèses. L’islam, c’est la raison et la nature…platon et aristote, au fond, ne représentaient que les deux faces d’une même réalité : la raison et la nature, l’idéal et le réel, l’au-delà et l’en-deça, l’esprit et le corps, dieu et le monde… celui qui me classe dans l’un seulement, c’est quelqu’un qui vit encore dans la psychologie de guerre, et ce n’est pas la mienne.(7)




Tout en gardant sa vocation à intervenir dans le champ politique («c’est nous-mêmes, insiste Slah Eddine Jourchi, qui avons théorisé la nécessité de venir au politique : qu’on regarde bien tous les textes écrits et on le verra »), la tendance progressiste opère donc, en renonçant à la filière partisane, une rupture majeure dans le paysage islamiste. L’analyse qui détermine un tel changement est formulée aujourd’hui en ces termes par Hanahi, dont le constat oscille entre la reconnaissance de l’inefficacité de l’action vis-à-vis de l’Etat (c’est-à-dire, dans un premier temps, contre lui) et de son impossibilité, au moins conjoncturelle, compte tenu du rapport des forces en présence :



Que vous soyez un jeune officier libre ou frère musulman, au fond, vous participez de et plusieurs prétendants : le conflit est inévitable. Et qui est le plus fort ? l’Etat, l’armée, la police ou l’opposition des frères musulmans ? c’est pourquoi, pour moi, la lutte contre l’Etat et le pouvoir politique est une voie sans issue. Disons que je me considère comme un la même mentalité, qui est la suivante : on ne peut pas changer la société sans le pouvoir politique. Comme si, sans l’état, sans régner, c’est-à-dire par des idées, des discours, des prédications, on ne pouvait rien faire, [et qu’il fallait] le pouvoir, les décrets [..], ce qui n’est pas la voie islamique, car l’islam n’a pas eu un Etat…l’Etat est ultérieur…[il y a eu] ce que l’on appelle politiquement la mobilisation des cadres, puis la mobilisation du peuple…l’Etat n’est venu qu’après, comme le Mekki avant le Madani dans les sourates du Coran.
Il y a un seul pouvoir frère musulman qui, au lieu de commencer par le haut, commencerait par la société civile[..].non, je n’exclus pas le politique. Mais le politique, c’est pour moi la culture politique. C’est ça l’idée ; car l’idée n’est pas une idée vide, c’est une idée ayant un contenu réel. La politique, c’est la culture politique, et la culture politique, c’est le défi de l’autre. peut-on établir un dialogue avec vous ? avons-nous une perception commune de la réalité ? il y a une belle femme et deux prétendants. Alors, va-t-on se battre ou établir le dialogue ? l’opposition contre le pouvoir politique, c’est un shama qui ne mène nulle part. et l’opposition secrète avec l’espoir de pouvoir peut-être prendre le pouvoir, c’est encore un schéma qui ne mène nulle part. car les yeux de l’état sont partout. Même si je suis complètement silencieux…, cela sera écouté ! alors, pourquoi se mettre dans une impasse…, si je suis historiquement légitime et que je ne suis pas prétendant au pouvoir… ?
Moi, je voudrais bien que la révolution ne soit pas trahie, qu’elle dure, qu’elle ait une permanence. Dans ma tête, j’ai l’expérience de Nasser et de Mohamed Ali ? l’armée était forte, l’état était fort, il y avait eu l’expansion en Syrie, en Arabie saoudite, au Soudan, la levée contre les pouvoirs occidentaux… qu’y avait-il de plus glorieux que le nassérisme… ? Réforme agraire, tiers monde, industrialisation, éducation libre, unité arabe, socialisme…pourquoi avons-nous le souffle si court ? pourquoi nos fusées n’oint-elles pas été capables de percer l’atmosphère ? parce qu’on veut bien faire la politique, mais en la concevant [seulement] comme un changement du pouvoir. Moi, je ne veux pas faire de la politique dans ce sens-là. Je veux préparer les mentalités, ce que j’appelle la culture des masses. Pour être susceptible de recevoir la révolution sans être trahi. On peut changer le pouvoir politique, on peut changer les structures sociales, mais la culture des masses demeure conservatrices :j’entends par là qu’elles restent prêtes à accepter la dictature, que ce soit par des officiers libres ou par un clergé. Pour moi, la révolution française ne s’est pas faite le 14 juillet 1789 mais avant. C’est voltaire qui l’a faite, les encyclopédistes…, les lumières….si l’on fait la révolution sans lumières…. De quelle garantie dispose cette révolution.. ? de l’avant garde…mais l’avant garde mourra…elle serra renversée par un pouvoir fort…(18)



Pour les nouveaux venus sur la scène tunisienne, la solution ne se trouve pas non plus, au moins conjoncturellement, ni dans la confrontation avec le pouvoir, ni même dans la participation au jeu pluraliste : « c’est là quelque chose d’essentiel », confirme Slah Eddine Jourchi (19), qui a théorisé sur la scène tunisienne un retour à l’action civile auquel le mti lui-même n’est pas resté insensible :








Jusqu’à aujourd’hui, nous ne souhaitons pas constituer un parti. Nous ne visons pas une participation directe à la vie politique. Nous ne pensons pas que ce soit là que se trouve le commencement. Nous pensons qu’il faut d’abord opérer la reconstruction de la société civile. Nous pensons que le véritable mouvement révolutionnaire, c’est celui- qui transforme la société civile. Le problème du mti est d’être entré dans l’action politique sans avoir une base doctrinale réelle. Le dernier exemple qu’il en a donné est peut-être celui du code du statut personnel. Le mti s’est déclaré opposé au statut personnel et a demandé un référendum sur la question. Mais malgré cela, lorsqu’il a posé la question et a dû faire face à une violente réaction d la plupart des milieux, il s’est rétracté. Pourquoi s’est-il rétracté ? parce qu’il a pris une position sans l’avoir placée dans un cadre idéologique qui lui permette de la justifier et de la défendre.
Nous voulons d’abord revoir tout cela. Nous voulons revoir toutes ces questions, les approfondir, et après seulement, lorsque nous aurons des bases théoriques, il sera peut-être possible de passer à l’étape suivante et d’étendre ces questions à l’action politique et civile directe.
Voilà le premier point. Le second, c’est que, peut-être pour la première fois à l’intérieur de la pensée islamique, nous avons posé un problème. Ce problème est le suivant : qu’est ce qui vient d’abord, l’état ou la société ? on a observé que l’état, dans l’histoire de l’islam, est le résultat de conditions sociales, économiques ou géographiques, et que son influence était limitée. Sa compétence se limitait à l’armée, à l’ordre public, à la souveraineté. Mais de nombreux domaines étaient libres de toute intervention étatique : l’enseignement, l’économie…comme résultat, notamment de la révolution industrielle, l’état s’est développé. en occident, il existait toutefois des institutions qui permettaient de lutter contre cette présence envahissante de l’état ; chez nous, ces institutions n’existent pas. la société s’est trouvée seule face à un état particulièrement fort, qui, comme il contrôlait la communication, l’économie, l’enseignement, la planification, etc, est devenu ainsi en quelque sorte la base, et la société sa dépendance. En Tunisie, lorsque le président de la république s’exprime, il parle comme s’il avait lui-même créé la société. C’est sa société. Je pense que les intellectuels ont des désaccords avec le PSD, mais ils s’accordent sur un point, à savoir que l’état est préalable à la création d’une société moderne, à la transformation totale de la société. nous, nous pensons que c’est à la fois une erreur et un danger. Une erreur, parce que les changements véritables ne viennent pas de l’état. lorsque l’état opère des changements, des changements par le haut, ces changements sont temporaires, ponctuels. Ils n’ont pas de continuité historique. alors que les changements historiques sont ceux qui s’imbriquent dans la société, qui résultent d’un choix, d’une conviction de la société. prenons un exemple simple : le code du statut personnel. Nous croyons que c’est un objectif très important. A l’heure actuelle, trente années après sa promulgation et son application, interrogez la population tunisienne,[…] nombreux sont ceux qui ne sont pas satisfaits de ce statut et considèrent qu’une partie des problèmes de la société tunisienne y sont rattachés.
Pourquoi ? parce qu’il y a eu une décision politique d’en haut…Bourguiba, dans tous ses discours, lorsqu’il parle du code du Statut personnel, l’évoque comme un cadeau, comme si c’était une dette de la société à l’égard de l’état et de sa force. Nous, nous croyons que le vrai changement et celui qui va dans le sens de la reconstitution de la société civile. De sorte qu’elle soit capable de lutter contre n’importe quel état, fut-il islamique.
C’est pour cela que l’on prône d’abord une révolution culturelle : c’est l’élément essentiel de la reconstruction de la conscience de la société, et de la restructuration de cette société. dans le passé, la société avait des cadres : les tribus, des zaouias, des familles élargies ; les mosquées jouaient un rôle d’encadrement important. Aujourd’hui, il n’y a plus rien.
Je crois qu’il y a encore un autre point qui nous différencie du mti [ nuance Enneifer], c’est cette notion de continuité historique que le mti se refuse de prendre en compte. Et c’est pour cela que l’on diverge sur un point essentiel : il y avait [avant la naissance des mouvements islamiques] des acquis que l’on ne peut pas ignorer et que le MTI refuse de prendre en compte. Ils emploient d’ailleurs un terme qui est très significatif : ils disent souvent et peut-être l’ont-ils écrit, que « tout cela est arrivé », fi ghaflat min az zamane…cela veut dire que le temps « s’est endormi ». ces messieurs-là , le colonialisme et ses valets ; comme ils disent, sont arrivés, et c’est « comme si le temps s’était endormi ». c’est ridicule, cette façon de voir le monde et son évolution. Quand, en guise d’histoire, on évoque ghaflat min az zamane, « l’endormissement du temps », on ne peut plus analyser, on ne peut plus voir les étapes [..] or, il y a des acquis, dans cette période-là, que nous ne pouvons pas ignorer…, que nous, nous considérons comme des acquis et que le mti ignore…par exemple, le problème du statut personnel. Il y a des points vraiment, où il est aberrant de dire qu’il ne s’agit pas d’acquis. quand on enseigne aux filles et aux garçons, il est normal que la fille, le lendemain, ne puisse plus accepter la supériorité de l’homme sur elle… et il en va de même sur la liberté de changer de religion, dont on vient de débattre à la ligue tunisienne des droits de l’homme. il est difficile de dire que, parce que mon père était musulman, je dois l’être. ça provient de cette même façon de voir. même sur le plan religieux, ce ‘est pas juste. Lorsque le prophète est arrivé à médine, il a trouvé certaines familles qui s’étaient converties au judaïsme. Leurs pères ont demandé à Mahomet s’ils avaient le droit d’exiger de leurs enfants qu’ils reviennent sur leur judaïsme pour rejoindre le camp des musulmans. Le prophète a dit non, cela n’a rien à voir. Si vous, les pères, vous êtes devenus musulmans, c’est votre affaire, votre foi. Eux, ils ont choisi avant mon arrivée à médine le judaïsme. S’ils découvrent un jour qu’ils doivent changer, ils changeront. Mais vous n’avez aucun droit à les contraindre.
La question se pose dans les mêmes termes pour la polygamie. Si on se place au niveau de la religion islamique, la polygamie a été tolérée par le prophète. Mais il faut revenir un peu en arrière. Avant l’arrivée du prophète, l’homme avait en Arabie la possibilité d’épouser autant de femmes qu’il voulait. Dix ou plus, cela n’importait pas. dans une société qui avait toujours besoin d’enfants pour se défendre, ou faire la guerre, ils avaient besoin de plusieurs femmes pour avoir beaucoup d’enfants. cela se comprenait très bien. En arrivant, l’islam a dit : on ne va pas laisser les choses ainsi. Il ne pouvait faire un changement radical, total. Il a dit : « écoutez, il n’y a désormais de possibilités que quatre. » et puis, même s’agissant de ces quatre-là…, il faut considérer l’obligation d’équité dans le traitement. Si on lit ce texte religieux, on voit très bien e changement de cap complet. La femme n’est pas un objet sexuel. Elle est l’égale de l’homme sur le plan humain. C’est fondamental. Et puis, par la suite, il a dit, on va procéder par étapes. il a exprimé une vue générale, puis vient la réalisation de cette vue générale. Cela, le mti ne l’admet pas. pour eux, « il y a le texte qui te permet de te marier », un point c’est tout : tout l’esprit harfi[litteraliste](20)

 

 

 

Faisant des recherches dans plusieurs librairies en France, j’ai pu retrouver cet article que je partage avec les lecteurs :

webmaster_fleches008d.gifIl s'agit de l'Entretien de François Burgat avec Hmida Enneifer, un des animateurs de la tendance de la gauche islamique (15/21)

 

 Vous pouvez télécharger cet article rare sous format PDF sur ce lien:
http://www.sendspace.com/file/mbxr5s

1716580034.JPG

 

 

 

1644933948.jpg 896731765.jpg
Cliquez sur les photos pour agrandir. vous pouvez achetez ces ouvrages sur plusieurs sites internet (amazon, chapitre.com...etc)
188304056.jpg
"Ben Ali et la voie pluraliste".

Pour comprendre la logique du pouvoir en Tunisie qui a motivé l’affrontement avec le parti Islamiste, il faut lire l’ouvrage de Sadok Chaabane, téléchargeable sur le site de « l’université virtuelle en Tunisie »


soit ce lien :
http://www.uvt.rnu.tn/livres/data/pdf/pluralisme_ar.pdf

13 juin 2009

Les chiffres du Président de la République sur Facebook

 

Les chiffres du Président de la République  Zine El Abidine Ben Ali sur Facebook

 

 

 

 

 

 

 

25 mai 2009

Vous connaissez pas Anas Chebbi: Il est allergique à la liberté d'expression

 

 

 

La suite, bientôt sur mon blog

 

08 mai 2009

Les réactions des facebookens supporters du Président de la république

872028476.jpg 

 

 

 

 

 

 

Ben-ali.JPG

La page du Président de la République sur Facebook est accessible à tous. Son contenu l’est aussi.

 

 

 

194 personnes aiment ça.

 

Safouane Ghoumir, à 22:05 le 3 mai

عاشت تونس عزيزة منيعة أبد الدهر

 

Wafa Gorbej, à 22:06 le 3 mai

god bless you..............

 

Imen Zw, à 22:11 le 3 mai

god bless you

 

Swiss Djoo, à 22:22 le 3 mai

عاشت تونس أبد الدهر

 

Rochdi Taieb, à 22:28 le 3 mai

toujours pioneer

 

Narjess Fekih, à 22:35 le 3 mai

dieu protege notre presient

 

Haifa Jebali, à 22:44 le 3 mai

amin

 

Karim Ben Othmen, à 22:45 le 3 mai

vive la tunisie

 

Wajdi Chabbouh, à 23:02 le 3 mai

un grand merci pour tout ce que vous faite mon président sur tous les niveaux . nous serons très chanceux de vous avoir a la tète de notre pays pour les prochaines dix années.et vive la tunisie

 

Haithem Smaoui, à 23:04 le 3 mai

vive Monsieur le Président

 

Danad Ronalder, à 23:13 le 3 mai

Tout notre respect M. le Président durant tout votre mandant nous ne vous remercions jamais assez de ce que vous avez fait pour la Tunisie. Ce calme et cette prospérité n'est que modèle pour tout pays et surtout pour nos voisin.

 

Mohamed Gribaa, à 23:21 le 3 mai

tous avec toi mon cher president

 

Mohamed Zemni, à 23:21 le 3 mai

bravo ya siadata erraiss tout notre respet

 

Sami Korbi, à 23:27 le 3 mai

tous avec toi président

 

Zenatoo Zena Jaouabi, à 23:27 le 3 mai

Continuez tous à soutenir notre Président Ben Ali !

 

Zenatoo Zena Jaouabi, à 23:28 le 3 mai

ahya Tunes , ahya El Raies .

 

Abderrazak Hachana, à 23:31 le 3 mai

Le Président Ben Ali a tout fait pour la promotion de l'information en Tunisie,C'est aux journalistes de se hisser au niveau des aspirations de la collectivité nationale.

 

Zenatoo Zena Jaouabi, à 23:32 le 3 mai

Bravo à madame Radhia Jaouabi, pour son comité de soutien au niveau du Département 93 ( France ) , merci de la rejoindre et de participer à son Face Book , vive notre Président et vive la République tunisienne .

 

Zenatoo Zena Jaouabi, à 23:34 le 3 mai

Notre Président Ben A li est grand , comme la grandeur des travaux en Tunisie . Nasih JAOUABI .

 

 

 

Oussama Etoiliste, à 00:09 le 4 mai

نحو مزيد الرقي و الازدهار
يا سيادة الرئيس

 

Soufien Chouaya, à 01:42 le 4 mai

معك سيدي الرئيس نحو مستقبل اعلامي واعد ادامكم الله ذخرا لتونس و سندا وعونا لشباب تونس

 

 

Helmi Ben Arbi, à 09:32 le 4 mai

معك يا زين العرب وكل يوم وأنت بخير بحول الله

 

Noura Hamdi, à 09:46 le 4 mai

on est fière de vous excellence tous ce vous avez fait à la Tuniiiiiiiiiisiiiiiiiiiie

 

Moncef Arroubi, à 10:40 le 4 mai

merci monsieur le president ca me fait plaisir d'etre notre president toute la vie dieu avec vous a chaque mots que vous le dite

 

تشرين الأسد, à 10:50 le 4 mai

 

إلى الأمام يا شعب تونس الأبي

 

 

Med Sahbi Aboudi, à 11:46 le 4 mai

bravo

 

 

Chiheb Yahyaoui, à 18:24 le 4 mai

نعم من أجل تونس

 

 

Mahran Bensaid, à 21:20 le 4 mai

BEN 3LI IAR EL MOSTAKBEL

 

 

Med Arbi, à 13:48 le 5 mai

j'espère que l'ERTT soit à la hauteur du discours réformiste du président Ben Ali

 

 

Lotfi Refai, à 00:15 le 7 mai

معاه نكمل المشوار لان هو كبير الدار: لطفي الرفاعي

 

 

Ibrahim Nalouti, à 10:23 le 7 mai

معا نكمل المشوار

 

 

Meftah Hadj, à 14:44 le 7 mai

الاعلام التونسي شهد قفزة نوعية وتطور كثيرا منذ التغيير بفضل توجيهات سيادة الرئيس***فالى الامام وكل عام والاسرة الاعلامية بخير

 

Nidhal Ziedi Ellouze, à 17:21 le 7 mai

mabrouk pour les journalistes et que Dieu vous aide Monsieur Le Président Zine El Abidine Ben Ali pour que la Tunisie soit heureuse toujours et partage le bonheur avec ses enfants.ma fille me dit toujours j'aime Zine El Abidine ben Ali car ils nous aide et nous vivons fi saleme n'est pas en guerre comme les autres enfants dans le monde.

 

03 mai 2009

Les exilés tunisiens : Le dossier qui dérange (6)

 1321329549.jpg

 

 

 

 

 

Il faut briser le silence … Frères et soeurs exilé(e)s….

Abdo Maalaoui

, ex-exilé

Montréal / Canada

Les exilés tunisiens ne sont pas des marchandises ... à négocier et à marchander... Ils sont des humains… Chacun de nous est blessé à jamais... Chacun de nous a sa triste histoire à raconter... Il est injuste que des gens veulent capitaliser sur notre malheur ! Si vous pouvez aider un(e) exilé(e)s faits avec amour, compréhension et compassion... Arrêtez de nous faire du mal gratuitement... Personne ne connaît le fond de la sombre histoire d'un exilé...

J'ai vécu l'exil durant Bourguiba (10 ans) et le Président Ben Ali (10 ans)... 20 ans d'exil sur 37 ans d'immigration, je pense que le % est respectable... ... À 55 ans, je ne vois plus les choses de la même façon. Je n'ai pas baissé les bras, mais je veux mener le combat autrement. Maintenant mon combat est économique contre la misère et la pauvreté, c'est un combat que j'ai mené ailleurs dans d'autres pays en tant qu'expert canadien dans le domaine de la coopération internationale.

Je remercie en premier le Seigneur de m’avoir donner la patience de supporter la lourdeur de l’exil et son désespoir … Je remercie le Seigneur qui m’a permet de rencontrer mon vieux père, mes tendres sœurs, les autres membres de ma grande famille et mes ami(e)s en Tunisie… Je remercie tous ceux et celles qui ont rendu mon séjour agréable, doux et magique…

Je remercie l’équipe de Tunisnews qui m’a permis durant des années d’exprimer mes opinions librement sans aucune contrainte, vous rester pour moi les vrais amis et militants pour la démocratie en Tunisie. Vous êtes toujours la voix des sans voix, combien de personnes vous avez sauvé ! Combien de bêtises ont été dénoncées, combien de souffrance a été exprimé… Je resterai toujours votre fidèle lecteur et votre défenseur auprès des ennemis de la démocratie.

Quelques rares amis de la diaspora m’ont accusé de tourner la veste vers le pouvoir… Ces amis resteront toujours mes amis … Je sais on accuse les gens rapidement… Je suis un vieux anarchiste, moi et le pouvoir nous faisons deux ! Ce n’est pas grave … Je porte toujours la même vieille veste mais elle est toujours du même côté !

Pourquoi ne pas remercier Ben Ali pour m’avoir autoriser de rentrer ! Il a donné des instructions claires et sans aucune condition afin que les exilés rentrent en Tunisie avec respect et préserver leur dignité…Je connais la récitation que la Constitution tunisienne et toutes les lois permettent …. La vérité est autre et amère … !

Après dix ans, les gens me posent la question suivante : Comment j’ai trouvé la Tunisie ? La Tunisie a complètement changé, mais je n’avais pas le cœur de m’émerveiller des beaux bâtiments, des autoroutes, des supermarchés et des centres d’achats… J’avais le cœur de chercher de ce que j’ai laissé … et de déguster ce que j’ai trouvé… de la mer, de la forêt, des vastes prairies vertes, des belles vaches, du sourire des paysans… de la bonne bouffe d’antan … Je suis l’éternel paysan … J’appartiens plus à ce monde rural et humain qu’aux gens de Cité Nasr ou de Hammamet ou Sidi Bou Said ?

La Tunisie rurale est magnifique, elle est belle et vivable : Elle a les infrastructures minimales : elle a l’eau courante, l’électricité, de la TV, du vidéo, des armoires de cuisines, des toilettes, les gadgets chinoises et des belles routes, du transport rural, et je n’oublierai jamais la magnifique image d’une bergère qui a le cellulaire ? C’est ça que j’ai adoré … Je ne voulais pas découvrir la face laide de la Tunisie, elle ne m’intéresse plus ?

Pourquoi vous voulez que je dis des mensonges, je me suis battu tant d’années pour la VÉRITÉ, pourquoi aujourd’hui, vous voulez que je vous introduis en erreur ?

J’étais accueilli à l’aéroport Tunis-Carthage respectueusement… je suis arrivé le lundi après midi et c’est seulement le jeudi que j’ai rencontré une équipe de la Police de la Sûreté Nationale. La rencontre a duré une heure, j’ai décidé de dire la vérité et de ne jamais essayer de les prendre pour des cons, ils connaissent mon dossier… Ils sont payés pour faire leur job… On a parlé de plusieurs sujets, la rencontre était professionnelle, courtoise, civilisée et aucun moment on m’a fait de la pression ou des signes de peur ou de violence verbale ou autres gestes disgracieux … Par la suite on s’est salué, ils m’ont souhaité un bon séjour et je suis parti… On ne m’a jamais fait signer un document ou demandé de ne pas faire de la politique… !

Oui Dr Sahbi El Amri m'a aidé de rentrer dans mon pays d'origine : La Tunisie... Il m'a accueilli comme un frère... Je n'oublie jamais ce qu'il a fait pour moi, il a travaillé dans le silence pour nous faciliter le retour .. Il a fait la même chose gratuitement et bénévolement pour d'autres exilés. Il mérite notre confiance et notre respect ! Les exilé(e)s connaissent mon intégrité et le combat que j'ai mené... Je ne vendrai jamais mon âme, ni mes principes qui ne sont jamais négociables ?

 

Conseil et appel aux exilé(e)s qui veulent retourner en Tunisie

.


Je sais que vous avez confiance en moi. J'ai toujours été et je resterai toujours droit, franc et un militant sincère... Si vous voulez rentrer en Tunisie, confiez-vous au Dr Sahbi El Amri ... Il peut vous aider ... Ce n'est pas lui qui décide de votre retour mais il est directement branché et s'il vous dit que vous pouvez revenir, n'hésiter pas de rentrer... Il sera là en béquille à l'aéroport ! Personne n'osera vous emmerder !

Si votre exil a trop duré, prenez le courage de rentrer ... Je sais ce que vous vivez... N'écoutez pas les autres oiseaux de malheur ... Ils sont nombreux et n'écoutez pas les magouilleurs... Un seul nom : Dr Sahbi El Amri !!! Ce n'est pas de la publicité que je lui fais, mais il m'a aidé et il a aidé d'autres avant moi et après moi... Vous pouvez toujours m'écrire ou me téléphoner au Canada : 1-514-526-0938 ou maalaoui@yahoo.com


On aime ou on déteste Dr Sahbi El Amri, pour moi il reste le symbole de la bêtise politique et la souffrance humaine. J'ai eu la chance de rencontre, Nelson Mandela et autres grandes personnalités... Dr Sahbi El Amri est une de ses grandes personnes, mais je sais qu' on ne sera jamais roi dans son propre pays. C'est un homme merveilleux, généreux. C'est un homme blessé, un homme qui a tout donné ... Ca vaut la peine de découvrir sa vraie histoire et sa traversée de désert ? Il y a de quoi faire une série TV à succès… ou un livre "best seller" ?

Dr Sahbi quant il aime, il aime profondément et quand il n’aime pas, c'est mieux de s'éloigner... Je sais qu’il a un compte à régler avec les islamistes et ses amis d’antan ! Parfois il est semble violent dans ses écrits et ses paroles mais il est doux, il a un gros cœur et souvent il dit ce qu'il ne pense pas vraiment...

Il n’a rien signé, il a promis de ne pas faire certaines choses ! Et il tient parole ! Les gens au pouvoir l'ont compris et ils le respectent comme il est. L'opposition tunisienne fragile par nature, parfois elle se sent attaquer et elle réagi mal à ses propres ! Il est la conscience de notre côté malhonnête, démagogue, tricheur et tous les mauvais adjectifs que vous connaissez ...

Il a payé la facture lourdement de son esprit, de son cœur et de son corps. Dire que le pouvoir l’a récupéré, nous avons tort de penser de la sorte, Dr Sahbi El Amri est irrécupérable politiquement parlant… C’est un homme libre, c’est notre "Chanfara politique" ! Je suis convaincu que c'est l'homme le plus honnête envers notre pays : La Tunisie.

Je ne suis pas journaliste, ni écrivain, ni historien, ni politicien, je suis un professeur, un industriel, un coopérant, un solidaire, un révolté … un marginal… un humaniste libre qui n’a pas peur. Au fond, je suis un opposant aux bêtises humaines !

02 mai 2009

Les exilés tunisiens : Le dossier qui dérange (5)

1321329549.jpg

Sur plusieurs jours, des articles traitant des exilés tunisiens seront publiés sur le Blog  Samibenabdallah.com afin d’exposer le problème (et qui sait ?) d’y apporter des solutions.

 

Le point de vue d’un ancien exilé : M. Abdo Maalaoui

قضّى 10 سنوات خارج تونس وعاد إليها بتدخّل من رئيس الدولة
عبدو معلاوي لـ "السياسيّة":  
أشكرُ بن علي الذي مكّنني من العودة في ظروف ممتازة
أبواب تونس مفتوحة أمام كلّ أبنائها و لا صحة البتّة لما يُروّجهُ البعض في الخارج



سواء في أدغال إفريقيا التي جابها بالطول والعرض أو أصقاع الشمال الكندي المتجمّد، يذكُر السيّد «عبد الرحمان معلاوي» أنّه تونسي، بل يتعمّقُ عنده هذا الإحساس ويتجذّر في أشدّ اللحظات حرجا وصعوبة، كمثل حادث المرور الذي تعرّض لها في أعماق الغابة الاستوائية في الغابون.
  منذ انتصابه في كندا سنة 1972، لم يطرح «عبدو» كما يدعوه الكنديون، سؤال الانتماء أو مسألة الهويّة، فهو يعتبر دوائر انتمائه حلقات متكاملة ذات مركز واحدة. يعتزّ بمسقط رأسه في مدينة سجنان وشديد الاعتزاز بوطنه تونس وفخور بانتمائه إلى كندا التي درس في جامعتها علوم الإدارة والتصرّف والاقتصاد والتجارة العالميّة، ويحمل جنسيتها وتقلّد في مصلحة «التعاون الدولي» بها مناصب عالية، جعلته يعمل مستشارًا في شؤون التنمية لدوائر عليا في عديد البلدان في الكراييب وأمريكا الجنوبيّة وأفريقيا.
يعترف «عبدو» أنّ عمله في هذه البلدان، قد أخذ الكثير من وقته، لكنّه مكّنه إضافة إلى تكوينه الأكاديمي والجامعي من تحصيل تجربة عمليّة وفاعلة في مجال التنمية، ليرى بوجوب أن تأتي المقاربة بحساب كلّ الحالة، وأيضًا في تجاوز للمسألة في بعدها الاقتصادي الحصري، الّذي وإن كان له أهميّة كبرى، إلاّ أنّه يبقى جزءا من معادلة إنسانيّة.
  في سؤالنا له عمّا يستطيع تقديمه لتونس من خلال ما يحوز من معرفة وما يملك من تجربة، يبدأ محدّثنا بتقديم جزيل شكره للرئيس زين العابدين بن علي الذي مكّنه من العودة في ظروف جدّ ممتازة، ويعتبر أنّ هذه اللفتة الرئاسيّة السامية تتناقض، بل تنقضٌ وتفنّد ما يُحاول البعض ترويجه من أنّ أبواب البلاد مغلقة أمام أبنائها، منوّهًا بما لقي من حفاوة الاستقبال، ويلحّ على أنّ هذه الأبواب مشرّعة على كاملها أمام أبنائها المقيمين في الخارج، معتبرًا أنّ على هذه الشريحة ـ مهما اختلفت شرائحها ـ أن تُعاود الرجوع بغية التأكيد على الجذور وتعميقها، وأيضًا وأساسًا أن يكون التونسيّون جميعًا يدا واحدة في خدمة البلاد والعباد، ليعلن من خلال هذا المنبر نداء إلى الجميع بطي صفحة الماضي وعدم تصديق الأكاذيب حول واقع بلادهم والعودة دون إبطاء إلى وطنهم ، هذا الحضن الدافئ الّذي يرعاه سيادة رئيس الدولة بصدق ووفاء لقيم الوطنيّة الخالدة. وعاب "عبدو" على البعض تعمّدهم تشويه صورة بلدهم في الخارج لأغراض أقلّ ما يُقال عنها أنّها "سياسويّة" وذات غايات فرديّة ومصالح ضيّقة.
  يرى السيّد عبدو معلاوي دولة كمثل كندا تمتلك تكنولوجيا متطوّرة، ورؤوس أموال ضخمة وهي بمعيّة الولايات المتّحدة الأمريكيّة والمكسيك تمثّل سوقا ضخمة جدّا للمنتوجات التونسيّة، لم ننل منها إلى حدّ الآن وبرغم المجهودات القائمة سوى قلّة من قليل، وبالتالي يمكن للاقتصاد التونسي أن يحقق قفزة ممتازة من خلال النظر إلى هذه السوق ودراستها على الوجه الأمثل، دون أن ننسى ما تملك تونس من قدرة على جذب الاستثمارات، بحكم ما تملكُه من علاقة شراكة مع الإتّحاد الأوروبي وتنوّع أسواقها.
  بخصوص ما يراه من نقاط متعلّقة بمزيد تطوير الاقتصاد التونسي في مثل هذه الظروف الدولية الصعبة والمعقّدة ، يرى السيّد معلاوي، ضرورة أن تتقيّد عمليّة النقد بشرطين أساسين، أولها تثمين المنجزات وتقدير ما تحقّق لنكوّن بذلك قاعدة صلبة وأساس ثابت، وثانيا، أن تتجاوز العمليّة مجرد تعداد للسلبيات، إلى تقديم رؤية عمليّة بخصوص أوجه الارتقاء بهذا الواقع والسبل العمليّة للنهوض به، هذه الرؤية يرى مخاطبنا أنّها تملك القدرة على جعل أي خلاف في الرؤية أو اختلاف في وجهات النظر ينقلب إلى مطيّة لتحقيق درجات من التقدّم وتأمين حياة أفضل للتونسيين، خصوصًا في المناطق الأقلّ تنمية وذات الاحتياجات الخاصّة.
أمّا عن مضامين زيارته الحالية إلى تونس وعلى البعض من جهاتها الداخليّة فيجيب السيّد عبد الرحمان معلاوي أنّ هذه الزيارة مكّنته من معرفة حقائق ميدانيّة، جعلت قناعته تزداد بقدرة الطرفين التونسي والكندي على دفع عجلة التعاون إلى حدود أبعد ومجالات لم نستغلّ فيها طاقات الطرفين، مميّزا عند هذا المستوى بين الشراكة والاستثمار المباشر من جهة وتوفير التمويل للمؤسسات الصغرى والمتوسطة. حلقة التمويل المباشر لمثل هذه المؤسسات يُمكن تطويرها أكثر في تونس، حيث لا يزال القطاع البنكي بمفرده يتولّى هذه المسؤوليّة، دون القدرة على توفير ـ على المستوى النوعي والكمّي ـ ما تحتاجه هذه المؤسّسات، وقد استطاع خلال «يوم الشراكة ودعم الاستثمار» الذي انعقد بمدينة جندوبة يوم السبت 11 أفريل 2009 من لقاء والتعرّف على شباب يملكون مشاريع جيّدة ويملكون رغبة جامحة، وخصوصا معارف أكاديميّة معتبرة، ليضيف أن المشاورات بدأت مع العديد منهم لتمويل مشاريعهم وتمكينهم من خبرات تنقصهم.
يرى «عبدو» أن رأسمال تونس الأوّل يكمن في ما لها من سمعة دوليّة في مجال الاستثمار وأيضًا ما بها من طاقات بشريّة تجعلنا أو هي تلزمنا ـ كما يصرّ في قوّة ـ على التأكيد على القطاعات ذات القيمة المضافة القصوى، وأنّ السعي إلى تحقيق هذه القيمة يكون من خلال التأكيد على الصناعات التحويليّة، فلا يمكن أن نبقى في أيّ قطاع مكتفين بتصدير المواد الخام، مؤكدا على ما تمكّن منه هذه العمليّة من ربح وأيضا من ترسيخ صورة الدولة المتقدّمة تقنيا، وما تلعبه هذه الصورة من دور في جذب الاستثمارات، هذا دون إغفال بما يمكن القيام به من تعاون ثلاثي بين كلّ من كندا وتونس والبلدان الإفريقية، التي يمتلك عنها معرفة جيّدة وأيضًا شبكة علاقات متينة.
في سؤال عن المشاريع التي ستنطلق فعلا، أجاب أنّ بقدرته التأكيد على أنّه سيتمّ تأهيل مصنع في مجال الصناعات الغذائيّة في القريب العاجل جدّا يقع في الشمال الغربي، مع عديد المشاريع الأخرى التي هي قيد الدرس، دون أن ينسى أن يؤكد على انبهاره التام بالقفزة النوعيّة التي حققتها تونس على مدى عشر سنوات التي قضاها بعيدًا، انبهار وإعجاب مكناه من بلورة فكرة عن إمكانيات البلاد وقدرتها الجيدة على الانخراط في نسق الاقتصاد العالمي.
يختم عبد الرحمان معلاوي الحديث بتأكيد شكره إلى من ساهم في تسهيل رجوعه وكلّ الأصدقاء الذين رحبوا به وسهلوا زيارته.

(المصدر: "السياسية " الإلكتروني ( تونس ) بتاريخ 24 أفريل  2009)

 

 

Silence…on tourne…la page

par Sahbi Amri


 

 

Enfin, après dix ans d’exil forcé à l’étranger, Abdo Maalaoui se réconcilie avec sa terre natale.Il est rentré le 30.Mars.2009 de Montréal à Tunis avec beaucoup d’enthousiasme et d’angoisse.


Des retrouvailles vraiment émotionnelles étaient remarquablement visionnées dans la foule de l’attente des passagers sortant du couloir des formalités de douanes et de police frontalière à l’aéroport de Tunis-Carthage. Les larmes de surprise et de joie n’ont pas manqué l’événement. Aucun signe de complication ou d’embêtement de n’importe quel ordre n’a ciblé Abdo Maalaoui.
     

 

Il ne croyait pas ses yeux. Il vivait un rêve qui n’était qu’une réalité palpable.  Une promesse du Président Zine El Abidine Ben Ali transmise par l’un de ses principaux collaborateurs n’était qu’une parole d’homme confirmée par les faits.

 

 Des nuits d’insomnie ont anticipé le retour de Abdo Maalaoui  en Tunisie où d’énormes questions se posaient à propos de son destin dès qu’il mettra les pieds au sol de son pays.

 

Au fait, il n’est ni sanguinaire ni narcotrafiquant. Tout simplement, son amour pour la Tunisie a poussé son stylo au-delà de la ligne rouge. Son épouse et ses enfants étaient tellement angoissés par son retour d’exil vers la Tunisie au point où ils l’ont supplié d’y renoncer  définitivement et de ne plus penser aux retrouvailles de sa mère-patrie.


Abdo Maalaoui était ferme et déterminé à mettre terme à son hésitation qui s’est transformée en peur intrinsèque qui accable toutes ses motivations et sa fierté d’être Tunisien.

 


Doute-peur-hésitation-angoisse…ont toujours fait le cercle vicieux d’un sentiment d’incertitude et d’insécurité profonde non déclarées. Il fallait avoir le courage de trancher :être Tunisien ou exilé nostalgique.

 

 
 Les déclarations officielles du Président Ben Ali ont toujours suscité la bienvenue à tous les Tunisiens :

 

« La Tunisie pour Tous et Tous pour la Tunisie. »

 

Plier la page, tourner la page, bruler la page

 

L’histoire gardera en sa mémoire des stations cicatricielles dans le parcours du temps. Mais surmonter ses douleurs et devancer ses malheurs est une étape primordiale pour la relance de l’espoir de vivre en paix et sérénité. Ni l’âge, ni la santé ne permettent de maintenir le duel des divergences à son paroxysme. Le monde progresse malgré les fissurations des choix politiques.
La foule de l’au-delà des océans n’a jamais résolu les problèmes du pays par la diffusion des communiqués de provocations. Abdo Maalaoui a bien compris que le cœur à ses raisons que la raison ne connait pas. Son retour en Tunisie après dix ans d’exil n’est qu’un message de confirmation de la voie libre au pays. Donc, il n’est vraiment pas nécessaire de contourner la réalité pour diffuser des allégations mensongères par tous ceux qui refusent de retrouver leur mère-patrie malgré les contraintes hallucinatoires.

 


 L’histoire humaine a toujours été révélatrice de stations ayant évoquée le déterminisme de la volonté des peuples. Les leçons d’état et les vecteurs d’initiation de civisme occidentalisé ont toujours porté des germes de nostalgie coloniale.


  L’indépendance et la souveraineté de la Tunisie n’ont jamais été une charité ou une mesure de récompenses aux services  rendus qui couvrent une gérance assistée à distance .

 


Cependant, la bâtardise politique mené par des vecteurs de transmission coloniale ne peut cacher les objectifs expansionnistes d’une France qui s’est perdue entre les griffes de la juiverie des néoconservateurs et les canines des judéo-libéraux déguisés en anges de la sagesse et de la moralité dans le cadre d’une diaspora juive qui s’est accaparée le pouvoir à l’Hexagone.


Les hallucinations à l’activation de la greffe de malaise en Tunisie ne  peuvent dresser les carences de tout système fonctionnel dans le monde.

 


La Tunisie est si vaste et si hospitalière pour accueillir tous ses siens. Abdo Maalaoui , Dr Ahmed Mannai et tant bien d’autres ex-exilés politiques Tunisiens à l’étranger sont récemment rentrés chez eux et à leur mère-patrie sans trouver aucune personne médiatique de la société civile pour leur souhaiter la bienvenue à l'aéroport après une longue absence au pays . Pourtant, les opposants politiques et les soi-disant défenseurs des droits de l’homme en Tunisie ont toujours couru pour des longues attentes à l’aéroport de Tunis-Carthage pour recevoir des journalistes et des représentants d’O.N.G étrangères hostiles au régime de l’autorité Tunisienne.

 

 


Drôle d’hospitalité et de conduite morale d’un civisme élitiste.

Sans commentaires.

 


Dr Sahbi El Amri

Les exilés tunisiens : Le dossier qui dérange (4)

 1321329549.jpg

 

 

 

 

Sur plusieurs jours, des articles traitant des exilés tunisiens seront publiés sur le Blog  Samibenabdallah.com afin d’exposer le problème (et qui sait ?) d’y apporter des solutions.

 

 

 MANFYOUNES. 3

Par M. Sahbi Amri


 Il faudrait dire la vérité pour être sincère et crédible. Manfiyounes n'est qu'un groupe de Tunisiens à l’étranger qui ont fait des conneries d’ordre politique en Tunisie avant de se trouver contraints de quitter le pays pour échapper à la réplique du pouvoir.


Ils ont su et pu acquérir une stabilité et une protection à l’étranger. Leurs co-équipiers ont retrouvé les cimetières, les prisons, la torture, la misère et la maladie associées à la malédiction des barons du pouvoir en restant en Tunisie. L’avenir et l’intérêt personnels et familiaux de Manfiyounes ne sont plus liés avec leur pays d’origine  suite à leur absence prolongée.


Mais leur droit  d’y retourner est strictement légitime. Actuellement, par acte de sagesse et de maturité, leur retour en Tunisie obéit à des critères de reconnaissance du pouvoir et de discipline.Les alliances politiques suspectes de l’état- major de la Nahdha à l’étranger ont toujours constitué un obstacle pour l’assainissement de l’atmosphère relationnelle de dialogue avec l’autorité au pouvoir. Les dérives comportementales de nombreux visages Nahdhaoui avec les foyers des renseignements généraux étrangers contribuent à promouvoir une réticence au feu vert au pays.


Le retour en bloc de Manfiyounes en Tunisie risque de créer une mouvance de refus d’une entité  de victimes qui ont payé chère leur naïveté ou ambition  à une période où les véritables commanditaires et responsables du déclic politique se sont brusquement éclipsés de la scène à l’intérieur du pays.


Manfiyounes est un groupe d’opportunistes , d’intégristes et de spéculateurs politiques dont la lâcheté et l’égoïsme leur ont poussé à abandonner leur co-équipiers à l’inertie en Tunisie.


Sans auto-critique ni bilan des séquelles du choix politique entrepris, Manfiyounes n’ont le courage de se déclarer en erreur de conduite.  Ils veulent et aspirent à un retour en bloc pour passer l’éponge en toute irresponsabilité de leur culpabilité sur une période d’un itinéraire noir et sanguinolent de leur parcours d’affrontement direct avec l’autorité au pouvoir.  Un désir sub-conscient les pousse à surpasser la justice et à piétiner l’autorité en place sans aucune excuse ni regret.

 

Profitant de l’indulgence et de la générosité du Président Zine El Abidine Ben Ali à propos de certains cas d’exilés politiques à l’étranger, Manfiyounes continuent la procédure hostile de leur démarche propagandiste médiatique de victimisation bien orchestrée auprès des ONG internationales pour tenter de discréditer les ponts de confiance déjà établis avec le Palais de Carthage.

 

Cette manipulation vise essentiellement à avorter l'initiative du retour individuel des exilés politiques désireux de mettre fin à une épreuve de nostalgie forcée.  Après plus deux décennies d’activisme au sein d’une opposition stérile à l’étranger, le marketing politique et humanitaire de Manfiyounes et similaires n’a abouti qu’à envenimer la situation du pluralisme et des libertés en Tunisie.

 

Nombreux Tunisiens ont pris conscience de la vulgarisation orchestrée  des théories propagandistes  mensongères incapables d’améliorer à distance la situation politique, sociale et économique du pays

 .
Ceux -là gardent une véritable déception profonde et un immense regret plus profond pour avoir été dupes et naïfs en s’engageant sur une voie sans issue. Actuellement , l’issue est ouverte pour que la Tunisie recueille ses enfants.

 


 Manfiyounes n’ont pas le courage de s’engager sur cette voie. Ils veulent fermer cette porte de tentatives de rétablissement des ponts de confiance avec l'autorité au pouvoir pour exprimer une haine et une rancune à la réputation du pays.

 


Le comportement de victimisation et de l’innocence présumés de Manfiyounes peuvent glisser, dans les prétendus communiqués publiés , l’illustration d’une problématique hallucinatoire du retour des exilés en Tunisie.


Ces schizophrènes de la politique se confèrent une intelligence et une ambiguïté d’un comportement paranoïaque.


Dr Sahbi El Amri
35 rue des bosquets
 Cité Bouchoucha.Le  Bardo 2000 Tunis
Tel : 0021623222751 ./.  002162...

 

 

Toutes les notes