13 mars 2010

Affaire Slim BAGGA : Cette fois-ci, je dépose une plainte pour diffamation devant des tribunaux français

 

M. slim Bagga a fait paraitre sur Facebook 2 articles m’évoquant et contenant des propos diffamatoires. Un procès pour diffamation sera engagé en France. M. Slim Bagga est libre de faire croire aux uns et aux autres qu’il s’agira d’un procès « politique ». Les faits sont clairs et il s’agit d’un procès pour diffamation. Il ne se passera pas en Tunisie mais en France. Il appartient à M. Slim Bagga d’apporter des preuves concrètes de ce qu’il a écrit. Ces dernières, (faut-il rappeler les lois en France ?) pour produire l’effet absolutoire, doivent être « parfaites, complètes et corrélatives aux imputations diffamatoires dans toutes leur portée (Cass.Crim.4 mars 1971 ; Bull.Crim.N°77,page 198) »


Pour le procès à proprement parler, le législateur français me donne la possibilité d’entamer une action en justice pour diffamation en demandant des dommages et intérêts, et ce dans un délai de 90 jours à compter du vendredi 5 mars 2010. Je compte utiliser toutes ces possibilités que me donnent les lois en France. Peut être aussi il y aura un second et un troisième procès contre d’autres personnes qui ont tenu des propos diffamatoires et qui se reconnaitront…

A compter du jour où je déposerai officiellement une plainte, il y aura un premier procès (une audience de renvoie) dans lequel le juge constatera les faits et établira un montant de consignation. Le vrai procès se tiendra 3 mois après avec 2 possibilités de report.


Maintenant que l’affaire sera instruite devant les tribunaux français, il va de soi qu’il est libre de continuer à écrire sur moi des faits imaginaires et me citer à chaque bout de phrase pour se faire un petit nom et gagner en notoriété. Je n y répondrai pas.

Bientôt d’autres précisions

 

17 novembre 2009

Sami Ben Abdallah: Au revoir les amis

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"Que nul n'entre ici s'il n'est géomètre" est la maxime que Platon a fait inscrire sur le fronton de son Académie.Et moi je vous dis : "Que nul n'écrive plus sur la Tunisie s'il n'a pas lu ces livres"...

 

 


"Le vrai savoir, c'est celui qui se partage". Partagez et lisez des documents historiques sur la Tunisie. L'Histoire de notre pays doit être connue et comprise par tous car ceux qui ne comprennent pas leur Histoire...sont condamnès à la revivre (Gethe)

Ne soyez pas/ Ne devenez pas une RACAILLE.

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J’ai décidé de suspendre ma page facebook ainsi que mon blog http://samibenabdallah.rsfblog.org et me retirer de toute activité politique ou médiatique. J y réfléchissais depuis des mois. Cette décision a des raisons. Je préfère les garder pour moi. Peut être un jour, j’en parlerai…

Je garde l’espoir d’être en mesure de faire dans un futur lointain quelque chose d’utile pour mon pays, la Tunisie. L’Histoire a un sens, celui du progrès vers la démocratie et la liberté. Ce sens est irréversible. Personne ne pourra l’arrêter. Ce sens sera toujours est le mien aussi.

 

Je suis reconnaissant envers la France où je réside et j’aime beaucoup la Tunisie. Je veux que mon pays progresse…

 

Extraits  de ma page Facebook

 

Vive la République, vive la Tunisie

Aide-Toi...le Ciel t'aidera

 

11 novembre 2009

Déclaration de Sami Ben Abdallah à Radio Le Mouv – Radio France

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Un Extrait

En Tunisie le débat politique est mort…

 

10 novembre 2009

Vive la République, vive la Tunisie

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Dédiée à tous les Tunisiens qui ne peuvent pas rentrer en Tunisie

 

car  Il y a des responsables qui dans de nombreux Consulats se croient chez eux, et oublient souvent qu’ils sont au service de la République et qu’ils ne sont pas au-dessus des lois.

 

Car il y a des supposées victimes d’injustices", des « sujet » , habituées à attendre qu’on leur serve la soupe avec la cuillère, et qui ne font aucun effort pour exiger que les lois soient respectées. Car il y a plusieurs Tunisiens et Tunisiennes "racailles"! Ils se disent "des intellos" des "penseurs" des je ne sais quoi! Ils sont là à discourir sur la Palestine, sur la torture pratiquée par les USA en Irak, sur le racisme en France, sur la laïcité, sur le voile, sur l'égalité des femmes et hommes...mais jamais ils ne parlent de la Tunisie, des problèmes qui rongent encore la Tunisie.

 

A Lotfi Hammami (Ex Leader Estudiantin au sein de l'extrême gauche)

 

Et à d'autres Tunisiens.

 

Et je Dédie cette chanson à un autre Leader de l'extrême gauche qui se reconnaitra. (Indice: " Au déjeuner tu m'as dis que tu as fait aussi des "belles choses"". Tu es un ami. J'ai voulu te dire "Merci" et comme disait le grand général De Gaulle " J'ai compris" (c'est pourquoi je te dis Merci à toi et pas à un autre)

 

02 novembre 2009

Tunisie porte ouverte sur la modernité: Merci François Bécet

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François Bécet : Merci pour tout l’amour que tu portes à la Tunisie. 

 

 François Bécet a eu la gentillesse de me dédicacer son nouvel ouvrage sur la Tunisie et de me l’envoyer. J’ai eu la chance de le rencontrer depuis, et j’ai découvert un journaliste  très humain.

 

"Cher  François, je te l’ai promis. Merci pour tout l’amour que tu portes à la Tunisie."

 

Sami

 

 

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03 octobre 2009

Sami Ben Abdallah à RFI: Partie 2

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Partie 2

Cliquez sur PLAY (le Triangle)

 

02 octobre 2009

Les Interviews de Sami Ben Abdallah avec

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Le Docteur psychiatre Ahmed Eleuch a été arrêté le 30 juillet 2009 à l’aéroport de Tunis-Carthage alors qu’il est rentré en Tunisie après 19 ans d’exil. Il a été emprisonné durant 7 semaines et a été libéré à titre provisoire le mercredi 16 septembre 2009, dans l’attente de son procès en appel qui doit se tenir à Tunis le 5 octobre 2009.

Cliquez sur Play (le triangle) pour écouter ses déclarations.

 

 

 

Le mystérieux Docteur Sahbi Amri. Tunis le 30/09/2009

 

 

Skander Khlil: les guignols de l'info

http://skander-khelil.over-blog.com/

 

09 juillet 2009

le Tunisien Mezri Hadded: Son dernier article au Figaro

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http://www.lefigaro.fr/international/2009/07/31/01003-20090731ARTFIG00001-la-crise-iranienne-ou-la-fin-du-mythe-theocratique-.php

06 juillet 2009

Mustapha Ben Jaafar et M.Agoubi

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Le texte de l'interview avec M.Abdelaziz Agoubi a été traduite en arabe (par des inconnus?). Bref, la traduction parait "professionnelle" et je la publie sachant que le texte d'origine est celui en français.Cette traduction est parue sur Tunisnews du Samedi 3 /07/2009

 

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يشهد التدافع السياسي في تونس حراكا منقطع النظير خاصة و البلاد على مشارف استحقاقات انتخابية،  رئاسية و برلمانية ، و إن كان لا بد من هذا التدافع باعتباره يؤسس لتقاليد ديمقراطية و يمكن عموم الناس من فرصة المفاضلة بين المتنافسين على تسيير الشأن العام إلا أن هذا التنافس قد يخفي حقائق يتعمد المتنافسون إخفاءها لأنها قد تسيء لتاريخهم و مكانتهم أو تحرجهم أما الرأي العام.
الحوار الذي أجراه السيد سامي بن عبد الله مع السيد عبد العزيز عقوبي يدخل في هذا الإطار ليسلط بعض الضوء على مواقف شخصيات تحسب على المجتمع المدني التونسي.
و السيد عبد العزيز عقوبي ناشط حقوقي ، يحظى باحترام الدوائر الحقوقية الفرنسية و قد ساهم بفعالية في تسوية بعض الملفات الخاصة بالجالية التونسية و بالمعارضة كما أنه  يشغل المهمات التالية :
رئيس رابطة حقوق الإنسان فرع فيل فرانش ليون
عضو في الحزب الاشتراكي الفرنسي
رئيس التحالف الديمقراطي التونسي الذي تكون سنة 1997
عضو منسق للمرصد الليوني للدفاع  عن الحريات الأساسية بتونس


سامي بن عبد الله :
بالنسبة للذين لا يعرفونك، هل يمكنك التذكير بمسيرتك السياسية.

السيد عبد العزيز عقوبي :
أنا مسلم اشتراكي، ،،، يمكن أن يكون الفرد منا سياسيا ومؤمنا إذ من فضائل المسلم الملتزم و الديمقراطي أنه يعرف حدوده، يعرف ما يمكن و ما لا يمكن فعله، فهو يتصرف وفقا لمعتقداته، و هو وفي لضميره كما للمؤمنين أن يتبنوا أي اتجاه ، اليمين كما اليسار، فالأحزاب السياسية التي لا يخفي انتماءها الديني كانت و لازالت موجودة في كل أنحاء العالم في ألمانيا ، وإيطاليا ، والولايات المتحدة و غيرها.
 ولكن إذا سمح نظريا للمعتقدات أن تكون حاضرة في السياسة فإن الدين سيبقى  ضمن الحياة الخاصة للأفراد إذ لا ينبغي أن تكون السلطة بين أيدي رجال الدين ، فالشعب التونسي مثلا يرفض الإيديولوجية الأصولية، وأنا على قناعة بأن الحل سيأتي من المسلمين الديمقراطيين.


أجبرت على المنفى من 1989 حتي 2001 وانضممت بداية من سنة 1990 للعديد من الهيئات المتكونة في أروبا و خاصة في فرنسا على اثر القمع الذي عرفته البلاد و المحاكمات المسلطة على قادة و أتباع حركة النهضة ، كانت مهمتنا المشاركة في المظاهرات والمسيرات ، وكتابة العرائض والمذكرات للفت انتباه الرأي العام الدولي و دفعه للعمل على إنقاذ ضحايا القمع ومع ذلك فأنا لا أنتمي لحركة النهضة و لا أشاركها  خياراتها السياسية و بالتالي فالدافع الأساسي لنضالي هو الانتهاكات التي طالت حقوق الإنسان والحريات.

لم  نر في تونس و إلى حدود عام 1994 من نشطاء المعارضة وحقوق الإنسان إلا القليل المتصدي لخيار التصفية المتبع من قبل النظام إذ الغالبية العظمى من الشخصيات السياسية و من اليسار كانت تدعم و تبارك هذا التوجه و تسوق خارج البلاد ( في المؤتمرات و لدى المنظمات الدولية غير الحكومية) لسلامة خيارات الدولة و سدادها ، معظم هؤلاء لا يريد أن يتذكر هذه الحقبة من حياته السياسية ، و لما جاء الدور على هؤلاء و أخذوا نصيبهم من التعسف و الظلم انظموا للمعارضة.
 
بداية من سنة 1995 و بمعية مدافعين عن حقوق الإنسان دعمت حق التكتل الديمقراطي من أجل العمل والحريات بزعامة مصطفى بن جعفر وغيره من المنشقين من حركة الديمقراطيين الاشتراكيين في تكوين حزب و الحصول على الترخيص القانوني
بعد جهد كبير و تضحيات جسيمة تحصل التكتل الديمقراطي من أجل العمل والحريات سنة 2001 على مبتغاه  و كنت على اتصال دائم مع الحزب الاشتراكي الفرنسي  من خلال أصدقائي في هيئة حقوق الإنسان بليون حيث نجحنا في إقناع فرنسوا هولاند  للقاء مصطفى بن جعفر  وإقامة علاقات شراكة مع المنتدى .

سنة 2001 تمكنت من العودة إلى تونس بعد 12 عاما من المنفى ومنذ ذلك التاريخ أزور بلدي بانتظام دون أي مشاكل.

سامي بن عبد الله :
إذا ليس مصطفى بن جعفر هو الذي بادر بالاتصال بالحزب الاشتراكي في البداية ؟

السيد عبد العزيز عقوبي:
 لا ، وبتواضع أقول أني بمعية أصدقائي رتبنا كل المساعي.

يوم 10 كانون الأول / ديسمبر 1995 شاركت في إنشاء لجنة لدعم التكتل الديمقراطي من أجل العمل والحريات وكان مصطفى بن جعفر قد قدم أول طلب للحصول على الترخيص القانوني في نيسان / ابريل 1994 دون جدوى و في الحقيقة كان الكثير من أصحاب المبادرة عرضة لسحب جوازات سفرهم و لوضعهم تحت الإقامة الجبرية.

في محاولة لحشد الدعم في فرنسا ، أجريت في 11 ديسمبر مقابلة مع مدير الشؤون الخارجية في الحزب الاشتراكي ، ولفت انتباهه إلى هذه الحقائق ودافعت عن مشروع التكتل الديمقراطي من أجل العمل والحريات الذي  شعرت أنه قريب من قناعاتي السياسية، لقد أتيحت لي الفرصة لشرح أسباب قلقنا و كذا إمكانية أن يتحرك الحزب الاشتراكي الفرنسي للمساعدة على الدفع بالخيار الديمقراطي في تونس، ومنذ ذلك الحين ، بقيت على اتصال مع الحزب الاشتراكي ، حيث اعتبرت مرجعهم في المساءل ذات العلاقة بالمنتدى الديمقراطي للعمل والحريات.
في أحد الأيام اتصل بي صديق من الحرب الاشتراكي و أعلمي أن مصطفى بن جعفر وصل إلى فرنسا وسيتمكن لقاء فرانسوا هولاند.
 
سامي بن عبد الله :
ما هي أسوأ ذكريات المنفى ؟

السيد عبد العزيز عقوبي :
هناك الكثير... ولكن أسوأها كانت في 17 /09/ 1996 فلقد فقدت والدي و حرمت من دخول تونس بسبب مصادرة جواز سفري من طرف السلطات وعلى الرغم من مساعدة العديدة من أصدقائي ، الذين سعوا للتدخل لدى الحكومة التونسية بمساعي من البرلمان الأوروبي و البرلماني دانيل كون بنديت و لكن دون جدوى، وكانت الحكومة التونسية وفية لسياستها ، و لازمت الصمت.
قال أحد الرؤساء العرب : إن البلد الذي لا مشاكل له لا يعد بلدا، ونحن الحمد لله ، ليست لدينا مشاكل ، هكذا تونس تلتزم الصمت و  تتعاطى مع المشاكل باللامبالاة.
إذا حسرتي تتمثل في حرماني من حضور جنازة والدي كرد فعل على تحركاتي الداعية للحوار و المصالحة الوطنية.
سامي بن عبد الله :
متى اجتمعت للمرة الأولى بمصطفى بن جعفر؟

السيد عبد العزيز عقوبي:
كان ذلك سنة 1993 في باريس ثم في نيسان / أبريل 2001 ، وجهت الدعوة للدكتور بن جعفر بصفته الأمين العام  التكتل الديمقراطي من أجل العمل والحريات للإدلاء بشهادته في مؤتمر صحافي عقد في ليون.
في أيار / مايو 2001 ، تدخلت مع أصدقائي لدى فرانسوا هولاند و بناء على ذلك تعهد الحزب الاشتراكي رسميا بتجميد  العلاقات مع التجمع الدستوري الديمقراطي ، الحزب الحاكم ، حتى تتبنى السلطة خيار تفعيل الخيار الديمقراطية في تونس ، كما اعترف بالتكتل الديمقراطي من أجل العمل والحريات والمجلس الوطني للحريات، وهو حزب معارض،  بوصفته شريكا مميزا في تونس.
في مقابلة مع الصحافة الفرنسية، نوهت بالدفع الذي أعطاه هذا الموقف و بدعمه القوي لنضالنا.


سامي بن عبد الله :
سنة 2001 وضعت حدا لمنفاك؟

السيد عبد العزيز عقوبي :
نعم. لقد تحصلت على الحق في العودة  إلى تونس من خلال حوار صريح مع السلطة و بفضله قطعت مع منفى استمر أكثر من اثني عشر عاما. و لكن لم يدم هذا الانفتاح بسبب المشاكل الطارئة على المستوى الدولي سنة  2001.
خلال رحلة  لتونس استمرت عشرين يوما اكتشفت تغييرات جذرية على مستوى البنية التحتية (طرقات ، معدات متطورة ، شبكة مياه كهرباء هاتف في كل بيت)  إلا أن الوضع السياسي ما زال تحكمه إشكاليات معقدة مع  تفاقم حالة التمزق بين المجتمع المدني والمواطن التونسي.
رغم مسيرتي الحافلة بالعطاء لم يكلف أحد من أصدقائي في التكتل الديمقراطي نفسه عناء استقبالي في المطار وقد اعتراني إحساس بخيبة الأمل لم يخفف من وطأته سوى رغبتي الجامحة للقاء عائلتي في الجنوب التونسي و الشوق لرؤية والدتي البالغة من العمر 90 عاما.

في العاصمة تونس لبيت دعوة من مصالح وزارة الداخلية التي رحبت بقدومي و دعوني لإتمام بعض الإجراءات الخاصة بغلق ملفي و رغم أن زيارتي شارفت على نهايتها تملكتني الرغبة في لقاء أعضاء حزبي لكن مع الأسف لم أحظ سوى بلقاء خاطف زاد من عمق حسرتي و حزني.
سامي بن عبد الله :
وما هو رد فعلكم؟

السيد عبد العزيز عقوبي :
لقد اعتبرت من الرسالة التي أراد تبليغها أصدقائي في تونس رغم اعتقادي أني أديت واجبي و مهمتي على أحسن وجه و بناء عليه منحت نفسي فرصة للتقييم و التفكير تمخضت قرارا بمغادرة المنتدى الديمقراطي بعد حصوله على الترخيص القانوني.
 سامي بن عبد الله :
كيف تنظر اليوم للأحزاب السياسية التونسية و "المجتمع المدني".

السيد عبد العزيز عقوبي :
أنا لم أندم على نضالي في سبيل نصرة حقوق الإنسان  و لا على المجازفة في الدفاع عن الحريات المنتهكة باعتبار إيماني بواجبي نحو وطني  وتلبية لقناعتي  ، قد يدهشك قولي بأني أتهم المجتمع المدني التونسي الذي يعمل على ديمومة التعفن في الوضع التونسي و يسعى إلى تعميق التدهور و الاستقالة من واجب البحث عن  حلول للمشاكل التي تواجه بلادنا.

تشهد بلادنا  أزمة سياسية  لسنوات عديدة و قد بلغت هذه الأزمة ذروتها مع الصدام بين النظام السياسي و حركة النهضة التونسية . كان الصراع غير متكافئ و بالتالي تتحمل الدولة  المسؤولية كما لحركة  النهضة جزءا من هذه المسؤولية مثلها مثل أغلبية اليسار التونسي الذي لازم الصمت حينا و دعم  حينا آخر و يشجع آلة القمع أحيانا .
لست ضد حركة النهضة التي لعبت دورا مهما في المجتمع ، ولكن الحركة ترفض البدء في النقد الذاتي الضروري لتوضيح مواقفها باعتبار مسؤوليتها في الأزمة رغم عدم إقرارها بذلك.
وهناك أيضا المجتمع المدني الذي أعرفه  أكثر مما يعرف نفسه ، هل هناك حاجة للتذكير بأن غالبيته ، دعمت وأيدت القمع بين سنة 1990 و 1995؟
لقد سنحت لي الفرصة لمعرفة الكثير من الشخصيات المنتمية لهذا المجتمع من بينهم السيد مصطفى بن جعفر ، والسيد المنصف المرزوقي ، والسيدة سهام بن سدرين و السيدة راضية النصراوي و كان لي شرف الدفاع عنهم و ساهمت مع أصدقائي في التعريف بنضالهم في وسائل الإعلام  ومع ذلك ، كنت في كثير من الأحيان أصاب بخيبة أمل بسبب ما يصدرونه من تصريحات غير رسمية تؤكد حقيقة ما يضمرونه.
مثال ذلك ما صرح به السيد مصطفى بن جعفر لوسائل الإعلام و لأصدقائي الفرنسيين ( في حضوري)  حيث قال أنه ضد الانفتاح الكامل للحياة السياسية و أنه يدعم الانفتاح الذي يخدم مصالحه فقط.
 سامي بن عبد الله :
ألا تعتقد أنك تتكلم بدافع الخيبة لأن التكتل الديمقراطي من أجل العمل والحريات تناساك و عليه فإن ما تقوله ليس استنتاجا مبني على تحليل رصين ؟

السيد عبد العزيز عقوبي :
 تأكد أن خيبة أملي لا علاقة لها بتوصيفي لهذا الوضع، ففي 2001 ، دعوت باسم حركتنا ( التحالف الديمقراطي التونسي الذي تأسس سنة 1997 )  للمصالحة الوطنية ولإجراء حوار مع السلطة فاتهمني السيد مصطفى بن جعفر ورفاقه بأني ألعب لعبة السلطة،  و في المقابل نسجل على السيد مصطفى بن جعفر في 30 ماي  2009 أنه يدعو للحوار مع السلطة ، ويلتقى أثناء المؤتمر بنائب الأمين العام للتجمع الدستوري الديمقراطي.
كما أذكر أنه في الفترة الممتدة بين 2001 و 2009 ، كان السيد مصطفى بن جعفر يرفض عقد المؤتمر ويرفض توزيع بطاقات العضوية ليواصل الرقابة على التكتل تجنبا لكل منافسة داخلية وهذا ليست حكرا على التكتل فجميع أحزاب المعارضة تعاني من هذه الممارسات الغير ديمقراطية .
ففي فرنسا ، مثلا ، قمت مع أصدقائي بعمل جبار في الفترة ما   بين  1990 و 1995 و مع ظهور هيئات جديدة تعنى بالدفاع عن حقوق الإنسان بداية من سنة 1995 ، كانت أولى المهمات المنوطة  بعهدة المسؤولين  هي هدم كل ما قمنا به ، للأسف ، لا يوجد تضامن و لا استمرارية في عمل المعارضة ، وهذا ما يفسر فشلها و عدم اكتراث الشعب بها.
الكثير من أحزاب المعارضة التونسية لا تريد تحسنا للوضع السياسي، الذي يهمهم  هو منافعهم الشخصية، فاستمرارية و دوام هذه المنافع رهين بقاء الحال على ما هو عليه.
 و مع ذلك فأنا متفائل بشباب تونس و بالعزائم الصادقة و ما أتمناه هو أن يعتبر هؤلاء بأخطاء الجيل الحالي و أخطاء من  سبقهم.
ملاحظة
التعريب مصادق عليه من طرف السيد عبد العزيز عقوبي و لا يرى مانعا من نشر الحوار.

 
مراسلة خاصة

03 juillet 2009

M. Abdelaziz Agoubi : a propos de Mustapha Ben Jaafar, de l’opposition et du pouvoir en Tunisie

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 Dans cette interview, M. Abdelaziz Agoubi revient sur l’évolution du Forum Démocratique pour les Libertés et le Travail, son exil qui a duré 12 ans et son évaluation de la situation politique de la Tunisie.

 

 

« Jusqu’à 1994, les opposants et les militants pour les droits de l’Homme se faisaient rares. La majorité de la classe politique ou des figures de gauche Tunisienne soutenaient la répression et déclaraient dans les conférences et aux ONG internationales que « tout allait bien ». La plupart d’entre eux ne veulent plus se rappeler cet épisode de leurs vies politiques »




« J’ai pu avec des amis convaincre François Hollande le secrétaire général du PS de recevoir Mustapha Ben Jaafar et d’établir des relations de partenariat avec le FDLT"





« Lorsque je suis rentré  à Tunis, j’ai reçu une invitation de la Police. Je fus reçu cordialement au Ministère de l’Intérieur pour soi-disant clôturer mon dossier »



« J’accuse principalement la société civile tunisienne d’avoir cherché le blocage et le pourrissement de la situation plutôt que trouver des solutions aux problèmes auxquels était confronté notre pays »




J’ai eu l’occasion de connaitre beaucoup des personnalités parmi eux Mr Mustapha ben Jaafar, Mr Moncef Marzouki, Mme Sihem Bensedrine, Mme Radia Nasraoui et bien d’autres. Avec mes amis, nous les avons défendus et nous avons participé à la médiatisation de leurs combats et leurs notoriétés. Ceci dit, j’étais souvent déçu par leurs comportements et déclarations en privé. Mr Mustapha Ben Jaafar avait déclaré par exemple –en ma présence- à des conférences de presses et à des amis français, qu’il n’était pas pour une ouverture totale du champ politique. Cela le desservait. Comme tous les autres, il est pour une ouverture politique qui servirait principalement ses intérêts.



En France par exemple, mes amis et moi avions fait un travail énorme entre 1990 et 1995. A partir de 1995, avec l’apparition d’autres comités de défense de droits de l’homme, j’ai constaté que la première mission qu’ils se sont fixés, c’était de casser tout notre travail, de nous écarter comme si nous étions des adversaires !



Cette Interview a été revue et amendée par M. Abdelaziz Agoubi qui m’a fait parvenir le texte final par mail.




Sami Ben Abdallah: Pour ceux qui ne vous connaissent pas, pouvez-vous rappeler votre parcours politique ?





M. Abdelaziz Agoubi . Je suis socialiste musulman. On peut être homme politique et croyant. Un démocrate musulman pratiquant connaît les limites. Il sait ce qu’il peut faire et ne pas faire. Il agit suivant ses croyances, fidèle à sa foi. Les croyants peuvent être de n’importe quelle tendance. Ils peuvent être de droite ou de gauche. Les partis politiques qui ne font pas mystère de leurs appartenances à telle ou telle religion ont toujours existé dans le monde, en Allemagne, en Italie, aux Etats-Unis, … . Mais si les croyances sont admises en politique, le religieux reste du domaine de la sphère privée. Le pouvoir ne doit pas être remis entre les mains des religieux et le peuple ne l’acceptera jamais. La population tunisienne rejette tout intégrisme idéologique. Je suis convaincu que la solution viendra des démocrates musulmans en Tunisie.




J’étais forcé à l’exile de 1989 à 2001. A partir de 1990, devant la répression que vécu le pays et les grands procès d’En Nahdha, j’ai fait partie de plusieurs comités qui se sont constitués en Europe et particulièrement en France. Sans fausse modestie, j’étais un militant actif. Notre travail consistait à participer à des manifestations, des rassemblements, à rédiger des pétitions, et des courriers pour alerter l’opinion internationale afin de secourir les victimes. Ceci dit, je n’ai pas appartenu à En Nahdha et je ne partage pas le projet politique de ce parti. Ce sont les violations des droits de l’Homme et le non respect des libertés qui motivaient mon engagement.

Jusqu’à 1994, les opposants et les militants pour les droits de l’Homme se faisaient rares. La majorité de la classe politique ou des figures de gauche Tunisienne soutenaient la répression et déclaraient dans les conférences et aux ONG internationales que « tout allait bien ». Jusqu’à 1994, j’en ai croisé beaucoup dans les conférences internationales. La plupart d’entre eux ne veulent plus se rappeler cet épisode de leurs vies politiques. A partir de 1995, quand ils ont été à leur tour victimes de répression, ils ont rejoints l’opposition.




A partir de 1995, avec d’autres militants, défenseurs des droits de l’homme, j’ai soutenu le droit du Forum Démocratique pour les Libertés et le Travail (FDLT) animé par Mustapha Ben Jaafar et d’autres dissidents du MDS, de se constituer en parti et d’obtenir la légalisation. C’est en 2001 que le FDLT obtiendra gain de cause après bien d’efforts et de sacrifices que nous avons consentis. J’étais en contact régulier avec le parti socialiste à travers mes amis de Ligue des droits de l’Homme à Lyon. J’ai pu avec des amis convaincre François Hollande le secrétaire général du PS de recevoir Mustapha Ben Jaafar et d’établir des relations de partenariat avec le FDLT.



En 2001, j’ai pu rentrer en Tunisie après 12 ans d’exil. Depuis, je rentre régulièrement sans problèmes à ce jour.





Ce n’est donc pas Mustapha Ben Jaafar qui avait pris contact au départ avec le Parti socialiste ?





M. Abdelaziz Agoubi : Non, sans fausse modestie, je vous dis que c’est mon humble personne et mes amis qui ont tout arrangé.



C’était le 10 décembre 1995 j’ai participé à la création d’un Comité Tunisien de Soutien au Forum Démocratique, Mustapha Ben Jaafar a présenté la première demande afin que le FDLT soit légalisé en avril 1994. Évidemment, l’autorisation de le créer lui fut refusée. En réalité de nombreuses personnalités à l’origine de l’initiative se sont vues retirer leur passeport et assigner à résidence.



Pour tenter de mobiliser des appuis en France, je sollicitais le 11 décembre, une entrevue auprès du Directeur des Affaires Etrangères du Parti Socialiste, attirant son attention sur ces faits. J’ai été reçu et j’ai défendu le projet politique du FDLT que je sentais proche de mes idées politiques. J’ai eu alors l’occasion de lui exposer, de façon approfondie, les raisons de notre inquiétude et d’étudier avec lui les possibilités d’une initiative du parti socialiste français pour aider la cause de la démocratie en Tunisie. Depuis cette date, je suis resté en contact avec le Parti Socialiste et j’étais leur interlocuteur pour toutes les questions ayant trait au FDLT. Un jour, un ami du PS à Lyon m’a appelé et m’a informé que François Hollande allait recevoir Mustapha Ben Jaafar. Ce dernier est arrivé en France et a pu le rencontrer.






Durant vos années d’exil, quel était votre plus mauvais souvenir ?

 



M. Abdelaziz Agoubi : Il y en a beaucoup… mais le plus triste c’était le 17/09/ 1996. Je perdais mon père et l’entrée en Tunisie me fut refusée par manque de passeport qui a été confisqué par le gouvernement. Malgré les interventions de plusieurs de mes amis, qui sollicitèrent le régime par l’intermédiaire du Parlement Européen et du député Daniel Cohn-Bendit, je n’obtins aucune réponse. Le gouvernement fut fidèle à sa ligne de conduite, il garda le silence. Un Président d’une République Arabe avait dit un jour : « Un pays qui n’a pas de problème n’est pas un pays. Et nous grâce à Dieu, nous n’avons pas de problème. » La Tunisie est ainsi, elle garde le silence et traite ses problèmes en les ignorant. À mon grand désespoir, je ne pus donc assister à l’enterrement de mon père. Et pourtant, au travers de toutes mes actions, j’avais toujours et uniquement appeler au dialogue et à la réconciliation nationale.


Quand vous avez rencontré pour la première fois Mustapha Ben Jaafar ?

 


M. Abdelaziz Agoubi : J’ai le rencontré la première fois en 1993 à Paris et au mois d’avril 2001, j’invitais le Docteur Ben Jaafar, secrétaire général du Forum Démocratique Pour le Travail et les Libertés, à venir témoigner lors d’une conférence de presse à Lyon. En mai 2001, je suis intervenu avec mes amis auprès de François Hollande. Le parti socialiste s’engageait officiellement à ne pas entretenir de relations avec le RCD, parti au pouvoir, tant qu’il n’y aurait pas d’évolution dans le sens de la démocratie en Tunisie. Il reconnaissait le Forum Démocratique et le Conseil National des Libertés, parti d’opposition, comme un partenaire privilégié en Tunisie. Dans une interview à la presse française, je ne manquais pas de souligner l’avancée que représentais cette prise de position et le soutien qu’elle apportait à notre combat.





En 2001, vous avez mis fin à votre exil ?





M. Abdelaziz Agoubi : Oui. J’obtins le droit de rentrer en Tunisie grâce à un dialogue franc avec le pouvoir ainsi voyant s’achever un exil de plus de douze ans. Et c’était un début d’ouverture qui n’a pas durée longtemps a cause des problèmes à l’échelle internationale en 2001. Lors de ce voyage qui dura vingt jours, je découvris des changements radicaux en Tunisie. Certes les infrastructures avaient progressé, nous avions des routes et des équipements plus performants, l’eau courante, l’électricité ou encore le téléphone étaient entrés dans toutes les maisons. Mais la situation politique était toujours d’une incroyable complexité et la déchirure entre la société civile et la population tunisienne n’avait cessé de s’aggraver. À ma grande surprise, aucun de mes amis du Forum démocratique ne vint m’accueillir à l’aéroport. Incrédule et déçu, je décidais de rendre visite à ma famille dans le Sud tunisien. J’avais hâte de revoir ma mère qui avait déjà 90 ans.
Lorsque je rentrais à Tunis pour répondre à une invitation de la Police. Je fus reçu cordialement au Ministère de l’Intérieur pour soi-disant clôturer mon dossier. Mon séjour touchait à sa fin, mais j’espérais encore rencontrer les membres de mon parti. Je ne pus obtenir qu’un bref entretien à la sauvette dans un café. Je revins en France profondément inquiet.


Et quelle était votre réaction ?




M. Abdelaziz Agoubi : Ayant tiré les leçons de l’accueil reçu en Tunisie, après avoir estimé que ma mission était accomplie j’ai pris un temps de réflexion et j’ai décidé de quitter le Forum démocratique dès qu’il ait eu obtenu sa légalisation par le régime.





Avec du recul aujourd’hui, quel regard portez vous sur le microcosme politique tunisien et ce que plusieurs appellent la « société civile ».




M. Abdelaziz Agoubi : Je n’ai pas regretté le fait d’avoir milité ni pris des risques pour défendre les droits de l’homme et les libertés quand ils étaient violés. C’était un devoir que je devais faire envers mon pays et ma conscience. Je l’ai fait. Cependant, vous serez étonné quand je vous dirai que j’accuse principalement la société civile tunisienne d’avoir cherché le blocage et le pourrissement de la situation plutôt que trouver des solutions aux problèmes auxquels était confronté notre pays.




Il y a une crise politique dans notre pays qui dure depuis des années. Cette crise a connu son paroxysme avec l’affrontement entre le pouvoir et En Nahdha. La répression était disproportionnée et le pouvoir assume une responsabilité indéniable. Cependant, En Nahdha en assume aussi une part de responsabilité aussi tout comme la majorité des gauches qui se sont tues, cautionné et parfois encourager la répression. Je ne suis pas contre le mouvement En Nadha, qui joue un rôle important dans la société, mais ce parti refuse de se livrer à une autocritique indispensable. Pourtant il gagnerait à éclaircir ses positions. Car ce mouvement à sa part de responsabilité dans la crise que nous vivons, bien qu’il n’ait jamais voulu reconnaître ses torts.

 


Il y a aussi cette société civile que je connais plus qu’elle ne se connaisse. Faut-il rappeler que dans sa majorité, elle a soutenu et cautionné la répression entre 1990 et 1995 ? Par ailleurs, J’ai eu l’occasion de connaitre beaucoup des personnalités parmi eux Mr Mustapha ben Jaafar, Mr Moncef Marzouki, Mme Sihem Bensedrine, Mme Radia Nasraoui et bien d’autres. Avec mes amis, nous les avons défendus et nous avons participé à la médiatisation de leurs combats et leurs notoriétés. Ceci dit, j’étais souvent déçu par leurs comportements et déclarations en privé. Mr Mustapha Ben Jaafar avait déclaré par exemple –en ma présence- à des conférences de presses et à des amis français, qu’il n’était pas pour une ouverture totale du champ politique. Cela le desservait. Comme tous les autres, il est pour une ouverture politique qui servirait principalement ses intérêts.





Ne pensez-vous pas que vos propos sont motivés par la déception que vous sentez car vous avez été oublié du FDLT plutôt que par une analyse froide de la situation ?





M. Abdelaziz Agoubi : Soyez sur que ma déception n’est pour rien dans le constat que je fais de la situation. En 2001, j’avais appelé à la réconciliation nationale et à organiser un dialogue avec le pouvoir au nom de notre mouvement qui est l’alliance démocratique tunisienne qu’on a créé en 1997. Mr Mustapha Ben Jaafar et ses amis m’avaient accusé de jouer le jeu du pouvoir. Le 30 mai 2009, c’est pourtant le même Mr Mustapha Ben Jaafar qui a appelé au dialogue avec le pouvoir et a reçu lors du déroulement du congrès du FDLT le vice secrétaire général du RCD. D’ailleurs je rappelle que de 2001 jusqu’à 2009, Mr Mustapha ben Jaafar a refusé d’organiser un congrès, de distribuer des cartes d’adhérents afin de continuer à contrôler le forum et éviter toute compétition interne. Ce n’est pas propre au forum. Tous les partis de l’opposition souffrent de ces pratiques anti-démocratiques. En France par exemple, mes amis et moi avions fait un travail énorme entre 1990 et 1995. A partir de 1995, avec l’apparition d’autres comités de défense de droits de l’homme, j’ai constaté que la première mission qu’ils se sont fixés, c’était de casser tout notre travail, de nous écarter comme si nous étions des adversaires ! Malheureusement, il n’y a pas de solidarité et de continuité dans le travail des oppositions, ce qui explique les échecs qu’ils enregistrent et le peu d’intérêt que leur réserve le peuple.



Nombre de ces oppositions ne veulent pas que la situation politique en Tunisie s’améliore. Ce qui les intéressent, ce sont leurs propres intérêts personnels. Si la situation s’améliorait, ils perdraient ces intérêts et privilèges.




Ceci dit, je n’ai pas perdu espoir dans les bonnes volontés des forces vives de notre pays ni dans ses jeunes, qui je l’espère, tireront des conclusions des erreurs des générations actuelles ou de celles qui les ont précédées.

 

 

 

 

En 2001, j’ai pu rentrer en Tunisie après 12 ans d’exil… À ma grande surprise, aucun de mes amis du Forum démocratique ne vint m’accueillir à l’aéroport. Incrédule et déçu, Je ne pus obtenir qu’un bref entretien à la sauvette dans un café. Je revins en France profondément inquiet »

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