24 décembre 2008

Tunisie caricature: Le processus démocratique en Tunisie

khaoula_ferchichi_tunisie.JPGSahbi Smara et Khaoula Ferchichi: Les révélations qui choquent…« Des conditions de travail inhumaines, des révélations choquantes »…La majorité des Sites web tunisiens refusent de publier. Cliquez ICI

957791639.4.jpgContexte: En Tunisie, on ne sait pas combien de temps (de jours ? de mois ? d’années ? de décennies ? de siècles ?) va durer encore le «processus démocratique » ? Les réformes pour inscrire les Droits de l’Homme dans la Constitution se succèdent (ils sont déjà inscrits dans les textes de lois ! A quoi bon les inscrire dans la Constitution encore ?) les promesses du pouvoir de libéraliser encore la vie politique se multiplient à la veille de chaque échéance électorale et les discours sur les droits de l’Homme n’en manquent pas. Dans les faits, s’il y a quelques progrès enregistrés, un énorme retard demeure inexpliqué : combien de temps (de jours ? de mois ? d’années ? de décennies ? de siècles ?) faut-il encore pour que des Tunisiens et des Tunisiennes aient ces droits « terre à terre » ? un passeport ? la liberté de se connecter à Internet ? un travail ? Le droit de ne plus avoir peur ? le droit d’être « respecté » dans son propre pays ?

La même question se pose pour la « République de demain » : Nous sommes le lundi 17 novembre 2008. La république de demain, c’est pour quand ? Pour le mardi 18 novembre 2008 ?

 

21 novembre 2008

Le Premier Secrétaire d'Ettajdid réagit

M.Ahmed Brahim Premier Secrétaire d'Ettajdid ( Parti reconnu par le pouvoir) que j'ai eu "la chance" de rencontrer à Paris n'est pas d'accord sur la couverture que j'ai faite de sa réunion . Il m'a écrit et je publie ses deux réactions.

Mise au point:

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1752944366.2.pngCher ami,
Je viens de prendre connaissance de la couverture de la réunion de mardi soir publiée sur votre blog. Je salue votre enthousiasme et l'effort que vous faites pour une information vivante et libre de toute entrave. Ce n'est pas à moi de vous rappeler que si le commentaire est et doit rester libre l'information doit être fidèle aux faits qu'elle est censée rapporter. Sans vouloir discuter vos impressions ni certains de vos commentaires intempestifs, j'aimerais attirer votre attention sur les passages suivants de votre reportage avec, en italiques, les précisions que je juge nécessaires.
En vous souhaitant bon courage.
Amicalement
Ahmed Brahim


I) Extraits de votre blog

 

 

« Si Ahmed, maintenant que vous pouvez vous présenter grâce à l’amendement exceptionnel de la Constitution, pourquoi vos députés ne soutiennent pas le droit de Nejib Chebbi d’être candidat ? ».

Ahmed Ibrahim n’a pas eu le temps de me répondre. La réunion a commencé.

Au milieu de son discours : Je pose la même question en demandant une réponse concrète.

Réponse d’Ahmed Ibrahim :

« Nejib Chebbi peut toujours écrire aux députés d’Ettajdid pour les inviter à soutenir sa candidature (comme il l’a fait dans le passé. Ces derniers étant « libres » de le soutenir ou de lui refuser ce soutien »

Moralité de l’histoire : Ettajdid refuse de soutenir le droit de Nejib Chebbi à se présenter aux présidentielles. Ses députés peuvent pourtant parrainer sa candidature.
Du coup, tout le discours d’Ettajdid sur la démocratie et les libertés pose un problème de cohérence et de crédibilité.
[...]

Son discours a connu deux temps : une première partie où il était réellement sincère politiquement parlant, s’est attardé sur des questions utiles et a endossé les habits d’un rassembleur. Et une seconde partie où il a fait carrément dans la langue de bois et dans le défaitisme en reprenant à son compte la logique du pouvoir à propos des candidatures légales et illégales (allusion à la candidature de Nejib Chebbi).

II)Précisions


Vous avez effectivement posé la question pendant le débat mais vous ne semblez pas m'avoir écouté (ou entendu?) car la réponse que vous m'attribuez n'a rien à voir avec ce que j'ai dit, à savoir:


* Que notre mouvement a soutenu et soutient le droit de tous, notamment les personnalités des partis légaux, à se porter candidats. Nous nous sommes opposés au texte de l'amendement de l'article 40 de la constitution et nos députés ont été quasiment les seuls à voter contre.


* Que dès l'annonce de la volonté de Néjib Chebbi de présenter sa candidature, notre journal, Attariq Al Jadid, a soutenu son droit de le faire. Dans un article signé par un membre du secrétariat (Hatem Chaabouni) il a même été écrit qu'on encourageait une telle initiative;


* L'hypothèse d'un recours de Néjib Chebbi au parrainage des députés n'a aucune portée pratique. S'il demandait à nos députés de parrainer sa candidature, il ne fait aucun doute qu'ils la lui accorderaient, mais ils ne sont malheureusement que trois, ce qui est loin du nombre exigé par la loi constitutionnelle (30 députés)


* sur ce que vous appelez «défaitisme» et reprise de la «logique du pouvoir», je vous rappelle simplement (car vous ne semblez pas m'avoir écouté avec assez d'attention) que j'ai simplement parlé de la nécessaire distinction entre ce qui est souhaitable (au nom du principe de respect sans exclusive de la liberté de candidature) et ce qui sera effectivement possible aux termes de la loi. Une grande partie de mon intervention a été pécisément consacrée à la nécessaire action unie de tous les démocrates pour faire concorder le «possible» avec le «souhaitable»!

Votre conclusion hâtive et contraire aux faits sur notre prétendu «manque de cohérence et de crédibilité» est donc pour le moins basée sur un «mal entendu» (au sens littéral du terme) qui vous a amené à m'attribuer (sans doute sans le vouloir) des positions contraires aux miennes et à celles de mon parti!.

 

Protégeons les élections contre la censure préalable !*

Ahmed Brahim



A moins d’un an des élections présidentielles et législatives, on continue, dans les sphères du pouvoir, à faire la sourde oreille aux revendications des partis d’opposition pour une ouverture substantielle des moyens d’information sur la diversité des sensibilités et des opinions et pour la levée des restrictions sur l’activité politique normale.
Tout se passe comme si les partisans de l’autoritarisme le plus sourcilleux et de l’hégémonisme sans partage du parti et de la pensée uniques avaient cédé à la tentation trop facile d’essayer de faire des consultations électorales de 2009 un terne remake des précédentes, c’est-à-dire une sorte de plébiscite unanimiste sous les dehors d’un pluralisme de façade et d’un simulacre de compétition.

Loin de moi de vouloir faire à quiconque un quelconque procès d’intention !
Mais que doit-on comprendre quand on voit cette campagne électorale unilatérale entamée depuis plus d’une année, qui mobilise tous les moyens de l’Etat, monopolise tous les médias officiels et confisque tous les espaces publics pour un seul candidat et un seul parti, alors que pas une minute à la radio ou à la télévision, pas un empan sur les murs de nos villes, pas une colonne dans nos journaux nationaux n’est concédée aux autres candidats et aux autres partis, à l’exception des rares apparitions permises à ceux qui acceptent leur satellisation ?

Quel message veulent-ils transmettre à l’opinion, ces propagandistes zélés qui répètent à qui mieux mieux et à coups de superlatifs le slogan du « choix unique » et qui semblent être entrés en compétition entre eux pour accroître jour après jour dans leurs communes et leurs quartiers respectifs, la densité de certaines affiches au kilomètre carré ?

Ceux qui poussent dans le sens du verrouillage intégral ont-ils réfléchi aux conséquences désastreuse que leurs emportements peuvent avoir sur la crédibilité du discours pour ainsi dire fondateur du régime qu’ils prétendent défendre ?

Le bilan du gouvernement est-il à ce point fragile que l’entrée dans la compétition électorale de candidats dont les troupes « ne rempliraient même pas un train » - comme je l’ai entendu répéter dans certains milieux officieux – risquerait de menacer la stabilité du régime ou même d’entamer le caractère plus que confortable de la majorité dont il dispose ?

Si son bilan économique et social est ce qu’il est, le pouvoir n’a-t-il pas tout à gagner à se donner les moyens de se prévaloir d’une avancée significative sur la voie de la démocratisation ?

Une réforme du système électoral permettant simplement d’assurer la vérité du vote et de faire des résultats de la consultation un reflet fidèle de la configuration des forces politiques est-elle un prix trop fort pour asseoir la stabilité du pays sur des bases démocratiques ?

Une ouverture des moyens d’information de masse à tous les candidats et à tous les partis pour qu’ils puissent, sans attendre les quelques jours de la campagne officielle, faire connaître leurs positions et leurs projets est-elle vraiment si « risquée » pour justifier tant de frilosité ?

On a beau envisager la question sous toutes les coutures, la cohérence interne de la démarche adoptée jusqu’ici demeure incompréhensible ou, du moins, inconséquente.
Ainsi, par exemple, on a de la peine à saisir la logique qui sous-tend la composition du Conseil Supérieur de la Communication et la conception de sa mission.

a) Si la présence de représentants des partis est nécessaire, comme nous le pensons, pourquoi en avoir explicitement limité le nombre à 5, alors qu’il y a dans le pays 9 partis reconnus ? Si le critère de la représentation au parlement est juste, ce qui est contestable, pourquoi le mouvement Ettajdid se trouve-t-il être le seul parti parlementaire exclu du Conseil ? Tout cela s’apparente davantage au monolithisme qu’à la diversité, condition minimale de pluralisme ! Tout cela tient plus de la volonté de s’assurer du suivisme et de la partialité de Conseil que de la volonté de lui garantir autonomie et neutralité.
b) Si le rôle de ce Conseil est de veiller à l’extension des espaces de l’expression plurielle et à leur répartition équitable entre les divers partis et les diverses sensibilités, on ne comprend pas pourquoi la première mission que l’on veut lui confier est celle « d’évaluer les enregistrements (des candidats à la radio et à la télévision) et de s’assurer de l’absence de toute transgression des textes de lois en vigueur » et de décider unilatéralement de supprimer les passages que son président jugera « contraires à l’esprit de la loi ». Celui-ci, ou son représentant, a même la latitude de décider immédiatement « de s’opposer à la diffusion de l’enregistrement » dans sa totalité au cas où le candidat n’accepterait pas ce genre de censure !.

C’est là un bien mauvais départ pour un organe qui vient tout juste de tenir sa première réunion. La mesure annoncée revient, en effet, à dévoyer de sa véritable mission un CSC dont le S contenu dans le sigle devrait être lu comme correspondant à « Supérieur » (ce qui suppose de la hauteur par rapport aux différentes sensibilités) et non pas comme corespondant à « Surveillance » de la communication de sensibilités bien déterminées, celles de l’opposition ! Plus grave encore, l’exercice de cette fonction contre nature en période électorale risque de faire de notre pays le seul pays du monde, à ma connaissance, où la censure a priori soit légalement imposée aux interventions des candidats.

Il est vrai que la pratique de ce genre de censure a déjà fait des victimes par le passé. Elle avait frappé le manifeste de notre candidat aux présidentielles de 2004 qui fut autoritairement bloqué dans les imprimeries, ainsi que les interventions à la télévision de cinq de nos têtes de listes aux législatives que la direction de la RTT reçut l’ordre de ne pas diffuser. Mais ce qui s’était fait à l’époque « en catimini » risque d’être accompli désormais en toute légalité, conformément à ce que le président du CSC jugera non conforme à « l’esprit de la loi ». Il va sans dire qu’une telle légalisation ne donne à cette forme de censure aucune légitimité, bien au contraire, car elle est tout à fait anticonstitutionnelle.

D’autre part cette mesure, si elle était maintenue, constituerait un précédent grave, car elle pourrait conduire, en vertu de ce souci de conformité avec ce fameux « esprit de la loi », à rétablir la censure préalable sur les journaux (en nommant par exemple un Monsieur Censure auprès des comités de rédaction des journaux indépendants, doté du pouvoir discrétionnaire de supprimer tel ou tel article ou même la totalité de l’édition !)

Notre souhait est qu’on soumette ce genre de mesure à une réflexion sérieuse qui tienne compte de ses conséquences désastreuses sur la vie politique et sur la crédibilité du processus électoral. Notre pays ne peut supporter une aggravation du verrouillage. Ce qu’il attend, ce que son élite et sa jeunesse attendent, c’est davantage d’ouverture, c’est un changement radical de mentalité qui rompe avec les tentations du parti unique et les illusions d’un pluralisme de décor devenu tout à fait contre-productif. Notre peuple veut un changement de conception et de méthode qui envisage de façon radicalement nouvelle les prochaines élections, en rompant avec l’hégémonisme et la frilosité autoritaire, pour ouvrir enfin les horizons d’un véritable tournant démocratique qui n’a été que trop longtemps différé !
Ahmed Brahim
* Article paru dans Attariq Al Jadid n° 102 (partie en langue française)daté du samedi 16 novembre 2009

 

 

 

VIE POLITIQUE/SOCIETE CIVILE

Ahmed Brahim, Premier Secrétaire d'Ettajdid : « Les signaux qu'attend l'opinion de 2009 : La promulgation d'une loi d'amnistie générale ; la liberté d'expression et les garanties de transparence de ces élections ».ICI

15 novembre 2008

Al Karnk: فيلم الكرنك, la police politique dans les pays arabes

يقوم خالد صفوان رئيس المخابرات المصري باعتقال بعض الطلبة

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Extrait du film: Le directeur de la police politique, organise le viol d'une étudiante.Ces méthodes lâches sont utilisées dans la plupart des pays arabes.
المنضمين لمنظمات مختلفة.. من بينهم حلمي وإسماعيل وزينب الذي يربط الحب بينهما ويقوم احد رجال خالد صفوان باغتصاب زينب ليجبرهم على الاعتراف عن زملائهم وعن التنظيم السري الذي ينتمون اليه. يفرج عنهم ويشترط خالد على زينب واسماعيل ان يعملا لحسابه

 

La lâcheté de la police politique dans la plupart des pays arabes:

La torture dans les pays arabes

فيلم الكرنك قصه الكاتب نجيب محفوظ

par Wikipédia

صورة:Al Karnak.jpg

هذا الفيلم الذى يعتبر من القيم الفنيه العظيمه فى تاريخ السينما المصريه موضوعه مهم وقوى جدا

الكرنك فيلم مصري من انتاج عام 1975 من قصة نجيب محفوظ الكرنك ومن إخراج علي بدرخان.

[عدل] قصة الفيلم

يحكي الفيلم عن حالة الاستبداد السياسي والفكري الذي انتهجه نظام الحكم المصري في عهد الرئيس جمال عبد الناصر، حيث يتناول قصة مجموعة من الشباب الجامعي الذي يتم اعتقاله دون جريمة بسبب التقائهم في مقهى "الكرنك" الذي عرف عنه تجمع بعض المفكرين فيه وتعرضهم أحيانا لنقد الثورة.

وفي المعتقل يتم تعذيبهم واجبارهم على الاعتراف بجرائم لم يرتكبوها، ويتم اجبار البعض منهم على العمل كجواسيس لصالح النظام وأجهزة الأمن داخل الجامعة وكتابة تقارير عن أي نشاط أو فكر معارض داخل أسوار الجامعة.

وينتهي الفيلم بقيام ثورة التصحيح في بداية عهد الرئيس أنور السادات وصدور قرار بالإفراج عن المعتقلين السياسيين وإذا بالضابط الكبير الذي كان يقوم بإصدار أوامر التعذيب وانتزاع الاعترافات الملفقة يدخل هو نفسه المعتقل! الفيلم ماخوذ عن قصة الكاتب الكبير نجيب محفوظ الكرنك و هي قصة قصيرة الحجم سجل فيها نجيب محفوظ اعتراضه على القمع السياسي في عهد عبد الناصر

Regarder le film sur internet: Cliquez ICI

13 novembre 2008

Appel au Président de la République

 

167849475.jpg178527472.jpgMonsieur le président,

 

Un ancien prisonnier islamiste (Abdellatif Bouhjila) observe une grève de la faim depuis le 2 octobre pour réclamer des soins et un passeport. Son état est devenu assez alarmant et votre intervention est  nécessaire.

12 novembre 2008

Tunisie,Caricature: vite des historiens en Tunisie

Blog de Sami Ben Abdallah www.samibenabdallah.com

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Contexte : dans l’introduction de son livre en arabe «la question démocratique en Tunisie » (disponible sur le site du parti ouvrier communiste tunisien, non reconnu par le pouvoir), le POCT  revient sur  l’histoire politique de la Tunisie en soulignant que «le POCT fut le seul parti  à ne pas soutenir le changement en Tunisie, p20 » (le préambule fait 31 pages). A la page 27, les auteurs anonymes du livre précisent que « Moncef Marzouki fut un des trois personnalités qui ont fait acte de candidature aux présidentielles de 1994 et qui se sont retrouvées en prison sous divers prétextes ».

 

Le POCT a commis 31 pages en préambule mais sauf le passage ci-dessus où Moncef Marzouki est cité, ce dernier n’est cité nulles parts et aucune autre personne n’est citée. Seul le POCT aurait tout compris dés le début et  aurait été le seul à s y opposer.

 

Ce n’est pas ce que dit Sihem Bensedrine dans «Sihem Bensedrine : une opposante farouche » (selon Sihem, seule Sihem Bensedrine s’est opposée au pouvoir et a secouru ses nombreuses victimes).

 

Moncef Marzouki ne partage ni la version du POCT ni celle de Sihem Bensedrine. Selon Moncef Marzouki, seul «Moncef Marzouki s’est opposé au pouvoir et grâce à  candidature aux présidentielles de 1994 (qui lui a valu quelques mois de prison sous prétexte d’avoir diffamé le pouvoir dans des déclarations à un journal espagnol), bref, grâce à cette candidature «symbolique », le tabou des présidentielles a été «brisé ».

 

Et Maya Jribi, (secrétaire générale du PDP) de soutenir le 8 novembre (dans son discours lors du congrès du PDP qui s’est tenu le même jour)  Que grâce à la candidature de Nejib Chebbi aux présidentielles de 2004, «le tabou des présidentielles en Tunisie a été brisé ».

 

A propos de Nejib Chebbi, sa «version » est probablement la plus « intelligente politiquement ». A en croire Nejib Chebbi, « il aurait soutenu le pouvoir aux lendemains du 7 novembre 1987 quand ce dernier était pris de bonne volonté réformatrice, puis Nejib Chebbi a pris ses distances avec le pouvoir quand ce dernier a réprimé les islamistes au début des années 90, enfin, Nejib Chebbi se présente aux présidentielles de 2009 car c’est de la Tunisie qu’il s’agit ». En 2 lignes, Nejib Chebbi y met tout son talent politique en résumant 21 ans d’histoire politique.

 

Ajouter à ces versions, celles des autres opposants où chacun soutient que c’est lui qui s’est «opposé au pouvoir et que l’histoire de la Tunisie a pris naissance avec lui ».

 

Ajouter aussi la version de feu Bourguiba qui a soutenu que l’histoire de la Tunisie a commencé avec lui. Ajouter enfin, la version du pouvoir qui soutient que tout aurait commencé le 7 novembre 1987.

 

Faut que les auteurs de toutes ces versions y mettent un peu de modestie et de relativisme, sinon à force de vouloir «briser » ce tabou qu’est les «présidentielles en Tunisie », ce sont leurs propres versions qui vont être brisées.

Et en Tunisie, il nous  faut vite des historiens car l’histoire est quelque chose d’assez sérieux pour la laisser aux politiciens.

 

 

 

11 novembre 2008

Ben Ali explique pourquoi il a fait le changement de 7 novembre 1987: Une page méconnue de l'Histoire de la Tunisie

Blog de Sami Ben Abdallah www.samibenabdallah.com

 

« Je n'ai jamais imaginé être amené un jour à occuper les premières loges de l'Etat »

« Je n'ai jamais ourdi de complot dans l'ombre. Je n'ai jamais pensé que c'était mon destin »

 

« Bourguiba ne m'appelait pas pour n'importe quoi. Il me choisissait pour que je procède à une succession de répressions sanglantes au lieu d'inaugurer une politique. S'il avait eu de la mémoire, il se serait souvenu de ce que je lui avais dit en février 1984, alors que j'étais ministre de l'Intérieur. Les prisons étaient pleines. L'arbitraire régnait, les islamistes manifestaient dans les rues et on ne songeait qu'à les réprimer».

 

Le 7 Novembre 1987 ? « Tout le monde a été surpris. Personne ne se doutait de rien, sauf, je dois le reconnaître, dans les derniers jours, les autorités algériennes. [Cela veut dire qu'elles ont un bon service de renseignement ?]  Cela veut dire aussi que notre service de renseignement est meilleur puisque nous savions qu'ils savaient ».

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Le processus démocratique en Tunisie en panne: Une page méconnue de l'Histoire de la Tunisie

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1255744296.2.jpgExtrait de «  Ben Ali et ses faux démocrates », François BECET, p 38 et suivantes, Editions PUBLISUD, octobre 2004.Retranscris par SBA qui vous recommande d’acheter le livre.Francois BECET est journaliste à l’ALSACE où il a longtemps dirigé les services politiques. Spécialiste des questions internationales, il a effectué de nombreux séjours en Tunisie et a pu suivre l’évolution du pays

 

 

Le 7 novembre 1987, l’homme qui prenait le pouvoir plaçait son action «dans le cadre de l’ordre et de la discipline » pour «mettre fin au chaos et au laxisme ». Un an plus tard, le Pacte national «voulait réunir les Tunisiens autour d’un même consensus » et notait que le droit à la différence « ne signifie ni la sédition ni le déchirement ». On y affirmait aussi «le bannissement de l’extrémisme et de la violence ». Ces mots et quelques autres sur les partis encadrant les citoyens avaient  toute leur place dans ces textes fondateurs, mais les événements montrent que le pouvoir les a sans doute considérés plus importants que d’autres, comme l’égalité, la liberté, la pluralité dans l’opinion.

Réconciliation, responsabilité, ordre, tout cela était vraiment  indispensable pour remettre la Tunisie sur de bons rails, mais la médaille consensuelle a son revers qui s’appelle l’exclusion. des opposants, comme Mustapha Ben Jaafar résument, eux, le système Ben Ali en un mot:  allégeance.

Avant d’aborder ce thème, il faudrait se pencher sur la chronologie, les événements qui ont dicté au président sa conduite, modifié ses options de départ.

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Le changement de 7 Novembre: Que dit la Constitution,Une page méconnue de l'histoire de la Tunisie

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888424456.jpgExtrait de « La succession de Bourguiba », Rafaa Ben Achour, in Les figures du politique en Afrique, Des pouvoirs hérités aux pouvoirs élus, Sous la direction de Momar-Coumba Diop et Mamadou Diouf, CODESRIA- KARTHALA,1999, pp217-244. extrait retranscrit par Sami Ben Abdallah qui vous recommande d'acheter  le livre.

Par Rafâa Ben Achour

La multiplication des propositions relatives à la succession [de Bourguiba] pourrait faire croire que la Constitution du premier juin 1959 a omis de régler ce problème. En réalité, elle a proposé une solution qui n’avait plus l’aval de Bourguiba à partir de 1964. Dans sa version initiale, l’article 51 de la constitution était ainsi libellé : « en cas de vacance du par décès, démission ou empêchement absolu du président de la république, les membres du gouvernement désignent l’un d’entre eux pour assurer, provisoirement l’intérim des fonctions de président de la république et adressent sans délais, au président de l’assemblée nationale l’acte de désignation ». Ensuite, et au cours de la cinquième semaine qui suit la vacance, l’assemblée nationale se réunit et élit un nouveau président pour le reste du mandat.

Comme il l’avait fait pour toutes les autres formules oligarchiques ou démocratiques, Bourguiba a contesté cette solution qui fait échapper la succession à sa volonté personnelle. Pour cette raison, il s’attachera toujours à la solution de la succession du Premier ministre.

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10 novembre 2008

Tunisie,Caricature:Nejib Chebbi et Khemais Chammari "s'auto-rassurent"

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957791639.jpgContexte: Aux lendemains de la mise en ligne de la caricature «  Khemais Chammari : Moi je n’ai jamais trahi », les inconditionnels de ce dernier (oui ça existe !) ont souligné que de tels caricatures n’atteindront pas l’alliance politique « Nejib Chebbi- Khemais  Chammari » (rassurez-vous, ce n’est pas l’ambition de ces « innocentes » et « spontanées » caricatures. C’est de l’humour) Bref, les retrouvailles entre « Nejib chebbi- et Khemais Chammari » ( au passage, merci à Nejib Chebbi pour son esprit sportif car il a accepté de jouer le jeu. A vous de déterminer lequel  car pour quelqu’un qui a toute l’intelligence politique de Nejib Chebbi…) bref, les « retrouvailles » auraient ressemblé à ça :

 

 

 

Tunisie,Caricature: Un fournisseur d'internet lutte contre la censure en Tunisie

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957791639.jpgContexte: En Tunisie, les «discours » sur la liberté d’expression n’en manquent pas mais la réalité les contredit. Quand l’internaute européen exige la vitesse de 100 mégas rendue possible grâce à la fibre optique, l’internaute tunisien doit se contenter de 1 méga quand il ne croise pas la fameuse page «404 page non trouvée ». Les chiffres du E-commerce en France atteignent des records avec tout ce qui s’ensuit de créations d’emplois. les chiffres du E-commerce tunisien stagnent. Pareil constat a fait dire à un internaute tunisien : « en Tunisie, je pensais qu’Internet était MSN (messenger), ce n’est qu’en France que j’ai constaté toutes les possibilités d’Internet ».

 

 

 

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