10 novembre 2009
Vive la République, vive la Tunisie

Dédiée à tous les Tunisiens qui ne peuvent pas rentrer en Tunisie
car Il y a des responsables qui dans de nombreux Consulats se croient chez eux, et oublient souvent qu’ils sont au service de la République et qu’ils ne sont pas au-dessus des lois.
Car il y a des supposées victimes d’injustices", des « sujet » , habituées à attendre qu’on leur serve la soupe avec la cuillère, et qui ne font aucun effort pour exiger que les lois soient respectées. Car il y a plusieurs Tunisiens et Tunisiennes "racailles"! Ils se disent "des intellos" des "penseurs" des je ne sais quoi! Ils sont là à discourir sur la Palestine, sur la torture pratiquée par les USA en Irak, sur le racisme en France, sur la laïcité, sur le voile, sur l'égalité des femmes et hommes...mais jamais ils ne parlent de la Tunisie, des problèmes qui rongent encore la Tunisie.
A Lotfi Hammami (Ex Leader Estudiantin au sein de l'extrême gauche)
Et à d'autres Tunisiens.
Et je Dédie cette chanson à un autre Leader de l'extrême gauche qui se reconnaitra. (Indice: " Au déjeuner tu m'as dis que tu as fait aussi des "belles choses"". Tu es un ami. J'ai voulu te dire "Merci" et comme disait le grand général De Gaulle " J'ai compris" (c'est pourquoi je te dis Merci à toi et pas à un autre)
18:52 Publié dans People: le monde de SBA en France et en Tunisie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tunisie
28 septembre 2009
l'indépendance de la Tunisie: des ouvrages à lire
GEORGES ADDA le patriote Tunisien


21:50 Publié dans Un livre à lire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tunisie
26 mars 2009
Islamistes tunisiens exilés et Nationalisme tunisien: documents rares sur la Tunisie
Le Nationalisme tunisien:
Scission et conflits (1934-1944)
de Samya Machat
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Les islamistes tunisiens exilés en France
par Michael Bechir AYARI
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18:46 Publié dans Un livre à lire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tunisie
16 mars 2009
La lourde responsabilité historique du PSD-Parti Socialiste Destourien dans la répression des Tunisiens
"Depuis 1955, et au moment du conflit Bourguiba-Ben Youssef, ont été mis en place des « comités de vigilance » qui seront légalisés quelques mois après leur constitution de fait par un arrêté du Ministre de l’Intérieur(…). « Un embryon de police politique prend forme avec l’organisation de comités de vigilance destouriens, légalisés sous l’autorité du ministre de l’Intérieur » (J.Bessis). « Ces comités ne sont rien d’autre qu’une milice politique, une milice néodestourienne », commente L’Avenir de la Tunisie (du 4 au 10 mai 1956). La constitution de tels comités a pour objectif de «rétablir l’ordre et de rechercher les auteurs des crimes et délits ». Fait bizarre quand on sait que la police, à laquelle incombe traditionnellement cette fonction, est et ne relève que de la seule autorité du gouvernement tunisien. D’où le commentaire du même hebdomadaire : « En réalité, le but poursuivi est évident. Ces comités se sont donné comme tâche de rechercher, intimider, pourchasser et même arrêter tout homme dont l’action peut être considérée comme gênante par le parti au pouvoir ».


Ces comités, selon Mohamed Dhifallah, existaient également dans tout le pays et étaient animés également par Amor Chéchia dont le centre était situé à Sidi Ben Aïssa, à Béni Khalled, et aussi par Zarg-el-ayoun, Hassen Ben Abdelaziz, Hassen el Ouertani …Ces comités disposaient de voitures sur lesquelles était inscrit le nom de tel caïd. Ils opéraient en plein jour, devant tout le monde. Dans ces centres, on torturait et des yousséfistes ont disparu. Ceux qui ont quitté ce lieu, indemnes, sont peu nombreux.Noura Borsali,20-04-2006- REALITES
Les deux premières manifestations de la Tunisie indépendante
La première manifestation a eu lieu, le 17 janvier 1961, à Kairouan, contre la mutation à El Hama, pour « motif de discipline », de Cheikh Abderrahmane Khlif, imam et membre de l’enseignement traditionnel religieux. Cheikh Khlif faisait ce qu’on appelle el emla (c’est-à-dire apprenait à, d’autres auditeurs, la récitation du coran) à la mosquée Okba ibn Nafaa. Il a fustigé, dans ses prêches, la politique religieuse du gouvernement et notamment la position de Bourguiba sur le jeûne, formulée particulièrement dans son discours de février 1960. Une autre raison a été également à l’origine de cette manifestation : il s’agit du tournage d’un film dans une mosquée, ce qui a été considéré comme une « profanation » par « une population attachée à ses rites traditionnels, longtemps immuables », note Tribune du progrès (no3, février 1961). Cette manifestation avait pour causes la réforme de l’enseignement et la marginalisation de l’enseignement religieux. Les manifestants scandaient des slogans comme « Allah Akbar, il ne partira pas ! ».
La protestation «s’amplifia et tourna au tragique. Des actes de violence furent commis, la maison du gouverneur saccagé et une voiture incendiée. Des coups de feu furent tirés et laissèrent cinq morts dont un garde national », écrit-on encore dans l’éditorial du mensuel Ttibune du progrès qui, tout en déplorant que la manifestation ait « cédé à la violence », souligne qu’ « il reste que des coups de feu ont été tirés et qu’une manifestation, quel qu’en soient les motifs, qu’on les approuve ou non, s’est soldée par tant de morts et de blessés . Ce fait est plus que regrettable. Il est inadmissible dans la Tunisie indépendante ».
Le pouvoir a considéré cette manifestation comme étant dirigée contre son autorité. Il y eut donc cinq morts et des blessés aussi bien parmi la foule que parmi les forces de police. Cheikh Khlif ainsi que 137 co-inculpés ont été condamnés de lourdes peines de prison avant d’être libérés quelque temps après. Bourguiba, dans son discours du 8 février 1961, a dit à propos du Cheikh Khlif : « Celui qu’on veut retenir est Abderrahmane Khlif ? Mais le nom de cet instituteur est lié à une formule religieuse. En clair, cela veut dire que la foule prend fait et cause pour la religion et pour A.K. et que si A.K. quitte Kairouan, son départ marque la fin de la religion musulmane dans cette ville (…). ».
Selon Tribune du progrès , « ce n’est pas la première fois que l’on cède, à Kairouan, à la tentation de la violence. On se rappelle qu’il y a plus de quatre mois, des paysans de la région se virent répondre par des coups de feu et laissèrent deux morts sur le terrain : ils s’opposaient à la remise à un nouveau propriétaire d’une terre leur appartenant et dont les avait spoliés le colonialisme ». Et le mensuel de conclure : « Il faudrait faire revivre et élargir la démocratie, associer la population à la gestion démocratique de ses affaires, revoir la concentration des pouvoirs entre les mains des gouverneurs, faire en sorte que les organisations nationales ne soient pas dirigées d’en haut (…). Avec cette exigence préalable : donner des instructions formelles pour interdire à quiconque de faire tirer sur la population et extirper ainsi la tentation de résoudre les problèmes par la violence et la répression ».
La deuxième manifestation (la première à Tunis) a eu lieu dans la capitale le 21 février 1961, Journée Internationale de Solidarité avec la lutte anticolonialiste, qui commémore l’assassinat dès l’année 1946, sous les balles des colonialistes, d’étudiants égyptiens, indiens et autres. Chaque année, cette date est célébrée par les étudiants de tous les pays. Ce 21 février 1961, l’UGET, en collaboration avec l’UGEMA (Union Générale des Etudiants Musulmans d’Algérie) avait décidé de commémorer cette journée anticolonialiste en organisant un grand meeting à la Bourse du travail, à Tunis. Mais, cette célébration ne s’est pas passée dans le calme. Des étudiants ont demandé au Bureau exécutif de l’UGET d’organiser une manifestation devant l’ambassade belge en guise de protestation contre l’assassinat du Congolais Patrice Lumumba qui eut lieu une semaine auparavant, le 13 février et contre lequel s’est élevée l’UGET en envoyant un télégramme de protestation à Hammarksjoeld. Le Bureau n’a pas pu obtenir d’autorisation et, de ce fait, la manifestation, qui se voulait pacifique, fut interdite par les autorités.
Le BE de l’UGET, présidé par Mohamed Sayah a, par ailleurs, décidé que le meeting soit également ouvert à la jeunesse destourienne (à la tête de laquelle figurait Hassib Ben Ammar) et au Comité de Liaison des Etudiants Destouriens et consacrée pas seulement à Lumumba mais aussi et surtout à la question algérienne. « Ce qui fut accepté », note la déclaration de la C.A. Cette réunion devenue une manifestation destourienne s’est donc déroulée à la Bourse de travail.. Mais l’interdiction de la manifestation anticolonialiste a suscité le désarroi des étudiants. Et des incidents ont éclaté dans et devant la salle investie par des éléments non étudiants, entre des étudiants de la Faculté des sciences ayant rejoint en retard le meeting et la jeunesse destourienne chargée d’assurer l’ordre.
Cette dernière, aidée par des civils, « n’a pas hésité à molester quelques étudiants et à se livrer à des actes de violence » (Déclaration). La police arrêta non pas les agresseurs mais trois étudiants dont un membre du BE qui furent relâchés par la suite. Les étudiants mécontents, empêchés de manifester et dispersés dans la rue par la police, ont rejoint le local de l’UGET pour s’y réunir. La Commission Administrative de la Centrale estudiantine, réunie en session extraordinaire les 4, 5, 6 et 7 mars, a condamné, dans une motion, l’utilisation de la force par la police civile. Cet incident a suscité une polémique autour de la démocratie demeurée « formelle et décorative ». Tandis que Tribune du Progrès (no 4, mars 1961), a estimé que « certains responsables doivent réviser leur conception de l’intérêt général de la Nation qui n’exclut pas l’autonomie des organisations nationales », Hassib Ben Ammar, à la tête de la Jeunesse Destourienne, a considéré que « Les jeunes de Tunisie sauront demeurer unis parce qu’ils ont une conscience claire de l’importance de leur mission ». Et Charles Debbasch de commenter : « L’impératif d’unité est ainsi réaffirmé au détriment des opposants ».
Les Comités de vigilance
Depuis 1955, et au moment du conflit Bourguiba-Ben Youssef, ont été mis en place des « comités de vigilance » qui seront légalisés quelques mois après leur constitution de fait par un arrêté du Ministre de l’Intérieur qui annonce que « des comités de vigilance peuvent être constitués dans les villes du Royaume » (Décret du 31 mars, publié dans le J.O.T du 27 avril 1956) et qui prend effet à partir du 1er février. « Un embryon de police politique prend forme avec l’organisation de comités de vigilance destouriens, légalisés sous l’autorité du ministre de l’Intérieur » (J.Bessis). « Ces comités ne sont rien d’autre qu’une milice politique, une milice néodestourienne », commente L’Avenir de la Tunisie (du 4 au 10 mai 1956). La constitution de tels comités a pour objectif de « rétablir l’ordre et de rechercher les auteurs des crimes et délits ». Fait bizarre quand on sait que la police, à laquelle incombe traditionnellement cette fonction, est tunisifiée (décret beylical du 31 mars portant nomination de dix commissaires de police tunisiens et négociations (Mongi Slim) à Paris, le 4 avril, sur la
sécurité publique en Tunisie) et ne relève que de la seule autorité du gouvernement tunisien. D’où le commentaire du même hebdomadaire : « En réalité, le but poursuivi est évident. Ces comités se sont donné comme tâche de rechercher, intimider, pourchasser et même arrêter tout homme dont l’action peut être considérée comme gênante par le parti au pouvoir ». Pour preuves : l’agression de Belhassen Khiari à Moularès ainsi que l’arrestation de Ali Tlili et d’autres militants syndicalistes. Ces comités, selon Mohamed Dhifallah, comprenaient en leur sein des fellaghas comme Lazhar Chraïti, Sassi Lassoued ou Sassi Bouyahyia etc…qui ont, en quelque sorte, retourné leurs armes contre les leurs ralliés au camp yousséfiste.
Cheikh Hassen el Ayadi, qui était caïd, est associé au sinistre
sabat edhlem dans la médina de Tunis où l’on a réprimé les yousséfistes et qui représentait comme une sorte de tribunal où l’on intimidait, torturait et condamnait les partisans de Ben Youssef après la rupture de septembre 1955. Ces comités, selon Mohamed Dhifallah, existaient également dans tout le pays et étaient animés également par Amor Chéchia dont le centre était situé à Sidi Ben Aïssa, à Béni Khalled, et aussi par Zarg-el-ayoun, Hassen Ben Abdelaziz, Hassen el Ouertani …Ces comités disposaient de voitures sur lesquelles était inscrit le nom de tel caïd. Ils opéraient en plein jour, devant tout le monde. Dans ces centres, on torturait et des yousséfistes ont disparu. Ceux qui ont quitté ce lieu, indemnes, sont peu nombreux.
Hassen el Ayadi a évoqué sabat edhlem et aussi le centre de Sidi Ben Aïssa dans ses Mémoires qui n’ont pas été édités. Toujours, selon notre historien, Mohamed Dhifallah, l’ancien fellagha avait une relation étroite avec Saïda Sassi qui l’a aidé à regagner le Djebel en 1952-53. Il sera jugé, en mai 1963, dans la foulée des procès qui ont suivi le complot (et qu’on a appelés : mouhakemet dhouyoul al mou’amara ), condamné à mort et exécuté. Le quotidien Es-sabah a rendu compte de tous ces procès. « La création d’une milice politique, l’institution d’une juridiction d’exception pour les délits politiques, démontre une dangereuse tendance à l’étouffement démocratique », note le journal du PCT. Une campagne contre ces comités est organisée par les formations politiques autres que le Néo-Destour comme le PCT, les Archéo-Destouriens et la presse proche de Ben Youssef. En juillet 1956, le gouvernement décide la dissolution des « comités de vigilance », « inadmissibles après le transfert de la police sous l’autorité du gouvernement tunisien ». Rappelons que ces comités se sont attaqués aux partisans de Ben Youssef qui, rentré au pays le 13 septembre 1955, le quittera clandestinement le 26 janvier 1956. « Pour réduire ses partisans, particulièrement actifs dans le Sud, les Tunisiens demandèrent et obtinrent le concours de l’armée française. Ces opérations se déroulèrent dans le courant du mois de mars (1956) au moment où l’histoire politique tunisienne connaissait de nouvelles évolutions ”, écrit J-F Martin dans « La Tunisie de Ferry à Bourguiba » (L’Harmattan, 1993).
Institution de la Haute Cour
En remplacement de la Cour criminelle spéciale créée le 28 janvier 1956, le gouvernement a institué, le 19 avril 1956, une Haute Cour de justice (HCJ), dite communément el mahkama echaibia (« tribunal populaire ») dont l’objectif est de « réprimer les crimes odieux ». Il s’agit d’une juridiction d’exception comprenant sept membres : un président désigné par décret par le Conseil des ministres et six jurés nommés par décret par l’Assemblée Nationale Constituante (ANC). « Cette Haute Cour, émanation donc du gouvernement et de l’Assemblée, n’est pas, écrit-on, compatible avec le programme électoral du Front National qui s’est prononcé pour « le principe de la séparation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire ». Sa compétence est en fait illimitée. Elle englobe les délits de presse, tels que « l’offense directe ou indirecte aux ministres ou la publication de « nouvelles fausses ». Elle s’étend à « tous actes portant atteinte aux intérêts supérieurs de la patrie ». « Cette formule générale signifie qu’une grève gratifiée pour les besoins de la cause « d’entrave à la liberté du travail » pourra éventuellement relever de cette juridiction d’exception, si celle-ci considère qu’il y a « atteinte aux intérêts supérieurs de la patrie ». Ses arrêts sont immédiatement exécutoires. Ils ne peuvent être attaqués ni par voie d’appel, ni par pourvoi en cassation. Les condamnés à mort ne peuvent pas être graciés par S.A. le Bey.
Le décret instituant cette juridiction n’a été soumis ni à la discussion, ni à l’approbation de l’Assemblée Nationale Constituante. « Au cours de la séance du 24 avril 1956, s’est exprimée une tendance à élargir les pouvoirs de l’Assemblée, cependant celle-ci a accepté, sans le moindre murmure, un décret qui la met devant le fait accompli. Oubliant leur programme électoral, les membres de l’Assemblée se sont prêtés à la désignation des jurés, procureurs et instructeurs de la Haute Cour, sans provoquer le moindre débat sur l’opportunité d’une telle juridiction (…) qui représente en revanche un grave péril pour les libertés les plus élémentaires et pour l’union de la nation » ( L’Avenir de la Tunisie du 27 avril au 3 mai 1956). Un an plus tard, le 24 mai 1957, dans un premier procès, Salah Ben Youssef en exil fut condamné à mort par contumace, à Tunis, avec d’autres de ses partisans condamnés à des peines d’emprisonnement.
Le 3 octobre 1959, un nouveau procès est intenté à 123 Yousséfistes sur 128 qui furent reconnus coupables par la Haute Cour de justice de « complot visant à assassiner le Président de la République » : sept condamnés à mort et huit exécutés. Taïeb Zalleg, originaire du Nord-Ouest (Jendouba) est l’un des exécutés. La HCJ, écrit Debbasch, “ était destinée donc à réprimer les activités yousséfistes. Pour décourager toute nouvelle opposition de ce type et donner aux sanctions contre les chefs yousséfistes toute leur portée, une très grande publicité était donnée aux débats et aux condamnations ” retransmises à la radio et avec un haut-parleur à l’extérieur du tribunal. Salah Ben Youssef sera abattu d’une balle, le 14 août 1961, par deux hommes, dans une chambre d’hôtel à Francfort.
Bourguiba, dans une de ses conférences devant les étudiants de l’Institut national de presse et de sciences de l’information, le 15 décembre 1973 (reproduite dans L’Action du 19 décembre), relatera l’assassinat en évoquant les exécutants : deux Sahéliens en contact avec Zarg-el-Ayoun, homme de confiance de Bourguiba et député à l’Assemblée nationale.Bourguiba finira par cette phrase :
« J’ai demandé récemment à Hassen
Ben Abdelaziz de me présenter ces
deux volontaires pour les décorer en
récompense de leur geste qui a
débarrassé la Tunisie de cette vipère ».
Article publié à Réalités, Hebdomadaire tunisien, le 20-4-2006
Noura Borsali
20-04-2006- REALITES
10:07 Publié dans La répression de l’opposition en Tunisie, La Tunisie sous le Président Habib Bourguiba, Le culte de la personnalité sous Bourguiba, Les procès politiques sous le Président Bourguiba, L’Histoire de la police politique en Tunisie, Tunisie, les falleghas, ces oubliés de l’Histoire, Tunisie, les idéaux de l’indépendance trahis, Tunisie, les milices du parti au pouvoir, Tunisie,procès politiques contre les youssefistes, Une page méconnue de l'Histoire de la Tunisie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : naissance de la police politique, bechir zarg layoun, sami ben abdallah, habib bourguiba, tunisie, parti socialiste destourien psd, rassemblement constitutionnel démocratique rcd
28 décembre 2008
La Tunisie condamne l’escalade dangereuse dans la bande de Gaza

La Tunisie condamne l’escalade dangereuse dans la bande de Gaza
Le ministère des Affaires étrangères a rendu public le communiqué suivant : « La Tunisie exprime sa profonde préoccupation à la suite des raids aériens israéliens sur la bande de Gaza et qui ont causé des dizaines de victimes parmi le peuple palestinien frère.La Tunisie condamne cette escalade dangereuse et réaffirme son refus de toutes formes de violence. Elle réitère son appel à la communauté internationale, notamment, les puissances influentes à intervenir d’urgence et de manière énergique pour stopper l’agression israélienne, offrir la protection nécessaire au peuple palestinien et mettre fin à ses souffrances.
La Tunisie souligne, également, que ces agissements sont de nature à attiser la tension, à aggraver la situation et à mettre en péril tous les efforts déployés pour instaurer la paix, la sécurité et la stabilité dans la région »
16:57 Publié dans Tunisie Zapping | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tunisie, ben ali, tunisie com, www tunisie, sami ben abdallah, blog tunisie
26 décembre 2008
Mouvement Social en Tunisie: Adnane Hajji écrit au Président de la République



عدنان الحاجي يبعث برسالة إلى رئيس الدولة
اعلم السيد عدنان الحاجي، المناضل النقابي المحكوم بعشرة سنوات وشهر سجنا، محاميه انه سيتوجه برسالة إلى رئيس الدولة يشرح فيها ظروف محاكمة 11 ديسمبر 2008، معتبرا إياها تفتقر للشروط الدنيا للمحاكمة العادلة، حيث حرم هو ورفاقه من إبلاغ صوتهم والدفاع عن أنفسهم وإظهار الكثير من الحقائق التي تبرئ ساحتهم من كل التهم التي وجهت إليهم، ومطالبا على هذا الأساس بإطلاق سراحهم وإرجاعهم إلى سالف عملهم.
01:38 Publié dans Tunisie Zapping | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poct, adnane hajji, ben ali, tunisie, sami ben abdallah
24 décembre 2008
Tunisie caricature: Khemais Chammari rassure Nejib Chebbi
Sahbi Smara et Khaoula Ferchichi: Les révélations qui choquent…« Des conditions de travail inhumaines, des révélations choquantes »…La majorité des Sites web tunisiens refusent de publier. Cliquez ICI
Contexte : Candidat aux élections présidentielles en 2009, Nejib Chebbi s’interroge si ses amis politiques ne le lâcheraient pas. Khemais Chammari le rassure…
13:27 Publié dans Tunisie, Caricatures | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : khemais chammari, nejib, chebbi, tunisie, caricature, com
09 décembre 2008
Mezri Hadded ou Mezri Haddad?: Réponse à Sami Ben Abdallah
Les bloc-Notes de Sami Ben Abdallah
Le livre rare: "Lettre ouverte à Habib Bourguiba" de Mohamed Mzali. Cliquez ICI
L’Assassinat de Farhat Hached par « la main rouge »,«machine à tuer» des services secrets français.Cliquez ICI
Tunisie Caricatures.Cliquez ICI
Après M. Ahmed Manai et M. Ahmed Ibrahim (Premier secrétaire d’Ettajdid, parti légal), c’est M. Mezri Haddad qui réagit suite à un compte rendu publié par le blog samibenabdallah.com
Mezri Hadded: Réponse à Sami Ben Abdallah
Mezri Haddad
Je viens de lire le compte rendu que M.Sami Ben Abdallah a fait de la conférence-débat que l’ACAT a organisé autour du livre de madame Béatrice Hibou, consacré à la Tunisie. Il a de façon fidèle et synthétique relaté les propos de la sociologue ainsi qu’une partie de l’échange entre celle-ci et l’auditoire.
Je voudrai néanmoins revenir sur quelques points anecdotiques qui pourraient prêter à confusion politique et susciter chez certains amis ou ennemis des efforts exégétiques bien inutiles. M.Ben Abdallah écrit que « Le philosophe, le journaliste, l’ancien opposant, le penseur (à vous de choisir), Mezri Haddad, était présent. En se présentant avant de poser sa question, il a déclaré je suis un Kouchner sans ministère ». Il écrit aussi à propos de la discussion privée que j’ai eu avec lui : «Il a évité habilement d’expliquer le pourquoi de son absence de la scène politico-médiatique tunisienne ou française, annonçant au passage qu’il reviendra à l’écriture politique… ».
« Philosophe » et « penseur » sont des attributs qui me suffisent très amplement. Ce sont des qualités intrinsèques que je ne dois à personne. J’ai gagné ces titres après 17 années de dur labeur, passées sur les bancs de la Sorbonne à étudier la philosophie, la sociologie, le droit, l’histoire et les sciences politiques. Je sais que cela indispose mes détracteurs, particulièrement ceux qui n’ont pas été capable de décrocher le moindre diplôme universitaire. Ils peuvent s’y mettre –mieux vaut tard que jamais- plutôt que de courir derrière des « diplômes » en matière de droit de l’homme et de démocratie.
Avant le début de la conférence, et en aparté, j’ai discuté avec Béatrice Hibou. « Je suis un tel, auteur notamment de Carthage ne sera pas détruite. Je suis venu vous écouter après avoir lu votre essai que j’ai trouvé à la fois discutable et intéressant. Je regrette seulement que vous n’ayez pas lu le mien, ce qui aurait pu vous faire éviter la reproduction de certains lieux communs dont on connaît l’essence… ». Votre nom me dit quelque chose, m’a-t-elle répondu et d’ajouter : « Vous savez que mon livre n’est pas en vente en Tunisie… ».
Dix minutes avant la conférence, une personne française qui a entendu cette discussion m’interpelle sur un ton faussement gentil : « Je vois qui vous êtes, c’est vous qui étiez de gauche et qui défendez maintenant Ben Ali ? ». « Vous avez partiellement raison monsieur : primo ce n’est pas maintenant que je défends le président Ben Ali mais depuis déjà dix ans. Secundo je n’ai jamais été entièrement de gauche, mais simplement un libre penseur engagé dans le débat politique tuniso-tunisien ». Par humour et analogie, j’ai ajouté à cette personne vraisemblablement progressiste que « c’est Bernard Kouchner qui était de gauche et qui est maintenant ministre sous la présidence de Sarkozy. Je suis en quelque sorte un Kouchner sans ministère ! ».
Par cette allusion à Kouchner, j’ai voulu signifier que la culpabilisation et la moralisation ne m’impressionne guère ; que dans mes choix politiques, je n’ai pas de leçon à recevoir de qui que ce soit. Comme nul n’est parfait, j’avoue mon péché majeur : je n’ai jamais accepté et je n’accepterai jamais le discours paternaliste, condescendant et culpabilisateur de certains observateurs étrangers qui voient la paille dans les yeux d’autrui et pas la poutre dans leurs propres yeux, pour paraphraser les Evangiles. Ce n’est pas du tout, je tiens à le préciser, le cas de madame Hibou, dont le livre autant que la conférence -hormis quelques stéréotypes regrettables puisés dans l’image que certains ont donné de la Tunisie et non point de la réalité profonde de notre pays- dénotent un esprit résolument scientifique, souvent objectif et parfaitement respectueux du peuple tunisien et de son élite politique. Ce n’est pas le moment de donner mon opinion sur un livre dont je recommande la lecture.
Pour le confondre, on avait jadis posé la question à Jean-Paul Sartre –icône de la gauche française – qui a mordicus défendu l’URSS même après les révélations du Goulag par Soljenitsyne. Qu’a-t-il répondu ? « Oui, j’ai défendu le communisme soviétique ; oui, je suis maintenant critique de ce système. L’affaire est close ». Toute proportion gardée –car, je ne suis pas Sartre et la Tunisie est radicalement aux antipodes de l’URSS- je pourrais user de la même casuistique sartrienne pour faire taire les donneurs de leçons et autres directeurs de conscience. Non, je préfère convaincre ceux qui s’opposent ou ceux qui doutent par des arguments percutants qu’aucun protagoniste de bonne foi n’est en mesure de contester.
« l’Histoire donné raison à Ben Ali sur bien des questions brûlantes » Mezri Haddad

Démarche pédagogique, politique et philosophique déjà entreprise dans mon livre Carthage ne sera pas détruite. Avant que j’aille moi-même dans le sens de l’histoire, celle-ci a donné raison à Ben Ali sur bien des questions brûlantes : la menace globale du terrorisme, le dosage graduel du processus démocratique, la nécessité impérieuse du développement économique, l’obligation morale de protéger les pauvres des effets pervers de la mondialisation capitaliste…Le terrorisme qui frappe partout dans le monde et la crise économique et financière dont on comptera bientôt les victimes par dizaines de millions, ne sont-ils pas autant de faits qui confirment a posteriori la sagesse et l’adresse des choix stratégiques de nos gouvernants ?
Je reviens maintenant à mon allusion à Kouchner. Lorsque j’ai pris la parole à l’ouverture du débat, j’ai dit : « Par égard aux auditeurs ici présents, je voudrai répéter ce que j’ai dit tout à l’heure : je suis clairement avec le président Ben Ali, en quelque sorte un Kouchner sans ministère ». En d’autres termes, je n’ai aucun scrupule, aucune gêne, aucun complexe, aucun problème, aucune culpabilité à être après avoir été : un penseur fermement engagé dans la défense des acquis de mon pays et la préservation de sa souveraineté absolue.
L’affaire est close comme dirait le pape de l’existentialisme et du gauchisme (Sartre) qui, soit dit en passant, continuait à faire jouer ses pièces de théâtres à Paris sous l’occupation allemande, alors que Malraux était aux côtés de De Gaulle à Londres !
Ce n’est pas là une critique que j’adresse à l’ensemble de la gauche française ou tunisienne d’ailleurs, parmi lesquelles je compte bien des amis et dont je respecte les valeurs, mais simplement aux minorités caviardisées et opportunistes au sein des deux gauches. Dernier exemple en date, celui du commando humanitaire avec à sa tête Marie-Georges Buffet. Plutôt que de mettre de l’ordre dans son parti dont l’implosion est bien entamé et qui risque de tomber à -1%, celle-ci préfère s’occuper de l’état des droits de l’homme en Tunisie.
Je profite de cette occasion pour dire le plaisir que j’ai eu à faire la connaissance de M.Ben Abdallah dont je connaissais déjà la plume audacieuse et caustique. J’ai beaucoup apprécié sa vivacité d’esprit, son intelligence et sa franchise dans les propos qu’il m’a tenu. Même si je n’écris plus avec la même prodigalité qu’autrefois, que je ne possède pas de blog, que je ne suis pas inscrit sur facebook, que je ne participe pas aux échanges entre internautes…, je n’ai jamais abandonné l’écriture politique. C’est qu’il y a un temps à tout. Un temps à l’instant, un temps à l’histoire ; un temps à l’action, un temps à la réflexion ; un temps à l’expression, un temps à la méditation ; un temps à la production, un temps au bilan…Quant à ma « Résurrection politico-médiatique ou annonces sans lendemain », c’est en effet l’avenir qui le dira. Verra qui vivra !
Aïd Mabrouk à tous.
Mezri Haddad
Contacter Mezri Haddad: mez.haddad@wanadoo.fr
Source: Le site de la présidence de la République tunisienne. Cliquez ICI
Le Président Zine El Abidine Ben Ali reçoit l'écrivain tunisien Mezri Haddad
Le Président Zine El Abidine Ben Ali a reçu M. Mezri Haddad, écrivain tunisien résidant à l'étranger, qui a offert au Chef de l'Etat son dernier livre sur la Tunisie.
11:28 Publié dans Courriers des Lecteurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : blog sami ben abdallah, tunisie com, tunisie, tunisien, blogueur tunisien, blogueur tunisie, béatrice hibou tunisie
08 décembre 2008
Le Bloc-Notes de Sami Ben Abdallah: Le casse tête d’En Nahdha
Lundi 9 décembre 2008
Les bloc-Notes de Sami Ben Abdallah
Depuis leur sortie de prison, les « affaires » contre les dirigeants d’En Nahdha montrent de plus en plus les limites de la gestion securitaire de ce dossier. C’est un dossier éminemment politique auquel il faut apporter une solution politique même si rien n’est évident.
A quoi fallait-il s’attendre de personnes qui ont passé plus de 15 ans en prison dans des conditions terribles ? Ce n’est pas la légitimité historique qui leur manque aujourd’hui, ni l’expérience politique. Par conséquent que va faire le pouvoir ? Les condamner à nouveau à 18 ans de prison ? espérer ou faire de sorte que certains abandonnent d’eux mêmes ou observent une certaine retenue tels M.Hamadi Jbeli ou Ali Laridht ? improbable.
M.Habib Ellouze et M.Sadok chourou Ex présidents d’En Nahdha (qui s’ajoutent au président en exercice M.Rached Ghannouchi) ont chacun une démarche politique différente.
Le premier souhaite promouvoir un projet politique qui, paraît-il, fait la séparation entre les démarches de prêches et celles politiques. Quant à M. Sadok Chourou (lors de son interview avec la TV, le dialogue émettant de Londres), il s’est montré déterminé et ferme sur «son » essentiel. Dans sa façon d’expression politique ainsi que sur le fond de son discours, il ressemble beaucoup à l’algérien Ali Belhaj (Ex co- Président du FIS avec Abbassi Madani). Justement, Rached Ghannouchi ressemble à ce dernier et il est clair que c’est le discours politique de M. Sadok Chourou (politiquement parlant) qui paraît le plus « percutant ». Car c’est un discours qui, à 100%, confond politique et religion. A vrai dire, son discours est aussi dangereux, car autant de confusion fait peur.
Jusque-là l’absence de la scène politique d’En Nahdha durant la décennie 1990-2000 a fait croire au pouvoir que sa gestion « securitaire » de ce dossier pouvait suffire et réussir. Mais la répression de l’extrême gauche sous Bourguiba (car il s’agit au fond du même cheminement politique), la condamnation de ses dirigeants à plus de dix ans en prison entre 1967 et 1974 ; et le retour de ces derniers sur la scène médiatico-politique à partir de 1980 ou en intégrant le mouvement des droits de l’Homme ou en fondant des partis politiques ( c’est le cas aussi des partisans d’En Nahdha dont plusieurs ont intégré la mouvance des droits de l’Homme en créant des ONG telles l’AISPP ou Liberté et équité, Hourriya wa Insaff) montrent les limites de la politique sécuritaire répressive qui n’a rien résolu au fond. Car on se retrouve dans la même situation ou presque des années 90 dans un contexte plus fragile. Il est impossible aujourd’hui d’avoir l’adhésion des dissidents de gauche et de la majorité de la population qui ont cautionné en 1990 la répression d’En Nahdha. Le capital victimaire de ce parti est plus important que celui de 1990. La contestation sociale et l’apparition de groupuscules Jihadistes compliquent encore la donne car cette expression contestataire est à la recherche de têtes politiques. L’islam d’Etat qui – à travers une chaîne de TV ou une Radio religieuse- croit pouvoir capter cette mouvance montrera aussi ses limites. Et ce n’est pas la légitimité historique ni la détermination politique qui manquent aujourd’hui à des dirigeants tels Habib ellouze ni surtout Sadok Chourou pour espérer rassembler autour de leurs personnes tous les déçus des uns et des autres.
En quoi consisterait une solution politique ? D’abord laisser tomber cette gestion securitaire qui ne fait que radicaliser les uns et les autres en en créant des martyrs et en les dotant d’une forte légitimité politique. Ensuite, rétablir les victimes dans leurs droits ( plusieurs de ces personnes ont commis des fautes politiques et en ont payé le prix. Il ne sert à rien de continuer à les persécuter car après tout ils sont des Tunisiens et tout comme les autres, ils ont des droits). Le Maroc dont le régime tunisien s’en inspire beaucoup (faut-il rappeler que le Roi Hassan II insistait sur l’Etat du Droit et des institutions, a essayé le multipartisme à la tunisienne en cooptant plusieurs opposants au parlement, a créé un comité supérieur des droits de l’homme au début des années 90, enfin une seconde chambre soit le sénat tunisien) a fini par trouver une formule politique (qu’est la commission réconciliation et justice) et a tourné la page en partie de ce dossier épineux qu’est un parti religieux.
Il ne nous est pas interdit en Tunisie de s’en inspirer.
Enfin, il n’y a pas de secret. L’histoire humaine est là pour rappeler que le radicalisme et l’extrémisme se nourrissent de l’injustice et de l’étouffement des libertés. Car dans une Tunisie apaisée et réconciliée, un parti tel En Nahdha serait semblable à un petit parti d’extrême droite en Europe (au mieux une secte à l’instar de la secte religieuse chrétienne, les témoins de Jéhovah). Ces sympathisants qui auraient voté En Nahdha et dont Rached Ghannouchi- se les approprie avec un discours démagogique qui le caractérise- en les qualifiant de « la nouvelle génération des jeunes du réveil musulman », sont politiquement parlant des jeunes qui ont désespéré de l’Etat du droit et des institutions, qui veulent respirer un air libre et qui rejettent le discours politique d’une partie de la gauche tunisienne (disons la chose sans langue de bois ! Il y a en Tunisie une gauche islamophobe certes minoritaire mais qui a cannibalisé la gauche laïque et l’a laissé sans voix). Sociologiquement, ce sont des jeunes qui vivent une grande exclusion sociale ou qui souffrent de la cherté de la vie, du désespoir qui les poussent à partir dans les bateaux de la mort en espérant arriver en Europe.
En politique, nous n’allons pas inventer l’eau chaude. Y a qu’a se rappeler les expériences politiques d’autres pays. François Mitterrand a encouragé l’apparition de l’extrême droite (entre 1981 et 1990) pour diviser la droite Républicaine. Bourguiba a fait la même chose en encourageant En Nahdha pour diviser la gauche (l’ex Président Egyptien Anouar Sadat a adopté aussi la même tactique en encourageant les islamistes pour diviser les gauches et se débarrasser des partisans de Nasser avant d’en payer les frais politiques et de mourir assassiné par ces mêmes islamistes. L’ex Président algérien Chedly Ben Jedid a adopté aussi la même tactique en encourageant le FIS pour se débarrasser du FLN et des généraux). En Avril 2002, la France a connu un séisme politique en constant que le cinquième de la société française a voté pour l’extrême droite (alors que l’extrême gauche- la LCR, le PCF et le parti des travailleurs ensemble- n’a pas dépassé les 5%).
Certes, il y en a ceux qui discourent sur toutes les différences culturelles et politiques qui nous séparent de la France et soulignent que l’analogie ne tient pas ! Pourtant elle tient car la politique n’est finalement que la traduction des rapports sociologiques dans la société. Et ce n’est pas un hasard si la société française (à l’instar de la société tunisienne) vit un retour du « religieux » (En France, ce retour ne prend pas la forme d’une contestation politique car les facteurs qui l’y poussent en Tunisie sont absents en France). Ce n’est pas un hasard si les gauches françaises (à l’instar des gauches tunisiennes) sont affaiblies. Ce n’est pas un hasard enfin que la société française (tout comme la société tunisienne) vit un basculement « à droite » ( La Droite classique l’UMP bascule à droite, la gauche, le PS est tenté par le blairisme). En Tunisie, nous avons vécu lors des législatives d’avril 1989, ce que les Français ont vécu en Avril 2002. Nous revivons le même contexte politique aujourd’hui, car « les mêmes causes produiront les mêmes effets » toujours !
C’est pourquoi, il est suicidaire de continuer dans cette voix. La gestion secrétaire ne fera qu’occulter tous ces enjeux et radicalisera les uns et les autres jusqu’au jour où l’explosion arrivera …inévitablement.
Dés lors, il est urgent de repenser le modèle politique tunisien (évoluer vers un bipartisme, à l’instar du modèle politique français -Gauche et Droite- ou anglophone –Travailleurs et démocrates, Républicains et démocrates, permettre l’apparition d’une droite Républicaine tunisienne « décomplexée »). Et dans l’attente d’une refondation politique qui tôt ou tard arrivera.
De la justice et de la liberté !il n y a pas d’autres solutions politiques. De la justice et de la liberté !Y compris pour M. Sadok Chourou et tous ceux qui réfléchissent différemment du pouvoir. Car ces personnes sont aussi des Tunisiens, et tout comme les autres Tunisiens, ils ont les mêmes droits
12:23 Publié dans Bloc-notes de Sami Ben Abdallah | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sadok chourou, en nahdha, tunisie, islamiste tunisie, blog tunisie
25 novembre 2008
Tunisie,l’Histoire du Mouvement de la Tendance Islamique (5)


Extrait de « l’islamisme au Maghreb ».Editions Karthala ,1988, Reproduit et achevé d’imprimer le 27 mars 1995. Editions Payot and rivages. pp 253-262. Extrait Retranscrit par SBA qui vous recommande d’acheter le livre.
François Burgat par Wikipédia: est un politologue, directeur de recherche au CNRS, depuis mai 2008 directeur de l'Ifpo (Institut français du Proche-Orient), à Damas. Conférencier invité par un grand nombre d'universités étrangères, d'organisations internationales ou de think-tanks (du Forum Economique Mondial, au Parlement Européen ou à l'OTAN), il a résidé plus de dix-huit ans au Maghreb, au Proche-Orient et dans la péninsule Arabique et travaillé à l'Université de Constantine en Algérie (1973-1980), au Cedej du Caire (1989-1993) puis comme directeur du Centre Français d'Archéologie et de Sciences Sociales de Sanaa (1997-2003). Son laboratoire de recherche de rattachement est l'Iremam (Aix-en-Provence).
Sommaire partie 5
Alors [ conclut Salah Karkar]
Portée et limite de la recomposition du paysage politique
La part du feu
La relance du processus démocratique
Une nouvelle ligne de défense
Conclusion
13:43 Publié dans Des documents à télécharger, La répression de l’opposition en Tunisie, La Tunisie sous le Président Ben Ali, La Tunisie sous le Président Habib Bourguiba, Tunisie,procès politiques contre les islamistes, Tunisie: Le changement du 7 Novembre 1987, Une page méconnue de l'Histoire de la Tunisie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rached ghannouchi, en nahdha, tunisie, islam, ben ali, bourguiba, islamisme maghreb

Tunisie : Fatma Riahi ( Fatma Arabica) Blogueur tunisienne a été arrêté. Actuellement, elle est en prison… Le combat pour la Liberté d’expression en Tunisie continue…
Avecla famille Larbi Hachim à Tunis. Mohamed Larbi Hachem paix à son âme était unesorte de père adoptif pour moi après la mort de mon père. 
France: seul face à 3 gendarmes à 2h du matin,Après 10 minutes de discussions, les gendarmes se décident d'établir un procès au poste.
Des tortionnaires de la police politique tunisienne auraient utilisé contre les Opposants de Gauche sous Habib Bourguibales mêmes méthodes que les américains avaient utilisées contre les Irakiens.
Le projet du Coup d’Etat islamiste du 8 novembre 1987
En prison, nous avons découvert la Tunisie moyenâgeuse : les caves, la tonte, les uniformes, les besoins faits à même le sol. Il y avait dans les caves des prisonniers quasiment aveugles qui étaient là depuis la répression du coup d’État de 1962. Nous avons aussi été privés pendant des mois des droits les plus élémentaires comme la visite des parents, la lecture et la correspondance ce qui nous a poussé à faire grève sur grève de la faim afin d’imposer aux geôliers le respect. « Le drame de la répression en Tunisie, c’est que tout le monde devient amnésique. Aujourd’hui, tous disent : « on ne savait pas ! ». C’est le comble du cynisme ! Je suis persuadé que, tôt ou tard, ce dossier s’ouvrira. Ce qu’il révélera sera terrible pour ceux qui croient aujourd’hui avoir échappé à la justice humaine. » . Noureddine Ben Kheder- ancien dirigeant de la gauche tunisienne, ancien prisonnier d'opinion (1936-2005) L'Hitoire interdite de la Torture en Tunisie, Témoignage d’Ahmed Othmani






























































