09 décembre 2008

Mezri Hadded ou Mezri Haddad?: Réponse à Sami Ben Abdallah

658520563.jpgMardi 9 décembre 2008

Les bloc-Notes de Sami Ben Abdallah 

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Yes we can! Comment la France s’est débarrassé de la torture et comment elle contrôle sa « police politique ».Cliquez ICI

 

  Le livre rare: "Lettre ouverte à Habib Bourguiba" de Mohamed Mzali. Cliquez ICI

 

654067478.jpgL’Assassinat de Farhat Hached par « la main rouge »,«machine à tuer» des services secrets français.Cliquez ICI 

 

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 Tunisie Caricatures.Cliquez ICI

 

 

 

Après M. Ahmed Manai  et M. Ahmed Ibrahim (Premier secrétaire d’Ettajdid, parti légal), c’est M. Mezri Haddad qui réagit  suite à un compte rendu publié par le blog samibenabdallah.com

 

 

Mezri Hadded: Réponse à  Sami Ben Abdallah

 

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Mezri Haddad

 

Je viens de lire le compte rendu que M.Sami Ben Abdallah a fait de la conférence-débat que l’ACAT a organisé autour du livre de madame Béatrice Hibou, consacré à la Tunisie. Il a de façon fidèle et synthétique relaté les propos de la sociologue ainsi qu’une partie de l’échange entre celle-ci et l’auditoire.

 

Je voudrai néanmoins revenir sur quelques points anecdotiques qui pourraient prêter à confusion politique et susciter chez certains amis ou ennemis des efforts exégétiques bien inutiles. M.Ben Abdallah écrit que « Le philosophe, le journaliste, l’ancien opposant, le penseur (à vous de choisir), Mezri Haddad, était présent. En se présentant avant de poser sa question, il a déclaré je suis un Kouchner sans ministère ». Il écrit aussi à propos de la discussion privée que j’ai eu avec lui : «Il a évité habilement d’expliquer le pourquoi de son absence de la scène politico-médiatique tunisienne ou française, annonçant au passage qu’il reviendra à l’écriture politique… ».

 

« Philosophe » et « penseur » sont des attributs qui me suffisent très amplement. Ce sont des qualités intrinsèques que je ne dois à personne. J’ai gagné ces titres après 17 années de dur labeur, passées sur les bancs de la Sorbonne à étudier la philosophie, la sociologie, le droit, l’histoire et les sciences politiques. Je sais que cela indispose mes détracteurs, particulièrement ceux qui n’ont pas été capable de décrocher le moindre diplôme universitaire. Ils peuvent s’y mettre –mieux vaut tard que jamais- plutôt que de courir derrière des « diplômes » en matière de droit de l’homme et de démocratie.

 

 

619632637.jpgAvant le début de la conférence, et en aparté, j’ai discuté avec Béatrice Hibou. « Je suis un tel, auteur notamment de Carthage ne sera pas détruite. Je suis venu vous écouter après avoir lu votre essai que j’ai trouvé à la fois discutable et intéressant. Je regrette seulement que vous n’ayez pas lu le mien, ce qui aurait pu vous faire éviter la reproduction de certains lieux communs dont on connaît l’essence… ». Votre nom me dit quelque chose, m’a-t-elle répondu et d’ajouter : « Vous savez que mon livre n’est pas en vente en Tunisie… ».

 

 

 

Dix minutes avant la conférence, une personne française qui a entendu cette discussion m’interpelle sur un ton faussement gentil : « Je vois qui vous êtes, c’est vous qui étiez de gauche et qui défendez maintenant Ben Ali ? ». « Vous avez partiellement raison monsieur :  primo ce n’est pas maintenant que je défends le président Ben Ali mais depuis déjà dix ans. Secundo je n’ai jamais été entièrement de gauche, mais simplement un libre penseur engagé dans le débat politique tuniso-tunisien ». Par humour et analogie, j’ai ajouté à cette personne vraisemblablement progressiste que « c’est Bernard Kouchner qui était de gauche et qui est maintenant ministre sous la présidence de Sarkozy. Je suis en quelque sorte un Kouchner sans ministère ! ».

 

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Par cette allusion à Kouchner, j’ai voulu signifier que la culpabilisation et la moralisation ne m’impressionne guère ; que dans mes  choix politiques, je n’ai pas de leçon à recevoir de qui que ce soit. Comme nul n’est parfait, j’avoue mon péché majeur : je n’ai jamais accepté et je n’accepterai jamais le discours paternaliste, condescendant et culpabilisateur de certains observateurs étrangers qui voient la paille dans les yeux d’autrui et pas la poutre dans leurs propres yeux, pour paraphraser les Evangiles. Ce n’est pas du tout, je tiens à le préciser, le cas de madame Hibou, dont le livre autant que la conférence -hormis quelques stéréotypes regrettables puisés dans l’image que certains ont donné de la Tunisie et non point de la réalité profonde de notre pays-  dénotent un esprit résolument scientifique, souvent objectif et parfaitement respectueux du peuple tunisien et de son élite politique. Ce n’est pas le moment de donner mon opinion sur un livre dont je recommande la lecture.

 

 

 

 

Pour le confondre, on avait jadis posé la question à Jean-Paul Sartre –icône de la gauche française – qui a mordicus défendu l’URSS même après les révélations du Goulag par Soljenitsyne. Qu’a-t-il répondu ? « Oui, j’ai défendu le communisme soviétique ; oui, je suis maintenant critique de ce système. L’affaire est close ». Toute proportion gardée –car, je ne suis pas Sartre et la Tunisie est radicalement aux antipodes de l’URSS- je pourrais user de la même casuistique sartrienne pour faire taire les donneurs de leçons et autres directeurs de conscience. Non, je préfère convaincre ceux qui s’opposent ou ceux qui doutent par des arguments percutants qu’aucun protagoniste de bonne foi n’est en mesure de contester.

 

« l’Histoire  donné raison à Ben Ali sur bien des questions brûlantes » Mezri Haddad

 

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 Démarche pédagogique, politique et philosophique déjà entreprise dans mon livre Carthage ne sera pas détruite. Avant que j’aille moi-même dans le sens de l’histoire, celle-ci a donné raison à Ben Ali sur bien des questions brûlantes : la menace globale du terrorisme, le dosage graduel du processus démocratique, la nécessité impérieuse du développement économique, l’obligation morale de protéger les pauvres des effets pervers de la mondialisation capitaliste…Le terrorisme qui frappe partout dans le monde et la crise économique et financière dont on comptera bientôt les victimes par dizaines de millions, ne sont-ils pas autant de faits qui confirment a posteriori la sagesse et l’adresse des choix stratégiques de nos gouvernants ?

 

 

Je reviens maintenant à mon allusion à Kouchner. Lorsque j’ai pris la parole à l’ouverture du débat, j’ai dit : « Par égard aux auditeurs ici présents, je voudrai répéter ce que j’ai dit tout à l’heure : je suis clairement avec le président Ben Ali, en quelque sorte un Kouchner sans ministère ». En d’autres termes, je n’ai aucun scrupule, aucune gêne, aucun complexe, aucun problème, aucune culpabilité à être après avoir été : un penseur fermement engagé dans la défense des acquis de mon pays et la préservation de sa souveraineté absolue.

 

L’affaire est close comme dirait le pape de l’existentialisme et du gauchisme (Sartre) qui, soit dit en passant, continuait à faire jouer ses pièces de théâtres à Paris sous l’occupation allemande, alors que Malraux était aux côtés de De Gaulle à Londres !

 

547280558.jpgCe n’est pas là une critique que j’adresse à l’ensemble de la gauche française ou tunisienne d’ailleurs, parmi lesquelles je compte bien des amis et dont je respecte les valeurs, mais simplement aux minorités caviardisées et opportunistes au sein des deux gauches. Dernier exemple en date, celui du commando humanitaire avec à sa tête Marie-Georges Buffet. Plutôt que de mettre de l’ordre dans son parti dont l’implosion est bien entamé et qui risque de tomber à -1%, celle-ci préfère s’occuper de l’état des droits de l’homme en Tunisie.

 

Je profite de cette occasion pour dire le plaisir que j’ai eu à faire la connaissance de M.Ben Abdallah dont je connaissais déjà la plume audacieuse et caustique. J’ai beaucoup apprécié sa vivacité d’esprit, son intelligence et sa franchise dans les propos qu’il m’a tenu. Même si je n’écris plus avec la même prodigalité qu’autrefois, que je ne possède pas de blog, que je ne suis pas inscrit sur facebook, que je ne participe pas aux échanges entre internautes…, je n’ai jamais abandonné l’écriture politique. C’est qu’il y a un temps à tout. Un temps à l’instant, un temps à l’histoire ; un temps à l’action, un temps à la réflexion ; un temps à l’expression, un temps à la méditation ; un temps à la production, un temps au bilan…Quant à ma « Résurrection politico-médiatique ou annonces sans lendemain », c’est en effet l’avenir qui le dira. Verra qui vivra !

 

Aïd Mabrouk à tous.

 

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Mezri Haddad

Contacter Mezri Haddad: mez.haddad@wanadoo.fr

 

 

 

 

Source: Le site de la présidence de la République tunisienne. Cliquez ICI

 

 

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Le Président Zine El Abidine Ben Ali reçoit l'écrivain tunisien Mezri Haddad  

26 septembre 2002

 

Le Président Zine El Abidine Ben Ali a reçu M. Mezri Haddad, écrivain tunisien résidant à l'étranger, qui a offert au Chef de l'Etat son dernier livre sur la Tunisie.

10 novembre 2008

Tunisie,Caricature:Nejib Chebbi et Khemais Chammari "s'auto-rassurent"

Blog de Sami Ben Abdallah www.samibenabdallah.com

 

957791639.jpgContexte: Aux lendemains de la mise en ligne de la caricature «  Khemais Chammari : Moi je n’ai jamais trahi », les inconditionnels de ce dernier (oui ça existe !) ont souligné que de tels caricatures n’atteindront pas l’alliance politique « Nejib Chebbi- Khemais  Chammari » (rassurez-vous, ce n’est pas l’ambition de ces « innocentes » et « spontanées » caricatures. C’est de l’humour) Bref, les retrouvailles entre « Nejib chebbi- et Khemais Chammari » ( au passage, merci à Nejib Chebbi pour son esprit sportif car il a accepté de jouer le jeu. A vous de déterminer lequel  car pour quelqu’un qui a toute l’intelligence politique de Nejib Chebbi…) bref, les « retrouvailles » auraient ressemblé à ça :

 

 

 

04 novembre 2008

Liberté d'expression, Internet en Tunisie:Trouvons ensemble des solutions au lieu de la censure

Blog de Sami Ben Abdallah www.samibenabdallah.com

 

Liberté d'expression, Internet en Tunisie:

Trouvons ensemble des solutions au lieu de la censure

03 novembre 2008

Tunisie,caricature:la liberté d'expression en Tunisie

 

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Soutenez le Syndicat des Journalistes Tunisiens.Cliquez ICI

 

 

Les dessous de la censure du Communiqué du Syndicat des Journalistes Tunisiens sur le blog de Mongi Khadraoui, membre du Syndicat

La protestation des Journalistes d'Al Anouar selon Tuniswatch

La démission et la passivité des tunisiennes et des Tunisiennes dans le combat de la liberté d’expression. Pas besoin de lien, elle est partout

 

رد نقابة الصحفيين على ما سمي بيان المكتب التنفيذي الموسّع

27 octobre 2008

Tunisie,caricature: La crédibilité des aveux sous la torture, caricature d’Egypte

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La Torture dans les pays arabes...jusqu'à quand?

24 octobre 2008

Le Conseil Constitutionnel tunisien (partie 2)

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Présentation du livre par les Presses Universitaires de Toulouse 1: "Cet ouvrage donne une présentation 1786753099.jpgdétaillée, à la fois analytique et synthétique, d'une nouvelle institution constitutionnelle en Tunisie. L'accent est mis sur les structures, le domaine de compétence et le mode de fonctionnement du Conseil constitutionnel tunisien. Facile à lire et bien documenté, cet ouvrage s'adresse aussi bien aux étudiants qu'aux chercheurs. Il vise à faire connaître une expérience nouvelle, sinon exclusive du mécanisme de contrôle de constitutionnalité, en procédant à des analyses comparatives avec des organes similaires d'autres pays. Préface de Zine El Abidine BEN ALI, Président de la République tunisienne"

Prix: 13.72€
Prix en dinars: non indiqué sur le livre.

Zouheir Mdhaffar: président du Conseil constitutionnel tunisien de 1992 à 1995, actuellement Ministre de la Fonction Publique

Présentation de l’auteur par les Presses de l’Institut d’études politiques de Toulouse :

786591136.jpgZouheir Mdhaffar est né le 20 décembre 1948 à Sfax. Il est professeur agrégé en droit public à la Faculté de droit et de sciences politiques de Tunis, a occupé les charges de directeur du département de droit public au sein de la même Faculté et a été secrétaire général de l’Association tunisienne de droit Constitutionnel. Il est membre fondateur de l’académie internationale de Droit constitutionnel. Le Professeur Zouheir Mdhaffar est également l’auteur d’autres ouvrages dont notamment :
-Le pouvoir législatif au Maghreb
La chambre des députés en Tunisie
L’élaboration de la constitution en Tunisie
Introduction à l’étude du droit constitutionnel
Les commissions parlementaires en Tunisie


Il a occupé les fonctions de président du Conseil constitutionnel tunisien de 1992 à 1995.La publication de cet ouvrage a bénéficié d’une subvention des services culturels de l’ambassade de rance à Tunis.

 

Extraits de «le conseil Constitutionnel Tunisien », Zouheir Mdhaffar, deuxième édition 1997. 250 pages. Extraits retranscris par Sami Ben Abdallah qui vous recommande d’acheter le livre.


Pages 117 et suivantes

Les principes consacrés par le Conseil Constitutionnel


Malgré son expérience récente et en se basant sur la lettre et l’esprit de la Constitution, le conseil constitutionnel a consacré plusieurs principes constitutionnels qui peuvent être classés en plusieurs catégories : les droits fondamentaux du citoyen, les droits de la défense, la légalité des délits et des peines et la procédure devant les différents  ordres de juridictions, le respect de la forme des lois et le caractère non-obligatoire des traités non-ratifiés.

a- les droits fondamentaux du citoyen

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22 octobre 2008

Tunisie, Caricature: Moncef Marzouki et les flics en France

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Contexte: Moncef Marzouki a passé une décennie noire en Tunisie (harcèlement, procès…etc). Vivant depuis des années en France, ceux qui l’ont connu trouvent qu’il en rajoute un peu. Il suffit qu’un compatriote se présente à lui pour le saluer pour que Moncef Marzouki  pense qu’il est pris en filature et qu’il s’agit d’un agent des « services tunisiens » à Paris. A ce rythme, comme il y a 60 millions d’habitants en France….

 


Tunisie, Caricature : photos d’Egypte, Non ce n’est pas une caricature ! Ne faites surtout pas de formations en Droits de l’Homme en Tunisie

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Contexte : En Egypte, sous la pression des ONG des Droits de l’Homme, le gouvernement a obligé une partie de la police égyptienne à suivre des formations en droits de l’Homme (ce n’est pas de l’humour ! c’est du sérieux) . Durant 3 jours, les flics sont réunis dans des salles climatisées à écouter des conférences sur les Droits de l’Homme.  Après quoi, viennent les formations pratiques. En comparant avec l’Egypte, il faut reconnaître que quelques uns des flics tunisiens n’ont pas besoin de formation théorique. Ils sont déjà bien formés et, ils savent expliquer au commun des mortels tout le contenu de la déclaration universelle des Droits de l’Homme et les Droits du citoyen garantis par la Constitution…

 

 

Du coup, les Tunisiens et les Tunisiennes, ne comprennent pas qu’un  si grand pays comme l’Egypte souffre encore de bavures policières  et ses citoyens manifestent dans la rue pour réclamer l’interdiction de la torture.

 

Source des photos

Tunisie, caricature: preuve à l'appui....

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114418321.2.jpgContexte : En dépit de toute la bonne volonté du Gouvernement, les Egyptiens refusent la Démocratie. Ils n’arrivent pas à bien assimiler le contenu de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme enseigné dans les postes de police. Preuve à l’appui…

 

 

 

 

 

 

Source de la photo

21 octobre 2008

les aveux tardifs de l’ancien ministre de l’intérieur, Autopsie de la fraude électorale sous le président Habib Bourguiba

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Que  sont-ils devenus ?


Taher Belkhoja
1902408694.JPGPlusieurs fois Ministre sous Habib Bourguiba (dont le Ministère de l’intérieur), il a connu une longue traversée du désert, A partir de 1983,  marquée par de longues périodes d'exil parisien. Condamné, en octobre 1988, à deux ans de prison avec sursis pour détournements de fonds, il est rentré au pays l'année suivante. Il passe aujourd'hui l'essentiel de son temps à Mahdia, sa ville natale, à 200 km de Tunis.
Source: JeuneAfrique du 26 décembre 2000 + Divers

 

 

Driss Guiga :
262725906.JPGMinistre de l’Intérieur jusqu’à 1984, jugé responsable politiquement des émeutes du pain en 1984 (bilan officiel 70 morts), un rapport gouvernemental, publié en avril, dénonce la négligence et la corruption des patrons de la sécurité nationale(Driss Guiga aurait été accusé d’être impliqué dans une affaire de commissions occultes suite à  l’achat d’équipement pour la police tunisienne de l’Argentine. ). Il a été  condamné à 10 ans de travaux forcés.
Exilé à Londres à partir de 1984, il travaille comme conseiller de l'homme d'affaires saoudien Chamseddine el-Fassi, président d'une fondation pour... la promotion du soufisme (sic !).(..)
Le 8 novembre 1987, soit vingt-quatre heures après la destitution de Bourguiba, Driss Guiga débarque à l'aéroport de Tunis-Carthage ».(..) L'ancien ministre de l'Intérieur passe treize jours à la prison civile de Tunis.
Le 13 décembre 1987, il est condamné à cinq ans de prison... avec sursis. Et donc relâché.(..) À 80 ans, l'ancien ministre de l'Intérieur de Habib Bourguiba coule des jours tranquilles à Hammamet, station balnéaire située à 60 kilomètres de Tunis
Source, JeuneAfrique du  17 avril 2005 + Divers

 

Extrait du livre «les trois décennies Bourguiba » de Tahar Belkhoja

Habib Bourguiba avec le Premier ministre M. Mohamed Mzali


Le XIème congrès du PSD se tint le 10 avril 1981 et eut son moment fort lors de la proclamation historique de Bourguiba en faveur du pluralisme :

« Le degré de maturité atteint par le peuple tunisien, les aspirations des jeunes et l’intérêt qu’il y a à faire participer tous les Tunisiens, quelles que soient leurs opinions à l’intérieur ou à l’extérieur du parti dans la prise de décision, nous invitent à dire que nous ne voyons pas d’objection à ce que des organisations nationales politiques ou sociales voient le jour ».

Les congressistes se levèrent alors comme un seul homme, applaudirent longuement et frénétiquement avant d’entonner l’hymne de l’Indépendance.

(...)

L’opposition dénonça avec véhémence la fraude électorale.

Le ministre de l’Intérieur (Driss Guiga) répondit que si des bavures avaient pu avoir lieu, elles ne faussaient pas le sens du scrutin

Le parlement répondit: "Les recours de l’opposition étaient parvenues à l’Assemblée nationale après la réunion de la commission de vérification des mandats"

Le Premier ministre Mohamed  Mzali déclara : « Sur le plan arithmétique, pas un seul opposant ne méritait d’être élu. Pas un seul ne peut prétendre avoir obtenu assez de voix pour être élu »

Mohamed Mzali écrira plus tard en 1988, dans sa « Lettre ouverte à Bourguiba » : « En 1981, Guigua m’avait confié que le Président avait ordonné une victoire totale des listes du PSD ; un commando s’était même rendu, la nuit du dépouillement du scrutin, au siège du gouvernorat de Tunis, pour y trafiquer les résultats... ». Mzali le savait donc ! et ne le révélait publiquement qu’à partir de Paris. Nous  [ Taher Belkhoja et les autres ministres]le savions aussi, mais par ouï-dire : nous avions suivi de près les excès de zèle du gouverneur de Tunis soutenu par l’entourage du Président, mais personne n’osait le confirmer précisément.

 

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