01 octobre 2009

Salah Ben Youssef: Tout ce que vous devez savoir sur son assassinat

 872028476.jpg

 

 

 

 

« Salah Ben Youssef n’avait pas confiance en Habib Bourguiba et ses hommes qui sont des criminels qui pouvaient l’assassiner ou le kidnapper »

« Tayeb Mhiri, Ministre de l’intérieur fut chargé de prospecter et de superviser les différentes possibilités de la liquidation de Salah Ben Youssef. »

« Il était 16h30 quand ils l’ont assassiné avec un pistolet, calibre 7.65mm, muni d’un silencieux ».


« Sa femme hurle sa détresse et crie : ambulance, ambulance. Salah Ben Youssef, était couvert de sang »

« Dans le coma, Salah Ben Youssef respirait encore »

« Dans son bureau ministériel de l’avenue Bourguiba, Tayeb Mhiri [ Le Ministre de l’intérieur] grillant cigarette sur cigarette, attend avec impatience des nouvelles de ses protégés »

 

 

Salah-Ben-Youssef.jpg
http://photos-g.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-snc1/hs196.snc1/6608_1088474612467_1244508211_220598_5769894_a.jpg

 

Actualisez ou rafraichissez la page internet si le lien ne s'affiche pas sur sendspace.

Sur le même sujet, lire aussi:

Cliquez sur la photo pour agrandir

Tunisie-Habib-Bourguiba-Salah-Ben-Youssef-2.jpg
Cliquez sur la photo pour agrandir
Tunisie-Habib-Bourguiba-Salah-Ben-Youssef-3.jpg
Cliquez sur la photo pour agrandir
Tunisie-Habib-Bourguiba-Salah-Ben-Youssef-4.JPG
Cliquez sur la photo pour agrandir
Tunisie-Habib-Bourguiba-Salah-Ben-Youssef-5.JPG

04 avril 2009

Salah Ben Youssef: L'Histoire de la Tunisie est-elle à réécrire?

La mémoire  populaire présente Salah Ben Youssef comme étant un pur et dur du « nationalisme arabe »…mais Salah Ben Youssef l’était-il vraiment ?

Le différend qui a opposé Habib Bourguiba à Salah Ben Youssef est capital pour comprendre  l’histoire de la Tunisie et toutes les conséquences qui en ont découlées (Assassinat, Procès politiques, censure, torture, culte de la personnalité…).Dans leur Ouvrage, «  le syndrome autoritaire » Vincent Geisser et Michel Camau ont utilisé l’expression de «  le crime fondateur »  en évoquant l’assassinat de Salah Ben Youssef par les hommes de Bourguiba.

 

Dans son ouvrage «  L’assassinat de Salah Ben Youssef », Omar Khlifi publie un document rare (voir ci-joint). 

 

Avec du recul, on comprend que Salah Ben Youssef a choisi sa voie par calcul politique plutôt que par conviction. En une phrase, un peu à la Saddam Hussein qui   était un bâatiste convaincu et  se désintéressait de la religion avant d’y recourir  avant et après sa chute.

L’Histoire de la Tunisie est-elle à réécrire ?

 

Sa lettre à la France dans laquelle Salah Ben Youssef s'explique... 

 

L'Histoire de la Tunisie est-elle à réécrire?

 

 

 

L'assasinat de Salah Ben Youssef page-149

 

L'assasinat de Salah Ben Youssef page-150. Cliquez ICI

L'assasinat de Salah Ben Youssef page-151

 

Il y a une photo de Bourguiba avec le Bey- pas de texte)

 

L'assasinat de Salah Ben Youssef page-152.Cliquez ICI

L'assasinat de Salah Ben Youssef page-153.Cliquez ICI

L'assasinat de Salah Ben Youssef page-154.Cliquez ICI

 

 

 

Lire aussi:

 

 

Bourguiba- Salah Ben Youssef:

Un Président de République a-t-il le droit de...

 

habib-bourguiba-salah-ben-youssef.JPG
 

Cliquez ICI pour lire la suite

 

 

 

 

Comment ils ont assassiné Salah Ben Youssef..

   

 

 

 

 « Sa femme hurle sa détresse et crie : ambulance, ambulance. Salah Ben Youssef, était couvert de sang ». 

Cliquez ICI pour lire la suite

 

 

 

 

Taib Mhiri (Le Premier ministre de l’Intérieur) :

 L’Oufkir tunisien ?

Quelle responsabilité assume-t-il dans l’assassinat de

 Salah Ben Youssef et dans la répression des Tunisiens ?

 

Tayeb-mhiri-taib-taieb.jpg
feu Taieb Mhiri (Tayeb Mhiri), premier ministre de l’intérieur de Bourguiba de 1956 à 1965

Les Tunisiens et les Tunisiennes savent peu de choses sur la vraie histoire du pays car l’Histoire officielle a été réécrite des dizaines de fois de façon à occulter les vérités.  Dans le passé récent et lointain de la Tunisie, plusieurs hommes ont contribué à verrouiller le système politique sous Habib Bourguiba et à s’illustrer par la répression qu’ils ont exercé sur  les Tunisiens.

Cliquez ICI pour lire la suite

 

 

 

Tunisie, un livre à lire:

 L’assassinat de Salah Ben Youssef

b25c7e3abdfd8413933efcb682faa009.jpg

" Certaines sources publiées et jamais démenties avancent que les protagonistes du projet d’élimination physique de Salah Ben Youssef furent Bourguiba (Habib) en personne, son épouse Wassila (Ben Ammar), Mohamed Masmoudi (ancien ministre) Hassen Belkhoja (ancien ministre), Tayeb Mhiri (ancien Ministre de l’intérieur), ainsi que l’inévitable béchir Zarg Layoun".P 180- " L’assassinat de Salah ben Youssef " Cliquez ICI pour Lire la suite

 

13 mars 2009

Taieb Mhiri (le Premier ministre de l'Intérieur en Tunisie) : l'Oufkir tunisien?

 

 

Tayeb-mhiri-taib-taieb.jpg
feu Taieb Mhiri (Tayeb Mhiri), premier ministre de l’intérieur de Bourguiba de 1956 à 1965

Les Tunisiens et les Tunisiennes savent peu de choses sur la vraie histoire du pays car l’Histoire officielle a été réécrite des dizaines de fois de façon à occulter les vérités.  Dans le passé récent et lointain de la Tunisie, plusieurs hommes ont contribué à verrouiller le système politique sous Habib Bourguiba et à s’illustrer par la répression qu’ils ont exercé sur  les Tunisiens. L’Histoire officielle les présente comme étant des « patriotes » mais le sont-ils vraiment ? Que sait le Tunisien sur des hommes comme Amor Chachia ( en 1955, Des militants youssefistes sont suppliciés dans des prisons privées illégales, comme celles de Beni Khaled, créée par Amor Chachia (qui siégea par la suite en tant que commissaire du gouvernement auprès de la haute Cour), Mahjoub Ben Ali (le Monsieur gendarmerie) , Mohamed Ali Gasri (le premier patron de la police politique tunisienne) ou Taib Mhiri parmi tant d’autres ?

 

 

Dlimi, Basri et Oufkir sont  des hommes tristement célèbres au Maroc. Les Marocains veulent oublier ces hommes qui ont cautionné la répression, la torture et  l’assassinat de Mahdi Ben Barka pour Oufkir et probablement Dlimi. Basri est mort d’un cancer. Dlimi et Oufkir sont morts dans des conditions ambiguës.

Le Général Oufkir était l’homme de confiance du Roi  Hassan II, Dlimi l’homme de confiance d’Oufkir. A la mort de ce dernier, Dlimi l’a remplacé au ministère de l’intérieur avant d’avoir la même fin : « une mort dans des conditions ambiguës »( dans un vrai/faux accident de voiture).

Mme Oufkir et ses enfants ont passé plus de 20 ans en  prison. A leur libération, chacun a publié un livre sur le calvaire qu’il a vécu car leur histoire personnelle fait partie de la mémoire collective( « L’étrangère » et « La Prisonnière », de Malika Oufkir, « Les invités » de Raouf Oufkir,  « Moi, Fatima Oufkir, prisonnière du roi » de Fatima Oufkir », « La vie devant moi » de  Soukaina Oufkir, parmi tant d’autres livres écrits sur le général Oufkir et Mahdi Ben Barka.). L’histoire de la famille Oufkir  fait partie de l’histoire du Maroc, elle appartient à tous les Marocains.

En Tunisie, feu Taieb Mhiri, premier ministre de l’intérieur de Bourguiba, «serait » l’Oufkir tunisien. Il a cautionné la torture, la répression des Youssefistes et aurait organisé l’assassinat de Salah Ben Youssef... l’analogie entre le Maroc et la Tunisie tient la route. L’assassinat de Salah Ben Youssef ne ressemble-t-il pas à celui de Mahdi Ben Barka?

Sous Taieb Mhiri, premier Ministre de l’intérieur de 1956 à 1965, la Tunisie a connu une des périodes noires de son Histoire. Répression des opposants de Bourguiba, torture et assassinat.  Noura Borsali rappelle les conditions de détention des youssefistes dans les prisons tunisiennes :« Pendant plus de sept ans, nous avons vécu dans l’obscurité de jour comme de nuit », confie Temime H’maidi Tounsi . Ils ont reçu la visite de quelques personnalités politiques comme Taïeb Mhiri, Béji Caïd Essebsi, Mohamed Farhat, Hédi Baccouche, Tahar Belkhodja, Fouad Mbazaa, le gouverneur de Bizerte… « Après la visite de Taïeb Mhiri, le système est devenu plus dur. Je me souviens encore de la phrase de Béji Caïd Essebsi : «  Ils tiennent encore ? », nous dit encore Temime H’madi Tounsi. Le 31 mai 1973, ils ont été libérés suite à une grâce présidentielle, après dix ans de détention ». Noura Borsali rapporte un autre témoignage: "Azzeddine Azouz, lui-même, arrêté sans avoir été jugé, le 25 décembre, dans le cadre de cette affaire, raconte sa détention dans les locaux de la brigade de la Sûreté de l’Etat, dans son récit « L’Histoire ne pardonne pas. Tunisie 1938-1969 » (L’Harmattan/Dar Ashraf Editions, 1988). « Je fus éveillé par d’atroces cris de douleurs  provenant de pièces avoisinantes. Je réalisai promptement que l’interrogatoire nocturne commençait… Je peux décrire ici ce que j’ai entendu ce soir-là : tortures, supplices, cris inhumains, coup de cravache, étouffements à l’eau, brûlures à la cigarettes et à l’électricité, supplice de la bouteille…Je ne pouvais en croire mes oreilles et m’imaginer vivre en plein vingtième siècle, dans une Tunisie moderne et indépendante sous la présidence de Bourguiba. Un policier de stature colossale fit irruption dans la pièce où j’étais, une cravache à la main et tout en sueur à forcer de frapper les détenus ».(Source : Le complot de décembre 1962 : Fallait-il les tuer ? par Noura Borsali).

Je me souviens encore de la phrase de Béji Caïd Essebsi : «  Ils tiennent encore ? », nous dit encore Temime H’madi Tounsi. «  Ils tiennent encore ? » . Quelle «classe » d’un  Ministre s’adressant à des hommes à terre !

Des conditions inhumaines que confirment feu Nouredine Ben Khedr, arrêté dans le cadre des procès politiques dont fût  victime  l’extrême gauche tunisienne: « En prison, nous avons découvert la Tunisie moyenâgeuse : les caves, la tonte, les uniformes, les besoins faits à même le sol. Il y avait dans les caves des prisonniers quasiment aveugles qui étaient là depuis la répression du coup d’État de 1962. Nous avons aussi été privés pendant des mois des droits les plus élémentaires comme la visite des parents, la lecture et la correspondance ce qui nous a poussé à faire grève sur grève de la faim afin d’imposer aux geôliers le respect »


1194796058.JPGOmar Khlifi, auteur de l’Assassinat de Salah Ben Youssef (p 180. « L’assassinat de Salah Ben Youssef », de Omar Khlifi, MC Editions , avril 2005), écrit au sujet de Taieb Mhiri : « Certaines sources publiées et jamais démenties avancent que les protagonistes du projet d’élimination physique de Ben Youssef furent Bourguiba en personne, son épouse Wassila, Mohamed Masmoudi, Hassen Belkodja, Tayeb Mhiri, ainsi que l’inévitable Béchir Zarg Layoun ».  Et d’ajouter «  Tayeb Mhiri, Ministre de l’intérieur fut chargé de prospecter et de superviser les différentes possibilités de la liquidation de Salah Ben Youssef. ». « Aussitôt dans la chambre, Salah Ben Youssef est invité à prendre place dans un fauteuil. L’un d’eux entre machinalement dans la salle de bain et resurgit presque instantanément derrière Salah Ben Youssef, en brandissant un pistolet, calibre 7.65mm, muni d’un silencieux. Il tire à bout portant, une seule balle, sur le coté latéral de l’occiput dans la nuque de Salah Ben Youssef qui s’affale inconscient la tête renversée vers l’arrière. »

Peut être au même moment où Madame Ben Youssef  découvre le corps de son mari assassiné par les hommes de main de Bourguiba, « Un spectacle macabre, horrible, s’offre à ses yeux. Effrayée, elle crie : ambulance, ambulance, elle hurle sa détresse. Salah Ben Youssef, toujours dans son fauteuil, la tête penchée vers l’arrière, était couvert de sang. Tout en criant …Salah…Salah ! Terrassée par la douleur, ne sachant quoi faire, madame Ben Youssef, dans son affolement se hâte, par instinct, d’obstruer avec ses mains les deux trous béants laissés par l’unique balle, pensant ainsi, pouvoir arrêter l’hémorragie. inondant le sol, le sang suintait depuis au moins trois heures. », peut être dans ces mêmes moments,  « Dans son bureau ministériel de l’avenue Bourguiba, Tayeb Mhiri [ Le Ministre de l’intérieur] grillant cigarette sur cigarette, attend avec impatience des nouvelles de ses protégés » (Comment ils ont assassiné Salah Ben Youssef, lire la suite)


Un demi-siècle de silence en Tunisie

La répression, l’assassinat Mahdi Ben Barka, l’affaire Oufkir, la torture… les  livres relatant ses épisodes fleurissent au Maroc. En Tunisie «il y a eu un demi-siècle de silence…car personne n’osait en parler de crainte d’essuyer les foudres du combattant suprême ». Faut-il en vouloir à Madame Ben Youssef et ses enfants pour ne pas avoir écrit sur la mort de Salah  Ben Youssef ? ou faut-il rappeler comme l’écrit Omar Khlifi que cette famille n’a pu « rentrer en Tunisie, qu’après 33 ans d’absence qu’après la décision du président Ben Ali », c’est Omar Khlifi qui écrit à la page 200 de son ouvrage « Ben Ali, en homme de cœur, dans un geste civilisé, empreint d’humanisme, l’informe qu’elle est la bienvenue dans son pays. Le président ordonne de l’installer aux frais de l’Etat, dans un quartier résidentiel de Tunis, en mettant à sa disposition une superbe villa, en location meublée et entièrement équipée, la gratifiant d’une voiture avec chauffeur. Ben Ali la reçoit avec ses enfants au palais de Carthage ».

Le 21 mai 1988,21 mai 1988, le Président Zine El Abidine Ben Ali reçoit la veuve de feu Salah Ben Youssef

2031670885.jpgLe Président Zine El Abidine Ben Ali reçoit la veuve du grand militant Salah Ben Youssef
25 mai 1991

Le Président Zine El Abidine Ben Ali a reçu, au Palais de Carthage, la veuve du grand militant Salah Ben Youssef, qui était accompagnée de ses deux fils MM. Chedli et Lotfi Ben Youssef. Mme Soufia Ben Youssef a exprimé ses remerciements et sa gratitude au Chef de l'Etat pour tout ce qu'il a fait pour la famille du défunt, pour l'avoir réhabilité et veillé au rapatriement de ses cendres afin qu'il puisse reposer aux côtés de ses compagnons de lutte qui ont donné leur vie à la Tunisie.

Source: Site  de la Présidence


Le 20 mars 1989, Le Président Zine El Abidine Ben Ali remet les insignes de grand cordon de l'ordre de l'Indépendance aux représentants des « chouhada » -Salah Ben Youssef

Le 22 juillet 1988, le Président Zine El Abidine Ben Ali accorde une grâce présidentielle à des prisonniers politiques dont des détenus condamnés dans le complot de 1962. Elle englobe des partisans de Salah Ben Youssef


Pour feu Taieb Mhiri, sa fille Mme Aicha Mhiri a révélé récemment que son père aurait été assassiné. Par qui ? Comment ? Faux ou vrai ?
Tunis Watch qui a repris l’article d’Assabah  rapporte que : « D’après Mme Aicha Mhiri, dont le témoignage a été rapporté par le journal Essabah du 05 octobre 2008, la famille du défunt a été informée des circonstances de sa mort par son médecin traitant immédiatement après le décès. Le médecin aurait demandé à la veuve du ministre si son mari avait des ennemis avant de l’informer que sa mort n’était pas des suites du diabète pour lequel il a été hospitalisé mais qu’il a été contaminé par le virus de l’hépatite-B qui lui a été fatal ans ses conditions de santé. Au cours du même témoignage Mme Aicha Mhiri a rapporté aussi que sa mère avait contacté Mme Wassila Bourguiba épouse du président pour l’entretenir de la question et que cette dernière lui a demandé de garder le silence absolu sur le sujet en lui disant «  Tu dois te taire si tu veux continuer à vivre avec tes enfants et les élever sans finir dans l’hôpital psychiatrique de Manouba »


Et M. Abdo Maalaoui, un proche de la famille Mhiri et dont le propre père aurait été mêlé indirectement au tentative de coup d’Etat de 1962, de réagir sur Tunisnews : « Mme Mhiri m’a raconté à maintes reprises les détails de l’assassinat de son mari comme elle m’avait raconté les autres assassinats… Pour préserver sa sécurité et rester proche du pouvoir, elle était obligé de jouer à la confidente de plusieurs grands bonnets du pouvoir politique tunisien ».

Ouvrir les archives aux chercheurs et aux journalistes

Les circonstances de la mort de Taieb Mhiri, se présentent par conséquent comme «ambiguës ». L’Histoire «officielle » précise «qu’en 1965, quatre années après ce drame, Taieb Mhiri, ministre de l’intérieur dans le premier gouvernement de Bourguiba depuis avril 1956, décède des suites d’une longue maladie ».

Mais  cette Histoire officielle semble faite de « mensonges ». Qui connaît la vérité ?

Omar Khilifi précise que « Des hauts responsables dont le nouveau ministre de l’intérieur Beji Caid Essebsi et Mohamed Sayah, furent chargés d’ouvrir le coffre fort se trouvant dans le bureau de feu Tayeb Mhiri afin d’y établir un inventaire. Entre autres documents, il y avait un dossier avec dessus une simple inscription : Salah Ben Youssef ».

En Tunisie, il y a urgence à clarifier ces épisodes méconnus de l’Histoire de notre pays. Car a défaut, elle est sujette à toutes les manipulations. Dans les pays démocratiques, les archives sont ouvertes aux chercheurs après un nombre d’années. l’Etat n’est-il pas le premier à savoir toutes les vérités ? Cela n’exempte pas les journalistes, les chercheurs, les historiens qui doivent s’intéresser à cette partie méconnue de l’histoire de notre pays. Car comme disait Goethe, « ceux qui ne connaissent pas leur histoire sont condamnés à la revivre »

A défaut, on aura droit à ces anciens ministres bourguibistes (dont plusieurs ont été condamnés pour détournement de fonds publics)  qui se pavanent dans leurs mémoires  (quand ils ont le courage d’en écrire) en discourant sur les « libertés et les droits de l’homme qu’ils ont défendus ». Ils nous  dressent le portrait du combattant suprême qui aurait réussi à «trouver une solution au conflit Moyen-Orient » et omettent de rappeler qu’il a échoué à trouver des solutions pour les conflits qui l’ont opposé à ses propres compatriotes. Ils préconisaient la paix entre les « israéliens et les Palestiniens » et il appliquait la repression contre ses propres compatriotes. Ces ministres qui discourent sur la naissance d’un Etat moderne : quel est cet Etat « moderne » qui torture ses propres citoyens ? quel est cet Etat « moderne »  qui  légalise les fraudes électorales ? quel est cet Etat « moderne »  dont une partie de ses  ministres sont parfois condamnés et emprisonnés pour « détournement de fonds publics » ?. 

Certains de ses  ministres se la jouent aujourd’hui, plus démocrate tu meurs. Quand ils étaient au pouvoir,  les deux  «mérites » que les historiens peuvent leur reconnaître,  c’est d’avoir «cautionné  la répression et  la torture » et «su détourner des fonds publics ».

12 mars 2009

Bourguiba- Salah Ben Youssef: Un Président de République a-t-il le droit de...

 

bourguiba-salah-ben-youssef.JPG

A lire le discours de Bourguiba, on ne peut que s’interroger : Un Président de République a-t-il le droit de « discourir » de la sorte de son ancien « ami » devenu plus tard son premier opposant ? Devant un parterre de Ministres, de doyens d’universités, de jeunes étudiants à l’IPSI (ces futurs journalistes) Habib Bourguiba explique comment son opposant et ancien ami a été assassiné par ses des  agents  tunisiens. Bourguiba en est même fier au point de qualifier son ancien ami, mort  alors  avant 10 ans- de « vipère haineuse ». La salle applaudit aux  cris de « Vive Bourguiba » . Avec du recul, on ne peut que s’interroger : Salah Ben Youssef a voulu comploter contre Bourguiba et ce dernier l’a condamné 2 fois à perpétuité par contumace. Ne fallait-il pas  laisser la justice faire son travail ?

 

Car le condamner, envoyer des émissaires pour l’assassiner, l’assassiner, interdire sa famille de rentrer en Tunisie durant 25 ans (c’est M. Ben Ali qui a appelé la famille Ben Youssef à rentrer en Tunisie), évoquer les circonstances de sa mort en public et traiter un mort de « vipère haineuse » sans aucune retenue ni respect pour la fonction présidentielle.

 

Ça fait quoi Courageux ça ? Et ces ministres, ces doyens, ses journalistes...applaudissaient quoi et qui? Un meurtre?

 

Sous Habib Bourguiba, la "main noire" - La police politique tunisienne- a réprimé les partisans de Salah Ben Youssef:

 

Au départ, « la Main Noire » tunisienne se proposait de contrer l’organisation terroriste française, « la Main Rouge » qui a assassiné le syndicaliste Farhat Hached, mais plus tard, « la Main Noire » a commencé à réprimer des Tunisiens ( à commencer par l’assassinat de Salah Ben Youssef à Francfort organisé par le même Béchir Zarg Layoun et Tayeb Mhiri, le Ministre de l’intérieur aidés en cette basse besogne par les Milices du Parti au pouvoir). C’est Omar Khlifi qui le rappelle encore (pages 140 et suivantes) : « Un cycle infernal commence. (..) des enlèvements sont opérés par des milices, les comités, dit comités de vigilance, sévissent en plein jour sous prétexte de soutenir l’action de la police…telles sont les dérives graves auxquelles se livrent le secrétariat général de Salah Ben Youssef et le Néo-Destour de Habib Bourguiba à l’aube de l’émancipation de leur patrie. (..) Des dizaines de mort, un grand nombre de blessés, des attaques quotidiennes contre les locaux des deux mouvements antagonistes. Des militants youssefistes sont suppliciés dans des prisons privées illégales, comme celles de Beni Khaled, créée par Amor Chachia (qui siégea par la suite en tant que commissaire du gouvernement auprès de la haute Cour) ».

 

 

 

 

 

Sur le même sujet, lire:

Comment ils ont assassiné Salah Ben Youssef

 

 

 

 

« Sa femme hurle sa détresse et crie : ambulance, ambulance. Salah Ben Youssef, était couvert de sang ». Cliquez ICI pour lire la suite

 

 

 

 

Et

 

 

 

Tunisie, un livre à lire: L’assassinat de Salah Ben Youssef

c89b4dd7ff880698fc80a9286a98f9ed.jpg

 

 

"Ceux qui ne comprennent pas leur passé sont condamnés à le revivre "(Goethe)

 

" Certaines sources publiées et jamais démenties avancent que les protagonistes du projet d’élimination phisique de Salah Ben Youssef furent Bourguiba (Habib) en personne, son épouse Wassila (Ben Ammar), Mohamed Masmoudi (ancien ministre) Hassen Belkhoja (ancien ministre), Tayeb Mhiri (ancien Ministre de l’intérieur), ainsi que l’inévitable béchir Zarg Layoun".P 180- " L’assassinat de Salah ben Youssef " Cliquez ICI pour Lire la suite

 

 

09 janvier 2009

L’article qui a provoqué la colère de Tahar Belkhodja l’ancien Ministre de l’Intérieur

                 

1992491819.JPG Comment la France s’est débarrassée de la Torture ? Cliquez ICI                     

Général-Jacques-Pâris -de-Bollardière, Cet homme a sauvé l’honneur de la France. Cliquez ICI

 

 

 

 

  

 1667149130.JPG

 

  

 

 La Tunisie, vingt ans après. Le Monde Diplomatique 1975. Tahar Belkhoja

1608438829.JPGIl s’agit de l’article au  Monde Diplomatique  en Décembre 1975 intitulé : « La Tunisie, vingt ans après » :  Régression économique, répression politique : le mythe du libéralisme n’a pas tenu ses promesses et le pays s’enfonce dans la dépendance...

J’encourage tous ceux qui possèdent des documents rares sur la Tunisie à les mettre en ligne afin que les jeunes générations de Tunisiens et de Tunisiennes découvrent l’Histoire de notre pays. .

Vous pouvez télécharger l’intégralité de l’article du Monde Diplomatique sous format PDF.   

 

 

Tunisie-habib-bourguiba.JPG
webmaster_fleches008d.gif1843361242.JPG

Autres livres sur la Tunisie trouvés sur le web et que vous pouvez Télécharger

 

 

kheredine_tunisie.JPGBen-ali-la-voie-pluraliste.JPG
webmaster_fleches008d.gif1843361242.2.JPG                         webmaster_fleches008d.gif     1843361242.JPG
tunisie_le_retour_de_hannibal.JPGtunisie_de_la_democratie_des_croyances_%C3%A0_la_democratie_des_programmes.2.JPG
   webmaster_fleches008d.gif        1843361242.JPG           webmaster_fleches008d.gif      1843361242.JPG                       

 

les_syndicats_et_la_mondialisation_le_cas_de_la_tunisie.JPG
webmaster_fleches008d.gif1843361242.3.JPG

16 décembre 2008

Discours de Habib Bourguiba en 1973

 une_page_meconnue_de_l%5C%27histoire_de_la_tunisie.JPG

 

 

 

Habib_bourguiba.JPG

 

Conférences données par Le Président Habib Bourguiba (12-10-1973)

bourguiba-Conference-12-10-1973-1.pdf

Conférences données par Le Président Habib Bourguiba (19-10-1973)

bourguiba-Conference-19-10-1973-2.pdf

 

Conférences données par Le Président Habib Bourguiba (02-11-1973)

bourguiba-Conference-02-11-1973-3.pdf

 

Conférences données par Le Président Habib Bourguiba (09-11-1973)

bourguiba-CONFERENCE-4-9-NOV-1973.pdf

 

Conférences données par Le Président Habib Bourguiba (16-11-1973)

Habib-bourguiba-Conference-5-1973.pdf

 

Source

05 décembre 2008

Des livres rares sur le blog de Sami Ben Abdallah

 

658520563.jpg Vendredi 5  décembre 2008

 

Le livre rare "Cristal" de Gilbart Naccache. Cliquez ICI

 

 

 

  Le livre rare: "Lettre ouverte à Habib Bourguiba" de Mohamed Mzali. Cliquez ICI 

 

Yes we can! Comment la France s’est débarrassé de la torture et comment elle contrôle sa « police politique ».Cliquez ICI

 

A partir du Lundi 8 Décembre, vous pouvez lire sur le blog  samibenabdallah.com  l'intégralité de deux livres rares qui reviennent sur des pages méconnues de l'Histoire de la Tunisie (les deux livres seront intégralement mis en ligne  sur plusieurs fois).

 

DEDICACE: je dédie ces deux livres à tous les jeunes de ma génération. Depuis enfant, on nous racontait la fable d'un Etat " moderne" et les bienfaits d'un père "Bourguiba" "père de l'indépendance" qu'on nous a décrit comme "éclairé". Le contenu de ses deux livres révèle des chapitres très douloureux de l'histoire de notre pays : la torture d’étudiants de l’extrême gauche et leur condamnation à plus de dix ans de prison, la fraude électorale, la censure…..

Ils nous ont menti...

Lettre ouverte à Habib Bourguiba

 

 

 

 

 

Lettre ouverte à Habib Bourguiba de Mohamed Mzali: écrit par l'ancien Premier ministre M.Mohamed Mzali alors exilé en France. Dans ce livre, Mohamed Mzali explique comment fonctionne le système politique tunisien: la fraude électorale sous Bourguiba, le culte de la personne, la censure, comment Bourguiba nommait les Ministres...

 

Cristal

 

Cristal de Gilbert Naccache: ancien dirigeant de la gauche tunisienne. Arrêté, emprisonné et torturé lors des grands procès politiques de l'extrême gauche entre 1967 et 1975, Gilbert Naccache revient sur les conditions de détention, la torture et l'extrême gauche tunisienne. Gilbert Naccache a écrit son témoignage en prison sur des papiers cigarettes tunisiennes Cristal, d'où ce titre...

 

408984175.jpg

Gilbert Naccache par les Editions du Cerfs:Tunisien, né en 1939, Gilbert Naccache a été l'élève de René Dumont à l'Institut national agronomique de Paris. Il a d'abord travaillé comme ingénieur agronome au ministère tunisien de l'Agriculture, avant que ses activités politiques d'opposant à Bourguiba ne lui valent en 1968 une lourde condamnation : il sera finalement libéré en 1979. Après sa libération, il travaille comme éditeur à Tunis. Il s'est installé en France en 2004.
De sa prison, il a sorti un roman qui donnera son premier livre, « Cristal », publié en 1982 à Tunis, et de nombreux autres écrits, sur différents sujets. « Le ciel est par-dessus le toit » en rassemble quelques-uns.

 

 

 

 

Lire aussi: Bourguiba: Etat "policier" ou Etat "moderne" (article du Monde Diplomatique datant de 1975)

10 octobre 2008

Comment ils ont assassiné Salah Ben Youssef

Blog de Sami Ben Abdallah www.samibenabdallah.com

 

 

« Le 14 octobre 1955, une note confidentielle des renseignements généraux français (RG) fait état de remous que suscite cette offensive : « on reproche à Habib Bourguiba le ton violent et méchant avec lequel il a condamné Salah Ben Youssef, et sa décision unilatérale (dictatoriale dit-on) sans la consultation régulière et préalable du parti tout entier (..) les Bourguibistes, eux, considèrent que Salah Ben Youssef a été aigri de n’avoir pas eu un portefeuille au sein du gouvernement » p 160, « Habib Bourguiba, le pouvoir d’un seul »

 

« C’est probablement après cette rencontre houleuse que la décision de liquider physiquement Salah Ben Youssef fut décidée. Salah Ben Youssef était loin de se douter qu’il lui restait moins de six mois à vivre ». Omar Khilifi, « L’assassinat de Salah Ben Youssef »

 

« Sa femme hurle sa détresse et crie : ambulance, ambulance. Salah Ben Youssef, était couvert de sang ». Omar Khilifi, « L’assassinat de Salah Ben Youssef »

Lire la suite

20 septembre 2008

Tunisie, un livre à lire: Habib Bourguiba, la trace et l'héritage

Blog de Sami Ben Abdallah www.samibenabdallah.com

 

 

1550890487.jpg

Habib Bourguiba, la trace et l'héritage

  • Broché: 664 pages
  • Editeur : Karthala (1 mai 2004)
  • Collection : Science politique comparative
  • Langue : Français

 

 

 

Présentation de l'éditeur


Des lendemains de la première guerre mondiale à la veille de la chute du Mur de Berlin, la trajectoire de Habib Bourguiba, né en 1903, s'est confondue avec le " court XXe siècle ". Tour à tour journaliste militant, avocat, leader de parti et chef d'Etat, le fondateur de la République tunisienne aura vécu pour la politique soixante années durant, dont la moitié vouée à l'exercice du pouvoir.

Lire la suite

13 septembre 2008

Tunisie, un livre à lire: L’assassinat de Salah Ben Youssef

c89b4dd7ff880698fc80a9286a98f9ed.jpg

"Ceux qui ne comprennent pas leur passé sont condamnés à le revivre "(Goethe)

 

" Certaines sources publiées et jamais démenties avancent que les protagonistes du projet d’élimination phisique de Salah Ben Youssef furent Bourguiba (Habib) en personne, son épouse Wassila (Ben Ammar), Mohamed Masmoudi (ancien ministre) Hassen Belkhoja (ancien ministre), Tayeb Mhiri (ancien Ministre de l’intérieur), ainsi que l’inévitable béchir Zarg Layoun".P 180- " L’assassinat de Salah ben Youssef "

 

Présentation du livre

 

Le 12 Août 1961, trois hommes de main, dirigés par le sinistre chef de la milice bourguibienne, Bechir Zarghlayoun, attiraient Salah Ben Youssef dans un guet-apens, et l'assassinaient lâchement dans une chambre d'hôtel en plein centre de Francfort en République Fédérale Allemande.Des bribes de l'enquête révélées par la presse allemande de l'époque, il ressort que les autorités allemandes ont pu reconstituer les péripéties du crime, et " suivre " la piste d'entrée et de repli des tueurs. Mais l'enquête officielle s'arrêta là sans aucune suite. Aucun mandat international ne fut lancé, aucune poursuite judiciaire ne fut prise. Au niveau officiel allemand, comme au niveau suisse, (d'où les tueurs seraient venus, puis vers où ils seraient repartis) l'enquête fut froidement et méthodiquement étouffée.Au niveau officiel tunisien, il est de notoriété publique, que c'est sur l'ordre personnel de Bourguiba, que cet acte lâche et infâme, fut exécuté. Rentrés " tranquillement " au pays, les tueurs de Salah Ben Youssef, furent même décorés pour leur " bravoure " et leur " patriotisme " par " le combattant suprême ".Il est enterré au Caire. Sa veuve, Soufia, rentre le 22 décembre 1987 à Tunis après plus de 30 ans d'exil au Caire. Elle est reçue le 2 janvier 1988 par le président tunisien Zine El-Abidine Ben Ali (Source http://www.mac125.com/forums/ftopic30579.html)

Lire la suite