20 décembre 2008
Lettre ouverte à Habib Bourguiba par Mohamed Mzali, ancien Premier ministre(5)
Samedi 21 Décembre 2008
Pourquoi vous êtes pour la TORTURE ? Cliquez ICI pour lire la suite
Lettre ouverte à Habib Bourguiba ( partie 1).Cliquez ICI
Lettre ouverte à Habib Bourguiba (partie 2). Cliquez ICI
Lettre ouverte à Habib Bourguiba (partie 3). Cliquez ICI
Lettre ouverte à Habib Bourguiba (partie 4). Cliquez ICI
Lettre ouverte à Habib Bourguiba (partie 5). Lire la suite
12:17 Publié dans Des documents à télécharger, La fraude électorale sous le Président Bourguiba, La présidence à vie sous le Président Bourguiba, La répression de l’opposition en Tunisie, La Tunisie sous le Président Habib Bourguiba, Le culte de la personnalité sous Bourguiba, Les procès politiques sous le Président Bourguiba, Tunisie, ces Ministres qui ne se rappellent plus d, Tunisie, la torture sous le Président Bourguiba, Tunisie, le jeudi noir, 26 janvier 1978, Tunisie, les émeutes du pain, Tunisie, les idéaux de l’indépendance trahis, Tunisie, les procès des anciens Premiers ministres, Tunisie,procès politiques contre les islamistes, Tunisie:procès politiques contre les syndicalistes, Un livre à lire, Une page méconnue de l'Histoire de la Tunisie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lettre ouverte à habib bourguiba, mohamed mzali premier ministre, fraude election tunisie, blog sami ben abdallah, tunisie com, www tunisie
18 décembre 2008
Lettre ouverte à Habib Bourguiba par Mohamed Mzali, ancien Premier Ministre (3)
Jeudi 18 Décembre 2008
Pourquoi vous êtes pour la TORTURE ? Cliquez ICI pour lire la suite
Autopsie de la fraude électorale en Tunisie. Les Elections de 1981.Cliquez ICI Comment ils ont assassiné Salah Ben Youssef.Cliquez ICI La maladie de Bourguiba, Un secret d'Etat, la vérité interdite.Cliquez ICI
Lettre ouverte à Habib Bourguiba ( partie 1): de la page 9 à 20.Cliquez ICI
Lettre ouverte à Habib Bourguiba (partie 2): de la page 21 à 31. Cliquez ICI
Lettre ouverte à Habib Bourguiba (partie 3). Cliquez sur "Lire la suite"
13:15 Publié dans Des documents à télécharger, La fraude électorale sous le Président Bourguiba, La présidence à vie sous le Président Bourguiba, La répression de l’opposition en Tunisie, La Tunisie sous le Président Habib Bourguiba, Le culte de la personnalité sous Bourguiba, Les procès politiques sous le Président Bourguiba, Tunisie, ces Ministres qui ne se rappellent plus d, Tunisie, le jeudi noir, 26 janvier 1978, Tunisie, les émeutes du pain, Tunisie, les idéaux de l’indépendance trahis, Tunisie, les procès des anciens Premiers ministres, Tunisie,procès politiques contre les islamistes, Tunisie:procès politiques contre les syndicalistes, Un livre à lire, Une page méconnue de l'Histoire de la Tunisie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lettre ouverte à habib bourguiba, mohamed mzali habib bourguiba, livre rare tunisie, fraude élection tunisie, mzali bourguiba tunisie, blog sami ben abdallah
13 décembre 2008
Lettre ouverte à Habib Bourguiba par Mohamed Mzali, ancien Premier Ministre (2)
Lettre ouverte à Habib Bourguiba ( partie 1): de la page 9 à 20.Cliquez ICI
Lettre ouverte à Habib Bourguiba (partie 2): de la page 21 à 31
[page 21. Lettre ouverte à Habib Bourguiba par Mohamed Mzali, ancien Premier ministre]
inaugural, une amnistie générale. Je n'y ai pas réussi sans peine. Vous ne cessiez de me répéter que vous ne conceviez pas que BEN SALAH(9) MASMOUDI (10) et ACHOUR(11) pussent profiter de votre clémence.
Vous ne pardonniez pas :
A BEN SALAH d'avoir déjà osé préparer sa « marche sur Carthage », selon votre expression; vous faisiez, pourtant, mine de vous gausser de la chose et tentiez de vous conforter en ressassant, à l'envi, un mot qu'un ancien ministre proche parent de BEN SALAH lui aurait dit : « la côtequi mène au Palais de Carthage est trop abrupte pour toi : Tu n'as pas suffisamment de souffle pour la gravir ». A la réflexion je doute fort qu'un
(9). Ahmed BEN SALAH, ancien ministre du Plan et des Finances, de l'Agriculture et de l'Education nationale dans les années 1960. Désavoué en septembre 1969 par BOURGUIBA, après avoir été imposé à tous par lui durant de longues années, il fut arrêté en mars 1970 et condamné à 10 ans de réclusion. Il s'évada de la prison civile le 4 février. 1973. Il vit aujourd'hui en exil.
(10). Mohamed MASMOUDI, ancien Ministre des Affaires Etrarigères, chassé du gouvernement le 14 janvier 1974 et du Bureau politique du P.S.D. le 11 février 1974, aussitôt que BOURGUIBA a « récupéré » sa... conscience qui lui « a fait défaut » et l'a poussé à «brader » son pays le 12 janvier 1974, à Jerba I ».tAncien Secrétaire général, de l'Union Générale ;des Pavàlleurs tunisiens, condamné après les, événements sanglants du 26 janvier 1978 à 10 ans de travaux forcés..
[page 22. Lettre ouverte à Habib Bourguiba par Mohamed Mzali, ancien Premier ministre]
homme tel qu'Ahmed NOURREDINE, qui a su tout au long d'une belle carrière, rendre tant de signalés services à l'Enseignement et à l'Etat, ait pu énoncer semblables « taquineries » !
A MASMOUDI de se livrer au trafic d'armes et de vous avoir induit en erreur en vous faisant signer, le 12 janvier 1974, dans une « semi-conscience», et conjointement avec KADDHAFI, l'accord de fusion tuniso-libyenne (12) .
Enfin, vous déploriez que ACHOUR fût ambitieux au point d'avoir ajouté foi, sans hésiter, à ce qu'avait écrit de lui MASMOUDI dans son ouvrage intitulé « Les Arabes dans la Tempête», à savoir qu'il était le seul capable de réaliser autour de lui l'unité des Tunisiens.
A propos de MASMOUDI, vous n'avez jamais cessé de décolérer, surtout depuis l'accord de Jerba dont vous l'accusiez d'être l'instigateur...en plus de votre maladie. Vous l'aviez, dans un discours public, traité de «politicard pourri », l'accusant de s'enrichir à coups de «commissions». En réponse, il vous avait traité de «comédien Suprême »;° Après votre nomination de Président
(12). Le nouveau-né a été baptisé K République Arabe Islamique. Le drapeau a été dessiné par KADDHAFI et adopté par BOURGUIBA au cours des entretiens entre les deux chefs d'État (I?) qui, se sont poursuivis pendant...trente cinq minutes- à l'hôtel Ulysse Palace H! de Jerba...
[page 23. Lettre ouverte à Habib Bourguiba par Mohamed Mzali, ancien Premier ministre]
à vie (13) il déclara à un journal libanais que la royauté avait été restaurée en Tunisie. En guise de représailles, vous aviez donné des instructions directes au responsable de la Sécurité pour que lui fût confisqué son passeport dès son retour au pays. Un jour de novembre 1984, que je vous rendais visite à l'Hôpital de la Rabta, je vous avais trouvé fulminant contre lui : il venait d'être nommé par Kaddhafi ambassadeur de Libye aux Nations Unies (14) . Vous vouliez le priver de la nationalité tunisienne et écourter, au maximum, les délais légaux pour ce faire. Mais, j'étais parvenu à atténuer cette mesure. MASMOUDI s'était empressé de renoncer à ce poste. Au début de 1986, la validité de son passeport vint à expirer. Il en redemanda le renouvellement. Hédi MABROUK, Ambassadeur à Paris, n'osa pas vous en parler. Faisant la part des choses, et s'agissant d'un citoyen tunisien ayant droit à un titre de voyage malgré son exil forcé, j'avais pris sur moi de vous en entretenir. Vous aviez fini par vous rendre à mes arguments et, le jour même, je donnai « feu vert » à notre Ambassade' à. Paris pour le renouvellement de son passeport.
(13). Le congrès de la 4 clarté » du P.S.D. tenu à Monastir le 12 septembre 1974 avait recommandé d'accorder à H. BOURGUIBA la présidence à vie. Le 7 décembre 1974 l'Assemblée nationale fait suite à cette recommandation et modifie Je Constitution. Le 19 mars 1975 une loi parait au journal officiel qui consacre cette décision.
(14). Le 30 octobre 1984.
[page 24. Lettre ouverte à Habib Bourguiba par Mohamed Mzali, ancien Premier ministre]
En somme, vous refusiez l'amnistie générale pour barrer la route d'un éventuel « retour » à ceux qui, selon vous, voulaient « vous supplanter en votre Palais de Carthage. ». Pourtant, je vous avais fait valoir que mes propositions, dans mon souci majeur de panser les plaies du pays, ne concernaient pas uniquement ces trois personnes mais des milliers de jeunes citoyens et citoyennes que vous ne pouviez maintenir en détention ou en exil sous le seul prétexte d'une haine viscérale à l'égard de trois seulement d'entre eux...
En ce 9 avril 1981, j'ai donc péniblement décroché votre accord sur l'annonce de l'amnistie générale. En sortant de votre bureau, en présence de votre femme, de votre belle-sœur, de votre secrétaire particulier, et de votre directeur du protocole, vous étiez comme dopé par cette décision. Vous répétiez, devant votre entourage, l'idée dont je, venais de vous persuader : en « choisissant » de proclamer le lendemain 10 avril, à l'occasion de l'ouverture du congrès extraordinaire du P.S.D., le pluralisme politique et social, ainsi que l'amnistie générale, vous alliez inaugurer: une ère nouvelle pour le pays. Vous aviez même levé le bras en vous exclamant : « Toujours Néo ! »
Je vous ai accompagné à la cérémonie de Sedjoumi à la mémoire des Martyrs. A peine rentré
[ page 25. Lettre ouverte à Habib Bourguiba par Mohamed Mzali, ancien Premier ministre]
chez moi, j'ai téléphoné à Beji Cald ESSEBSI(15) pour lui annoncer la bonne nouvelle. Il n'en
croyait pas ses oreilles. Il apprécia : « C'est un miracle ! » J'ai ensuite téléphoné à M. Chedli KLIBI (16) , afin qu'il ajoute au texte de votre discours du lendemain un paragraphe proclamant l'amnistie générale. Lui aussi fut fort surpris de la chose. Il avait été longtemps votre Ministre et votre Directeur de Cabinet. Il vous connaissait...
J'allais être grandement déçu quelques heures plus tard, en recevant votre appel téléphonique m'annonçant que vous aviez changé d'idée et qu'il n'était plus question d'amnistie générale. J'ai eu beau demander des explications, insister, vous demeuriez intraitable. Qui avait donc pu vous faire changer d'idée pendant le déjeuner ? Qui avait déjà commencé à saboter cette politique de démocratisation et de réconciliation nationale dont j'étais le promoteur et qui m'avait déterminé à accepter d'être votre Premier Ministre ?
Je me suis néanmoins obstiné à espérer.
(15). Alors Ministre des Affaires étrangères. Aujourd'hui Ambassadeur à Bonn.
(16). Secrétaire général de la Ligue des Etats Arabes.
[ page 26 Lettre ouverte à Habib Bourguiba par Mohamed Mzali, ancien Premier ministre]
Les élections de 1981
En effet, l'Assemblée Nationale élue après les événements de janvier 1978 fut dissoute pour permettre d'organiser des élections libres et démocratiques, le 1 er novembre 1981.
Un vent d'espoir se leva alors dans le pays. Un « frémissement » passa parmi les, jeunes, dans les cercles intellectuels et universitaires. Hormis quelques irréductibles, la plupart des opposants avaient accepté, de jouer le jeu. Du reste, j'entretenais avec un grand nombre d'entre eux des contacts fréquents et nous avions défini ensemble les règles à observer.
Malgré quelques incidents mineurs de parcours, la campagne électorale se déroula correctement. Il y eut compétition entre plusieurs listes, dont les leaders avaient pu s'exprimer à égalité de chances à la radin, à la télévision et dans les journaux. Les affiches électorales foisonnaient partout dans le pays. Les meetings électoraux étaient suivis par des centaines de milliers de citoyens et de citoyennes. J'avais invité une cinquantaine de journalistes d'Occident» et d'Orient, et ils avaient accompagné les candidats dans toutes les circonscriptions de la République(17)
(17). Parlant de ces élections à propos de celles « organisées » le 2 novembre 1986, Michel DEURÉ et Jean DE LA GUERIVIERE soulignèrent dans le journal Le Monde (en date du samedi ler novembre 1986) : « présentées à l'époque comme les « débuts » de la
[ page 27. Lettre ouverte à Habib Bourguiba par Mohamed Mzali, ancien Premier ministre]
Malheureusement, certains résultats avaient été manipulés à mon insu, malgré moi. Le Ministre de l'Intérieur, Dris GUIGA, était venu la veille du scrutin me rendre visite à Monastir où, tête de liste de ma circonscription, je présidais mon dernier meeting.
II feignit, devant moi, d'être désolé de ne pouvoir, comme je le lui avais demandé, respecter la légalité scrupuleuse du scrutin même s'il devait en résulter un succès des opposants qui remporteraient les suffrages nécessaires. Il m'a affirmé que le Président l'avait convoqué — ce jour samedi — en compagnie de l'ancien Gouverneur de Tunis, Mhadbeb ROUISSI, et lui avait ordonné d'organiser » la victoire totale de toutes les listes du P.S.D. et de donner des instructions dans ce sens aux gouverneurs.
Quand j'arrivai, le lendemain, à Tunis, je fus
démocratie tunisienne, les élections de novembre 1981 apparaissent, paradoxalement, comme son âge d'or. »
R. SFAR, qui était pourtant — déjà — Ministre et membre du bureau politique les commente lui autrement ! « Qu'on ne nous parle plus des élections de 1981; s'est-il exclamé : ce fut un très grand malentendu, dans une euphorie artificielle. Ce scrutin avait été organisé par des gens qui voulaient se construire une image de démocrates à l'extérieur » (même numéro du Monde). Drôle de malentendu, en effet !…
Cependant, ledit R. SFAR n'avait pas hésité à me téléphoner, à 7 h du matin, à mon domicile privé, le lendemain même de l'établissement définitif des listes électorales par le Bureau Politique du P.S.D., se plaignant de ,n'avoir pas été désigné tête de liste dans la circonscription de Mandia et qu'on lui eût préféré Tahar Belkhodja. « Vous n'avez même pas proposé mon nom, gémissait-iL C'est pourtant sur moi que vous pourrez compter, un jour, et non sur lui. »
[ page 28 Lettre ouverte à Habib Bourguiba par Mohamed Mzali, ancien Premier ministre]
mis devant le fait accompli. J'appris que le matin même, entre 5h et 6h, un « commando » composé notamment de Messieurs GUIGA, ROUISSI... s'était rendu au siège du gouvernorat de Tunis et y avait trafiqué les résultats, accordant arbitrairement à la liste du M.D.S., conduite par Mr MESTIRI... 1.700 voix ! C'était trop tard pour essayer même de revenir à la charge auprès de vous et tenter, de sauver la légalité de la consultation.
Pourquoi je n'ai pas démissionné
La mort dans l'âme, je dus reconnaître ma défaite. Un beau rêve s'était envolé, une grande espérance s'était évanouie. Le lendemain, je partais à Paris assister au sommet franco-africain. Du bout des lèvres, je dus encore justifier l'injustifiable. Mais dans une interview accordée au journal français Le Matin (18), je ne pus taire mes regrets et déclarai que j'étais désolé sincèrement que l'opposition n'ait pas pu obtenir quelques sièges. Beaucoup d'amis me trouvèrent bien téméraire, en lisant cette interview. Mais c'était vraiment le moins que je pouvais faire.
Cette réaction ne pouvait ni calmer ma conscience ni laver l'outrage fait à la démocratie.
(18). Le Matin, numéro du 4 novembre 1981 par Christian Casteran). (propos recueillis par Christian Casteran)
[page 29 Lettre ouverte à Habib Bourguiba par Mohamed Mzali, ancien Premier ministre]
J'aurais dû aller plus loin et présenter ma démission. Je ne le fis pas, me rendant à ce que l'on nomme la Raison d'État. Je le regrette aujourd'hui et considère que ce fut là une faute politique.
Ainsi la Tunisie venait de rater une occasion presque unique de rompre avec une politique autoritariste et d'asseoir les. traditions démocratiques qui devaient éviter à notre pays les soubresauts, ou même un jour, ce qu'à Dieu ne plaise, la guerre civile et l'aventurisme dictatorial, civil ou militaire.
Certes, j'aurais dû, à l'époque, ne m'étonner de rien. J'aurais dû comprendre, bien plus tôt que je ne l'ai fait, le piège que cachaient les accolades, les envolées lyriques, les larmes, la main prétendument tendue, les colères... Je paye aujourd'hui un lourd tribut à mon ignorance de certains artifices de théâtre, de certains jeux de scène...
J'aurais dû démissionner. Je le redis et je regrette aujourd'hui de ne l'avoir pas fait.
Ce qui m'a persuadé aussi de rester à mon poste, malgré tout, était ma conviction que, par étapes, je pouvais arracher des décisions qui iraient dans le sens de la démocratie ; desserrer l'étau qui étouffait la presse; que je, pouvais aussi mener à bien ›beaucoup de réalisations en matière d'équili-
[ page 30 Lettre ouverte à Habib Bourguiba par Mohamed Mzali, ancien Premier ministre]
-bre régional(19), de création de pôles de développement intégrés (20) , de promotion de l’artisanat (21) et de l 'agriculture (22) présidant plusieurs conseils interministériels et des réunions d'arbitrage lors de l'élaboration du 6e plan, j'ai œuvré avec succès pour lui réserver 19 % des investissements contre 12,5 dans le 5 ème plan); action volontariste dans le domaine hydraulique, surtout dans les régions du centre et du
19. Cf. :
— la loi du 23 juin 1981 portant encouragement aux investissements dans les industries manufacturières et à la décentralisation industrielle ;
— la loi du 3 décembre 1983 modifiant la loi du 23 juin 1981, citée ci-dessus.
Cf. aussi : loi du 9 août 1981 portant création du commissariat général au développement régional.
(20). Je citerai notamment :
a) Le gisement de phosphates de Sra Ouertane, dans le gouvernorat du Kef, qui doit permettre, avec des réserves estimées à 3 milliards de tonnes, la création de plusieurs usines de fabrication d'acide phosphorique et de différents engrais azotés, disséminés dans tout le Nord-Ouest du pays. Traité au nitrate, en utilisant le gaz algérien, il permettrait d'installer un axe de coopération industrielle entre les deux pays frères, analogue à l'axe charbon-acier qui vit le jour après la seconde guerre mondiale et réconcilia, dans la solidarité, les intérêts bien compris de la France et de l'Allemagne. Un polytechnicien tunisien fut désigné à la tête du projet et une usine expérimentale fut installée au Kef qui démontra la rentabilité du projet.
b) L'exploitation des gisements de potasse des Sebkhas de Zarzis et du Chatt Jerid, devait revitaliser toute la région du Sud-Est. Les travaux de construction d'un grand port à Zarzis doivent se terminer à la fin 1987.
(21). Cf la loi du 9 août 1981, portant création d'un fonds national de promotion de l'artisanat et des petits métiers.
(22).C f Cf.fLoi, du 6 août, 1982 portant encouragement aux investissements dans les secteurs de l'agriculture et de la pêche.
[ page 31 Lettre ouverte à Habib Bourguiba par Mohamed Mzali, ancien Premier ministre]
Sud (23)..., de l'emploi des jeunes, de coopération arabo- arabe (création de six banques de développement tuniso- arabes avec 100 millions de dinars de capital pour chaque unité...), de réconciliation maghrébine (cf.accords de 1983 avec l'Algérie - unités industrielles tuniso-algériennes dans les régions frontalières (24), de coopération éducationnelle, douanière et industrielle avec le Maroc, de coopération Sud-Sud (Tunisie-Chine, Tunisie-Corée, Tunisie-Sénéga (25), et tuniso-koweito-turcs).
23. Il a été foré de 1981 à 1985 dans le gouvernorat de Sidi Bou Zid 7 000 puits environ, tandis que dans celui de Kasserine il a été creusé deux fois plus de puits qu'il n'y fut creusé entre 1956 et 1980 ! Des dizaines de puits artésiens (jusqu'à 2 700 mètres de profondeur) ont été forés dans le gouvernorat de Tozear de Kebili, de Medenine, de Gabès, de Tataouine. C'est ainsi que dans le gouvernorat de Kebili, à titre d'exemple, j'ai mis en œuvre deux grands projets :
1) le projet Nefzaoua, financé grâce à une contribution du fond saoudien de développement, doit fertiliser 5 000 ha dans le désert (réhabilitation de 4 300 ha d'oasis et de 500 ha environ
d'oasis nouvelles), et dégager des sources de revenus pour 2 000 jeunes citoyens. Cela grâce à l'exploitation de la nappe du continental intercalaire (cf. par exemple le forage déjà réalisé à El Biaz à 2 580 in de profondeur avec un débit de 100 Ls.
2) le projet de Rjim Maatoug qui doit permettre en 1988 l'aménagement de 2 500 ha de terres agricoles. Le projet prévoit
l'octroi à des jeunes de lots de 1 à 2 ha. Ainsi cette politique volontariste devait dans mon esprit mettre en valeur de vastes superficies, enraciner les jeunes dans la terre de leurs pères et de leurs ancêtres et leur procurer en même temps des sources de revenu, arrêter ainsi l'exode rural, et combattre efficacement la désertification !
(24). Notamment :
a) l'usine tuniso-algérienne de fabrication de moteurs diesel basse gamme à Sakiet Sidi-Youssef — un symbole !, capable de
Lire la Suite:Lettre ouverte à Habib Bourguiba par Mohamed Mzali, ancien Premier Ministre (3)
12:01 Publié dans Des documents à télécharger, La fraude électorale sous le Président Bourguiba, La présidence à vie sous le Président Bourguiba, La répression de l’opposition en Tunisie, La Tunisie sous le Président Habib Bourguiba, Le culte de la personnalité sous Bourguiba, Les procès politiques sous le Président Bourguiba, Tunisie, ces Ministres qui ne se rappellent plus d, Tunisie, la torture sous le Président Bourguiba, Tunisie, le jeudi noir, 26 janvier 1978, Tunisie, les émeutes du pain, Tunisie, les idéaux de l’indépendance trahis, Tunisie, les procès des anciens Premiers ministres, Tunisie,procès politiques contre les islamistes, Tunisie:procès politiques contre les syndicalistes, Un livre à lire, Une page méconnue de l'Histoire de la Tunisie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lettre ouverte à habib bourguiba, mohamed mzali, fraude electorale tunisie, fraude election tunisie, livre rare tunisie
08 décembre 2008
Lettre ouverte à Habib Bourguiba par Mohamed Mzali (1)

Lundi 8 Décembre 2008
Lettre ouverte à Bourguiba(1) (de la page 9 à 20)
Le document a été retranscris de façon que la mise en forme soit exactement celle du livre en version papier. L’intégralité du livre « Lettre ouverte à Habib Bourguiba » de Mohamed Mzali (éd. Alain Moreau, Paris, 1987) (dans lequel l’ancien Premier ministre fait des révélations inédites sur le régime de Bourguiba) ainsi que « Cristal de Gilbert Naccache » (qui revient sur la répression de l’extrême gauche, la torture, les conditions de détention en prison sous Habib bourguiba), deux livres rares, seront mis en ligne en sur le blog samibenabdallah.com en plusieurs fois.
[ page 9. Lettre ouverte à Bourguiba]
Monsieur le Président,
Je vous écris d'exil...
Je ne le fais pas de gaieté de cœur tant les faits que je me trouve dans l'obligation d'évoquer, me remplissent le cœur de tristesse parce qu'ils touchent profondément au sens même que j'ai toujours voulu donner à ma vie.
Mais je vous écris avec sérénité. Nul' esprit de vengeance ne saurait animer ces lignes que mon sens du devoir, seul, me commande d'écrite, non en guise de plaidoyer, car je ne me reconnais pas coupable, mais afin de porter un témoignage,
objectif autant que faire se peut, lucide, sans concession ni compromis, sur une période assombrie de l'histoire de notre Patrie.
Après mon départ forcé du pays (j'aurai l'occasion de revenir, plus tard, sur cet épisode), la calomnie se déchaîne contre moi. Ma famille indignes qui ternirent, ternissent fut l'objet de poursuites injustifiées et de sévices indignes qui terniront aussi longtemps que ces pratiques archaï
[Page 10. Lettre ouverte à Bourguiba]
ques de vendetta se poursuivront — l'image de la Tunisie (1).
Mes proches et mes amis furent inquiétés sans autre motif que celui de leur fidélité à la parole donnée.
Le temps est venu d'opposer à la vilenie rancunière des manipulateurs qui vous tiennent sous influence, l'incontournable évidence des faits.
Je ne suis pas sûr que vous lisiez jamais ces lignes ou qu'une, âme courageuse et bien trempée se dévoue pour vous en informer honnêtement et complètement. Autant qu'à vous, je les destine, à l'opinion publique nationale et internationale, et aussi à l’Histoire.
Car aujourd’hui parmi les afflictions dont m’accablent des haines souterraines que je n’ai jamais rien fait pour susciter, ma conscience me dit, sans acrimonie aucune, qu’en trente années d’exercice du pouvoir à des postes divers, je n’ai pas failli à mes engagements, ni démérité de la Patrie. Est-ce à dire que dans l’action qui fut la mienne, je prétende qu’il n’y ait aucune faiblesse ni aucune erreur ? Absolument pas.
(1). Lire en annexe de cette lettre le document intitulé «Un calvaire pour innocents ».
[ page 11. Lettre ouverte à Habib Bourguiba]
J'ai, sur le plan personnel, assez de modestie et, sur le plan public, assez de sens de-l'État pour n'avoir pas la tentation de faire comme certains qui, à chaque épreuve nationale, rejettent leurs fautes 'sur d'autres et, tels des Ponce Pilate oublieux des leçons du passé, se lavent lâchement les mains en pensant ainsi échapper au poids de leurs responsabilités, et duper, indéfiniment, cette «poussière d'individus », terme indécent par quoi ils ont l'outrecuidance de qualifier leur peuple.
L'Histoire fera le tri lorsque seront retombés les vents mauvais de la polémique et que sera venu enfin le temps de l'écrire d'une plume sereine et impartiale... laissant aux faits, et à eux seuls, le soin de préciser les responsabilités.
Récapitulons les événements qui ont abouti, peu à peu, à la situation présente. Le 23 avril 1980, vous me nommiez, après un mois de «mise à l'épreuve » comme coordinateur de l'action gouvernementale, au poste de Premier Ministre.
[ page 12. Lettre ouverte à Habib Bourguiba]
J’ai accepté cette lourde charge, à un moment particulièrement délicat de notre histoire. La situation était en effet bloquée. L’université était «grippée » ; rien n’y allait plus : les grèves s’y succédaient à un rythme de plus en plus accéléré ; les assemblées générales se multipliaient sur les campus et leurs participants traînaient dans la boue le régime et le Président de la République. Doyens, professeurs et étudiants, toutes tendances confondues, n’avaient à l’esprit et dans la bouche qu’une double exigence : la libération des étudiants et des étudiantes incarcérés depuis 1974 et 1975 et la suppression du corps des vigiles institué par décret en 1975 à l’initiative de Driss GUIGA, alors ministre de l’éducation, en vue de « maintenir l’ordre » à l’intérieur des grands centres universitaires. Des centaines de syndicalistes, dont des patriotes confirmés et des militants de la lutte contre les autorités du Protectorat, remplissaient les geôles du pays.
Les événements sanglants du 26 janvier 1978 n’étaient pas oubliés. L’attaque sur Gafsa, dans la nuit du 26 au 27 janvier 1980 fut une sorte de séisme qui prit tous les responsables au dépourvu. La Tunisie était donc fragile.
Les troubles sociaux affaiblissaient l’autorité de l’Etat : les grèves tournantes affectaient particulièrement le secteur des phosphates et des
[ page 13. Lettre ouverte à Habib Bourguiba]
industries chimiques (Gabès-Sfax-Gafsa…) et celui des transports urbains (au lendemain de l’attaque de Gafsa, c’était un lundi, la grève déclenchée par la société nationale des transports paralysa complètement Tunis !). l’U.G.T.T (2) ne maîtrisait plus la situation. L’image diplomatique de la Tunisie se ternissait considérablement auprès des organisations internationales : B.I.T (3) C.I.S.L (4)…les dockers refusaient de charger et de décharger les marchandises d’origine tunisienne dans un grand nombre de ports européens.
Les cicatrices des événements du 26 janvier 1978 (5) qui opposèrent les ouvriers aux forces de l’ordre à la suite de la grève générale décidée ce jour-là par l’U.G.T.T, étaient encore sensibles, tant sur le plan économiques que social. L’économie souffrait de déflation, la productivité était tombée à un niveau très modeste.
Le Parti Socialiste Destourien (P.S.D), dont le durcissement et les déviations avaient éloigné la jeunesse et les militants modérés, se trouvait affaibli, rétréci, et avait perdu beaucoup de son audience. Une coterie etriquée en tenait, quasiment seule, les rênes.
[ page 14. Lettre ouverte à Habib Bourguiba]
L'on avait étouffé les libertés sous une chape d'autoritarisme, ce qui avait beaucoup contribué à multiplier les oppositions et les résistances clandestines, et ce, malgré les efforts de M. Hedi NOUIRA (6) qui, lui, était un libéral authentique.
La Tunisie apparaissait à tous, nationaux aussi bien qu'étrangers, comme un pays qui ne respectait plus la liberté de l'action syndicale, et était gouverné par un parti unique réduit et replié sur lui-même.
Le contexte, à cette époque, se trouvait être si dangereusement distendu par la concomitance de ces divers éléments divergents et destructeurs qu'il inspira au Directeur de la. Sûreté Nationale, le général .Zine El Abidine BEN ALI, un rapport très sombre.
Le contenu de ce rapport devait susciter chez son, supérieur hiérarchique d'alors, Driss GUIGA, ministre de l'Intérieur, beaucoup d'humeur contre son auteur. Peu après, d'ailleurs, ce dernier se verra démis, de ses fonctions et nommé à l'Ambassade de Tunisie à Varsovie.
Guiga avait été nommé ministre de l’intérieur
(6). Premier ministre de Tunisie de novembre 1970 à février 1980.
[ page 15. Lettre ouverte à Habib Bourguiba]
avant que je ne fus, moi-même, chargé de la coordination gouvernementale. Deux jours après que j'eusse été nommé à cette fonction, il me rendit visite au Ministère de l'Education Nationale d'où je continuais à mener, de front, ma double tâche. Il m'annonça que vous aviez démis le général Zine El Abidine de ses fonctions et nommé, pour le remplacer, Abdelhamid SKHIRI Directeur de la Police, Ahmed BENNOUR Directeur de la Sûreté nationale et Ameur GHEDIRA au Commandement de la Garde Nationale.
Ces décisions ayant été adoptées sans que j'en fusse informé, j'avais jugé de mon devoir de renoncer à poursuivre la mission de coordination que vous veniez de me confier. Mais plusieurs collègues, mis au fait de cette décision, avaient insisté pour m'en dissuader, affirmant qu'une retraite aussi rapidement opérée risquait fort de porter préjudice au prestige de la structure gouvernementale récemment mise en place. Je crus devoir me plier à cette raison, croyant que je pouvais mettre mon plan de démocratisation en œuvre. Le Régime avait beaucoup perdu de sa crédibilité. Les masses étaient démobilisées. Le pouvoir se trouvait pratiquement coupé, du peuple. Avec nos voisins de l'Est et de l'Ouest nous étions au
[ page 16. Lettre ouverte à Habib Bourguiba]
bord de la rupture.
Plusieurs de mes amis préconisèrent alors la prudence. Qu'allais-je faire dans cette galère ? Je n'avais été impliqué dans aucune des fautes graves qui avaient mené le Régime au bord du gouffre. Je n'appartenais à aucun clan et ne participais à aucune coterie. Beaucoup me conseillèrent de ne pas gaspiller les atouts dont je pouvais disposer pour l'avenir. J'ai cependant accepté de me jeter dans la bataille par devoir patriotique, mais aussi avec l'espoir que je pourrais, appuyé par vous, réconcilier les Tunisiens avec eux-mêmes et avec le Régime.
Pour l'apaisement et la concorde
Le 1 er mai 1980, quelques jours à peine après ma nomination aux fonctions de Premier Ministre, lors d'un meeting organisé au Cinéma le Palmarium à Tunis, à l'occasion de la Fête du Travail, je donnai le ton. J'annonçai qu'il fallait en finir définitivement avec la politique du maître d'école armé de sa règle, en associant graduellement, par larges étapes successives, les forces vives de la nation et les générations montantes à l'élaboration et à la mise en œuvre des décisions politiques, économiques, sociales et culturelles qui condi-
[ page 17. Lettre ouverte à Habib Bourguiba]
tionnaient leur avenir. Je rappelai les vertus de la réelle union nationale qui ne saurait se réduire à un slogan creux. Je plaidais pour concilier démocratie politique et justice sociale. Je rappelai que la vraie liberté était la condition sine qua non de la respectabilité du Régime et de l'invulnérabilité nationale. Appliquant « la politique des étapes », j'ai supprimé, par décret, le corps des vigiles; j'ai ensuite réussi à faire libérer les prisonniers politiques, quelles que fussent leurs tendances, notamment les syndicalistes et les étudiants. Ainsi, par vagues successives, vous « arrachant », en quelque sorte, petits groupes après petits groupes, j'ai pu vous convaincre d'accorder une amnistie individuelle à environ 1 200 personnes. Il fallait chaque fois, « négocier » avec vous la signature des décrets promulguant ces amnisties. Comme l'écrivait le cardinal de Richelieu au roi Louis XIII, « les deux pieds carrés de votre table m'étaient plus difficiles à conquérir qu'un empire ! »
J'ai réussi à normaliser la situation de l'U.G.T.T. Grâce à Nourredine HACHED et à un noyau de syndicalistes authentiques, ma tâche a été couronnée de succès par le Congrès de Gafsa qui, le l er mai 1981, devait consacrer l'avènement d'une direction syndicale légitime, c'est-à-dire acceptée par l'immense majorité de.; syndicalistes et dont le
[ page 18. Lettre ouverte à Habib Bourguiba]
Secrétaire général était M. Taieb BACCOUCHE. Il m'est difficile d'oublier les efforts parfois pénibles que j'ai dû déployer pour vous convaincre d'accepter ce militant que vous considériez alors comme un « Rouge irrécupérable. Je pensais avoir pu vous persuader que le syndicaliste BACCOUCHE, sans être destourien et bien qu'il se situât à « gauche », était patriote et représentatif. Comme il m'est difficile d'oublier le tour de force réalisé par ma politique d'ouverture : libéré à mon initiative, alors qu'il purgeait depuis plus de deux ans une lourde peine de travaux forcés, non seulement T.,BACCOUCHE participa activement à la normalisation de l'U.G.T.T., à la formation et au programme du front national qui regroupait autour du P.S.D. les organisations nationales, mais aussi il m'accompagna à Jemmal, sa ville natale, et prit la parole lors d'un meeting électoral que, tête de liste dans cette région, je présidais (fui octobre 1981).
Je ne vous avais du reste pas caché mon opinion concernant l'autonomie de l'U.G.T.T. et la nature des rapports qui devaient exister entre elle et le P.S.D. Je l'avais exprimée clairement et en prenant mes responsabilités dans un article que le journal La Presse devait publier dans son numéro du 6 juin 1981. Pour tourner définitivement la
[ page 19. Lettre ouverte à Habib Bourguiba]
page sanglante de janvier 1978, j'avais réussi à vous persuader que l'heure était venue de libérer Habib ACHOUR et de laisser• aux instances syndicales concernées la responsabilité de le réélire ou non à la tête de l'U.G.T.T.
Je pensais aussi vous avoir convaincu de la nécessité du pluralisme en Tunisie. A maintes reprises, je vous avais rappelé que vous-même et le P.S.D. avec vous, n'aviez plus besoin pour gouverner des mythiques 99 % des voix que vous donnait chaque « élection ». Sans déchoir, vous pouviez vous contenter, de 80, 70 et même de 51 %. Vous y auriez gagné en crédibilité pour avancer concrètement sur la voie du pluralisme démocratique. J'ai obtenu de vous la légalisation du Parti communiste que vous aviez « gommé » de la carte politique tunisienne en janvier 1963. En novembre 1983, je vous ai arraché la reconnaissance de deux partis nouveaux, le M.D.S. (7) et le M.U.P.II (8).
J'ai également obtenu de vous, avec l'accord de la majorité de mes camarades du Bureau politique, l'organisation de nouvelles élections législatives en novembre 1981. Les diverses tendances de l'opinion tunisienne avaient alors cru à un souffle nouveau. Il est vrai que de
J'ai également obtenu de vous, avec l'accord de la majorité de mes camarades du Bureau politique, l'organisation de nouvelles élections législatives en novembre 1981. Les diverses tendances de l'opinion tunisienne avaient alors cru à un souffle nouveau. Il est vrai
(7). Mouvement des Démocrates Socialistes.
(8). Mouvement de l’Unité Populaire II : dissident du Mouvement du même nom créé par Ahmed BEN SALAH.
[ page 20. Lettre ouverte à Bourguiba]
que votre discours inaugural au Congrès extraordinaire du P.S.D., le 10 avril 1981, avait clairement ouvert la voie au pluralisme. Un paragraphe, resté fameux, a paru, aux yeux de tous les observateurs tunisiens et étrangers, amorcer un tournant de votre politique. Il annonçait à la nation une ère nouvelle de liberté et d'équité. Vous vous engagiez à autoriser l'émergence de nouvelles entités politiques et syndicales à condition qu'elles rejettent la violence comme moyen d'action, qu'elles soient libres de toutes allégeances étrangères, financières ou idéologiques, et qu'elles s'engagent à œuvrer dans le respect de la Constitution. Or, ce paragraphe a été écrit de ma propre main, dans la maison du militant Sadok BEN JEMAA, où, dans le cadre de la préparation du congrès extraordinaire du P.S.D., je me réunissais, un soir, avec une dizaine de membres du Bureau politique et du Gouvernement, dont Beji Caïd ESSEBSI, Béchir Zarg EL AYOUN, Tahar BELKODJA, Mansour MOALLA, Mazri CHEKIR, S. BALY, D. GUIGA. Il m'a fallu, par la suite, le défendre âprement devant vous afin que vous consentiez à l'incorporer dans votre discours déjà rédigé.
Lire la suite. Lettre ouverte à Habib Bourguiba, partie 2. De la page 21 à 31
12:08 Publié dans Des documents à télécharger, La fraude électorale sous le Président Bourguiba, La présidence à vie sous le Président Bourguiba, La répression de l’opposition en Tunisie, La Tunisie sous le Président Habib Bourguiba, Le culte de la personnalité sous Bourguiba, Le mouvement des Droits de l’Homme en Tunisie, Les procès politiques sous le Président Bourguiba, Tunisie, ces Ministres qui ne se rappellent plus d, Tunisie, le jeudi noir, 26 janvier 1978, Tunisie, les idéaux de l’indépendance trahis, Tunisie, les milices du parti au pouvoir, Tunisie, les procès des anciens Premiers ministres, Un livre à lire, Une page méconnue de l'Histoire de la Tunisie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lettre ouverte à habib bourguiba, mohamed mzali, livre tunisie
05 décembre 2008
Des livres rares sur le blog de Sami Ben Abdallah
Vendredi 5 décembre 2008
Le livre rare "Cristal" de Gilbart Naccache. Cliquez ICI
Le livre rare: "Lettre ouverte à Habib Bourguiba" de Mohamed Mzali. Cliquez ICI
A partir du Lundi 8 Décembre, vous pouvez lire sur le blog samibenabdallah.com l'intégralité de deux livres rares qui reviennent sur des pages méconnues de l'Histoire de la Tunisie (les deux livres seront intégralement mis en ligne sur plusieurs fois).
DEDICACE: je dédie ces deux livres à tous les jeunes de ma génération. Depuis enfant, on nous racontait la fable d'un Etat " moderne" et les bienfaits d'un père "Bourguiba" "père de l'indépendance" qu'on nous a décrit comme "éclairé". Le contenu de ses deux livres révèle des chapitres très douloureux de l'histoire de notre pays : la torture d’étudiants de l’extrême gauche et leur condamnation à plus de dix ans de prison, la fraude électorale, la censure…..
Ils nous ont menti...
Lettre ouverte à Habib Bourguiba
Lettre ouverte à Habib Bourguiba de Mohamed Mzali: écrit par l'ancien Premier ministre M.Mohamed Mzali alors exilé en France. Dans ce livre, Mohamed Mzali explique comment fonctionne le système politique tunisien: la fraude électorale sous Bourguiba, le culte de la personne, la censure, comment Bourguiba nommait les Ministres...
Cristal

Cristal de Gilbert Naccache: ancien dirigeant de la gauche tunisienne. Arrêté, emprisonné et torturé lors des grands procès politiques de l'extrême gauche entre 1967 et 1975, Gilbert Naccache revient sur les conditions de détention, la torture et l'extrême gauche tunisienne. Gilbert Naccache a écrit son témoignage en prison sur des papiers cigarettes tunisiennes Cristal, d'où ce titre...

Gilbert Naccache par les Editions du Cerfs:Tunisien, né en 1939, Gilbert Naccache a été l'élève de René Dumont à l'Institut national agronomique de Paris. Il a d'abord travaillé comme ingénieur agronome au ministère tunisien de l'Agriculture, avant que ses activités politiques d'opposant à Bourguiba ne lui valent en 1968 une lourde condamnation : il sera finalement libéré en 1979. Après sa libération, il travaille comme éditeur à Tunis. Il s'est installé en France en 2004.
De sa prison, il a sorti un roman qui donnera son premier livre, « Cristal », publié en 1982 à Tunis, et de nombreux autres écrits, sur différents sujets. « Le ciel est par-dessus le toit » en rassemble quelques-uns.
16:55 Publié dans Des documents à télécharger, La fraude électorale sous le Président Bourguiba, La maladie de Habib Bourguiba, la vérité interdite, La présidence à vie sous le Président Bourguiba, La répression de l’opposition en Tunisie, La Tunisie sous le Président Habib Bourguiba, Le culte de la personnalité sous Bourguiba, Le mouvement des Droits de l’Homme en Tunisie, Les procès politiques sous le Président Bourguiba, Tunisie, ces Ministres qui ne se rappellent plus d, Tunisie, la torture sous le Président Bourguiba, Tunisie, le jeudi noir, 26 janvier 1978, Tunisie, les émeutes du pain, Tunisie, les falleghas, ces oubliés de l’Histoire, Tunisie, les idéaux de l’indépendance trahis, Tunisie, les milices du parti au pouvoir, Tunisie, les procès des anciens Premiers ministres, Tunisie, l’assassinat de Salah Ben Youssef, Tunisie, procès politiques contre l’extrême gauche, Tunisie,procès politiques contre les islamistes, Tunisie,procès politiques contre les youssefistes, Tunisie:procès politiques contre les syndicalistes, Un livre à lire, Une page méconnue de l'Histoire de la Tunisie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gilbert naccache, cristal, mohamed mzali, lettre ouverte à habib bourguiba, torture tunisie, blog tunisie
26 septembre 2008
26 janvier 1978, le "Jeudi noir", un affrontement inutile par Tahar Belkoja (2)
Blog de Sami Ben Abdallah www.samibenabdallah.com
200 morts au moins, et 1 000 blessés
On dénombrera des dizaines ou des centaines de morts selon les sources d'information. L'écrivain Mohsen Toumi avancera : "Nos propres estimations, à l'époque, recoupées par celles d'autres enquêteurs, aboutiront à 200 morts au moins, et 1 000 blessés". L'après-midi, le Président décrète l'état d'urgence et un couvre feu qui durera près de trois mois. C'est ce qu'on appellera : le "Jeudi noir", le jeudi le plus sombre de la Tunisie indépendante, celui d'un affrontement bien inutile entre les forces vives de la nation. Pour un journaliste français : "c'était l'expression de la colère et de la détresse des citoyens, qui n'oublieront jamais le crépuscule du bourguibisme".Abdelwaheb Meddeb, un autre écrivain tunisien conclura ainsi son article:"On s'étonne à découvrir que le carnage du 26 janvier 1978 présente une scénographie répressive ressemblant à s'y méprendre à celle qui se déploya un certain 9 avril 1938. L'événement, qui confirmait l'entrée du Néo-Destour dans l'histoire, le 9 avril 1938, se projette sur l'événement qui prélude à sa sortie de l'histoire, le 26 janvier 1978 (...) Dans les deux cas, un processus politique échappait à l'autorité du moment. Allant crescendo, il fallait en briser l'élan". Tahar Belkoja
00:00 Publié dans La répression de l’opposition en Tunisie, La Tunisie sous le Président Habib Bourguiba, Les procès politiques sous le Président Bourguiba, Tunisie, ces Ministres qui ne se rappellent plus d, Tunisie, le jeudi noir, 26 janvier 1978, Tunisie, les idéaux de l’indépendance trahis, Tunisie, les milices du parti au pouvoir, Tunisie:procès politiques contre les syndicalistes, Une page méconnue de l'Histoire de la Tunisie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tunisie, habib bourguiba, sami ben abdallah, 26 janvier 1978, le jeudi noir
26 janvier 1978, le "Jeudi noir", un affrontement inutile par Tahar Belkoja (1)
Blog de Sami Ben Abdallah www.samibenabdallah.com
Ceux qui ne comprennent pas leur passé sont condamnés à le revivre"(Goethe)
Ces milices du Parti au pouvoir qui ont terrorisé les Tunisiens et les mensonges de Mohamed Sayah ?

L'UGTT affirma que les milices du parti, quoique illégales, sévissaient ouvertement ; que les lecteurs d'Al Chaab (hebdomadaire de l'UGTT) étaient molestés, des dirigeants de l'organisation interpellés, non moins illégalement et conduits au siège régional du parti... Al Chaab relatait abondamment en détail, toutes ces exactions provoquant l'émotion du public... Achour avait réuni un dossier complet, circonstancié, récapitulant tous les "exploits" de ces milices, avec dates précises et témoignages à l'appui. Je fis procéder à une enquête au ministère qui confirma toutes ces violences. Lors d'une réunion du bureau politique, on me demanda de publier un communiqué démentant l'existence de milices du PSD. Embarrassé, je publiai un communiqué, assurant que "le ministère de l'Intérieur n'avait pas connaissance de l'existence de telles milices", sans toutefois affirmer qu'elles n'existaient pas...
Il faudra attendre le "Jeudi noir", pour que le directeur du parti, dans une déclaration à Jeune Afrique (26 janvier 1978) confirme officiellement leur présence :
"De tout temps, le PSD a eu des personnes affectées à son service d'ordre. Leur nombre a été réduit à 200 ces derniers temps, mais avant le 26 janvier, nous avons fait appel à 500 éléments(...) Le service des ces jeunes supplétifs a été requis dans des circonstances précises pour assister les forces de l'ordre".
Ces milices, qui intriguaient si fort la population, n'avaient jamais agi ouvertement, connaissant mon hostilité à leur égard. Mais je savais leurs agissements et durant cet automne 1977, si elles se manifestaient de plus en plus brutalement, elles n'étaient jamais en tenue. Un jour, Habib Ben Gamra, le commissaire central de police de la capitale, avisa le directeur général de la Sûreté que des voitures banalisées, remplies de miliciens, tournaient dans les rues, surtout le soir, soi-disant en "missions de vigilance", testant probablement ma réaction. Je décidai donc de tirer un coup de semonce et donnai instruction d'arrêter ces hommes puis de les garder au poste de police toute la nuit, pour les interroger, sans que personne ne me dérange jusqu'au lendemain matin. Qu'on imagine un ministre de l'Intérieur jetant en prison la milice de son parti ! Tahar Belkoja
00:00 Publié dans La répression de l’opposition en Tunisie, La Tunisie sous le Président Habib Bourguiba, Les procès politiques sous le Président Bourguiba, L’Histoire de la police politique en Tunisie, Tunisie, ces Ministres qui ne se rappellent plus d, Tunisie, la torture sous le Président Bourguiba, Tunisie, le jeudi noir, 26 janvier 1978, Tunisie, les idéaux de l’indépendance trahis, Tunisie, les milices du parti au pouvoir, Tunisie:procès politiques contre les syndicalistes, Une page méconnue de l'Histoire de la Tunisie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tunisie, 26 janvier 1978 le jeudi noir, sami ben abdallah, habib bourguiba, mohamed sayah, tahar belkoja
26 janvier 1978, le "Jeudi noir"
Blog de Sami Ben Abdallah www.samibenabdallah.com
Ceux qui ne comprennent pas leur passé sont condamnés à le revivre"(Goethe)
Ces milices du Parti au pouvoir qui ont terrorisé les Tunisiens et les mensonges de Mohamed Sayah ?

Interrogé à propos des milices qu’il entretenait au sein du PSD et qui auraient joué un rôle dans le pourrissement de la situation et le déclenchement des violences avec les syndicalistes, M.Mohamed Sayah se défend : «L’accusation lancée contre moi à ce sujet est autrement grave. Elle n’en est pas moins fausse. Le terme ”milice” désigne une force militaire ou paramilitaire. Il a été prononcé pour la première fois par Mohamed Masmoudi, fin octobre-début novembre 1977. Le jour même, il avait été repris en écho par le responsable régional de l’UGTT à Sfax, qui a parlé de ”milices” et de gens préparant une tentative d’assassinat de Habib Achour». Selon l’ancien directeur du PSD, qui appartenait au clan dur du régime, «il n’y a pas eu de milices au sens de force militaire ou paramilitaire. Mais, pour accréditer l’idée, on était parti, comme toujours, d’un fait sans rapport avec l’accusation. Le fait, dans ce cas précis, était ce qu’on appelait les ‘’services d’ordre”. Il est vrai que l’université a été le théâtre d’échauffourées à propos desquelles on avait aussi accusé le parti. En réalité, c’est la fédération des dockers qui y est intervenue, envoyée par Habib Achour, alors que je n’étais pas directeur du parti. Achour disait en 1972 (et les textes existent) que l’UGTT était comme les ”gardes rouges” de Mao, qu’elle défendait le gouvernement et le régime. Comme je l’ai expliqué, il existait un ‘’service d’ordre” du parti dont les membres, fichés par la police, portaient un brassard. Ils intervenaient uniquement lorsqu’il y avait de grandes manifestations dans le pays, comme la visite de chefs d’Etat, parce qu’il n’y avait pas suffisamment de policiers. Après le 26 janvier 1978, le ministre de l’Intérieur avait déclaré qu’il ne disposait pas d’assez de policiers pour assurer le respect du couvre-feu. Il demanda alors que le parti mette des gens à sa disposition. J’ai posé des conditions. En réunion du bureau politique et du gouvernement, j’ai dit qu’il fallait faire recruter ces jeunes par les responsables régionaux, et qu’une fois recrutés, ils devaient toujours être accompagnés d’un agent de police en uniforme. En 1981, la justice a établi que l’accusation à mon encontre relative à l’existence de milice ne reposait sur aucun fondement. Pendant un mois, l’hebdomadaire ”Erraï” avait invité les personnes qui auraient eu à souffrir des milices à s’exprimer sur ses colonnes ? J’attendais avec intérêt. La seule personne qui s’est présentée a fait état d’une agression en 1972 à Tunis dans le quartier de Jebel Lahmar, sans être en mesure de dire qui étaient ses agresseurs».
00:00 Publié dans La répression de l’opposition en Tunisie, La Tunisie sous le Président Habib Bourguiba, Les procès politiques sous le Président Bourguiba, Tunisie, ces Ministres qui ne se rappellent plus d, Tunisie, le jeudi noir, 26 janvier 1978, Tunisie, les idéaux de l’indépendance trahis, Tunisie, les milices du parti au pouvoir, Tunisie:procès politiques contre les syndicalistes, Une page méconnue de l'Histoire de la Tunisie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tunisie, mohamed sayah, sami ben abdallah, habib bourguiba, 26 janvier 1978 le jeudi noir
20 septembre 2008
Tunisie, un livre à lire: Habib Bourguiba, la trace et l'héritage
Blog de Sami Ben Abdallah www.samibenabdallah.com

Habib Bourguiba, la trace et l'héritage
- Broché: 664 pages
- Editeur : Karthala (1 mai 2004)
- Collection : Science politique comparative
- Langue : Français
Présentation de l'éditeur
Des lendemains de la première guerre mondiale à la veille de la chute du Mur de Berlin, la trajectoire de Habib Bourguiba, né en 1903, s'est confondue avec le " court XXe siècle ". Tour à tour journaliste militant, avocat, leader de parti et chef d'Etat, le fondateur de la République tunisienne aura vécu pour la politique soixante années durant, dont la moitié vouée à l'exercice du pouvoir.
09:47 Publié dans La fraude électorale sous le Président Bourguiba, La maladie de Habib Bourguiba, la vérité interdite, La présidence à vie sous le Président Bourguiba, La répression de l’opposition en Tunisie, La Tunisie sous le Président Habib Bourguiba, Le culte de la personnalité sous Bourguiba, Le mouvement des Droits de l’Homme en Tunisie, Les procès politiques sous le Président Bourguiba, L’Histoire de la police politique en Tunisie, Tunisie, la torture sous le Président Bourguiba, Tunisie, le Coup d’Etat de 1962, Tunisie, le jeudi noir, 26 janvier 1978, Tunisie, les émeutes du pain, Tunisie, les falleghas, ces oubliés de l’Histoire, Tunisie, les idéaux de l’indépendance trahis, Tunisie, les milices du parti au pouvoir, Tunisie, les procès des anciens Premiers ministres, Tunisie, l’assassinat de Salah Ben Youssef, Tunisie, procès politiques contre l’extrême gauche, Tunisie,procès politiques contre les islamistes, Tunisie,procès politiques contre les youssefistes, Tunisie:procès politiques contre les syndicalistes, Un livre à lire, Une page méconnue de l'Histoire de la Tunisie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : habib bouguiba, tunisie

Tunisie : Fatma Riahi ( Fatma Arabica) Blogueur tunisienne a été arrêté. Actuellement, elle est en prison… Le combat pour la Liberté d’expression en Tunisie continue…
Avecla famille Larbi Hachim à Tunis. Mohamed Larbi Hachem paix à son âme était unesorte de père adoptif pour moi après la mort de mon père. 
France: seul face à 3 gendarmes à 2h du matin,Après 10 minutes de discussions, les gendarmes se décident d'établir un procès au poste.
Des tortionnaires de la police politique tunisienne auraient utilisé contre les Opposants de Gauche sous Habib Bourguibales mêmes méthodes que les américains avaient utilisées contre les Irakiens.
Le projet du Coup d’Etat islamiste du 8 novembre 1987
En prison, nous avons découvert la Tunisie moyenâgeuse : les caves, la tonte, les uniformes, les besoins faits à même le sol. Il y avait dans les caves des prisonniers quasiment aveugles qui étaient là depuis la répression du coup d’État de 1962. Nous avons aussi été privés pendant des mois des droits les plus élémentaires comme la visite des parents, la lecture et la correspondance ce qui nous a poussé à faire grève sur grève de la faim afin d’imposer aux geôliers le respect. « Le drame de la répression en Tunisie, c’est que tout le monde devient amnésique. Aujourd’hui, tous disent : « on ne savait pas ! ». C’est le comble du cynisme ! Je suis persuadé que, tôt ou tard, ce dossier s’ouvrira. Ce qu’il révélera sera terrible pour ceux qui croient aujourd’hui avoir échappé à la justice humaine. » . Noureddine Ben Kheder- ancien dirigeant de la gauche tunisienne, ancien prisonnier d'opinion (1936-2005) L'Hitoire interdite de la Torture en Tunisie, Témoignage d’Ahmed Othmani






